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vendredi 11 novembre 2011

Armistice du 11 novembre 1918-commémoration 2011: du pacifisme à l'antimilitarisme

En hommage aux soldats morts au combat

Le 11 Novembre 1918, l’Armistice est signé, les combats s'arrêtent

Très vite, la nouvelle se répand dans les tranchées. Les soldats vont enfin réapprendre à vivre, après 4 années passées terrés dans leurs tranchées, le fusil à la main, prêts à bondir au coup de sifflet donnant l’ordre de l’assaut, la peur au ventre, et à mourir pour les leurs. Ils allaient enfin revoir leur femmes, leurs enfants, leur famille et la liberté.

Beaucoup ont dû réapprendre à se servir d’un couteau et d’une fourchette, à vivre en société. Beaucoup sont restés traumatisés par la violence des combats. On découvrait les "Gueules-cassées", blessés à vie, sourds, amputés, gazés…
La Grande Guerre a meurtri le paysage comme les peuples combattants.

Les Poilus l’ont surnommée "la der des der"

Ceux qui sont morts pour que leurs descendants restent libres et indépendants ignorent que certains d'entre eux considèrent que leur combat aura été inutile, pour des lopins de terre et des ego... Ils se déclarent, qui pacifistes, qui humanistes, mais sont tous incaples du don de soi pour que vive la nation, le pays des ancêtres et des enfants qui ne se laissent subjuguer ni soumettre à aucune puissance, ni idéologie que celle de la patrie. De retour au pays, chacun est accueilli en vainqueur, en héros.

Quelques romans des soldats-auteurs, parmi lesquels, Le Feu d'Henri Barbusse, (Prix Goncourt 1916), Les Croix de bois de Roland Dorgelès (Prix Fémina 1919), et La Vie des Martyres, 1917 ou Civilisation 1914-1917 (Prix Goncourt 1918) de Georges Duhamel ont frappé durablement les esprits et servi de terreau à la propagande pacifiste et anti-militariste.

Mieux, Romain Rolland (1866-1944) reçut et accepta en 1916 le prix Nobel de littérature (1915) qui récompensa en pleine guerre pour sa recherche de la paix "au-dessus de la mêlée" dans son œuvre, Jean-Christophe, prénom que François Mitterrand donna à son fils aîné.

Le prix Goncourt 2011 récompense L'Art français de la guerre d'Alexis Jenni

Ce " meilleur ouvrage d'imagination en prose, paru dans l'année" couronne un bouquin "lourd et indigeste" (Le Nouvel Observateur). L'auteur, né en 1963, raconte la France militaire de la seconde guerre mondiale, assénant des contre-vérités : "En 1939 la France était prête à affronter dans d'excellentes conditions les batailles de 1915", et narrant des guerres d'indépendance indochinoise et algérienne qu'il n'a pas davantage connu en dehors des livres et de la propagande pacifiste, anti-française, de surcroît: "La France est une façon de mourir ; la vie en France est un long dimanche qui finit mal".
Une prime à l'Histoire revisitée et dénaturée, mais honorée, avec insouciance.

Le 11 novembre 2011, les pacifistes continuent donc d'hypothéquer la terre irriguée du sang des "morts pour la France", pour que vivent ceux à qui seule importe désormais la planète: ils étaient paysans et ouvriers, défavorisés et étudiants, Africains et immigrés, tous fiers de leur appartenance. Aujourd'hui, ils écrivent toujours beaucoup, mais réalisent aussi des films, marchands et en se défendant d'appartenir à cette communauté territoriale où à l'infini s'étendent pourtant les cimetières de Vimy, canadien, ou les 410 cimetières qui recueillent 129.237 tombes britanniques dans la Somme, et l'ossuaire de Douaumont, la nécropole où reposent 16.000 soldats simplement français ou la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette qui compte plus de 20.000 tombes de soldats morts entre octobre 1914 et septembre 1915.
Il existe à Dieuze en Moselle, le plus important Mémorial aux Soldats Français de 1914–1918 tombés sur le sol roumain: est-il plus honorable ?
Et quel est aussi l'avenir du Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie sur le quai Branly: il date de 2002. Il célèbre la mémoire des 23 000 soldats morts pour la France, français et harkis, ainsi que celle des victimes civiles. Ses chances de survie ne sont-elles pas meilleures ?

Dès 1920, les écrivains se désolidarisent des anciens combattants
André Maurois a déjà dessiné les traits humoristiques du Major Bramble, quand Radiguet se concentre sur les amours adultères de la femme d'un soldat au front dans le Diable au Corps (1923).
Opposé à la fresque épique de Paul Valéry et à l'élévation d'un monument au Soldat inconnu, Georges Duhamel entend alors lutter contre le risque d'amnésie historique et de dénaturation du Sens de l'Histoire.
Aux mémoires seront opposés des anti-mémoires... Avec Les Hommes de Bonne Volonté, Jules Romains s'en tiendra à une représentation documentaire et anonyme.
Et passe le devoir de mémoires, au profit des fables édifiantes et de la guerre des genres ! Les héros seront soumis à la route du fer et de l'acier. Le devoir de mémoire sera dédié à la décolonisation.

Les pacifistes, des destructeurs de liberté

Au nom des beaux sentiments
, les Aristide Briand et les Roger Martin du Gard ont entravé les efforts du Général De Gaulle pour la modernisation de notre armée. Ils ont mis notre armée en situation de faiblesse malgré la montée du nazisme, au vu et au su des idéologues, inconscients et démagogues. Les armées nazies ont envahi le territoire national: les pacifistes (souvent internationalistes) avaient placé notre sécurité derrière la fameuse ligne Maginot et le rempart de leurs écrits édifiants: les Thibault,
Roger Martin du Gard et Jean Giono avaient applaudi aux accords de Munich: "Tout vaut mieux que la guerre", écrivit le premier, un pacifiste absolutiste, au second, un idéaliste.


Il faut enfin parler des sacrifices consentis par les citoyens, hommes et femmes, pendant cette longue guerre qui a fait une multitude d'orphelins.
Il n'est alors pas question encore du krach financier de 1929 !
Que nous réservent donc nos intello-bobos défaitistes qui en ce 11 novembre s'élèvent déjà contre les sacrifices demandés aux plus défavorisés, dans la crainte d'un indécent appel à leur propre contribution, et qui prédisent la banqueroute nationale, avant même que les agences de notation n'aient désigné la France au chaos ?
En 1917, on fusillait les déserteurs.

Des pénuries, des famines, des épidémies, nos anciens les ont vécues… Les femmes étaient réquisitionnées pour travailler aux usines d'obus, à la place de leurs maris, ou aux champs, à la place des hommes partis en guerre.

Le 11 novembre 1918 est pour toutes et tous la fin d'une boucherie, le début d’une période de paix et d'un nouvel espoir de paix. Dans la solidarité et l'honneur.


Lire aussi: "Défendre sa culture, est-ce vraiment basculer à l'extrême droite ? "
Lien PaSiDupes

dimanche 3 mai 2009

Hadopi : des artistes s'indignent de l'attitude du Parti socialiste

Une lettre ouverte pour ouvrir la première secrétaire du PS

Grosse colère pour plus de 150 personnalités du monde du cinéma et de la musique, des réalisateurs, scénaristes, compositeurs, auteurs, interprètes, techniciens, producteurs, éditeurs, distributeurs, agents artistiques notamment, très mécontents des positions défendues à l'Assemblée Nationale par les députés du Parti Socialiste concernant la Loi Création et Internet.
Exemples de délire:

Des auteurs, associés à cent cinquante autres signataires du monde de la création artistique, tentent de recadrer le Parti socialiste dans le débat parlementaire qu'il mène contrela loi création et Internet.

Ils ne sont pas vraiment de droite, Jean-Jacques ANNAUD, Guy BEDOS, Sarah BIASINI, Alain CORNEAU, Gérard JUGNOT, Philippe LIORET, Jean-Paul RAPPENEAU, Jean ROCHEFORT, Danièle THOMPSON et Nadine TRINTIGNANT, mais s'adresse à Martine Aubry, pour lui ouvrir les yeux sur les réalités du monde et de la création.

Madame la Première Secrétaire,

Nous, réalisateurs, scénaristes, compositeurs, auteurs, artistes interprètes, techniciens, producteurs de cinéma ou de musique, éditeurs de musique, distributeurs de films, éditeurs, éditeurs vidéo, exploitants de salles de cinéma, agents artistiques, managers d'artistes et les organisations qui les représentent… sommes atterrés par les positions défendues par le Parti socialiste et voulons exprimer publiquement notre colère.

Nous avons le sentiment d'être les otages d'une bataille politique menée par les députés socialistes contre le projet de loi création et Internet, à laquelle sert d'instrument une «licence globale» rejetée il y a quatre ans et rebaptisée «contribution créative».

La «licence globale» ou «contribution créative» consiste à instituer un forfait obligatoire, qui devrait être versé par tous les abonnés à Internet, contre un droit d'utilisation sans limites et sans cadre de toutes les œuvres cinématographiques, musicales et bien d'autres encore. Une telle mesure irait à l'encontre de toute régulation de nos secteurs culturels, en particulier celui du cinéma, qui figurent parmi les plus dynamiques au monde mais sont également fragiles.

Cette régulation passe notamment par la chronologie des médias pour le cinéma, ainsi que par le respect des droits d'auteur, inventés par la France de Beaumarchais et qui ont, depuis, accompagné avec succès toutes les mutations techniques, industrielles et économiques.

Faut-il rappeler au Parti socialiste, dont les options culturelles ont si fréquemment été partagées et soutenues par beaucoup d'entre nous, que le développement de l'ère numérique ne peut se faire sans respect des droits de propriété littéraire et artistique ?

Aujourd'hui, le Parti socialiste à l'Assemblée n'a de cesse de prétendre que la propriété littéraire et artistique est accaparée par des groupes multinationaux et des privilégiés, mettant ainsi en cause la légitimité même du droit d'auteur.

Cette attitude ignore délibérément que l'économie de nos secteurs culturels s'appuie sur le fait que les œuvres plus exigeantes, moins grand public, bénéficient pour leur financement du succès que connaissent d'autres œuvres.

Chacun a pu constater que nous nous sommes prononcés de façon ultramajoritaire en faveur du projet de loi création et Internet.

Le «coup de théâtre» du 9 avril, qui pourrait engendrer de graves conséquences dans les relations entre le monde de la culture et le Parti socialiste, est très regrettable car cet acte a été accompli au mépris de la défense de la création, des droits d'auteur, de notre diversité culturelle.

Nous avons le sentiment que le Parti socialiste, celui-là même qui était porteur de la loi Lang du 3 juillet 1985 sur les droits d'auteur et les droits voisins, a décidé de tourner le dos au monde de la création et des industries culturelles.

Pour toutes les raisons ainsi exposées, les signataires de cette lettre ouverte souhaiteraient vous rencontrer, Madame la Première Secrétaire, en lien avec la reprise des débats.


Outre les noms cités ci-dessus, on trouve parmi les autres signataires de cette lettre ouverte : Gabriel Aghion (le réalisateur de Pédale douce), le producteur Eric Altmayer (Brice de Nice, et des deux OSS 117), Bruno Putzulu, Danièle Delorme, François Kraus (le producteur du Bal des actrices), Jean Labadie (le distributeur de Gomorra), le producteur Jean-François Lepetit (Trois hommes et un couffin), Edouard Molinaro (le réalisateur de L'Emmerdeur, La Cage aux folles), le compositeur de musique Jean-Claude Petit, Jean-Paul Salomé, Coline Serreau, Pascal Thomas et Nadine Trintignant, avec beaucoup d'autres.

La presse de gauche, qui s'était embarquée à l'aveugle dans une opposition à la loi Hadopi, comme à tous les projets, sans aucun discernement, avait tenté de faire croire que l'ensemble du monde artistique est hostile au projet gouvernemental. Désorientée, elle a changé de sujet...

Enfin, à noter que compte-tenu que les députés UMP sont largement majoritaires à l'Assemblée Nationale, il ne fait donc aucun doute pour que cette loi Création et Internet, défendue par Christine Albanel, la ministre de la Culture, soit votée rapidement par le Parlement.