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mardi 6 août 2019

Le CSA brandit la menace contre TPMP d'Hanouna : retour à l'ordre moral, sous pression féministe ?

En cas de nouvelle diffusion inadaptée au jeune public, le gendarme du PAF décalerait l'émission en soirée

Récidiviste, Hanouna obtient pourtant un nouvelle chance


TPMP : le CSA menace Hanouna de décaler l'émission
L'émission de C8, "TPMP", devrait être programmée en fin de soirée si Cyril Hanouna diffusait à nouveau des "séquences inadaptées au jeune public", comme la sortie de Jean-Marie Bigard sur un viol en février.

"Le CSA a relevé le caractère particulièrement cru et violent de la plaisanterie", souligne le régulateur dans cette intervention publiée vendredi. 

Or, le CSA a constaté la diffusion d'autres "séquences inadaptées au jeune public" dans "Touche pas à mon poste". Il a fini par se bouger mais il s'est contenté d'appeler les responsables de la chaîne du groupe Canal+ "à la plus grande vigilance quant au contenu de cette émission, diffusée à une heure de grande écoute familiale".

"La réitération de tels constats sur de nouvelles émissions pourrait entraîner la classification du programme" en "catégorie III", a tonné le CSA.
Cette classification en "programme déconseillé aux moins de douze ans" empêcherait la diffusion de l'émission avant 22 heures, provoquant potentiellement une chute drastique des revenus publicitaires pour cette locomotive de la chaîne C8, dont l'actionnaire majoritaire n'est autre que le groupe Bolloré, détenu par Vincent Bolloré, un familier de Sarkozy en 2007, puis soutien d'Anne Hidalgo en 2013...
 


Le CSA a précisé avoir été saisi par "de très nombreux téléspectateurs",
et surtout des téléspectatrices, toutes et tous des vertueux de l'ordre moral nouveau

"Tout le monde va se faire virer", avait prévenu Jean-Marie Bigard avant de raconter sa blague triviale et surtout misogyne, évoquant un viol. Cette histoire réservée pour la fin du TPMP du 11 février fait partie du répertoire de l'humoriste et il l'avait déjà racontée ces dernières années dans plusieurs émissions, dont déjà TPMP en 2013. 
Résultat de recherche d'images pour "Hanouna Macron"
Déjà sanctionné très lourdement par le CSA par le passé, Cyril Hanouna semble bénéficié d'une immunité présidentielle. Le producteur-animateur, qui emploie Christine Kelly, une ex-membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (janvier 2009-janvier 2015), a répondu lundi sur Twitter en minimisant l'intervention du régulateur et en s'en prenant à des journalistes qui ont publié l'information.
L'animateur a d'ailleurs assuré que
l'émission, qui fête ses 10 ans la saison prochaine, commencera comme à ses débuts à 18h30, et qu'"il y aura une très grosse partie médias".

C'est sur la même chaîne, fin 2017, que l'humoriste Tex avait fait une blague sur les violences conjugales, avant d'être débarqué de l'émission "Les Z'Amours" qu'il présentait sur France 2.

Les féministes ont-elles fait censurer le sketch de Coluche "Le viol de Monique" ?
YouTube qui discrimine certains de ses abonnés en supprimant des vidéos "dénoncées" sous divers prétextes, mais les maintient pour d'autres, continue de le diffuser...

vendredi 14 août 2015

Filière porcine: les éleveurs du Grand Ouest, prêts à s'enflammer

La mobilisation est prête à rebondir

De nouvelles actions des éleveurs ce week-end ?





En protestation contre les annulations successives des cotations du marché du porc à Plérin, des agriculteurs de l'Ouest pourraient continuer leurs actions.
Des agriculteurs des principaux départements d'élevage du Grand ouest convergeaient ce vendredi matin vers le Marché du porc breton (MPB) à Plérin, Côtes d'Armor. La cotation, suspendue depuis lundi, a été annulée une troisième fois, 
Jeudi soir, Didier Lucas, le président de la FDSEA des Côtes-d'Armor s'était déjà exprimé face aux éleveurs. Il appelle ce vendredi à ne pas mener d'actions avant la réunion de lundi.alors que les éleveurs attendent toujours un signe de l'intervention de Matignon, qu'ils ont réclamée jeudi. La réunion au ministère de l'Agriculture, n'est pas organisée  avec les acteurs de la filière avant lundi prochain.  Ce vendredi Didier Lucas, le président de la FDSEA des Côtes-d'Armor appelle néanmoins à ne pas mener d'actions avant la réunion de lundi.
Plérin, puis Rennes ?

Quelque 150 personnes, certains venus en famille, patientaient devant le MPBE
en fin de matinée vendredi,  tandis que des représentants d'acheteurs attendaient depuis 10 h une éventuelle reprise de la cotation, qui n'a pas eu lieu.

Aucune cotation n'a été organisée lundi et jeudi au MPB, suite au refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl et Bigard/Socopa, de payer le prix imposé par le gouvernement pour les éleveurs.Le prix actuel du porc s'établit à environ 1,40 euros le kilo, objectif fixé par le gouvernement à la mi-juin avec les acteurs de la filière pour tenter de résoudre la crise traversée par les éleveurs de porcs français. Mais les industriels de l'abattage l'estiment trop élevé par rapport aux concurrents européens.

Sans intervention rapide de Manuel Valls, plusieurs représentants des éleveurs n'écartaient pas un retour aux actions musclées qui se sont succédées depuis deux mois, ont-ils clairement indiqué jeudi, puis ce vendredi matin. La Cooperl explique que pendant qu' "une volonté 'politique' de court terme a réussi à porter le cours à 1,40 euro", "l'Allemagne abaissait brutalement son prix d'achat" et, à ce jour, 25 centimes séparent le cours français du cours allemand".

Après Plérin (Côtes-d'Armor), si aucune séance de cotation n'avait lieu vendredi, certains envisageaient de se rendre ensuite à Rennes, où se trouve la préfecture de la région Bretagne.

Des actions dans l'Ouest

Jeudi soir, environ 150 éleveurs ont lâché symboliquement une truie devant la sous-préfecture de Morlaix (Finistère), puis bloqué la RN12 reliant Brest à Rennes. 
Un autre groupe, d'une centaine d'agriculteurs, a procédé à un barrage filtrant à Plounévez-Moëdec (Côtes-d'Armor), à une vingtaine de kilomètres de Guingamp.


Ils ont aussi ciblé des magasins de hard discount à Laval, Mayenne et Château-Gontier et déversé du fumier devant le Monoprix de Caen.

Ce vendredi matin des éleveurs mayennais de la FDSEA roulaient vers Plérin,
tandis que ceux du Finistère et des Côtes-d'Armor avaient donné rendez-vous à leurs camarades au MPB ce vendredi matin lors d'actions symboliques dans le courant de la nuit.Les agriculteurs qui campent depuis jeudi devant la préfecture de Caen ont déversé un mélange de fumier et de lisier devant Monoprix, ce vendredi 14 août 2015 vers 11 h 30.

En Normandie, à Caen, 50 tracteurs et une quarantaine de bennes pleines de déchets bloquaient toujours la place de la préfecture vendredi matin. 30 à 40 agriculteurs, essentiellement de producteurs de viande bovine et de lait, avaient passé la nuit sur place. 

Réponse policière de Manuel Valls,
en attendant
une réunion avec le pouvoir socialiste
Arrivés jeudi matin devant la préfecture, ils attendent toujours de l'État qu'il organise une réunion avec les responsables d'abattoirs et laiteries du département. "Les capitaux de la Cooperl sont la propriété de ses adhérents. Ils n'ont pas vocation à financer un cours politique, pour tenir la tête hors de l'eau à une partie de la production française", a rappelé la coopérative. "Notre effort ira en totalité à l'abattage et à la valorisation des porcs de nos adhérents", insiste la Cooperl, qui annonce en revanche la suspension de ses achats externes au cadran à compter de lundi. 



Michel Bloc'h, le président de l'Union des groupements de producteurs de viande en Bretagne, qui avait incité jeudi Manuel Valls à intervenir dans le débat, a lancé vendredi sur RTL un appel au gouvernement à diminuer les charges sociales pour les entreprises de la filière porcine afin de les rendre plus compétitives face à l'Allemagne et l'Espagne.

"Une guerre des nerfs"

Les palettes contenants des produits étrangers 
ont été sorties du camions, étalées sur la voie 
et en partie distribuées aux automobilistes
"C'est un peu une guerre des nerfs qui se joue, mais pas avec des entreprises d'abattage qui ont quitté le marché, mais avec l'État qui refuse d'entrer dans le discours de la compétitivité", a déclaré M. Bloc'h, ajoutant que les éleveurs n'ont pas reçu de réponse à leur demande de rencontre avec le Premier ministre Manuel Valls

La Cooperl et Bigard/Socopa jugent trop élevé le prix de 1,40 euro/kilo fixé par le gouvernement, notamment par rapport à la concurrence européenne.
L'absence de cotations lundi, puis jeudi au MPB, qui ne représente que 15% des ventes de porcs hebdomadaires mais fixe le prix de référence au niveau national. "C'est l'outil de cotation pour l'ensemble des porcs français, il faut que cet outil-là redémarre le plus rapidement possible", a souligné M. Bloc'h. 

Une promesse de Bigard

Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, seul à intervenir au nom du gouvernement jeudi, mais toujours avec un temps de retard, 
n'a encore trouvé aucun levier juridique pour forcer la cotation à reprendre sur le marché de Plérin, car il s'agit d'une association type loi 1901 où seuls les adhérents peuvent prendre les décisions. Il a toutefois affirmé que le patron de Bigard lui aurait promis d'acheter 90.000 porcs au niveau national cette semaine, comme il le fait d'habitude, au prix revalorisé de 1,40 euro/kilo demandé par les éleveurs, mais sans passer par le marché de Plérin.

Un coup de force symbolique dénoncé par la Confédération paysanne
Classée à gauche, le 3e syndicat agricole ne facilite pas une sortie de crise. Bien au contraire, il y voit une "entente entre deux opérateurs" avec pour seul objectif d'obtenir une baisse de prix. Les éleveurs soulignent l'urgence de la situation, sachant qu' "un cochon prend un kilo par jour" et que son alimentation non prévue constitue un coût supplémentaire pour le producteur.

VOIR et ENTENDRE la colère des éleveurs en détresse qui refusent d'attendre encore jusqu'à lundi: