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mardi 22 janvier 2019

Un élu pro-Macron coupé du monde à son domicile par de la mousse polyuréthane

Cet isolant est un symbole fort de la coupure des élus macroniens avec la vraie vie 

Philippe Bouty a-t-il vraiment été surpris de se découvrir piégé à son domicile, portes et garage bloquées à la mousse polyuréthane, rapporte le quotidien départemental Charente libre

Confolens: le domicile et la voiture de Philippe Bouty vandalisés, les DAB de la ville aussi

L’élu, qui assume être "un soutien d’Emmanuel Macron", pourra désormais se vanter d'avoir payé son engagement de sa personne. Il n’a pas pu sortir de chez lui, à Confolens (Charente), ce lundi matin 21 janvier, non pas parce que son épaisse porte d'entrée ancienne et cloutée avait cédé à des malfaiteurs lourdement équipés, mais suite à une intervention technique fine. 

Le président de la Communauté de communes de Charente Limousine, 52 ans, a pu aisément s’exfiltrer par la fenêtre, mais il est tombé sur la même mousse de haute qualité dans le pot d’échappement de sa voiture. 
Peu banal pour un administrateur de l' Office public de l'Habitat de la Charente. "J’ai fait démarrer ma voiture et je ne me suis pas rendu compte du bruit. Au bout d’un moment, des gaz d’échappement sont remontés dans la voiture", a témoigné ce gérant de pompes funèbres, qui a également annoncé avoir porté plainte.

La mousse polyuréthane est un isolant composé de fines cellules emmagasinant un gaz à faible conductivité thermique. Lorsqu’elle sèche, elle gonfle et se solidifie. Cet isolant est réputé pour son efficacité et son coût moindre. 

Quatre distributeurs d’agences bancaires ont également été pris pour cible la même nuit, avec le même procédé. 

Ces dégradations signent l'origine anti-libérale de leurs auteurs, qu'il sera difficile de ranger parmi les factieux nostalgiques des "années 30", encore que Castaner en soit tout-à-fait capable, tout comme l'immense spécialiste de la "peste brune" à Bercy. 
Résultat de recherche d'images pour "Charente Non aux eoliennes Conflens"Les habitants de Charente n'ont pas oublié, pour leur part, que Bouty s'est fait de solides inimitiés parmi les opposants aux éoliennes à Confolens. En 2016, ce sont 350 personnes qui ont manifesté un samedi matin dans les rues de Confolens, à l'initiative d'associations organisatrices, parmi lesquelles Rapasse de Saint-Laurent-de-Céris, Bon Vent de Brillac, Brise Vent de Saulgond... Les manifestants avaient voulu rencontrer Philippe Bouty, président de la communauté de communes du Confolentais.
L'élu jupitérien s'écrie que ces anti-républicains se sont attaqués […] au "symbole de la République". 
"On s’attaque au domicile d’un élu, on s’attaque quelque part au symbole de la République", a estimé son fossoyeur. "On ne peut pas laisser passer ça parce que ce sont des actes gratuits [si on admet que les symboles républicains n'ont pas plus de prix] et ce n’est pas comme ça que l’on arrive à résoudre les problèmes, c’est par le dialogue", a-t-il poursuivi,  bien que ce soit précisément cette absence de dialogue qui est reprochée à Macron.

Et de se défendre d'être "ni un soutien, ni un opposant à ce mouvement" des Gilets jaunes.
Macron a des amis de convictions...

vendredi 28 septembre 2018

Angoulême: un bus attaqué par la racaille en bande

Une trentaine de mineurs s'en est pris au service public

Une bande d'individus armés de battes de base-ball et de sabres japonais a pris d'assaut un bus d'Angoulême. 

Sabre japonais : lame de 60 cm
Mercredi, une trentaine de jeunes barbares, armés de battes de base-ball et de sabres certains cagoulés, a interrompu la circulation. Ils ont "tapé sur le bus, voulant s'en prendre à des jeunes" qui étaient à l'intérieur du véhicule, selon le communiqué de la société des transports du grand Angoulême (SGTA), communauté socialiste depuis 2008 et présidée par un professeur, dans un département pris au PS en 2008, la Charente.

Le chauffeur, un homme de 26 ans nouvellement embauché sur cette ligne, a alors décidé de n'ouvrir que les portes avant, pour faire sortir les voyageurs qui voulaient descendre à l'arrêt, ce qu'ils ont pu faire sans être inquiétés. 
Il a aussi actionné sa pédale de détresse, qui a pour effet d'alerter le central de la STGA, qui, dès lors, peut localiser et entendre ce qui se passe dans le bus, a précisé la société publique locale.
Le central de la STGA a alerté la police, qui s'est rendue sur les lieux, mais les agresseurs avaient disparu. 

Le maire réclame des renforts policiers

Attaque du bus: une soixantaine de CRS répartis dans les plusieurs
Personne n'a été blessé et le bus a pu reprendre sa route, mais avec des vitres et des portes arrière brisées. Le bus a été remplacé quelques arrêts plus loin et le conducteur relevé. Il a été mis au repos jeudi et devrait être reçu par sa direction vendredi.

A la suite de cette agression "particulièrement violente et inquiétante", plusieurs des 180 conducteurs de la STGA ont souhaité exercer leur droit de retrait, mais c'est tout le réseau desservant 16 communes qui a été arrêté pour 24 heures jeudi, "dans une décision partagée entre salariés et direction, pour marquer leur inquiétude et incertitude", a dit le directeur de la STGA, Patrice Grand. "Je ne peux pas imaginer que les conducteurs reprennent aujourd'hui avec un compteur remis à zéro, en se disant que tout va bien et qu'il n'y a pas de risque", ajoute-t-il. 

Le maire LR (depuis 2014) qui a succédé au socialiste Philippe Lavaud, président du Grand Angoulême, Xavier Bonnefont, réclame quant à lui des renforts policiers sur certaines zones de la ville : "on est passé à un nouveau stade [de violence], on est inquiets et on demande à ce  que l'Etat accepte de donner des solutions nouvelles pour renforcer les effectifs", explique-t-il à BFMTV. "La situation ne peut plus durer".
Une soixantaine de CRS a été répartie dans plusieurs "secteurs sous tension", à Soyaux, à Angoulême, notamment à la Grand-Font et en centre-ville.

Ce même jour, Marie Lajus, la préfète de la Charente, s'est rendue en fin d'après midi auprès des chauffeurs pour témoigner de son soutien. C'est elle qui a demandé que la compagnie de CRS soit déployée. 

Parallèlement, l'enquête se poursuit et la police lance un appel à témoins. Elle invite toutes les personnes présentes dans le bus 936 à téléphoner au 05 45 39 38 37, ou à se présenter au commissariat.