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mardi 11 octobre 2016

Tentatives d'assassinats: les déclarations de sympathie du gouvernement ne satisfont plus les policiers

Les policiers en colère après les "violences" (sic, selon la presse) dans l'Essonne

Deux syndicats de police appellent à des rassemblements silencieux mardi

Un autre syndicat appelle à une "grève du zèle" dans l'Essonne pour réclamer des moyens adaptés après les violences contre des policiers ce week-end dans le département.
Le ministre de l'Intérieur et Manuel Valls ont fait la tournée des popotes, lundi matin, en visitant plusieurs commissariats de l'Essonne, département où Valls a été député-maire, à Evry. Le premier ministre a une nouvelle fois assuré comme à d'autres avant eux, que les auteurs des violences sur les policiers attaqués par une quinzaine d'incendiaires mineurs à la Grande Borne et dont l'un, encore entre la vie et la mort, hurlait "Aide-moi! Aide-moi! Je suis en feu", seraient "appréhendés" et "jugés sévèrement"... Une mise en cause de la chaîne judiciaire, notamment depuis le passage de Christiane Taubira au ministère de la Justice.
Mais "il n'y a pas de zone de non-droit", a clamé le chef du gouvernement, niant l'évidence de leur existence jusque sur le terrain des agressions.

La plupart des syndicats de police considère donc que le gouvernement ne leur a pas encore donné les moyens de faire face à cette "violence endémique" dans des zones dites "sensibles" par la presse.
Alternative-police CFDT  et le syndicat des cadres SCSI-CFDT, pourtant inconditionnels du gouvernement socialiste, appellent en conséquence les policiers à des SCSI-CFDT mardi devant tous les commissariats de police.
"En dépit de propos rassurants, il existe toujours des zones de non-droit en France, aux mains de quelques gangs délinquants et criminels qui se radicalisent d’année en année", maintiennent-ils dans un communiqué.

Le syndicat Alliance, majoritaire chez les gardiens de la paix, a appelé pour sa part les policiers de l'Essonne à faire une "grève du zèle" et à se contenter de répondre aux urgences. Ce syndicat lance aux policiers de l’Essoonne la consigne de ne plus intervenir que sur appel.
"On attendait des réponses fortes, cela n'a pas été le cas", a dit sur BFM TV Claude Carillo, délégué départemental du syndicat, qui a déploré le flou du premier ministre sur un renforcement en cours des effectifs, voire à venir.
"Depuis des années, il y a une vision comptable de la sécurité qui est en totale inadéquation avec la réalité", a déclaré pour sa part sur Twitter le syndicat Unité SGP Police.

Pour le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), il y a "urgence à proclamer une grande mobilisation pour imposer à tous le respect des lois comme des fonctionnaires chargés de les faire appliquer".

Interrogé sur la santé du policier le plus sérieusement blessé, victime de graves brûlures, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a déclaré que son état reste "stationnaire". "Je suis convaincu qu'il se remettra."

Le parti Les Républicains (LR) a demandé la démission du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Quatre membres des forces de l'ordre ont été blessés samedi, dont deux grièvement, lors de l'agression commise par une quinzaine de jeunes malfrats qui ont tenté de les assassiner en jetant des cocktails Molotov sur leurs véhicules de service - et en les empêchant de s'en extraire- près du quartier sensible de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon.
L'incident s'est produit lors d'une mission de garde statique d'une caméra de vidéosurveillance endommagée à deux reprises ces dernières semaines après son installation par la mairie à un carrefour théâtre de nombreux vols à la portière (ou 'car-jacking').

Ces assassinats manqués ont suscité l'indignation de responsables politiques et valu au gouvernement de nombreuses flèches des responsables en lice pour l'élection présidentielle de 2017.

"Un État fort c'est un État qui ne recule pas, un État qui met fin aux zones de non droit. #ViryChatillon", a ainsi écrit Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite, sur Twitter.

En meeting dimanche au Zénith de Paris, l'ancien président Nicolas Sarkozy a dénoncé "un scandale, une honte".
"Il est évident que M. Cazeneuve ne peut plus poursuivre sa mission", a déclaré à la presse Valérie Debord, porte-parole LR, qui reproche au gouvernement son "laxisme".

Présidente du Front national, Marine Le Pen a promisdans un tweet de "rétablir l'autorité sur chaque mètre carré du territoire national".

Cette agression de la République activera-t-elle enfin la répression?

"La prochaine étape, c'est d'aller à l'intérieur de la Grande Borne pour faire cesser tous ces trafics"
Suite à cette démonstration de la volonté de meurtre de représentants de l'ordre républicain en France, Jean-Marie Vilain, le maire UDI de Viry-Châtillon, a livré publiquement le ressenti de la population qui vit dans la peur: "aller à l'intérieur" de la cité, puisque la police n'ose plus s'y aventurer depuis que les voyous sont convaincus de leur impunité.

Une des nombreuses zones de non-droit ? 
La Grande Borne n'est que l'une d'entre elles. Certes les agents de proximité font ce qu'ils peuvent avec les moyens dont ils disposent, tandis que Manuel Valls refuse d'admettre la réalité, encore plusieurs fois depuis ce week-end. 
Quoi qu'en dise le pouvoir socialiste, ce quartier  isolé est devenu une plaque tournante du trafic de drogue en région parisienne. Jean-Marie Vilain le reconnaît volontiers : "C'est un quartier très compliqué. Cela fait maintenant une vingtaine d'années que l'on sait que des trafics de drogue de tous les stupéfiants possibles et imaginables ont lieu à la Grande Borne."

Depuis 1995, cette commune était administrée par un maire PS, devenu secrétaire national du Parti de gauche, Gabriel Amard - beau-père de Jean-Luc Mélenchon avec qui il quitta le PS le 7 novembre 2008 (désigné tête de liste du Front de Gauche dans le Grand Est pour les élections européennes de 2014, il est désormais président de l'association 'La Gauche par l'Exemple', qui rassemble les élus du PG et apparentés) - jusqu'en 2006, puis par une communiste, Simone Mathieu, PCF, jusqu'en 2014.

C'est pourquoi, alors que les immeubles de la Grande-Borne sont situés sur les deux communes, Mélenchon insiste pour "assigner" la tentative d'assassinats à "certains", non pas de Viry-Chatillon, mais de Grigny, PCF... Le torchon brûle aussi entre les communistes et le Parti de gauche !
La société bourgeoise  libérale n'est plus responsable des actes commis par "quelques-uns" ?

samedi 17 septembre 2016

Liberté d'expression: Bernard Cazeneuve va porter plainte contre un clip de rappeur

Bernard Cazeneuve découvre que le rap peut être "outrageant" 

Plusieurs syndicats de police ont protesté contre le clip d'un rappeur parisien

Ils jugent "outrageant" et "incitant à la violence" contre les policiers un clip hébergé par YouTube.
Après les plaintes des syndicats de gardiens de la paix, jeudi, le ministère de l'Intérieur a déclaré qu'une "plainte sera déposée vendredi" et "était à l'étude jeudi soir" à l'encontre du rappeur Jo le Pheno, accusé d'entretenir une haine anti-police.

Le Parisien inverse les responsabilités et prend fait et cause pour le rappeur.

"Après avoir été montré du doigt par des syndicats de policiers, le rappeur Jo le Phéno, fait l'objet d'une plainte de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'intérieur."

"Des appels au meurtre de policiers" 
Jo le Pheno, qui vit à la "Banane", 
le quartier populaire des Amandiers 
du 20e arrondissement de Paris,
dont le maire est Frédérique Calandra (PS)
"A l'heure où la France est en guerre contre le terrorisme et que les policiers sont mobilisés sur tous les fronts", le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT, majoritaire chez les officiers) et Alternative-CFDT, dans un communiqué commun, "condamnent la diffusion du clip de Joe le Pheno sur la chaîne YouTube". Dans cette vidéo, "les outrages succèdent aux menaces et aux appels aux meurtres de policiers" arguent-ils, précisant que le rappeur "crache sur un véhicule de police" et que l'on voit dans le clip "des images de policiers identifiables". 
"Où sont les condés? On va les taper", "Je pisse sur la justice et la mère du commissaire", "Il faut se défouler sur la flicaille". Les paroles de la chanson sont illustrées d'images violentes.
"Les démarches sont engagées" 
Le mécontentement est identique sur le site internet du premier syndicat de gardiens de la paix Alliance, qui fustige dans un tract "la haine anti-flics" exprimée dans ce clip. 

Les syndicats en ont appelé au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. De sources policières officielles, on a appris jeudi que des "suites ont été données" et des "démarches engagées". Le Parquet de Paris - qui dépend du ministère de la Justice - a été saisi, selon ces sources, en vue de poursuites judiciaires, ainsi que la plateforme gouvernementale de signalement de sites internet abusifs, Pharos.

vendredi 22 avril 2016

Etat d'urgence: la CGT matraque la police et les policiers

Cette affiche de l'extrême gauche est très mal reçue de la police et des politiques

Cette affiche d'une branche de la CGT dénonce violemment les violences policières contre les jeunes

L'affiche qui "fâche",
selon un "curieux  journaliste
Elle a frappé le patron de la police. Lundi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et deux syndicats de policiers ont  dénonce une campagne "choquante" .
Le syndicat Info'com de la CGT
(salariés de l'information et de la... communication), a publié le 16 avril sur son site internet une affiche téléchargeable associant une matraque et un insigne de CRS, à une flaque de sang, titrée: "la police doit protéger les citoyens et non les frapper".

Selon ce syndicat d'extrême gauche, "on ne compte pas les excès de la police qui veut mater les jeunes, qu'ils soient étudiants ou lycéens", faisant référence aux ripostes policières aux agressions des forces de l'ordre par des ultra anarcho-révolutionnaires - casqués et encagoulés- que la gauche radicale fait passer pour des "casseurs"  dans le cadre de manifestations.

Campagne "choquante"


Ce visuel met "gravement [et injustement] en cause la police nationale", a jugé lundi soir Bernard Cazeneuve dans une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonçant la "violence" d'une campagne "choquante".

Le ministre, qui rappelle que plus de 18.000 policiers et gendarmes ont été blessés en 2015 et que 8 ont perdu la vie, assure que les forces de l'ordre sont "soumises à un contrôle étroit et exigeant" et le ministre  appelle à "protéger, plutôt que de chercher à détruire" le "lien de confiance entre la population" et les forces de sécurité.
Interrogé sur France Info, le député Les Républicains Eric Ciotti a jugé cette affiche "scandaleu(se), indigne, honteu(se)". "Ce syndicat s'est discrédité. (...) A mesure que sa crédibilité diminue, il est contraint à la surenchère. Moi je demande très clairement ce matin au ministre de l'Intérieur de déposer plainte contre la CGT".


Le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot, trouve cette affiche "immonde". "La CGT reçoit des millions chaque année de l'Etat, des collectivités, pour faire ça. Elle ferait mieux de défendre les salariés d'une manière un peu plus sérieuse plutôt que de commettre ces horreurs".

Même son de cloche du premier secrétaire du Parti socialiste. 
L"ancien trotskiste Jean-Christophe Cambadélis a faiblement dénoncé mardi "une gauchisation" de la CGT, estimant que l'affiche du syndicat "fait partie" de cette orientation.

Les syndicats de policiers se plaignent de mauvais traitements

Plus tôt dans la journée, deux syndicats d'officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche dans des communiqués séparés. Pour le SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police et proche du PS), c'est une "affiche de la honte". "C'est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l'exercice de leur fonction", a-t-il écrit, ajoutant se réserver le "droit de porter plainte".

Synergie (second syndicat) a évoqué un "appel abject à la haine" et à la "violence" contre les forces de l'ordre. Il a demandé au ministère de l'Intérieur de "déposer plainte contre cette campagne calomnieuse".

Les organisations radicales instrumentalisent les jeunes
Les tensions entre jeunes activistes et policiers sont exacerbées depuis le début du mouvement contre le projet de loi travail, dans lequel les lycéens sont poussés en première ligne. Plusieurs provocations ont ainsi eu lieu ces derniers jours dans des lycées d'Ile-de-France, occasionnant plusieurs dizaines d'interpellations, sans compter les commerces et le mobilier urbain dégradés sur le parcours des défilés encadrés par les organisations syndicales et les partis radicaux d'extrême gauche.

Un policier mis en cause dans une vidéo largement diffusée où on le voit maîtriser énergiquement un lycéen à Paris au cours d'une manifestation contre le projet de loi travail, le 24 mars, doit être jugé en mai pour violences volontaires.

Les lycéens sont encouragés à aller en justice 
Le parquet de Paris a ouvert mi-décembre une enquête préliminaire après la plainte déposée par dix-huit adolescents qui accusent des policiers du commissariat du XIIe arrondissement de violences, agressions sexuelles et insultes racistes à leur encontre. Le grand jeu !