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dimanche 6 juillet 2014

14 juillet: l'Algérie participera bien au défilé sur les Champs samedi

Provocation: Hollande cherche les incidents

Trois militaires algériens participeront à une animation sur la place de la Concorde 
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Pour cette première, Hollande voit petit et insidieux: aussi symbolique que sera la prestation pour distraire les officiels de l'ancienne puissance coloniale symbolique, Hollande joue subrepticement avec le feu, alors qu'il a déjà été sifflé à chacune de ses apparitions sur les Champs-Elysées.

Conscients du risque de heurter les Français sans qui l'Algérie ne serait pas ce qu'elle est, les militaires algériens ne défileront pas, mais ils seront présents, en uniformes, place de la Concorde, explique-t-on au ministère français de l'Intérieur.

Dimanche, le ministre algérien des Affaires étrangères a confirmé la participation algérienne. Le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a assuré ce dimanche 6 juillet que "le peuple algérien honore ses propres contributions à la liberté à travers le monde et assume toute son histoire (...) L'Algérie participera, dans le même format et dans les mêmes conditions que quatre-vingt autres nations dont des citoyens sont tombés sur les champs de bataille de la 1ère Guerre mondiale à la manifestation prévue à Paris à cet effet". Pour lui, cette participation va rendre "à nos valeureux aînés l'hommage qu'ils méritent pour le sacrifice de leurs vies pour la liberté d'autrui et la leur propre".

"80 autres pays ayant participé à la première guerre mondiale ont également été invités cette année par le président de la République", avait récemment expliqué l'entourage du secrétaire d'État aux anciens combattants, Kader Arif, né en Algérie. "Il ne faut pas mélanger les conflits: il ne s'agit pas de la guerre d'Algérie", explique Arif, transposant la sournoise méthode socialiste d'Elisabeth Guigou, qui assurait que le vote du PACS n'ouvrirait pas la voie au mariage des personnes du même sexe. Lien PaSiDupes 

Le ministère français de la Défense s'était "réjouit" de la participation de l'armée algérienne le 14 juillet. "C'est une preuve que nous sommes rentrés dans une phase pacifiée avec l'Algérie", avait indiqué le ministère, en ajoutant que Jean-Yves Le Drian, qui s'est rendu en Algérie le 20 mai, "s'est fait confirmer par les autorités algériennes leur volonté historique d'y participer". Mais ce n'est la preuve de rien.

Les Moudjahidine et le FN condamnent cette initiative

Côté algérien, la puissante organisation des Moudjahidine (ONM, anciens combattants) s'est opposée publiquement à la présence algérienne à cette cérémonie. Le ministre des Moudjahidine (anciens combattants), Tayeb Zitouni, a en effet refusé de se prononcer sur ce sujet. "La politique extérieure et de la Défense nationale relèvent des prérogatives du président de la République", a-t-il esquivé mardi dernier. Boutef fera-t-il le déplacement ??

Cette invitation ravive les tensions algériennes. Sur la même longueur d'ondes que le Harki Arif, plusieurs mouvements harkis ont manifesté leur opposition au collectif du "non". Pour Mohamed Otsmani, délégué de la Liaison nationale des harkis pour la région PACA de Michel Vauzelle, "c'est une grande fierté que les Algériens défilent le 14 juillet, pour la France et pour les harkis (...), on est dans un souci d'apaisement entre la France et l'Algérie". Pour la présidente de l'association "Harkis et droits de l'Homme", Fatima Besnaci-Lancou, "les deux pays doivent travailler ensemble".


Un collectif baptisé "Non au défilé des troupes algériennes le 14 juillet 2014" s'est constitué pour protester contre cette présence. Ils n'entendent pas les raisons avancées par Arif que "la France reconnaît le sacrifice de leurs pères et de leurs grands-pères", ajoutant qu"il ne faut pas mélanger les conflits, il ne s'agit pas de la guerre d'Algérie", alors que le FLN a torturé des Harkis. En 1961, le FLN avait rédigé ce texte d'un tract disant:  

" L'heure de la victoire approche. Où irez-vous après ?
L'ennemi retire ses fils et vous fait avancer les premiers... pour qui mourrez vous ? Demain les colonialistes français vous abandonneront, les métropolitains ne voudront jamais vous laisser pénétrer dans leur terre... désertez, abattez vos officiers assassins ... 
(Ils n'ont pas abattu leurs officiers, ils n'ont pas non plus déserté, sinon certains en mars 1962, quand ils se sont vus abandonnés.)

Tout frère de harki qu'il soit, Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN, déclarait encore en 2011: "la France ne pourra pas modifier son histoire tachée de sang. Elle ne peut pas effacer la honte de la colonisation." Et d'ajouter: "Au FLN, nous sommes toujours sur notre position qui est de demander à la France officielle de s’excuser sur ce qui a été commis par la France coloniale et de reconnaître toutes les souffrances dont les traces restent vivaces chez les Algériens, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger."

D'après les représentants de 25% des électeurs des municipales 2014, 

"Cette présence militaire honteuse sur le sol français est une provocation indigne et le signe d'un très grand mépris pour tous les morts, disparus ou suppliciés victimes de cette armée", déploraient aussi Mohammed Bellebou, conseiller municipal de Perpignan et président de l'association "France Harkis" dans un communiqué rendu public début juin

Mais, depuis plusieurs mois, d'autres collectifs se créent pour protester contre cette invitation de militaires algériens. Bernard Coll, secrétaire général de l'association "Jeunes pieds noirs" a lancé le 6 juin le groupe "unité d'action le 14 juillet 2014" pour que "le chef d'État renonce à cette grotesque farce historique". 
Pour Hervé Cuesta, le président national du collectif "Non au 19 mars 1962", mouvement essentiellement composé de pieds noirs, "trois militaires, c'est déjà trop, car il y aura leur drapeau. Ces gens (les militaires algériens) présents au défilé sont des ennemis de la France". Ces associations veulent donc s'unir autour d'un collectif d'opposition.

Hollande maintiendra-t-il la paix civile le jour de notre Fête nationale?
Date a-t-elle été prise pour que trois soldats français défilent à Alger?

samedi 12 janvier 2013

Somalie: otage tué dans une opération du "dernier recours"

Echec d'un commando français mettant le sort de l'otage en péril

Une opération commando a échoué samedi à libérer un otage français 
Denis Allex, otage
abattu par des islamistes somaliens
Détenu en Somalie, il aurait a priori été abattu par ses geôliers islamistes, à la suite de combats ayant fait de nombreux morts dont un soldat français, annonce Paris.
"Tout donne à penser que (l'otage) Denis Allex a été abattu par ses geôliers", lors de cette opération menée tôt samedi matin, et qui a donné lieu à des combats d'"une grande violence", a déclaré samedi à Paris le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian à la presse.
La résistance avait été "plus forte que prévue", commente le ministre.

Les islamistes somaliens shebab ont assuré au contraire que l'agent des services spéciaux français, qu'ils détiennent depuis plus de trois ans, est "toujours en sécurité, loin du lieu de bataille", et qu'il serait jugé "dans les deux jours".
Il apparaît en tout cas que l'opération menée par les équipes de la DGSE (services spéciaux et de renseignement) dans la localité de Bulomarer, dans le sud de la Somalie, pour libérer leur camarade a été un échec.

Un militaire français et dix-sept "terroristes" tués

Un soldat français a été tué dans les combats, a indiqué le ministre français de la Défense. Dix-sept "terroristes" ont été tués dans les combats, toujours selon le ministère français de la Défense.

Le président François Hollande a reconnu que l'opération en Somalie  n'a "pas pu aboutir" pour tenter de libérer un otage français, mais il positive en  soulignant que la tentative "confirme la détermination de la France à ne pas céder au chantage des terroristes".

Un membre du commando français est "porté disparu"
Les shebab affirment le détenir. "Le soldat français blessé est maintenant sous la garde des Moudjahidine", affirme le mouvement islamiste, rallié à Al-Qaïda, dans son communiqué.
Un habitant de Bulomarer a indiqué samedi avoir vu le corps sans vie d'un homme blanc. "Ce matin nous avons vu plusieurs cadavres, y compris celui d'un homme blanc. Trois civils ont également été tués dans l'échange de coups de feu", a rapporté au téléphone Idris Youssouf.
Ces trois civils sont une femme et son enfant tués par des balles perdues, à leur domicile, et le gardien du marché local, selon la radio locale indépendante Al Furqan.

L'attaque a été menée par une cinquantaine de commandos du service action (SA) de la DGSE à bord d'au moins cinq hélicoptères du GAM 56 "Vaucluse" (unité d'hélicoptères et d'avions de l'armée de l'air dédiée à la DGSE) et du Commandement des opérations spéciales (COS), selon une source dans les milieux du Renseignement français.
L'opération a commencé à 02H00 locales samedi (23H00 GMT vendredi), et les affrontements ont duré 45 minutes, selon les shebab. "Le commando de la DGSE a fait face d'emblée à une forte résistance", a admis le ministère français de la Défense.

Cette opération de libération n'était pas opportune

L'opération visait à libérer un agent de la DGSE détenu en Somalie depuis le 14 juillet 2009 par les shebab. 
Cet agent, identifié par les autorités françaises comme Denis Allex - a priori un pseudonyme - avait été enlevé à Mogadiscio avec un autre agent qui a, lui, recouvré la liberté en août 2009.
L'agent de la DGSE faisait partie de neuf Français, au total, retenus en otage à l'étranger, tous sur le sol africain, dont au moins six sont détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Sahel.
Le 4 octobre dernier, Denis Allex était apparu, pâle et les yeux cernés, dans une vidéo où il avait lancé un "message de secours" au président Hollande, qu'il pressait d'oeuvrer à sa libération.

Le raid est survenu alors que la France apportait au même moment un soutien militaire au gouvernement du Mali contre un autre mouvement jihadiste lié à Al-Qaïda, qui occupe le nord de ce pays depuis neuf mois.

L'environnement n'était pas non plus propice
Bulomarer, au sud de la capitale Mogadiscio, est une localité située dans une zone très arborée et habitée, selon des témoins sur place.

Les responsables shebab affirment qu'ils ont pu en outre mobiliser rapidement leurs combattants basés dans un camp d'entraînement voisin.
Plusieurs heures après l'opération, "de nombreux combattants shebab patrouillaient" dans la ville à bord de véhicules armés, a rapporté au téléphone Mohamed Shueyb.

Menaces de représailles islamistes

"En fin de compte, ce seront les citoyens français qui goûteront inévitablement aux conséquences amères de l'attitude inconséquente de leur gouvernement à l'égard des otages", ont-ils assuré dans leur communiqué.

Les shebab ont perdu tous leurs principaux bastions dans le sud et le centre de la Somalie, à la suite d'une offensive menée depuis un an et demi par une force de l'Union africaine (Amisom) renforcée par un contingent kényan, ainsi que par un corps expéditionnaire éthiopien et par l'embryon d'armée nationale somalienne.

Les islamistes contrôlent cependant encore certaines parties rurales du sud et du centre du pays.

"
Cette opération n'a pas pu aboutir malgré le sacrifice de deux de nos soldats et sans doute l'assassinat de notre otage", a-t-il déclaré, considérant toutefois qu'il fallait "prendre le risque"
"Le devoir était d'intervenir et le président de la République n'a pas hésité à le faire, même si tout le monde savait que dans ce genre d'opérations il y a des risques majeurs. Le shebab en Somalie est un groupe très radical, lié à Al-Qaïda et qui n'hésite devant rien", a-t-il argué. Le ministre de la Défense a aussi souligné que "la Somalie et le Mali, c'est le même combat contre le fléau du terrorisme".