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samedi 31 janvier 2009

Le Nouvel Obs nous offre un rouleau des bonnes feuilles de Gastro-Ségo

Et ça ne sent pas la rose !…

Pendant un an, l’ex-candidate à la présidentielle a confié ses secrets, ses doutes, ses colères, à notre consoeur de France-Inter, Françoise Degois (*) Sur son échec au congrès du PS, sur la guerre que lui livrent les éléphants, sur la personnalité de Sarkozy… sur elle aussi, le parler vrai de Ségolène décoiffe. Extraits.

Le regard des éléphants : "Cette femme est une sorcière."

"Ils ne s’arrêteront jamais. Leur psychologie est très simple en fait. Elle est liée à la conception profonde qu’ils ont de la politique. Ils pensent très basiquement : Je suis mâle, je suis dans le cursus, j’ai fait les bonnes études, j’ai tous les mérites, je suis l’homme qu’il faut. C’est une conception patrimoniale et possessive de la politique, comme le capitalisme des héritiers. […] La primaire a été pour eux un rapt profond qu’ils ne surmonteront jamais. S’ils étaient vraiment sages, ils se diraient qu’ils ne sont, que nous ne sommes que des passagers de la politique et que, puisque j’ai été choisie par les militants, puis par le peuple, ils doivent me suivre. (…)La décomposition du PS, au fond, ils s’en moquent, ils pensent que de toute façon ils gagneront au prochain coup. Ils pensent que l’agonie sera tellement lente qu’ils ramasseront inévitablement la mise. (…) Moi, je suis très claire. S’il y en a un de meilleur que moi, qu’il y aille, je ferai même sa campagne en 2012. Mais pardon, pour le moment, je ne vois pas. J’aime cet argument stupide qui consiste à me dire : "Ségolène, protège-toi, le parti détruit toujours celui qui le dirige…" Eh bien soit ! qu’il me détruise. Puisque je suis nulle de chez nulle. Parce que c’est bien ça, non ? Je suis nulle de chez nulle. La bonne aubaine, le parti qui me détruit… mais non, évidemment, c’est un argument spécieux, abject. La vérité, c’est qu’on ne peut pas prendre le risque. On ne sait jamais… si on prenait le risque que le parti ait 700.000 adhérents, qu’on ouvre les grilles de Solférino, qu’on fasse revenir les artistes et les intellectuels, qu’on se remette à réfléchir joyeusement à la politique. Mon dieu, quelle horreur, cette femme est dangereuse, c’est une sorcière… Surtout pas elle… on ne sera plus chez nous (rires). (…) Le poison est entré si violemment dans ce parti. Et, eurêka ! ils ont trouvé une femme pour battre une autre femme. Avec l’idée que nous nous battrons au sang et qu’eux pourront ramasser la mise en 2012. C’est de l’inconscience à l’état pur, c’est de l’irresponsabilité, c’est une forme de perversion absolue. (…) Et pendant ce temps, les Français vont souffrir… Mais ils s’en foutent éperdument, ils ne pensent qu’à eux, à ce processus de congrès stupide."

La fête du Zénith : "Forcément, ce que je fais est nul."

"Grimper aux rideaux, hurler comme des vierges effarouchées et raconter n’importe quoi au fil des éditos parce que je me suis coiffée au Babyliss, que je portais une tunique bleue et un jean, vous parlez d’une transgression ! Si c’est ça transgresser, on est des millions à s’asseoir sur notre surmoi ! (Éclats de rire.) Je me demande bien ce que vous auriez raconté si Bertrand Delanoë avait fait ça. Vous vous seriez tous extasié : "Mon dieu, il est génial, quelle créativité, quel culot, quelle liberté de ton !" Et si ça avait été Martine, merveilleux, forcément merveilleux, avec une tunique africaine, quelle révolutionnaire, cette Martine ! Mais moi, non ! Forcément ce que je fais est nul, forcément moi c’est à quitte ou double ! Forcément je fais de la com ! (…) C’est moi, tout ce que j’aime dans la politique : le rassemblement, la joie, le discours, l’élan, une forme de transgression qui fait grincer les mutilés du coeur, mais je ne suis pas responsable de certains blocages. Faut-il être neuneu pour hurler au sacrilège, à la secte, alors qu’on ne dit jamais rien à Marie-George pour sa fête de L’Huma, qu’en Italie, la fête de L’Unità passe comme une lettre à la poste et que tout le monde s’extasie devant la campagne d’Obama ! (…) Et en plus ils me copieront. C’est certain. Tous ceux qui me critiquent feront pareil dans quelques années, vous verrez. Aujourd’hui, pas un ne peut attirer 4 000 personnes sur son nom, à part Sarko bien sûr mais vous verrez. De toute façon, la vérité est ailleurs. Ce qui les a fait se déchaîner, en in ou en off, c’est la phrase : "Rien ne me fera reculer !" Ça, pour eux, c’est terrible. Ils se disaient au fond : "Bon, on va laisser Ségolène faire son Zénith et comme ça, après, elle ne nous emmerdera plus." Il y avait de ça dans les commentaires. Raté."

Le congrès de Reims : "C’est terrible, un tel aveuglement."

"Je continue à penser que je suis majoritaire. Beaucoup de gens inscrits sur les listes n’ont pas pu aller voter. Quelles que soient les circonstances de la désignation de Martine, je reste persuadée que j’avais la victoire au début de la nuit et qu’elle s’est volatilisée au petit matin. Mais les faits sont là : Martine est premier secrétaire et pas moi. Ça fait une grande différence. Ce qui fait encore plus de différence, c’est le sectarisme avec lequel nous avons été traités, mes amis et moi. C’est terrible, un tel aveuglement. Comment refuser la main de 50% des militants, voire un peu plus ? Pourquoi ? Au nom de quelle logique politique ? Il n’y en a aucune. À dire vrai, je ne comprends pas cette stratégie, si ce n’est qu’elle est motivée par mon élimination. Faire tourner la vie du plus grand parti d’opposition autour de la seule question "Comment éliminer Ségolène ?", c’est à la limite de la monomanie. (…) Avec moi, la rénovation était immédiate. Je lançais dans les cent jours une vaste campagne d’adhésion, tout le monde sur le pont à vingt euros. Et je déménageais. Dans un lieu vaste, clair, pas tarabiscoté comme Solférino, avec ses couloirs, ses escaliers. Non, un lieu moderne, sur deux plateaux, deux étages, très lumineux. Ah, c’est certain, ça aurait grincé, chouiné, tapé du pied, mais on déménageait. (…) J’aurais appliqué illico presto la démocratie participative, j’aurais créé une université populaire, on aurait fait revenir les jeunes des banlieues, ils seraient venus militer. C’est certain. Bref, il se serait passé quelque chose, un souffle, qui ne peut pas se passer de la même manière maintenant. Ce souffle de la présidentielle qu’ils cherchent absolument à éteindre, coûte que coûte, et que j’aurais su rallumer (…)


Le soir du vote : "Avec Martine, on aurait causé, comme on dit chez moi."

Je ne pensais pas que François Hollande changerait la règle du jeu en cours de route. Je pensais qu’il réagirait face à l’irrégularité des votes. Qu’il saisirait la proposition de Robert Badinter de faire revoter dans les sections litigieuses. Comme beaucoup de militants j’ai été stupéfaite. Mais vous savez, j’ai revu il y a quelques jours le film Gandhi de Richard Attenborough. Une phrase y revient sans cesse, "œil pour œil, et le monde serait aveugle". Œil pour œil, c’est toujours tentant, c’est facile, mais c’est une mécanique dont il faut sortir. (…)

- On n’a pas vraiment compris ce qui s’est passé la nuit du vote. (…) Comment avez-vous passé cette soirée ?
Chez moi à Boulogne, entourée de quelques amis. En fait, François Hollande ne m’a pas contactée directement. Il a contacté mon attachée de presse en disant que la victoire était nette et incontestable. Il souhaitait me parler rapidement. J’étais en train de rédiger mon discours de victoire justement quand tout a commencé à changer. Je crois que c’est l’inversion des résultats, telle qu’elle s’est déroulée, qui a été le plus dur à vivre. C’est assez violent. Depuis la veille, je sentais que ça allait passer mais tout en restant prudente. Je sentais que tout pouvait arriver. J’avais du pif, remarquez ! (…)Contrairement à ce que racontent certains journalistes, non, je n’ai pas fait demi-tour, rebroussé chemin. Ça n’est pas mon genre. Si j’avais quitté Boulogne pour rencontrer la presse, je peux vous dire que j’y serai allée, à la maison des Polytechniciens, et même à la questure, où était Martine, et qu’on aurait causé, comme on dit chez moi. (Sourire.) Mais à bien y réfléchir, je crois que ni elle ni moi n’étions en état de parler. D’ailleurs, les coups de fil échangés dans la nuit en disent long. Dans ces moments-là, en fait, il est inutile de parler. Voilà, tout était dit. (…)

- Il y aura une prochaine fois ?

Sans doute… ça n’est pas impossible. Mais tout dépendra de ma capacité et de celle de mon équipe à nous y préparer. Avec un parti profondément transformé, ç’aurait été plus facile, mais je serai mieux préparée qu’en 2007. Mieux entraînée aussi. Parce que j’ai été la chercher au plus profond de moi-même, cette décision. Elle vient de très loin… de très loin vraiment. Du plus profond de l’élan populaire qui ne se dément pas ! Qui est toujours là ! Comme une évidence ! Il y a quelque chose en moi qui appartient désormais aux autres. C’est-à-dire à tous les gens qui veulent que j’avance avec eux et pour eux. Personne ne sait mieux que moi jusqu’où je suis allée chercher cette décision… Cette décision d’avancer. Parce que parfois j’ai eu le sentiment de ramper dans la cendre. Parce que j’aurais pu mourir. Oui…mourir intérieurement… (Elle réfléchit.) Et puis voilà, je me suis remise debout.

- Même pas morte ?

Non ! Je dois avoir un ange gardien.

Quand Ségo croque Sarko

"Dans tout combat politique, comme dans le sport, il y a forcément le respect de l’adversaire. J’espère que [Nicolas Sarkozy] me respecte, plus en tout cas que ses sbires. Moi, je respecte l’adversaire même si je dois le combattre au sang. Je dirais d’abord, sur le point le plus positif, c’est qu’il a une énergie incroyable. Qu’il bouge et veut faire bouger. Il est iconoclaste, c’est évident. Mais je crois que ce qui me gêne le plus chez lui, c’est son manque de morale, son amoralité. J’ai l’impression vraiment qu’il illustre bien l’expression "sans foi ni loi". (…) Il ne cache pas son avidité, sa boulimie d’argent, de sensualité, de plaisir. Il y a une forme de cynisme poussé à l’excès, comme de la provoc permanente, celle d’un adolescent qui voudrait épater la terre entière. Sauf qu’il est chef de l’État. Il est l’enfant du SAC de Pasqua, il est l’héritier de Ponia. Et il est un vrai idéologue. Ultra-libéral. Et il s’en vante presque. Sa grande habileté a été de conjuguer cette forme d’amoralité et l’ouverture politique. C’est une stratégie de conquête assez classique mais très efficace. (…) On flatte et on intervient là où ça fait mal. Besson est un exemple parfait, idéal, de la bonne prise de guerre au bon moment. Du jamais-vu dans une campagne présidentielle. Et puis on espionne les équipes d’en face, on fait du renseignement, grâce à ses anciennes fonctions ministérielles. (…) On travaille aussi les rédactions de l’intérieur, on a ses espions petits ou grands, on est au cœur des chaînes de télé, au cœur de la machine, on promet, on contraint, on menace. On intervient sur les points faibles. Procès en incompétence. On tape là où ça fait mal, très mal. Le privé. On prend les gens droit dans les yeux, "tu mérites tellement mieux que ce qu’elle va t’offrir". Kouchner, DSK, tous ces gens ont été contactés pendant la campagne, entre les deux tours. Tous. Et certains avant le premier tour. Il leur disait : j’ai des sondages secrets, c’est foutu pour elle. (…)
Il a aussi le talent du mensonge. Il s’est bien entouré, notamment d’Henri Guaino, sombre et lyrique. Et tous les deux se sont mis à nous raconter une histoire totalement hurluberlue. Le pauvre petit-fils d’immigrés qui allait boire des menthes à l’eau avec son grand-père. Ils ont réussi, et ça, c’est le coup de génie, à nous faire croire qu’il avait changé. Ils sont très forts dans l’art du camouflage. Ils ont réussi à occulter les histoires d’argent, le train de vie, le tempérament. Dans une campagne à l’américaine, tout serait sorti, tous les manquements à la morale. (…) Sarkozy, en résumé, c’est un immense mensonge, c’est une imposture.

- (…) Vous voyez Nicolas Sarkozy comme un enfant ?
Non, mais parfois infantile, oui. En tout cas, avec un manque de tenue et de dimension personnelle évidente. Quand il m’a reçue à l’Élysée, peu après la défaite, pour parler de l’Europe, je l’ai trouvé assez médiocre dans le comportement. Il n’y avait pas de hauteur, d’allure, d’élan, de fair-play. Il aurait pu dire : "Félicitations, nous avons bien combattu, vous portez dix-sept millions de voix." Non, rien, il était là, les bras ballants, à m’offrir des chocolats, à essayer de me faire parler de ma séparation d’avec François Hollande, à dauber sur des journalistes, à exhiber sa montre et à me dire qu’il était là mais qu’il aurait pu être ailleurs "à faire du fric". Pas méchant mais pas l’allure. En fait, il est bien plus fade qu’on ne le croit. Sa force vitale est impressionnante mais c’est vraiment un m’as-tu-vu. Fade, c’est le mot que j’emploierais. Un petit gamin heureux d’être au milieu de ses nouveaux jouets, vous savez, le môme qui a gagné le pompon sur le manège. Avec sa petite étoile de shérif et son pistolet en plastique, son déguisement de cowboy. Il est monté sur le plus grand cheval et il a décroché le pompon. Bingo !"

Martine, Lionel, Jack et les autres…

  • Martine Aubry me regarde toujours comme quand j’étais sa sous-ministre. Elle le pense vraiment. Il y a eu une primaire, une campagne présidentielle, un score plus qu’honorable et je suis sa sous-ministre. Elle ne me regardera jamais autrement. C’est dommage… Pour elle ! (Elle éclate de rire.) Mais elle n’est pas la seule. Je crois que Mme Jospin ne m’aime pas beaucoup. Pas plus que Mme Strauss-Kahn. Dommage pour elles aussi ! Je gagne à être connue, vous savez !"
  • "Lionel Jospin a été un très grand Premier ministre, il est très bon sur beaucoup de dossiers mais devient irrationnel sur le parti. Il mute et perd toute sa grandeur."
  • "Laurent Fabius est brillant, c’est probablement l’un des plus cultivés. Et il reste là, enfermé, caché maladroitement derrière Martine pour le congrès, et on se demande bien ce qu’il peut encore espérer."
  • "Je ne supporte pas les manipulateurs et les geignards… Le summum, c’est Jack Lang qui a instauré le harcèlement en stratégie de conquête. Dix, vingt, trente coups de fil, matin, midi et soir. On fi nit toujours par céder. Très efficace mais totalement insupportable. Il gagne toujours par K-O."
  • "Michel Rocard ? Quelqu’un qui me veut beaucoup de bien (…)l’homme merveilleux, le seul homme au monde capable de demander à une candidate de se retirer de la compétition… (éclats de rire)"
  • Vie privée, vie publique...

    "Je n’ai sacrifié personne.

    On pourrait se dire : "Après tout, elle a tout sacrifié à la politique, c’est donc normal qu’elle ait raté son couple", mais c’est faux, archifaux. J’ai accordé autant de soin à mon couple qu’à mes enfants et à mon boulot. En fait, j’ai essayé. Et ça a raté… (elle réfléchit), c’est une forme d’échec, pour moi qui tiens beaucoup à la famille. Mais c’est peut-être une chance aussi. Ça aurait pu arriver plus tard, sans espoir de me retourner, de retrouver le bonheur. Un mal pour un bien. C’est de toute façon ce qu’il faut se dire. C’est pas mal non plus l’affranchissement, ça ouvre d’autres horizons…"


    «Aimez-vous les uns les autres » (Epître de Sainte Marie-Ségolène aux socialistes du Zénith)

    mardi 11 novembre 2008

    Le Guignol de l’Info, Bruno Gaccio, consort du PS ?

    Confusion des genres : vers un PS de saltimbanques
    Désirdavenir Royal et Bruno Gaccio, à la tête de la nouvelle motion socialiste à l’approche du congrès de Reims ?
    Très fier de présenter des images exclusives à la France entière, Closer a avancé la parution du magazine qui est sorti jeudi dernier en kiosque, au lieu de samedi. Pas de baisers volés ni d'étreintes à la Une, mais juste une ballade dans les rues de Boulogne-Billancourt par un après-midi gris.

    Un couple improbable
    La candidate arrivée 2e à la présidentielle, est encore deuxième dans le privé. A 49 ans, le co-auteur des Guignols sur Canal+ est en effet déjà le père des deux enfants de Michèle Bernier, fille du Professeur Choron.

    Agée de 55 ans et séparée de François Hollande, on dit que la quinqua souhaiterait offrir à Bruno un troisième enfant dénommé Solférino. A suivre...

    Désirdavenir Royal appartient-elle au monde de la politique ou du spectacle ?
    Cette liaison explique peut-être le Ségo-Show du Zénith dont le Tout-Paris du showbiz attribuait la paternité à Besnehard. Est-il bien utile de faire une recherche en paternité ?

    L’avenir de Ségo-frigo est-il à la scène ?

    Ce 'Rassemblement de la Fraternité' entre la femme battue de la présidentielle et le comique viré de Canal+ est-ils de bon augure pour la prise du PS? C’est probablement l’annonce d’une reconversion anticipée?
    Et obligée.

    mardi 30 septembre 2008

    Désirdavenir Royal fait sa « révolution culturelle »…

    L’amère Royal, révolutionnaire en dentelles
    La France est en état de sidération
    La candidate socialiste à la présidentielle se donne maintenant en spectacle, costumée en hippie et toilettée en caniche:
    VOIR et ENTENDRE

    Les trotskistes de la LCR, Besancenot en tête, ne décolèrent pas : Sa Cynique Majesté Royal ridiculiserait, selon eux, la cause révolutionnaire !
    En levé de rideau de son spectacle du Zénith samedi dernier, l’amère Royal a en effet insisté sur le rôle de la sous-culture dans l'émancipation des masses laborieuses. Elle a ensuite lâché le micro en deuxième partie, pour laisser place aux travaux pratiques de la révolution de salon en chansons de son Rassemblement de la fraternité … révolutionnaire !
    VOIR et ENTENDRE

    "Il faut passer des discours aux actes" envoyé par franceinter

    Concert de bric et de broc et symbole de la France métissée (slogan résurgent de la campagne présidentielle repris dans sa motion du congrès):

    Les Neg'Marrons
    , Ben-J et Jacky, pour la mixité (cf. le collectif musical Secteur A). Le nèg'marron, c’est le personnage spécifique de l’histoire de la Guyane qui représente l’esclave évadé qui se cache dans la forêt, suivant le terme de la langue espagnole : cimarrón.
    En France, le groupe adresse au gouvernement des pamphlets contre l’exclusion et la précarité, avec un titre festif : ‘On fout le feu’.
    Il s’agit d’un groupe de rap français de Garges-Sarcelles, originaire d’une ancienne colonie portugaise, le Cap-Vert, pays voisin de la Sierra-Leone, qui produisit l’hystérique Eunice Barber.

    La photo ci-contre souligne le lien entre les deux. Cette dernière, lors de la polémique sur la participation des athlètes français aux Jeux Olympiques de Pékin, déclara que la France, pays "où l'on torture des Noirs et des Arabes", n'a pas de "leçons à donner" en matière de respect des Droits de l'Homme aux autorités de la Chine populaire.
    Podcast RTL et article (RTL ou L'Equipe )

    Après avoir emprunté avec sa voiture une rue bloquée aux abords du Stade de France en Seine-Saint-Denis en mars 2006 et mordu un policier au cours d’un contrôle d’identité, Eunice Barber (à droite) avait porté plainte "pour demander des comptes aux agents qui n'ont pas respecté l'éthique policière". Pourtant, "une source proche de l'enquête a précisé que la championne n'avait pas obtempéré à l'ordre d'un policier et que, en outre, elle avait redémarré alors que le policier avait encore un bras passé au travers de la portière de la conductrice."

    De plus, la sprinteuse guadeloupéenne Christine Arron avait déclaré à la conférence de presse. "Eunice ne se serait pas permise de mordre un policier si elle n'avait pas pris des coups. Le vrai problème, c'est qu'on se rend compte qu'une bonne catégorie de policiers est raciste".
    Barber condamne aussi ses sponsors
    : « Je suis contre le boycott, le badge. Contre tout. Ce ne sont pas les affaires des athlètes. Il faut boycotter quand on signe des contrats de millions d'euros pour le business. J'ai un avis dur là-dessus, je ne porterai pas le badge. » Elle est aussi contre le port des médailles.
    Les Neg’Marrons, donc, veulent faire passer à travers leurs textes un message de paix, de tolérance. Mais, après une longue absence de l'actualité musicale, la campagne Royal relance le duo en 2007 et, en septembre 2008, la candidate au poste de premier secrétaire du PS exploite leur morceau sur les inégalités, "C'est Pas Normal", et ça donne ça (extrait, orthographe d’origine) :

    Non c'est pas normal le pays est en alerte
    Parce que la crise s'accélère
    Et tous ce dégrade sous nos yeux
    Gouvernement impuissant
    Ou un état qui fait semblent
    De ne rien voir et de laisser le peuple mourir a pti feux
    La situation est telle que beaucoup ne sen sorte pas
    Même en travaillant dure on s’aprovi donc très pas
    Certain de retrouve a la rue sans abri sans emploie
    Etouffé par ce système qui ne laisse aucun choix
    C'est pas normal c'est pas normal non
    De voir toute ces famille dans la faim et le froid
    Expulsé une fois passé la période hivernal
    Dans un pays de droit au temps de souffrance sont inacceptable
    Refrain :
    On prend la parole pour délivrer la vérité
    Pour tous ces gens qui vivent dans la précarité
    C'est pas normal c'est pas normal non
    Tous ces immigré rejeté pas cette société
    Rabaissé au vulgaire statu d'étranger
    C'est pas normal c'est pas normal non
    Les sans droits les sans toit les sans papiers
    C'est pas normal c'est pas normal non

    Trust, pour le bruit rétro: pour fêter leur trente-ans de scène (en décembre 1977 à l’Olympia). Echange de bons procédés marketing : le groupe sort un nouvel album en septembre 2008 et enchaînera avec une tournée à travers la France : rencontre des show biz artistique et politique…Tous comptes faits, avec tout çà, pas très « Antisocial », malgré le titre emblématique et vendeur du groupe …

    Ridan , pour le métissage. De son vrai nom Nadir Kouidri (1975, Ridan = Nadir, en verlan culturé), il est d’origine algérienne. Autre rappeur, il chante le racisme au quotidien (d'un maghrébin, dans Le quotidien), le cynisme (Partie de golf) chez Sony BMG, ou l’envie de retour aux sources (L’agriculteur). Outre "Le Quotidien", il a notamment interprété "Objectif Terre" samedi.


    Benjamin Biolay (1973), est un ex de Chiara Mastroianni, fille de Catherine Deneuve, qui possède un château dans l'Eure-et-Loir, à 20km de Vernon, et fit la pub de Chanel, mais elle coûta également cher aux groupes L’Oréal et …Vuitton (LVMH). Il a chanté une chanson engagée "Des lendemains qui chantent", puis une chanson "dégagée".

    Ce qui dérange chez ce charmant garçon, c’est qu’il participe au Rassemblement de le fraternité, après des propos définitifs et insultants, tels que ce jugement méprisant de la profession dans lequel Sa Cynique Majesté Royal se retrouve, s’agissant de ses camarades socialistes : « Quand il y a des mouvements collégiaux, c'est inéluctable de te retrouver catalogué au milieu de gens avec qui tu n'as rien à voir. Moi, ce mouvement de la nouvelle chanson française me débecte… » A dégager !
    Fraternel, Biolay ? « C'est dommage que la chanson française soit polluée par des chanteurs comme Bénabar ou Zazie »
    Dans Technikart, il déclara à propos de Bénabar : « Le pire, c'est Bénabar. Et de très loin. Lui, c'est le champion. Je comprends pas comment on peut avoir envie d'être ce gars-là. » et à propos d'Henri Salvador, le respectueux petit jeune homme, fleuron de la "république du respect" lance : « C'est un gros connard, pas franc, pas généreux, compétitif. »On apprendra sur un plateau de télévision que ces paroles confraternelles furent prononcées alors qu'il n'était pas "pas suffisamment sobre".
    Biolay illustre la morale socialiste : «J'ai toujours été un flambeur avec les thunes, mais je suis resté socialiste. L'argent comme objectif, c'est immonde ; comme récompense, c'est cool.
    »

    Ariane Mnouchkine
    (1939), féministe comme Hélène Cixous (1937), elle signa en 2007 un texte d’intellectuels qui appelaient à voter pour Désirdavenir Royal, et son Théâtre du Soleil fit rire [ !] la salle samedi avec une saynète sur le fichage policier .


    Les humoristes Ali Hassan et Phil Darwin, pour le côté insignifiant ;

    Hervé Vilard, pour le côté pathétique ;


    Cali, pour les prétentieux arrivés, qui a chanté la liberté et la force de l’activisme citoyen, notamment pour les sans-papiers. Rien sur François Hollande et les pères privés de leurs enfants : Cali n’a-t-il pas pourtant créé l'association ‘caritative’ « Les Papas = Les Mamans », qui soutient les pères et les mères qui sont coupés de leurs enfants lors de séparations difficiles et n'obtiennent qu'un droit de visite restreint. Les fraternels Ségollande sont l’exception socialiste qui confirme la règle de cette association…

    Sans oublier Manu Da Silva, ce serait trop dommage. Da Silva est musicalement proche de Miossec (ci-contre, à droite avec Cali) et Daniel Darc : Daniel Darc (1959), rescapé de ‘Taxi Girl’, décimé par la drogue, mais lui-même rattrapé par des problèmes d'addictions diverses et un passage en prison, a refait surface et Miossec qui fut candidat aux élections municipales de 2008 à Locmaria-Plouzané, en position non-éligible sur la liste de gauche conduite par Jean Le Traon (47 ans, PS) avec Loïc Quéméner (animateur du patrimoine, Ifremer)
    Cali qui choisit Da Silva en première partie de ses spectacles, aurait-il composé l’affiche de Sa Cynique Majesté Royal qui les découvrait samedi ?

    Et le concert s'est achevé avec une femme, la chanteuse folk américaine Grace, qui a fait la promo de son premier album, avec l’espoir de retour sur investissement pour Désirdavenir Royal, avec "Imagine One Day". En 2012 ?


    Pourvu que l’affreux Jojo Frèche ne nous fasse pas une crise raciste fraternelle comme il en a le secret, en comparant le programme de Sa Cynique Majesté Royal à …l’équipe de France de Raymond Domenech, également bleue… Désirdavenir Royal a manifestement tenté de se la jouer 'dream team' !

    Défaite à la présidentielle, victoire de la musique
    La LCR n’entend pas laisser la révolution entre les poings de la gauche caviar : les luttes sociales vont aller crescendo !

    lundi 15 octobre 2007

    Les artistes sont-ils compétents sur tous les sujets ?

    Des artistes, appeaux de meetings !
    Compétents ou réquisitionnés?
    Pour rassembler les foules et remplir les meetings, il faut à la gauche des artistes dont la notoriété n'est pas une garantie notoire de la justesse de leur jugement, d'autant que leur talent artistique n'est pas souvent plus évident que leur compétence sur les sujets sur lesquels ils croient bons de s'étendre. Au Zénith, dimanche dernier,ils s'y sont mis à plusieurs contre les tests ADN, à l'appel de Libération et de Charlie Hebdo. Le nombre plutôt que la qualité dans cette société de consommation et de satiété qui les fait vivre grassement, au point qu'ils se font vomir, en public!
    En tous les cas leur engagement est largement médiatisé, ce qui n'a rien à voir avec l' autorité de leurs propos. Se sont déplacés, les badauds qui voulaient passer à la télévision et ceux qui voulaient bénéficier d'un concert gratuit contre une potion indigeste de discours prétentieux, pleins de mots et de phrases toutes faites, de slogans et de bons sentiments qui fleurent bon le caviar. Ils en ont vus de toutes les couleurs politiques, et nuances de carmin, de l'orange au rouge sang. Ils sont sortis un instant de leurs retraites dorées et de leurs paradis fiscaux ou de leur état végétatif,
    - aussi visionnaires que l’extrémiste de gauche, Michel Piccoli, membre du Mouvement pour la Paix et seul acteur connu à s'être livré à une apologie de l' Albanie stalinienne ;
    - précieux comme Mlle Adjani née en 1955 de père algérien et de mère allemande, mais réfugiée en … Suisse, sans que la gauche sectaire ne trouve à redire ;
    - ou universels, comme le fameux chanteur ivoirien de reggae, Tiken Jah Fakoly, établi en France qu’il aime et il
    le prouve : « La politique France-Africa C'est du blaguer tuer [..] Ils nous vendent des armes Pendant que nous nous battons Ils pillent nos richesses Et se disent être surpris de voir l'Afrique toujours en guerre Ils ont brûlé le Congo Enflammé l'Angola [..] Ils cautionnent la dictature Tout ça pour nous affamer »;
    - et des journalistes aussi incontestables que Philipe Val, ex-anarchiste libertaire, patron de presse dirigiste et autoritaire de Charlie Hebdo, accusé d'actes de censure, par exemple lorsque le dessinateur Lefred-Thouron démissionne de Charlie-Hebdo après un dessin refusé sur l'« affaire Font » impliquant Patrick Font dans une affaire de pédophilie (dessin finalement publié la semaine suivante dans Charlie Hebdo). En 2000, un article d’Olivier Cyran est retouché. Celui-ci relate un dialogue entre le réalisateur Pierre Carles et le groupe Zebda et un passage dans lequel pointe une critique contre le journal est supprimé.
    La gauche a rassemblé ces moralistes au Zénith pour nous faire la leçon. Ils n’ont rien trouvé de mieux à dire :
    - Philippe Val (Directeur-dictateur de Charlie Hebdo) "Dans une démocratie, on ne trie pas les gens par leur ADN.[Dans douzes démocraties européennes, pourtant] Si cet amendement passe, on devra tous résister à l'application de cette loi [démocratiquement votée par les élus du peuple, faut-il le rappeler?] car sinon ce serait une violation de la loi républicaine et de l'esprit démocratique. [Et léniniste?] Je tiens à saluer les hommes de droite qui sont là ce soir.[Pourvu que ça dure!] Votre présence ici messieurs [et Mesdames? Mme de Sarnez, compte pour du beurre Charente-Poitou?] est le symbole de la survivance de l'esprit de résistance. A la droite décomplexée, nous opposons la république sans gène !" [En France, le Parlement vote des lois républicaines, ce que ne sont pas les meetings poujadistes et les démonstrations de rue. On avait Madame Sans-Gêne ; voici Monsieur Sans-Gène.]

    Josiane Balasko (à ses heures, actrice comique gras ) "C'est important qu'en France, il n'y ait pas ce genre de loi. Même si on nous dit [mais elle n'y croit pas?] qu'il y a douze pays qui le font...i l y a aussi des pays qui ont la peine de mort, il y a aussi des pays où la lapidation est permise, on ne va pas copier sur eux". (Vous suivez le raisonnement ?]

    Isabelle Adjani (Diva socialo-hystérique) "14 octobre 2007
    Sondage : 56% des Français favorables aux tests ADN pour lutter contre l’immigration clandestine
    Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI, publié vendredi 12 octobre et cité par le Nouvel Observateur, les trois quarts des personnes sondées estiment que le projet de loi Hortefeux est « une bonne chose » pour « favoriser la lutte contre l’immigration clandestine ». Plus d’un Français sur deux est favorable à l’introduction de tests ADN pour les candidats au regroupement familial.A la question « êtes-vous favorable ou opposé » au fait de « faire passer un test génétique pour s’assurer de la filiation des enfants et lutter contre la fraude dans le cadre du regroupement familial », 56% des sondés répondent qu’ils sont favorables, contre 44% qui y sont opposés.
    Plus généralement, les trois quarts des personnes interrogées pensent que le projet de loi de Brice Hortefeux sur l’immigration est « une bonne chose » pour « favoriser la lutte contre l’immigration clandestine » et 73% pensent qu’il permettra de lutter « contre le travail clandestin ». Seuls 57% des sondés estiment que le projet de loi favorisera « l’intégration des étrangers en France ».Selon ce sondage, plus des deux tiers des Français (69%) sont favorables à ce que soit fixé chaque année « le nombre d’immigrés autorisés à s’installer en France selon leur profession », et à la limitation du regroupement familial « aux personnes qui maîtrisent déjà le français » (67%). Pour 64% des personnes interrogées, seuls les étrangers « qui ont un revenu équivalent ou supérieur au SMIC » devraient pouvoir prétendre au regroupement familial.
    Sondage réalisé les 10 et 11 octobre 2007 auprès d’un échantillon de 1 078 individus, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et par Web interview.
    [les autres sont-ils moins Français que la contribuable helvétique?] car cet amendement et ces fameux tests ADN jettent le soupçon sur les étrangers. Car c'est un test qui va à l'encontre de ce qui fonde la filiation dans notre République : une déclaration d'Amour ! [Le droit Adjani ignore qu'on peut faire des enfants sans amour, sur le sol français, et être Français?] Quand la xénophobie fait appel à la science, le pire a toujours été possible..." [Adjani doit faire un gros chagrin à l'ex- Premier ministre -responsable mais pas coupable- de la patrie de l'Habeas Corpus, le socialiste Tony Blair] Ca ne se soigne donc pas, le délire, en Suisse ?
    Pas de rappels, ce soir!