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vendredi 8 avril 2016

Hollande met les "instituts" de sondage en veilleuse

Le Parlement a voté une réglementation encadrant strictement les sondages

Les nouvelles dispositions visent à permettre "une grande transparence" de leur élaboration et de leur
 financement

C'est du moins ce qu'a assuré jeudi l'un des auteurs du texte voté par l'Assemblée nationale. Dans le cadre de la réforme des règles de l'élection présidentielle, les députés ont adopté définitivement mardi un amendement introduit par le Sénat fixant de nouvelles obligations aux instituts de sondages et aux media qui diffusent leurs enquêtes.

Déjà adopté à l'unanimité en 2011 au Sénat, le texte était depuis resté sans suite en raison notamment de la résistance des instituts de sondages. "Ça va changer beaucoup de choses pour la presse", s'est félicité jeudi le sénateur Jean-Pierre Sueur (PS, Loiret), à l'origine de la proposition de loi initiale avec son confrère Hugues Portelli (LR, Val-d'Oise).

Les nouvelles dispositions devraient entrer en vigueur pour la campagne présidentielle 2017

Elles  durciront les conditions de publication des sondages, fixées jusque là par une loi de 1977.
Pour chaque enquête, les entreprises commerciales de sondage es instituts devront notamment indiquer "qui le commande, qui le fait, le publie et le paye", souligne le sénateur Sueur. La marge d'erreur devra également être précisée.
La plupart de ces règles de base - mention du nom de l'institut, des media qui publient une enquête, composition de l'échantillon... - sont déjà en vigueur. 

Ces sociétés devront également transmettre à la Commission des sondages une série d'informations précises sur les conditions de réalisation des enquêtes. Notamment l'ensemble des questions posées, y compris celles qui n'ont pas été retenues pour publication, la proportion des personnes n'ayant pas répondu, ou "s'il y a lieu, la nature et la valeur de la gratification perçue par les personnes interrogées". Le cas échéant, "les critères de redressement des résultats bruts du sondage" - pondération ou majoration - devront également être précisés.

En mars 2016, il était à 18 ou 17%...
Les media qui reprennent ces enquêtes - surtout s'ils les commandent - pourront faire figurer ces informations sur leur site en ligne, en indiquant son adresse internet.

Des sanctions financières sont prévues en cas de non respect de ces obligations. La commission des sondages pourra également imposer à ceux qui diffusent un sondage la publication d'une "mise au point" dans les mêmes conditions - emplacement, caractères... - que celles de l'article qui l'aura provoquée.

mardi 26 janvier 2016

Nicolas Sarkozy revient dans les pensées des Français, selon Odoxa

Sarkozy était à 21% de confiance en décembre (Harris Interactive): il est à environ 40%, en janvier

L'année 2016 ne répète pas 2015

Crédibilité des
"instituts" de sondage?
A la fin de l'année 2015, la cote de confiance de François Hollande avait chuté de 4 points en décembre par rapport au mois précédent, tandis que, occupé à organiser LR, Nicolas Sarkozy était 21%, selon un sondage Harris Interactive pour Délits d'opinion. Alain Juppé, maire de Bordeaux, était crédité de 53%, devant François Bayrou, maire de Pau (38%), alors que la région Aquitaine restait pourtant à gauche.

Avec la parution de son livre, "La France pour la vie", Nicolas Sarkozy marque son retour. Cet exercice d'introspection, présenté comme un mea culpa ou un acte de contrition par ses opposants, mais une autocritique par ses amis, arrive après deux livres de Juppé en cinq mois et deux autres annoncés avant la primaire des Républicains, en novembre. François Fillon était entré dans la course de la primaire dès octobre, en publiant le premier best-seller politique à droite. L'éditeur Plon avait prévu un premier tirage de 120.000 exemplaires du livre de l'ancien président de la République et, avant parution le 25 janvier, il était en tête des préventes sur Amazon, en plus de la Fnac, Decitre, Glose, iTunes ou Kobo. Symptomatique: Odoxa -qui la devance-  met Sarkozy au défi de profiter de l' "euphorie" que suscite cette publication... Ses concurrents à la primaire ne manquent d'abreuver leurs espoirs à ce document partisan. 
Sarkozy se classerait derrière les Le Pen et NKM: gag ?

La cote de l'ancien président de la République remonte

Ambiguïté de l'infographie et de l'énorme camembert 
rouge, couleur emblématique de la gauche:
le "bon président" semble obtenir 78% d'adhésion
mais c'est tout le contraire: 22%
Le dernier baromètre pour L'Express, France Inter et la presse régionale, réalisé par l'institut Odoxa, adopte un biais partisan, celui du rejet ! 54% des Français auraient un ressenti de rejet à son égard. 


Sans surprise, puisque la réponse est suggérée par la question ! Commentaire d'Odoxa sur sa propre enquête menée les 21 et 22 janvier (auprès de 988 personnes sélectionnées), avant la publication du livre de Sarkozy: "Nicolas Sarkozy nettement distancé par Juppé en popularité, y compris auprès des sympathisants de droite (20 points d’écart). Il ne le devance, nettement, que sur notre palmarès du rejet : Sarkozy est 1er ex-aequo, alors que Juppé est dernier."

Les commanditaires de ce sondage sont des opposants notoires puisqu'il s'agit, d'une part, de France Inter, noyauté par le SNJ, en pointe de la lutte, et d'autre part, de L'Express, détenu par l'entrepreneur Patrick Drahi, également propriétaire à crédit du quotidien Libération, journal officieux du PS. 
Dommage pour l'indépendance de la presse et la liberté de ses journalistes, et donc pour le pluralisme de l'information.

Un critère subjectif pour une étude "scientifique" 
Des électeurs de droite (globalement, si divers soient-ils, comme l'électorat de gauche) sont plus nombreux à trouver "sympathique" Alain Juppé, Valérie Pécresse, ou bien même... Emmanuel Macron que le président des Républicains. Et pourquoi pas Valls, pendant qu'ils y sont?
Le positionnement droitier de Nicolas Sarkozy dérange, non pas pour une hypothétique menace sur les institutions -alors que ce sont Hollande et Valls qui veulent plus d'état d'urgence et plus longtemps, mais plutôt parce que le centre est empiété par le pouvoir socialiste, plutôt que par sa cible tacite, du fait d'un glissement général du paysage politique à droite: seuls 24% de ceux qui se sentent proches du FN apprécient celui qui leur est présenté comme un obstacle dans leur marche accélérée vers le pouvoir. Un score d'autant plus embarrassant que les sympathisants du Front national sont plus nombreux à apprécier le réputé modéré Alain Juppé (31%). Avec Odoxa, L'Express, France Inter et la presse régionale font-ils campagne pour le FN, en espérant propulser le PS en seconde position, face à Sarkozy,  seul obstacle d'envergure ? 
Sondage politique ?
En somme la gauche et la droite extrême cherchent à faire émerger l'adversaire le moins dérangeant: ainsi le septuagénaire Juppé rencontre-t-il  la "sympathie" à la fois du FN et du PS, le FNPS. 
Quel crédit accorder aux enquêtes politico-commerciales ?

Odoxa est présidé par Gaël Sliman, après 15 ans au service de BVA. Le conflit d'intérêts est patent si on sait aussi qu'il est actuellement chroniqueur hebdomadaire sur BFM-Business, une branche de BFMTV, dont l'actionnaire majoritaire est le groupe financier d'Alain Weill, un homme d'affaires dont la femme est une élue d'opposition à la mairie de droite de Boulogne-Billancourt et membre du comité de direction du groupe NextRadioTV, (groupe de BFMTV)...
En tant que directrice générale adjointe d'Amaury Médias, cette dame est chargée du quotidien Le Parisien, du Parisien magazine, de la Parisienne et de ses suppléments et chargée de dynamiser le développement du chiffre d'affaires publicitaire de la marque Le Parisien-Aujourd'hui en France. Il aurait plus manqué que Le Parisien participât à ce sondage Odoxa.