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mercredi 11 mai 2016

Alzheimer: Hollande dénonçait la “brutalité” du 49-3, un “déni de démocratie”

Hollande a-t-il perdu la mémoire ou est-il un homme sans conviction ni respect de soi ? 

Le président Hollande sur les traces du premier ministre Rocard

Si "le 49-3 est une brutalité, le 49-3 est un déni de démocratie, le 49-3 est une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire" en 2006, il ne l'est plus dix ans plus tard.
Comme premier secrétaire du Parti socialiste, F.Hollande s’indignait de l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution qui permet à un gouvernement de faire voter une loi en contournant le vote du Parlement. C'était alors en 2006, contre le contrat première embauche (CPE) pour les jeunes, actuelle priorité supposée de F. Hollande.

Les propos du président socialiste ont encore pris un relief particulier ce 10 mai 2016, alors que Manuel Valls annonçait - à l'issue d'un conseil des ministres exceptionnel présidé par François Hollande -  qu’il aura recours à l’article 49-3 pour adopter son projet bricolé de loi Travail combattu par l'ensemble de l'échiquier politique et syndical
(à l'exception de la CFDT).

VOIR et ENTENDRE cette vidéo ressortie par LCP en février 2015

C'était déjà la même "brutalité" à propos de la loi Macron.
C'était certes la 84e fois depuis 1959 mais, en dépit de ses promesses de changement, Hollande ne fait pas mieux que ses prédécesseurs.
Alors que ni Lionel Jospin, sous la présidence de Jacques Chirac, ni François Fillon, premier ministre de Nicolas Sarkozy, ni le socialiste Jean-Marc Ayrault n’a eu à recourir au 49.3, l'actuel premier ministre en est à son deuxième recours à l’article 49.3 de la Constitution de la Ve République depuis mars 2014.

Le mardi 16 juin 2015, Hollande a une première fois employé cet article, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans débat ni vote, en engageant sa responsabilité dessus, lors de la deuxième lecture du "projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques", la loi Macron (un texte de 400 articles portant sur la libéralisation du travail le dimanche ou l'ouverture des professions réglementées, en passant par l'augmentation des... lignes de car entre les villes !), quatre mois après avoir déjà permis son adoption en première lecture.
Le gouvernement Valls avait déjà eu recours à cette arme constitutionnelle, en février 2015, lors de la première lecture du texte du ministre de l'Economie et face à l'opposition attendue de 30 ou 40 députés PS, "frondeurs" hostiles notamment à l'extension de l'ouverture des commerces le dimanche. Mais, cette fois-là, le gouvernement avait engagé sa responsabilité dès le début, en s'épargnant des débats dans l'hémicycle et dans le pays.

Le passage en force de juin 2015 avait fait monter la colère dans les rangs socialistes et les supporteurs de Manuel Valls avaient déjà tenter de faire valoir qu'après un an il était encore loin de l’avoir autant utilisé que bon nombre de ses prédécesseurs sur cinquante ans... et bien que cette pratique ait peu à peu peu décliné depuis vingt ans, après un engouement fort de François Mitterrand, homme de la IVe République. Le gouvernement avait fait son marché dans les amendements et repris à son actif ceux qui lui plaisaient, bien qu'il n'en ait pas eu l'idée.
Cette colère de 2015 se concrétisera-t-elle en 2016 ?

Valls va-t-il faire mieux en un an que Rocard en trois ans (1988-1991) ?

Nombre de fois où chaque premier ministre de la Ve République a engagé la responsabilité de son gouvernement sur un texte par le biais de l'article 49.3 de la Constitution.

2
5
10
15
20
25
4
M. Debré (59-62)
6
G. Pompidou (62-68)
0
M. Couve de Murville (68-69)
0
J. Chaban-Delmas (69-72)
0
P. Messmer (72-74)
0
J. Chirac (74-76)
8
R. Barre (76-81)
7
P. Mauroy (81-84)
4
L. Fabius (84- 86)
8
J. Chirac (86-88)
28
M. Rocard (88-91)
8
E. Cresson (91-92)
3
P. Bérégovoy (92-93)
1
E. Balladur (93-95)
2
A. Juppé (95-97)
0
L. Jospin (97-02)
2
J.-P. Raffarin (02-05)
1
D. Villepin (05-07)
0
F. Fillon (07-12)
0
J.-M. Ayrault (12-14)
2
M. Valls (14-?)


Alors que ni Lionel Jospin, ni François Fillon, ni Jean-Marc Ayrault n’a eu recours au 49.3, les sept premiers ministres de François Mitterrand ont, de 1981 à 1995, actionné ce levier constitutionnel. Ainsi, Edith Cresson y a eu recours à huit reprises en à peine dix mois, soit autant de fois que Jacques Chirac au cours de la première cohabitation de l’histoire de la Ve République (1986-1988).

Mais le recordman absolu en la matière est Michel Rocard: à 28 reprises, en 3 ans (mai 1988-mai 1991), il a engagé la responsabilité de son gouvernement. Ce qui représente un tiers des utilisations du 49.3 sous la Cinquième… Bien que réélu à l'Elysée, François Mitterrand ne disposait pourtant que d'une majorité relative à l’Assemblée élue en 1988. Rocard utilisait donc le 49.3 pour faire passer ses textes tantôt en ralliant les communistes, tantôt en ralliant les centristes. Une pratique qui a peut-être mal-inspiré Manuel Valls, membre du cabinet de Michel Rocard lorsque celui-ci était à Matignon…

Au total, l’article 49.3 a été utilisé 84 fois depuis le début de la Ve République, pour un total de 50 textes (un même texte pouvant faire l’objet de plusieurs utilisations de cet article, comme c’est le cas avec la loi Macron). Mais cela n’a entraîné que 50 motions de censure, le seul moyen de contrer cette arme constitutionnelle ; et puisque aucune de ces motions n’a jamais été adoptée, aucun gouvernement n’a eu aucune retenue pour recourir au 49.3.

L'article 49.3 de la Constitution peut être utilisé "après délibération du Conseil des ministres". Dans ce cas, le projet de loi est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures, est votée par l'Assemblée. Si la motion de censure est votée, le gouvernement doit démissionner.


samedi 7 mai 2016

Loi travail: le 49.3 serait mal accepté des Français

71% des Français trouveraient "choquant" un recours au 49.3

A propos du vote de la loi travail, Manuel Valls a affirmé vendredi qu'il ne fallait "jamais renoncer à un moyen constitutionnel" comme le 49.3

Valls écrase tout sur son passage
Or, d'après un sondage Odoxa publié ce vendredi, plus de sept Français sur dix (71%) trouveraient "choquant" que le gouvernement utilise l'arme du 49.3 pour forcer l'adoption du projet de loi travail sans vote en engageant la responsabilité du gouvernement. Fait notable, une telle décision est jugée aussi choquante par les sympathisants de gauche (70%) que par les sympathisants de droite (70%), les sondés se disant sans proximité partisane étant encore plus critiques (76%), selon cette enquête pour l'émission CQFD (Ce Qu'il Fallait Décrypter," chaque samedi) sur i-télé (groupe Canal+) et Paris Match.

Après de violentes manifestations et une concertation tardive et sous la pression, une "volonté de convaincre"...

L'article 49-3 de la Constitution permet au premier ministre d'engager sa responsabilité devant l'Assemblée nationale sur un texte de loi.
Le projet de loi est considéré comme adopté sauf si une motion de censure, déposée dans les 24 heures, est votée par l'Assemblée. La motion de censure est débattue au plus tôt 48 heures après son dépôt, et si elle est approuvée par la majorité absolue des députés, le gouvernement doit démissionner.
Tout en réaffirmant sa "volonté de convaincre" sa majorité sur la loi travail, Valls a affirmé vendredi qu'il ne faut "jamais renoncer à un moyen constitutionnel" comme le 49.3.

Interrogés sur l'opposition à ce texte controversé des "responsables politiques de gauche qui s'opposent régulièrement aux décisions du gouvernement", les "frondeurs", près des trois-quarts des personnes interrogées (74%), déclarent par ailleurs "normal qu'ils s'opposent au gouvernement". 

Mais il est difficile d'identifier un représentant des "frondeurs", 65% d'entre eux n'avançant aucun nom. Comme Place de la République, parmi les activistes de "Nuit Debout".
Le premier responsable émergeant toutefois est Arnaud Montebourg (9%) et, nettement derrière, un autre socialiste évincé du gouvernement, Benoît Hamon (7%), et le cofondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon (7%), la socialiste Martine Aubry (5%) et le chef de file des "frondeurs" PS à l'Assemblée, Christian Paul (4%).

Le sondage a été réalisé sur internet les 5 et 6 mai -pendant le weekend de l'Ascension- auprès d'un échantillon représentatif de 1.011 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

mardi 3 mai 2016

Loi travail : les opposants repartent le 12 mai pour une nouvelle série de mobilisations

Salariés, syndicats et étudiants descendent une nouvelle fois dans la rue ce mardi 3 mai

Un point sur la mobilisation de ce mardi 3 mai contre
la loi Travail

Jean-Claude Mailly, n°1 de FO, sur l'esplanade des Invalides ce mardi.
Jean-Claude Mailly, n°1 de FO,
sur l'esplanade des Invalides ce mardi
"C'est le sixième rassemblement du genre en deux mois, il y a donc peut-être un certain effet de lassitude", souligne Camille Boudin. En tout cas, les syndicats comme la CGT, FO ou encore l'UNEF "appellent l'ensemble de leurs adhérents à les rejoindre physiquement sur Paris aujourd'hui", pour continuer à mettre la pression sur le gouvernement, poursuit la journaliste de France 3.

43.000 mails contre le texte

Les syndicats appellent aussi l'ensemble des citoyens à envoyer des courriers, des mails ou passer des appels aux députés, alors que la Loi Travail va être étudiée à l'Assemblée. "Pour l'instant, 43.000 mails ont été envoyés, 12.000 tweets postés, 5.000 coups de fil passés", détaille Camille Boudin en direct des Invalides.

D'autres actions sont prévues, notamment le 12 mai, mais aussi le 17 mai, jour du vote solennel des députés.

A Toulouse, des opposants au projet de loi Travail se sont mobilisés toute la journée du mardi 3 mai.
Pour les opposants au projet de loi, le début des débats parlementaires a offert une nouvelle occasion de se mobiliser dans la rue mardi 3 mai et notamment à Toulouse. La journée a ainsi été parsemée de blocages et d’actions diverses et ce, dès l’aurore. Qu’il s’agisse de Nuit Debout, la CGT ou encore les lycéens, la journée a été l'occasion d'informations sur ce front de la contestation de la loi Travail, rejoint par d’autres thématiques comme au CHU en début d’après-midi ou les travailleurs sociaux du Conseil départemental.
Dès 9h, la police a dispersé les manifestants qui convergent actuellement vers Jeanne d'Arc où une action doit avoir lieu en fin de matinée, devant la permanence parlementaire de la députée socialiste Catherine Lemorton.
Occupé depuis le 27 avril par les intermittents du spectacle, le TNT a accueilli une conférence de presse à 10h, où devait être annoncée la fin ou non de l'occupation.


En fin d'après-midi, des heurts continuaient à Nantes selon Presse Océan. Les forces de l'ordre ont de nouveau tiré des gaz lacrymogènes.

A l'Assemblée, la motion de renvoi préalable de Jean-François Copé est rejetée par 200 voix contre 105.
Face aux débordements des dernières manifestations, la présence policière a été renforcée à Paris. "CRS et gendarmes mobiles encadrent l'esplanade des Invalides. Une présence terrestre, mais aussi une présence aérienne. On a pu voir ce matin des policiers qui testaient des drones", rapporte Clément Le Goff.

Au moins quatre personnes interpellées et deux policiers blessés à Nantes, annonce la police sur Twitter. Un représentant des forces de l'ordre aurait été frappé à la tête avec une barre de fer, selon France Bleu Loire Océan. La tension est montée d'un cran avec des jets de lacrymogènes  pour disperser des manifestants qui caillassaient les forces de l'ordre.


A Limoges, concert de casseroles devant la Fédération du Parti socialiste.


Le gouvernement va-t-il devoir faire passer la 'loi travail' par la force ?


Des interpellations  aux Invalides,  deux heures avant  la présentation du projet Valls de loi Travail par la ministre du Travail Myriam El Khomri devant les députés.
Les manifestants refusent de quitter les Invalides, malgré la fin de la réunion unitaire. Le flux d'opposants stationne à l'angle de la rue Saint-Dominique, celle de Science Po Paris, près d'un activiste d'extrême gauche à nez rouge qui dénonce le "capitalisme assassin."



Les extrémistes de gauche  assurent avoir été "nassés" par les forces de l'ordre.

Une provocation du ministère de l'Intérieur ?


Selon les témoignages de plusieurs journalistes, les anarcho-révolutionnaires attendent en fait que soient relâchés plusieurs de leurs camarades, interpellés pour un contrôle.

La démocratie est-elle morte comme l'affirment les militants trotskistes de SUD et les communistes de la CGT


Extraits d'un communiqué significatif de Solidaires Etudiant-e-s


"Ce samedi 9 avril, un mois après la première journée nationale de mobilisation contre la loi Travail, le mouvement ne faiblit pas : ce sont près de 500.000 personnes qui ont manifesté dans plus de 200 endroits en France, contre cette loi dont le seul projet est de détruire le droit du travail et de mettre les travailleurs et les travailleuses dans une situation de soumission à leurs employeurs.

Le mouvement confirme donc sa véhémence
[sic] dans ces manifestations d’ampleur, qui furent l’occasion d’une nouvelle jonction entre les salarié-e-s, les étudiant-e-s, les lycéen-ne-s, les chômeurs, les chômeuses et les précaires.

De plus, le mouvement se diversifie et s’étend grâce à des initiatives innovantes comme les "Nuits Debout", qui se mettent en place partout en France à l’occasion de cette journée.

Mais c’est notamment grâce à une grève générale massive dans tous les secteurs et à un blocage de l’économie que nous pourrons gagner. C’est pourquoi nous ne pouvons nous satisfaire du calendrier de mobilisation fixé par l’intersyndicale qui, loin d’appeler à construire cette grève générale, laisse passer 3 semaines avant la nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle du 28 mars.


En tant que travailleur/ses et futur travailleur/ses, les étudiant.e.s ont plus que jamais un rôle à jouer dans cette lutte.
Contrairement aux autres organisations étudiantes, nous tenons à mettre en avant les dates de mobilisation impulsées par la Coordination Nationale Étudiante : journée d’action et de convergence notamment avec les cheminots le 12 mars, journées et de manifestations dans tous les secteur le 14 et 20 mars.

Partout le mouvement doit se doter de cadres d’auto-organisation émanant des assemblées générales, qui sont les plus légitimes et les plus à même de décider des suites de la lutte. La Coordination Nationale Étudiante commence à se doter d’outils qui tendent à structurer le mouvement de manière démocratique : appels propres, porte-parolat, calendrier [...] avec en parallèle la première Coordination Nationale Lycéenne !

Malgré notre détermination, notre mobilisation se voit entachée de multiples violences policières. C’est ainsi qu’à Paris, en fin de manifestation, les forces de l’ordre ont à nouveau utilisé abusivement de gaz lacrymogènes, de flash-ball et des grenades de désencerclement. A Rennes, c’est près d’une cinquantaine de personnes qui ont été blessé-e-s par l’action de la police, dont 8 très gravement. Depuis le début de la mobilisation, le bilan des blessé-e-s et des condamné-e-s ne fait que s’alourdir dans de nombreuses villes (Lyon, Nantes, Grenoble, Pau...). Nous condamnons cette violence du gouvernement et particulièrement de la police, toujours encline à la provocation lors de ces manifestations.


Nous sommes plus que jamais déterminé-e-s à nous battre pour le retrait immédiat, total, définitif et sans négociation de cette loi !"

vendredi 22 avril 2016

Etat d'urgence: la CGT matraque la police et les policiers

Cette affiche de l'extrême gauche est très mal reçue de la police et des politiques

Cette affiche d'une branche de la CGT dénonce violemment les violences policières contre les jeunes

L'affiche qui "fâche",
selon un "curieux  journaliste
Elle a frappé le patron de la police. Lundi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et deux syndicats de policiers ont  dénonce une campagne "choquante" .
Le syndicat Info'com de la CGT
(salariés de l'information et de la... communication), a publié le 16 avril sur son site internet une affiche téléchargeable associant une matraque et un insigne de CRS, à une flaque de sang, titrée: "la police doit protéger les citoyens et non les frapper".

Selon ce syndicat d'extrême gauche, "on ne compte pas les excès de la police qui veut mater les jeunes, qu'ils soient étudiants ou lycéens", faisant référence aux ripostes policières aux agressions des forces de l'ordre par des ultra anarcho-révolutionnaires - casqués et encagoulés- que la gauche radicale fait passer pour des "casseurs"  dans le cadre de manifestations.

Campagne "choquante"


Ce visuel met "gravement [et injustement] en cause la police nationale", a jugé lundi soir Bernard Cazeneuve dans une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonçant la "violence" d'une campagne "choquante".

Le ministre, qui rappelle que plus de 18.000 policiers et gendarmes ont été blessés en 2015 et que 8 ont perdu la vie, assure que les forces de l'ordre sont "soumises à un contrôle étroit et exigeant" et le ministre  appelle à "protéger, plutôt que de chercher à détruire" le "lien de confiance entre la population" et les forces de sécurité.
Interrogé sur France Info, le député Les Républicains Eric Ciotti a jugé cette affiche "scandaleu(se), indigne, honteu(se)". "Ce syndicat s'est discrédité. (...) A mesure que sa crédibilité diminue, il est contraint à la surenchère. Moi je demande très clairement ce matin au ministre de l'Intérieur de déposer plainte contre la CGT".


Le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot, trouve cette affiche "immonde". "La CGT reçoit des millions chaque année de l'Etat, des collectivités, pour faire ça. Elle ferait mieux de défendre les salariés d'une manière un peu plus sérieuse plutôt que de commettre ces horreurs".

Même son de cloche du premier secrétaire du Parti socialiste. 
L"ancien trotskiste Jean-Christophe Cambadélis a faiblement dénoncé mardi "une gauchisation" de la CGT, estimant que l'affiche du syndicat "fait partie" de cette orientation.

Les syndicats de policiers se plaignent de mauvais traitements

Plus tôt dans la journée, deux syndicats d'officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche dans des communiqués séparés. Pour le SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police et proche du PS), c'est une "affiche de la honte". "C'est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l'exercice de leur fonction", a-t-il écrit, ajoutant se réserver le "droit de porter plainte".

Synergie (second syndicat) a évoqué un "appel abject à la haine" et à la "violence" contre les forces de l'ordre. Il a demandé au ministère de l'Intérieur de "déposer plainte contre cette campagne calomnieuse".

Les organisations radicales instrumentalisent les jeunes
Les tensions entre jeunes activistes et policiers sont exacerbées depuis le début du mouvement contre le projet de loi travail, dans lequel les lycéens sont poussés en première ligne. Plusieurs provocations ont ainsi eu lieu ces derniers jours dans des lycées d'Ile-de-France, occasionnant plusieurs dizaines d'interpellations, sans compter les commerces et le mobilier urbain dégradés sur le parcours des défilés encadrés par les organisations syndicales et les partis radicaux d'extrême gauche.

Un policier mis en cause dans une vidéo largement diffusée où on le voit maîtriser énergiquement un lycéen à Paris au cours d'une manifestation contre le projet de loi travail, le 24 mars, doit être jugé en mai pour violences volontaires.

Les lycéens sont encouragés à aller en justice 
Le parquet de Paris a ouvert mi-décembre une enquête préliminaire après la plainte déposée par dix-huit adolescents qui accusent des policiers du commissariat du XIIe arrondissement de violences, agressions sexuelles et insultes racistes à leur encontre. Le grand jeu !