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lundi 17 mars 2008

Municipales 2008 : coups de projecteurs sélectifs des media

Exemples de Tarbes et Périgueux
La presse a choisi de mettre Périgueux en exergue et de taire Tarbes où l’UMP réussit le grand chelem !
Les écoles de journalisme enseignent-elle l'objectivité ou le militantisme?
A Périgueux
, ce dimanche sur France 2, Xavier Darcos, le ministre de l’Education nationale, a reconnu sa défaite aux élections municipales à Périgueux (Dordogne). "J'ai les résultats définitifs (...), je perds de 113 voix", a déclaré le ministre. "Une défaite est toujours cruelle, je ne cache pas ma déception. Une bataille perdue n'est pas la fin d'un combat", a-t-il ajouté. Fallait-il ne retenir que cela ?


A Tarbes, l’UMP Trémèges efface le jospiniste Glavany
Tarbes a connu ce week-end un duel au sommet, entre le maire sortant UMP Gérard Trémège, 64 ans, et son principal rival, l'ancien ministre socialiste Jean Glavany, également président de la communauté d'agglomération de la ville. Au final, c'est une victoire sans appel pour le maire sortant UMP, qui avec 54,34% des voix, a fait mieux que résister à la pression de la gauche. Il a manifestement profité de la prime au bilan. "Ce soir, c'est le travail et la proximité qui l'ont emporté, a commenté dimanche Gérard Trémège. Il y a un véritable contrat de confiance qui s'est installé entre nous et les Tarbais. Nous poursuivrons donc nos projets".
Gérard Trémège commence un second mandat. Ancien patron de la CCI de Tarbes, il fut aussi président national des CCI il y a dix ans. On se souvient qu'en 2001, il avait remporté les municipales à l'arrachée face au maire communiste sortant, Raymond Erraçarret, avec seulement 26 voix d'avance ! Il reste un cas dans une région marquéeà gauche.
Considéré comme un proche de Nicolas Sarkozy, il avait bénéficié, mercredi dernier, de la visite du Premier ministre, François Fillon, venu lui apporter son soutien durant. Gérard Trémège démontre donc si besoin est que les municipales ne sont pas l’occasion d’un vote sanction.
Le premier tour avait déjà placé Gérard Trémège à neuf points de son rival, avec 47,4% des voix contre 38,3%. Le candidat du MoDem avait finalement décidé de ne donner aucune consigne de vote. "Nous ne sommes pas là pour faire gagner la droite ou la gauche", avait-t-il expliqué. Bayrou aura-t-il reçu le message ?


Jean Glavany, l’ancien ministre de François Mitterrand, et directeur de campagne de Jospin en 2001, qui avait construit son projet sur "la reconquête à gauche" avait pourtant essayé de mobiliser son électorat, notamment dans les quartiers Nord. Peine perdue pour le député PS (fièvre insuffisante à 38,3%), qui hier soir, a perdu la bataille. Vote sanction ?

Le maire sortant UMP (
lien ) devrait ravir la communauté d'agglomération à son adversaire socialiste Jean Glavany (lien).

samedi 8 mars 2008

Les villes qui pourraient basculer à droite

Ou y rester…
Angers: la droite, emmenée par le jeune président du Conseil général du Maine-et-Loire Christophe Béchu (UMP) est en position de ravir à Jean-Claude Antonini (PS) la mairie de cette ville gérée par la gauche depuis 1977.
Auxerre : la liste menée par Dominique Mary (ci-dessus en rose avec Xavier Bertrand), conseillère municipale UMP soutenue par Jean-Pierre Soisson (ci-dessous à droite), est capable de reprendre la ville au PS Guy Férez. Dominique Mary, jeune sexagénaire dynamique, se présente comme une Auxerroise "pur sucre" et juge la ville "asphyxiée". Elle est soutenue par le Modem de Pascal Henriat. (lien de la candidate UMP ou encore Energie pour Auxerre) Belfort: Etienne Butzbach (MRC), qui a pris les rênes de la mairie après la démission de Jean-Pierre Chevènement, consécutive à sa lourde défaite aux législatives, aura bien du mal à la conserver face au député UMP Damien Meslot.

Le Puy-en-Velay : la maman de Bruno Julliard est la maire sortante socialiste de cette ville de tradition centriste perdue par l'UDF aux dernières municipales. Arlette Arnaud-Landau (PS) compte sur son poste de Vice-Présidente du Conseil Régional d'Auvergne pour être reconduite dans ses fonctions.
Mais
l’UMP Laurent Wauquiez peut compter sur ses atouts: un réseau parisien étoffé et la 2e circonscription de Haute-Loire, qui couvre aussi une partie de la ville, tenue par le giscardien Jean Proriol depuis 1978.
Après Normale Sup', Science Po et l'ENA, Laurent Wauquiez, 33 ans, est surnommé le "surdiplômé de l'UMP". Une image de "technocrate" qu'il s'efforce de faire oublier par son ancrage en Haute-Loire où il est devenu le député en 2004, après le départ de Jacques Barrot à la Commission européenne. Le 10 juin 2007, il a été réélu dès le premier tour des législatives avec un score de 58,13%. Porte-parole du gouvernement, il fait ses premières armes aux municipales. (
lien du candidat UMP)

Tourcoing: issue incertaine dans ce bastion phare que la gauche dirige mais qui a voté majoritairement pour Nicolas Sarkozy. Michel-François Delannoy (PS) affronte le député UMP Christian Vanneste. Les propos de Pierre Mauroy (PS) donnent un aperçu des enjeux qui se dessinent dans la ville. Le président de la Communauté urbaine de Lille a appelé les électeurs à élire un "maire républicain" et a estimé que cette élection "ne sera pas ordinaire". Sur le plan stratégique, si la droite emportait Tourcoing, la gauche perdrait sans nul doute la communauté urbaine. Pierre Mauroy n'étant pas candidat à sa succession, en cas de défaite socialiste, elle pourrait revenir aux mains du candidat UMP Marc-Philippe Daubresse, député-maire de Lambersart.
Né le 14 juillet 1947 à Tourcoing, Christian Vanneste est député de la 10e circonscription du Nord depuis 1993. Battu en 1997, il retrouve son siège en 2002 puis 2007. Christian Vanneste a déclenché une vive polémique sur le sujet de l’homosexualité en 2005, puis en 2006 dans La Voix du Nord, pour avoir exercé sa liberté d’expression jugée politiquement incorrecte en démocratie. La gauche s’est emparée de ses propos: "l'homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité" pour l’attaquer à défaut d’autre chose. Malgré cet épisode, il garde le soutien de l'UMP et de la population. (lien du candidat UMP)

La droite devrait conserver
Laval: suite à la défaite surprise de François d'Aubert (UMP) au second tour des législatives, avec 49,4% des voix, le PS se voit déjà à la mairie avec Guillaume Garot, élu député en juin. Laval a voté à 53,6% pour Désirdavenir Royal le 6 mai. Mais François d'Aubert a une autre envergure… Magistrat à la Cour des comptes, plusieurs fois député, ancien ministre du budget et de la recherche (2004-2005), d’Aubert est un excellent gestionnaire.

Périgueux: Xavier Darcos, le ministre de l'Education, maire UMP sortant, est face au socialiste Michel Moyrand, que l’on dit menaçant dans une ville où la gauche est arrivée en tête de tous les scrutins depuis 2004. Xavier Darcos a été maire de Périgueux à la suite d'Yves Guéna de 1997 à 2002, et sénateur de Dordogne de 1998 à 2002, avant d’occuper des fonctions ministérielles dans plusieurs gouvernements. Sa cote de popularité est actuellement élevée.