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samedi 8 août 2009

La vertueuse France 2 bidonne ses reportages, comme TF1

Le service public n'échappe pas aux soupçons
Le service public et éthique débine volontiers ses confrères et désigne souvent TF1 comme le parangon de l'horreur journalistique. Or, les reportages sur les incendies en Corse il y a deux semaines auraient été bidonnés ?
Par un courrier envoyé vendredi à France 2 et TF1, le CSA somme le service public et la chaîne privée de leur «donner une explication sur la manière dont les reportages ont été réalisés et sur le fait que la mention "reconstitution" n’est pas présente» dans les sujets, a indiqué vendredi une porte-parole du CSA.

Le Canard Enchaîné destinataire de fuites

Le canard a révélé mercredi 5 les fuites de bidonnage présumé dont il a bénéficié concuramment depuis les deux chaînes de télévision. Il accuse les deux chaînes d’avoir, chacune de leur côté, bidonné, c’est-à-dire truqué, un reportage.
Le 27 juillet, dans leurs 20 heures, TF1 et France 2 diffusent toutes les deux un sujet sur le travail d’enquête menée par des gendarmes d’Ajaccio, occupés sur une scène de crime un peu particulière : un départ de feu. «Les deux media nous ont sollicités pour réaliser un reportage sur la façon dont on procède sur ce genre d’enquête judiciaire», explique le lieutenant-colonel Pierre Bouquin, chef du bureau média du Service d’information et de relation publique des armées (Sirpa).
La scène se déroule à Peri, en Corse-du-Sud, au bord d’une route. Les journalistes suivent sur place les agents en train de traquer les indices pouvant mener aux incendiaires : on tire un ruban jaune, on dispose des flèches au sol pour expliquer comment le feu a pris, on récolte des échantillons qui seront analysés en laboratoire. Problème, il s’agit d’une reconstitution et à aucun moment cela n’est précisé : ni dans les lancements des présentateurs, ni dans les commentaires des journalistes, ni en incrustant une mention «reconstitution» comme cela se fait généralement pour ce genre de sujet.
France 2 et TF1 travaillent de concerve ?
Ainsi, la gendarmerie d’Ajaccio a-t-elle du temps à consacrer aux journalistes qui, pas plus que 52% des Français, ne prennent de vacances. Impromptu, elle a donc organisé un « stage » estival d'initiation à l'investigation judiciaire en matière d'incendies au profit des « jeunes » stagiaires de service dans l'Ile de Beauté calcinée ...
«Nous leur avons expliqué d’entrée de jeu qu’il n’était pas possible de réaliser ce type de reportage sur une scène de crime avec des gendarmes en train d’enquêter», souligne Pierre Bouquin. Pas question de s’embarrasser de journalistes et de prendre le risque de voir des indices piétinés. D’où la proposition, comme cela se fait régulièrement , d’une «démonstration à caractère pédagogique», sur le site de Peri, où les «experts» de la gendarmerie d’Ajaccio avaient déjà enquêté deux ou trois jours plus tôt. [fonction pédagogique et opération … séduction des « flics SS », briseurs de caméras ?] «C’était une vraie scène de crime avec le même gendarme qui avait travaillé au même endroit quelques jours avant», insiste le lieutenant-colonel. [Réalisme assuré...]

«Précaution»<br>A TF1 et France 2, on a décidé de ne plus communiquer sur le sujet. Notre bonne information, objective et complète, a ses limites... Les journalistes ont la prétention de tout nous expliquer, mais côté pédagogie, ils ont donc encore des leçons à prendre auprès de la gendarmerie qui est pourtant déjà fait tout ce qu'elle a pu -au-delà de ce qui est permis. Les élèves seraient-ils particulièrement rétifs? Cette information sur France Info nous a échappé: une brève, sans doute...


  • Jeudi, le directeur adjoint de la rédaction de France 2, Yannick Letranchant, s’était déclaré «horrifié» par les accusations de bidonnage sur ...Le Post.fr, le site puant du respectable [?] Le Monde, que PaSiDupes a déjà signalé pour la honte qu'il constitue pour ce qu'il croit être du journalisme contributif: téléphonique, copié-collé, démagogique et inculte. Mieux, si le site est alimenté par une rédaction, les informations sont postées par des internautes. LePost diffuse souvent sa marchandise en précisant lâchement que l'information n'a pu être vérifiée et laissant donc une large place au sensationnel, à la médisance et à la délation. A l'information honnête et documentée, ils préfèrent le buzz. Yahoo! Actualités lui accorde néanmois du crédit et hégerge ses articles, comme il le faisait du Bondy Blog...

    "Pas vu, pas pris"

    Ca peut marcher !

    «Faire répéter à des professionnels leurs gestes pour avoir des images arrive tous les jours, avait avoué sur le site Internet du Figaro, le responsable du service public, concédant qu’«appuyer les images par un commentaire indiquant qu’il s’agissait d’une démonstration aurait été une bonne chose». Mais la prestation est-elle bénévole et gracieuse ?
    Même son de cloche à TF1 : «Effectivement, nous aurions dû prendre une précaution de langage», a reconnu un porte-parole de la chaîne sur 20 minutes.fr. La Toquée Royal sera épargnée: inutile qu'elle se décarcasse en « pardons »; elle peut continuer à parfaire son bronzage.

    La position ambigüe de France 3

    Le jour de la séance de tournage collectif et festif, une équipe de France 3 Corse était aussi de la partie.
    Or, les incendies étant pourtant maîtrisés, et pensant encore couvrir une enquête en cours et non une simulation, «les journalistes ont choisi de ne pas le diffuser car il ne correspondait pas à l’angle qu’ils avaient choisi», bredouille-t-ON à France 3, sans convaincre. De quel angle original France 3 Corse se targue-t-elle donc ? Motus ! Elle se fend d'un complément d'explications qui est aussi peu convaincant: ce type de sujet avait déjà été réalisé par la rédaction régionale, avance-t-elle, sans risque, considérant que la Corse est chaque année une zone à risques particulièrement chaude. Mais ils étaient pourtant sur place.
    Bref, ce déploiement de justifications jette la suspicion sur le rôle exact de France 3 dans la vendetta confraternelle qu'elle livre aux journalistes continentaux. D'aucuns imaginerait même que la station régionale aurait mis le feu à vendu la mèche, mais les témoins sont floutés, masqués, cagoulés...

    En fonction des explications livrées par TF1 et France 2, le CSA décidera, à la rentrée, par l’intermédiaire d’un groupe de travail chargé de la déontologie des contenus, s’il y a nécessité d’instruire ou non un dossier sur le sujet. France3 Corse n'est pas inquiétée.
  • Cabu tient le responsable
    depuis longtemps, dans Charlie Hebdo

    samedi 23 mai 2009

    Le PS lance des contre manifestants sur le Che-Besancenot

    Lutte d’influence : une altercation de propagande devant les caméras

    Ca déchire à gauche :
    affrontement entre partis et syndicats

    Mardi 19 mai après-midi devant l'Assemblée Nationale, le fauteur de troubles politiques du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) était venu apporter son soutien à une centaine de salariés de l'entreprise Célanèse, une usine chimique américaine située à Pardies (Pyrénées-Atlantiques), qui doit fermer. Les salariés manifestaient avec des élus locaux et des salariés du sous-traitant Yara. Le porte-parole du parti d'extrême-gauche a été vivement interpellé par « un employé de Célanèse ». Un échange musclé.

    L’intox socialiste sur i>télé


  • VOIR et ENTENDRE sur i>télé (Canal+) vers 19h00
    C’est bien court et bien tendancieux à souhait : un salarié sincère ne peut contenir sa colère, tant la présence de l’extrémiste est choquante…
    Douloureux !







    www.Tu.tv
    Le compte-rendu de Canal+ (i>télé) est très incomplet, mais parfaitement militant...
    L'altercation est réduite à 0.41 mn.

  • Et une heure plus tard, à France 2 sur le service public est-il moins partisan que le secteur privé ? Ce sera moins bref, mais plus pathétique, puisque que la journaliste sort le violon et fait de l'audimat avec "la détresse d'un ouvrier"...
  • L"affrontement est édulcoré, parce que tronqué, et la petite leçon filmée de syndicalisme est tellement trompeuse.
    Au point que, le 20/05/09, Le Figaro titre : «Besancenot interpellé par un salarié en colère »…

    En quoi est-ce une manipulation ?

    En fait, nous n’avons pas affaire à un salarié Celanese comme il semblait au départ. Il s’avère en effet au fil du reportage que l’altercation n’est pas provoquée par un camarade syndiqué anonyme comme les adore la presse dans ses reportages sournois. Ce salarié irrité est avant tout un militant socialiste venu 'bloquer' le Che-Besancenot, « rapace » dénoncé par François Chérèque, patron de la CFDT.
    En bref, la gauche s’affronte sur fond d’élections Européennes : le pseudo-militant syndical était là pour engager un "débat-participatif" surprise et accusateur, devant des caméras-témoins, dont le clip serait duplicable à l'infini sur les sites clonés de Sa Cynique Majesté Royal.
    Une provocation du genre: "Touche-moi pas; tu'm' salis !"...


    Besancenot, en tant que porte-parole politique, est en effet déclaré 'persona non grata' sur le terrain syndical. Ainsi, « le salarié » est-il venu marquer son territoire d’un jet d’urine socialiste sur les bottes de Besancenot…
    Le militant socialiste au Che-Besancenot "Tu viens faire le kéké devant les caméras, tu fais le jeu de Sarkozy!"… Ca sonne comme du J.-M. Le Guen, metteur en scène et dialoguiste de Désirdavenir Royal en campagne.

    L’altercation est hautement politique
    La manipulation est mise en scène par le PS, avec la participation du militant socialiste aux deux bérets et avec la complicité de journalistes militants de France 2.

    Au JT de 20 heures sur France 2, le présentateur rectifie le tir : on souligne que « la scène se joue devant les caméras », mais on parle au départ de « manifestation des ouvriers » ; puis on souligne « une révélation sur le militant socialiste » et enfin signale « une nouvelle offensive du militant ». La parole est libre !

    VOIR et ENTENDRE (France2) Une « colère saine » de plus au PS…







    Mais on s'embrouille et puis on se serre la main: "Je suis proche de toi..."

    Nous remarquons néanmoins que, d'une video à l'autre, les poignées de mains sont coupées au montage, ou non...
    Et d'ajouter: "Maintenant je te le dis, je suis un militant socialiste" !


    Rappelons maintenant un épisode précédent du feuilleton médiatique en cours.
    Le PS marche au projecteur
    Pour preuve que l'interdiction de récupération des conflits sociaux n'est pas interdite à tous les politiques, deux députés "rapaces" du PS des Pyrénées-Atlan
    tiques
    , David Habib et
    Martine Lignières-
    Cassou
    (ici à gauche, avec le président socialiste de région, au centre)
    , ont pris part lundi 13 avril 2009 à la grève de la faim "tournante" des salariés de l'usine Celanese. Avant d’enfiler les maillots de bain, les deux élus ont entamé un régime amaigrissant et, pour cela, passé la nuit de dimanche à lundi dans le local syndical de l'usine, où quelque 350 emplois sont menacés dans leur emploi. "Nous les avons rejoints en fin d'après-midi (dimanche, 12) mais avons commencé notre jeûne de 24 heures lundi matin", a expliqué David Habib
    , député-maire de Mourenx, commune où est implantée l'unité de Pardies. Les deux courageux se portent bien…

    Le NPA se pose en victime du PS

  • Voici un montage du NPA, aussi objectif dans l'excès que peuvent l'être ceux de France 2 (service public) et i>télé (Canal+, entreprise privée) dans l'omission. Mais tous prétendent nous informer, nous expliquer et nous respecter...




  • Et voilà un commentaire video engagé mais éloquent: il éclaire le public, mais un peu tard, sur la manipulation de l’opinion par le PS et la récupération de l’incident par le NPA.
    Souvent dénoncé par les politiques pour son énergie à récupérer les mouvements sociaux, Olivier Besancenot s'est fait accuser par ce " salarié" de venir "faire le guignol devant les caméras".
    ECOUTER




    L'ironie de la réalité dépasse la fiction socialiste...

    La video donne à entendre un “salarié”.
    Mais en fait, l'ouvrier ne travaille pas à Celanese et s'avoue finalement “militant du PS”. Le moralisateur "syndical" reproche au facteur intermittent de ne pas s’être rendu à Pardies appuyer le mouvement, mais de “venir ici faire le malin”, “devant les caméras” (à la façon de la Che-Sego à Heulliez !) , “alors que les mecs sont dans la merde”. Bouquet final de la tirade: “Tu fais le jeu de Sarkozy”, lance-t-il encore au porte parole du parti révolutionnaire (NPA), qui répond mollement, et un peu à côté, l’oreille basse et le regard fuyant.

    Mais, prenant fait et cause pour le meneur d’extrême gauche, le commentaire en voix-off de la video ci-dessous est significatif. Selon elle, le Che-Besansenot « est venu leur prêter une oreille attentive » mais « le leader anti-capitaliste s’est fait interpeller par un salarié sans ménagement ».
    VOIR et ENTENDRE
    Le montage ne vaut pas seulement pour le commentaire introductif; on appéciera l'amitié virile des deux hommes qui au final se serrent la main: "Tous ensemble" !







    Titre du site Internet du
    NPA: « Les socialistes pètent un cable »

    Les “rapaces”, un fléau plus menaçant qu’on ne pense…
  • Non seulement le groupe de "salariés", selon le JT, n'est qu'un seul individu en mission, mais ce salarié en colère est donc un imposteur socialiste : selon un communiqué de la CGT, il n’est pas salarié dans l' entreprise: le “salarié” ne travaille en fait ni à Celanese ni chez Yara, autre usine chimique pyrénéenne également menacée de fermeture !
    Communiqué de presse des salariés CGT de Celanese : A « l’invitation de la CGT Celanese M. Olivier BESANCENOT est venu nous rendre visite pour parler avec nous de nos problèmes. Nous tenons à préciser que le mauvais accueil qui lui à été fait en début de sa visite n’était pas le fait des salariés de Celanese, mais d’un participant à la manifestation totalement indépendant de l’usine Celanese et membre du partie socialiste de la section d’Artix (Pyrénées Atlantique) » Sensiblement en désaccord avec le patron de la CGT, le communiqué ajoute : « Les salariés de Celanese ont quand même pu discuter de tous ces problèmes pendant près d’une heure avec M. Olivier BESANCENOT, et nous le remercions très fortement de sa contribution à la lutte des ouvriers de Celanese.» Sont-ils aussi obséquieux avec le chef d'entreprise?...

    Est-ce à dire en outre que c’est une habitude pour la gauche politique d’envoyer des militants de base à tout faire comme manifestants itinérants , pour grossir le nombre des salariés dans tous les conflits sociaux de toutes les entreprises sur toute la zone de la section ou de la cellule ?
  • Le blog de la rédaction du Monde dénonce le bidonnage de ces images. (Blog européennes sur le site du monde).
  • Les syndicalistes des entreprises concernées ont publié des communiqués pour dénoncer le même bidonnage.
  • Le service public est sévèrement politisé et les syndicats pèsent lourdement sur la liberté d’opinion.

    REVOIR et RE-ENTENDRE






    Dès qu’il détecte une odeur nauséabonde, Marianne y colle son nez !

    Extrait de l’article du ‘bayrouiste’
    Marianne :
    « 19h29, le 19 mai.
    Le site du Post publie le reportage d' Itélé en expliquant que « des ouvriers de Celanese » chahutent le leader [‘lider’, en espagnol ?] maximo du NPA. Forcément, un leader ouvrier contesté pas des prolétaires en train de se faire virer, c'est le comble du paradoxe social. On s'attendrait donc à voir une foule bousculant « l'Olivier de la 4ème Internationale ». Point du tout. C'est plutôt une foule de caméras qui saute aux yeux.

    En réalité, il ne s'agit pas « des ouvriers de Celanese », mais bien « d'un » ouvrier. De suite, c'est moins tranchant. Il ne s'agit pas non plus d'un ouvrier lambda, mais d'un militant socialiste.
    Tiens, nous on pensait que ça n'existait plus les socialistes ouvriers. Bref, il suffisait de dire, Besancenot se fait tacler par un ouvrier socialiste de Celanese. C'eut été vrai, mais moins tape-à-l'oeil !


    Bref, oublier de dire qu'il reste des socialistes, taper sur le « diablotin » Besancenot, faire du Post en somme... [!] Alors même que l'auteur précise qu'un reportage de France 2 diffusé une demi heure plus tard dans le journal de 20h finit par une poignée de main... Une poignée de main entre un ouvrier socialiste et un ex-trotkiste [ex ?] assumé, franchement, là, on y croyait vraiment
    plus."

    L’intervention de Marianne a-t-elle purifié l’air ?


    Merci de bien vouloir excuser les maladresses contenues dans ce billet dont l'élaboration a été rendue particulièrement chaotique pour des raisons techniques et par la disparition inopportune de certaines sources vidéos, suite à de probables pressions politiques et syndicales, voire à la censure l'auto-censure...