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mercredi 24 juin 2020

Terrorisme indigéniste: la statue de Colbert vandalisée devant le Parlement

Des révisionnistes racisés sans entraves en France

Des manifestants indigénistes avaient appelé à cibler la statue de ce ministre de Louis XIV, le 6 juin, lors de la manifestation en mémoire d’Adama Traoré. 

Les anathèmes de ces justiciers manichéens de l'Histoire sont réducteurs: ils ignorent ce que Colbert a réalisé qui les a fait venir ou rester en France.
 


Ils stigmatisent celui qui a eu l'initiative du Code noir, au XVIIe siècle (1685), et a légiféré sur l’esclavage, au temps des colonies des grandes puissances européennes.

Un agent de la Mairie de Paris nettoie, ci-dessus, aux frais du contribuable, la statue de Jean-Baptiste Colbert, ministre royal du XVIIe siècle, principal auteur du Code noir régissant la vie des esclaves noirs dans les colonies d’outre-mer de la France, à Paris, le mardi 23 juin 2020.
 
Un acte hostile à la nation : la statue est située devant le Parlement français.
Elle a été recouverte de graffitis, mardi, dans le cadre d’une campagne de la gauche française, récupératrice d'un mouvement de lutte contre le racisme au USA, pays d'apartheid, visant à démolir les monuments des personnages historiques liés à l’esclavagisme ou au colonialisme. 

La statue de Colbert devant l’Assemblée nationale a ainsi été en partie recouverte  de peinture rouge, au torse et aux jambes et d’une inscription "Négrophobie d’Etat", illustration de la responsabilité des anti-racistes racisés qui s'en prennent aussi bien aux policiers, qu'ils soient blancs ou noirs.  Leur mouvement est clairement manipulé par la gauche, radicale ou ultra.

Une vidéo postée sur Twitter par la 'Brigade antinégrophobie' montre l’auteur du tag pendant son interpellation par les gendarmes. Martyr de la cause, il répète ce qu'on lui a mis dans le crâne: "Ce qui est interdit, c’est le racisme. Cet homme-là [Colbert] fait l’apologie de la négrophobie." 

Le 6 juin, lors de la manifestation en mémoire d’Adama Traoré, des manifestants voulaient déjà déboulonner la statue  de Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, principal auteur en 1685 du Code noir, qui régissait l’esclavage dans les colonies françaises. 
Jean-Marc Ayrault, actuel président socialiste de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, a demandé, dans une tribune au Mondede rebaptiser une salle Colbert à l’Assemblée nationale, ainsi qu’un bâtiment de Bercy portant le nom du ministre.
Ayrault est ainsi de ces faux-culs dans le "sens de l'Histoire": il a été maire de Nantes et sa bonne ville a fait fortune dans la traite négrière qui, de la fin du XVIIe au début du XXe siècle, a fait le commerce d'esclaves noirs d'Afrique - souvent vendus par des chefs de tribu noire eux-mêmes - pour exploiter les possessions françaises en Amérique, principalement aux Antilles. 
Nantes se place en première position des ports négriers français pour l'ensemble de la période concernée. La ville est le dernier grand centre du commerce des esclaves en France, puisqu'il y est pratiqué jusqu'en 1831, année de promulgation de la loi interdisant la traite négrière.
 
Statues au centre d’une polémique mémorielle 

A l'imitation des manifestations antiracistes consécutives à la rebellion et la mort de George Floyd contre les forces de l'ordre américaines, la gauche écartée du pouvoir est l'instigatrice de l'attaque de monuments et statues liés à l’histoire coloniale française ou à la traite négrière se retrouvent à nouveau au centre d’une agitation mémorielle. 

Le piédestal de la statue du vainqueur des Prussiens, le général Faidherbe, en plein centre de Lille, a été sali en plein centre de Lille, dimanche des mots "colon " et "assassin" gribouillés en rouge, en lien avec la  manifestation de la veille pour réclamer son retrait de l’espace public.
 
Un buste de Charles de Gaulle a été vandalisé à Hautmont (Nord) avec le mot "esclavagiste" écrit à la peinture rouge, a rapporté le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, sur Twitter. C'était au moment de la commémoration de l'Appel du 18-Juin qui lança la riposte à l'envahisseur nazi : les décolonisateurs savent-ils ce qu'ils font ?
 
Macron y a opposé la force des mots, du ton et des grimaces, promettant le 14 juin, lors d’une allocation, qu’il sera "intraitable face au racisme, à l’antisémitisme et aux discriminations", mais que "ce combat noble est dévoyé lorsqu’il se transforme en communautarisme, en réécriture haineuse ou fausse du passé". " La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire. La République ne déboulonnera pas de statue. Nous devons plutôt lucidement regarder ensemble toute notre histoire, toutes nos mémoires", a-t-il déclaré.
Parler pour ne rien dire, il sait, mais dire et agir, il n'a plus le temps d'apprendre.

Des Blancs vertueux ont tendu le bâton pour se faire battre 

Le 21 novembre 2019, sur Twitter, réseau social qu'il critique par ailleurs, le journaliste Jean-Michel Aphatie s’était offusqué de l’existence d’une avenue Bugeaud à Paris.
Les habitants de l'avenue n'ont-ils pas leur mot à dire ?
Un internaute en profite alors pour dénoncer l'existence d'une rue Bugeaud aussi à Lyon.
Le général Thomas Robert Bugeaud a en effet participé à la conquête de l'Algérie par la France entre 1832 et 1871. Dans les années 1840, il avait mis en place une "politique de la terre brûlée" avec des colonnes militaires mobiles, des "enfumades" (des feux pour asphyxier des personnes opposants réfugiées dans une grotte), des razzias (terme arabe rappelant, si on veut bien, que la pratique n'a pas été inventée par le maréchal) et des regroupements de populations. 
La plaque commémorant les accords d'Evian ne sera pas souillée 

En 2015, le maire que les électeurs de Béziers se sont choisi pour redresser la ville, Robert Ménard, irrite les battus quand il décide de changer le nom de la rue du 19 mars 1962, date des accords d’Evian qui mettaient fin aux événements d’Algérie. À la place, la rue prend le nom d’Hélie Denoix de Saint-Marc, militaire partisan de l’Algérie française et protagoniste du putsch des généraux en 1961.

Le jour de l’inauguration, un millier de militants de gauche se réunissent pour qualifier Robert Ménard de “révisionniste”. Mais l'édile, soutenu par une majorité de la population locale, n'a pas changé d'avis.

Le stade Gaston-Gérard à Dijon (PS) 

Ce stade qui héberge les rencontres de football du DFCO en Ligue 1 porte ce nom depuis 1969, date de la mort de Gaston Gérard, maire de Dijon de 1919 à 1935, qui avait lancé la construction de ces installations sportives populaires dans les années trente. Mais Gaston Gérard, outre son mandat de maire (la célèbre recette de poulet lui doit son nom), était aussi… un collaborationniste notoire. 

En 2011 déjà, le quotidien local, Le Bien Public, classé à gauche, s’interrogeait : “Faut-il rebaptiser le stade Gaston-Gérard ?” Le site révolutionnaire trotskiste d'Edwy Plenel, Mediapart, s’en mêla également, ne retenant que la part d'ombre de cet élu 
: Gaston Gérard était "un homme assoiffé de pouvoir, ne dédaignant pas les bassesses pour le conserver, qui après avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain, soutient le gouvernement de Vichy avec zèle et sera déclaré inéligible le 9 décembre 1945". A l'attention de Mediapart, rappelons que ce député-maire était un "radical de gauche" (GDR), lequel siégea à l'extrême-gauche au début de la Troisième République, avant de devenir le Parti radical-socialiste, en 1901, demande à ses membres de rejoindre le groupe de la Gauche radicale-socialistepour évoluer au centre, votant tantôt à droite, tantôt à gauche.

France Bleu Bourgogne raconte ce "rapport des Renseignements Généraux daté du 4 octobre 1944 qui dresse la liste des 'sympathisants et adhérents à la Ligue Française'. Le nom du radical de gauche Gaston Gérard, sa profession et son adresse y apparaissent. La Ligue Française est un groupe collaborationniste qui a notamment tenté d'assassiner le Chanoine Kir en 1944." De fait, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Gaston Gérard est frappé d'indignité nationale par le Comité départemental de Libération -des organisations de résistance affiliées au Front national ou au Parti communiste Assistance française, Union des femmes françaises, Francs-tireurs et partisans - pour avoir "manifesté en diverses occasions son attachement au pseudo-gouvernement de Vichy".

“La pelouse du stade Gaston-Gérard à Dijon devra-t-elle être arrosée à l’eau de Vichy ?” s’interroge finement le magazine So Foot, histoire de faire monter la moutarde au nez. A l’heure actuelle, le stade Gaston-Gérard porte toujours fièrement son nom. Pour combien de temps ?
Le boulevard Alexis-Carrel à Rennes (PS) 

En 2018, le journal Ouest-France se fait l'écho d’un conseiller municipal réclamant que l’on débaptise le boulevard Alexis-Carrel, situé à l’est de la ville. Prix Nobel de médecine en 1912, Alexis Carrel fut un pionnier de la chirurgie vasculaire, reconnu pour avoir sauvé de nombreuses vies lors de la Première Guerre mondiale.

Mais Alexis Carrel est aussi connu pour es penchants eugénistes de l'époque: dans plusieurs ouvrages polémiques (notamment “L’homme, cet inconnu”), il défend l’idée de la sélection génétique “nécessaire”, selon lui, pour perpétuer la race humaine. Il est notamment l’auteur de ce passage : “L’hygiène et la médecine ont manqué de sagesse; elles ont permis et encouragé la reproduction des faibles, des malades, des dégénérés; aussi, le nombre des dégénérés augmente-t-il sans cesse. L’eugénisme est donc devenu indispensable au salut de la race blanche.” On est en 1935 et certains veulent jeter sur la période un regard de 2020, ce qui ne manque pas de piquant, au moment de la pandémie de Covid19 et des conseils de lavage des mains et et port de masques de protection contre le virus, mesures bafouées par les nouveaux dégénérés du Canal Saint-Martin ou de la fête de la musique...

Lors de la polémique, la maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré ne tranche pas. Comment le pourrait-elle: elle est 
élue de la coalition PS-EELV-PCF-PRG-UDB.  "La question appelle des réponses qui ne sont pas forcément évidentes, mais pas totalement fermées de notre part”, confie-t-elle à Ouest-France. Depuis, le boulevard Alexis-Carrel existe toujours.  
Et demain ?
Si nos acteurs politiques ne sont pas assez "burnés" pour 
renvoyer les indigénistes dé-colonisateurs à leurs propres origines de colonisateurs.

vendredi 1 mai 2020

Les premiers couacs des cartes du déconfinement

Les scientifiques se sont plantés dans leurs analyses: le Lot, le Cher, le Gers et la Haute-Corse, stupéfaits !

La carte de déconfinement présente des erreurs: 
le nivellement des statisticiens par le bas  a-t-il contaminé les "savants"?

Une femme observe à la télévision, le 30 avril à Nancy (Meurthe-et-Moselle), la carte provisoire des départements classés rouge, orange ou vert en fonction de la circulation du Covid-19.
Trois cartes: quelle est celle qui s'impose ?
Les réactions indignées se multiplient après la présentation de la carte de déconfinement liée au coronavirus dans laquelle le Lot est en rouge. L'Agence régionale de santé (ARS) qui se signale par ses diktats admet des erreurs. Erreur aussi pour le Cher ou le Gers et doutes pour la Haute-Corse. 
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Carte de la tension hospitalière du jour
Les ARS ont mis quinze jours pour produire des cartes fausses !
Personne n'a relu la copie avec un minimum de sens critique et n'a eu le bon-sens de noter que le Lot ést un cluster invraisemblable. La présentation de la carte provisoire de déconfinement ce jeudi ressemble donc bien à un énorme couac de bras cassés. Les prétentieux du gouvernement - ceux qui "regardent" au lieu d'"étudier" les questions sujets et de régler les problèmespardon, les problématiques  - ont validé le placement de 35 départements en "rouge", provoquant de très nombreuses réactions d'incompréhension et d'indignation, notamment du Lot, un département d'Occitanie qui est plutôt épargné par le Covid-19. La mal-aimée Agence régionale de santé concernée a dû accepter l'humiliation, envoyant un communiqué dans la nuit de jeudi à vendredi, indiquant qu'il s'agit "vraisemblablement" d'une erreur. Même plantage sur le département du Cher, où la préfecture reconnaît une erreur et erreur aussi en Haute-Corse, confirme l'ARS. Va-t-elle apprendre l'humilité ?

Un surévaluation du passage aux urgences pour suspicions de Covid-19

Observateurs pointilleux des protocoles, les ARS travaillent-elles à la louche et au pifomètre? 
ImageCette carte litigieuse a été construite sur le calcul d’un indicateur qui compare le nombre de passage aux urgences pour suspicions de coronavirus et le nombre total de passages aux urgences, explique l'ARS, espérant perdre en chemin les "illettrés". Ces indicateurs chiffrés sont renseignés par chacun des centres hospitaliers partout en France. 

Mais, comme il fallait s'y attendre en macronie, c'est la faute du Lot !
"Une analyse rapide de ces données a conclu qu'un nombre de prélèvements récemment effectués par des services d’urgence lotois avait conduit ces dernières semaines à surévaluer le pourcentage de passages aux urgences pour suspicion de coronavirus par rapport à la réalité. 

L’indicateur retenu au niveau national s’en est trouvé vraisemblablement faussé par le département du Lot." L'ARS assure que "les données imputées par erreur vont être rectifiées dans les centres hospitaliers concernés" pour que l’indicateur calculé pour le Lot le soit de la même manière que dans les autres départements. L’ARS Occitanie a saisi Santé Publique France.

Or, le nombre d’hospitalisations est en baisse dans ce département du Lot (de 27 personnes au 22/04 à 15 au 30/04) et le nombre de personnes hospitalisées en réanimation est passé de 9, le 22 avril, à une seule personne, le 30 avril.

La Haute-Corse également en rouge... par erreur

Troisième carte: synthèse
Ce jeudi soir, l'ARS de Corse avait également publié un communiqué classant également la Haute-Corse en zone à risques: la communauté a vu rouge. 
Le réflexe de l'ARS n'a pas surpris, puisqu'elle met en cause les comptages locaux. "Les modalités de codage par le centre hospitalier de Bastia entraînent une surestimation du nombre de passages aux urgences pour Covid en décalage avec le nombre de cas testés positifs", pouvait-on lire, bien que l'ARS n'ait rien suspecté. "Une fiabilisation et une correction des données interviendront au plus vite," ajoute-elle, se donnant le beau rôle.

La carte de déconfinement a pu surprendre par ailleurs, avec l'apparition d'une troisième couleur surprise qui ajoute à la complexité de la situation: le orange. Olivier Véran le ministre de la Santé, a précisé ce jeudi soir : les "les zones orange sont là où il n'y a pas d'indicateur en rouge mais il y a un indicateur au-dessus des normes et seuils fixés" arbitrairement. 
"S'il y a moins de 6 % [plutôt que 5 ou 7%] des habitants qui vont aux urgences pour suspicion de coronavirus, le département apparaît en vertSi c'est entre 6 et 10 % [plutôt qu'entre 7 et 12%], le département apparaît en orangeEn rouge, c'est lorsqu'il y a plus de 10 %."
Le Gers et le Tarn en orange : deux autres erreurs ?
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Ils ont forcé sur le cahors, vin rouge AOP:
c'est donc bien la faute des locaux...
Les élus et les préfets n'ont pas été appelés à vérifier les données parisiennes.
C'est ainsi que la préfète du Tarn a découvert la carte et s'est étonnée de la catégorie déterminée depuis Paris. 
Plus tard dans la soirée, son cabinet a envoyé un mail précisant : "nous avons recensé une baisse significative de passages aux urgences pour des pathologies "habituelles" qui a permis aux soignants d'avoir une stratégie beaucoup plus offensive sur les campagnes de dépistage et d'avoir donc de plus nombreuses hospitalisations pour suspicions de Covid 19." Là encore, l'ARS s'est laissée aller à une interprétation qui pourrait donc avoir conduit à une surévaluation.

Cet indicateur de passages aux urgences est étrange du fait de la baisse de passages aux urgences globalement remarquée, mais aussi parce qu'il ne prend pas en compte les passages en centres Covid et enfin parce qu'il s'appuie sur des données journalières du gouvernement. 

En toute hypothèse, un département peut être en rouge hier et en vert ce soir et inversement, ce qui rend d'autant plus complexe la prise de décision localement...

L'ARS et Paris ne comprennent toujours pas que la concertation avec les autorités territoriales est nécessaire. D'autant plus que l'Etat centralisateur  se défausse sur les collectivités territoriales pour prendre, organiser et financer les mesures de terrain. Et régler les contentieux...

vendredi 22 décembre 2017

Des associations imposent leur point de vue au festival de Dunkerque

'La Nuit des Noirs' du Carnaval de Dunkerque est menacée

L'obscurantisme s'étend sur la France

Communautarisme paramilitaire
Alors que le festival de Dunkerque célèbre les 50 ans de sa 'Nuit des Noirs', le 10 mars, la "brigade anti-négrophobie" a frappé en interdisant le grimage d'un groupe de "carnavaleux".
Un déguisement en noir du carnaval.
Le blackface  est tabou
Facebook a servi de support au lancement de la polémique par des associations anti-racistes, à laquelle participe l'extrême gauche et fait écho une certaine presse sous emprise du politiquement correct qui muselle les media et formate les esprits. 
Après le "blackface" d’Antoine Griezmann, qui a dû exprimer des excuses pour s'être grimé en noir, la "brigade anti-négrophobie" entend mater le festival en lui interdisant de se peindre le visage en noir. 

Menace sur une tradition en terre socialiste. 
Pascal Bonne, Tambour major, figure emblématique du carnaval de Dunkerque, ne comprend pas cette polémique. Il dit son écœurement par les accusations de racisme et s'inquiète des menaces de morts dont le groupe de "carnavaleux" a été la cible dans des commentaires sur les réseaux sociaux. "On se grime en noir, en blanc, ou en n’importe quoi. On ne s’est jamais moqué de qui que ce soit. Il y a quelqu’un qui a allumé la flamme et voilà, on nous tape dessus sans savoir ce qu’est notre tradition. Mais de quel droit ? C’est incompréhensible, je ne comprends pas."

Terrorisme vertueux
 
Le pire, ce sont les menaces", déplore-t-il. "On en est là, c’est bien bas. A ce moment-là, demandons-nous d’arrêter notre carnaval... C’est inimaginable, et on ne le fera pas. Il ne faut pas l’annuler pour ne pas laisser gagner ce genre d’individus. On fera tout pour que cette soirée existe".

Colère noire de Français aux traditions menacées par l'Afrique immigrée

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Jusque là méconnue, la Brigade anti-négrophobie s'est pourtant déjà illustrée en 2014 dans son combat contre l'exposition polémique "Exhibit B", exposition très controversée sur la reproduction d’un "zoo humain", tels qu’ils existaient au XIXe et début du XXe siècle, il y a donc plusieurs siècles.
Or, ce collectif radical, qui voit partout du racisme anti-Noir, n’a pas de locaux, pas d’adresse administrative et pas de site internet. Il Sans son compte Facebook, il serait clandestin. Il s'y accumule  des dizaines de messages et d’anecdotes répertoriant les actes racistes supposés dont seraient victimes des anonymes et des activistes grimés, en France et dans le monde. La Brigade anti-négrophobie, qui s'est choisi une dénomination militaire, est donc un collectif plutôt nébuleux, récemment propulsé sur le devant de la scène médiatique à la faveur de son engagement contre "Exhibit B".

Des militants antiracistes s’en prennent à un spectacle antiraciste !

Foulard pro-palestinien
En novembre 2014, en début de soirée, ses membres ont participé à une manifestation musclée organisée devant le théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis qui accueillait l’installation du plasticien  sud-Africain Brett Bailey,  un Blanc, alors montrée dans le monde entier depuis deux ans, mais en butte à une pétition demandant son annulation à Paris, après une polémique à Londres en septembre, avant que les pétitionnaires aient pu la voir.  
Une autre manifestation a eu lieu dans Paris 19e, le 7 décembre 2014.
Une actrice dans "Exhibit B" de Brett Bailey, lors d'une représentation au Festival d'Avigon en 2014Exhibit B, qui avait déjà scandalisé les spectateurs du Festival d'Avignon en 2012, était ainsi ressorti sous la présidence de François Hollande et avec l'assentiment de Fleur Pellerin, sa ministre, bien qu'il mette en scène dans des tableaux vivants, avec beaucoup d'émotion, des "indigènes" tels que les exposaient à l'époque en occident les foires et les expositions coloniales.

Quelle était la motivation des deux directeurs de théâtres 
qui ont programmé l'installation, le Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis, PCF (27 au 30 novembre 2014) et le Centquatre à Paris 19e, PS, (rue d'Aubervilliers, du 7 au 14 décembre 2014), lourdement subventionné par la Ville de Paris, socialiste ?
Bien que ces lieux soient hautement communautaristes et peu fréquentés par les Blancs visés, "programmer Exhibit B est un acte responsable", soutinrent Jean Bellorini, directeur du TGP, et José-Manuel Gonçalvès, directeur du Centquatre. Ils avaient déclaré que ce manifeste anti-raciste "touche droit à l'âme, dans sa conscience et bien au-delà", clairement déterminés à faire le buzz, voire mettre le feu aux poudres en milieu sensible.

Cas d'albinisme africain
Aux côtés d'autres associations, ils se sont insurgés contre cette "performance artistique" ['performance' est un terme adapté en anglo-américain, mais incongru en langue française] mettant en cage des figurants noirs pour faire réfléchir l’homme blanc sur son passé colonial, période non vécue par la plupart des manifestants. 
Ce soir-là, plusieurs vitres du lieu culturel ont volé en éclats devant les caméras de télévision. Les InRocks écrivit le 9 décembre : "Deux cents personnes manifestent dans le calme et dans le froid devant le CentQuatre".

Se distinguer des autres associations antiracistes
"Nous avons parlé d'annulation, car nous avons voulu ouvrir le débat", clame Franco, porte-parole du collectif qui instrumentalise Exhibit B. Il dirige la Brigade anti-négrophobie, collectif qui s'est mobilisé aux côtés des 'Indigènes de la République' et de l'Ausar, Collectif des associations unies et solidaires pour l'Afrique et sa renaissance.
On connaît Les Indigènes de la République, association apparue en 2005,puis mouvement politique et parti politique, se définissant comme antiraciste et décolonial. L'hebdomadaire Marianne a accusé le mouvement de distiller un discours fondé sur "la rancœur et la haine". Différentes sources qualifient le PIR d'antiféministe, antisémite, homophobe identitaire, islamo-gauchiste, racialiste, ou encore racisteL'une de ses porte-parole, Houria Bouteldja, a reçu en 2014, le prix du "combat contre l'islamophobie" de l'Islamic Human Rights Commission, une organisation considérée comme islamiste et pro-palestinienne "proche du Hamas, tête de pont du lobby khomeiniste" selon plusieurs journalistes ou militants dont Caroline Fourest. 
Bouteldja est une salariée de l'Institut du Monde arabe. "Mohamed Merah, c'est moi, et moi je suis lui," a-t-elle pourtant déclaré.

Quant au BLMFrance (Black lives matter) 
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qui organisa le 15 octobre 2016 des discussions, projections et lectures nous montrant "quel héritage pour nous, noirEs en France et comment faire le lien entre les différentes mémoires des luttes de la diaspora noire et afro-descendante", il fut au coeur névralgique du mouvement hostiles aux forces de l'ordre dans l'affaire Traoré.
Une interrogation de BLMFrance que ne renieraient pas les trotskistes
Les membres de la Brigade anti-négrophobie revendiquent ouvertement leur radicalitéjouant sur leur stature, leur uniforme noir de miliciens et leur nombre "intimidants", mais se défendent de toute violence. "On inspire la peur, oui, mais c’est normal. Tous les mouvements de révolte portés par les Noirs ont toujours été diabolisés", explique Franco, leader et porte-parole du collectif. "Prenez les Negmarrons [esclaves en fuite], par exemple. Ils étaient comparés au diable." Il s'agissait des "esclaves fugitifs" mais, avant eux, le terme désignait les Blancs qui fuyaient leurs mauvaises conditions de travail...
Franco, le meneur
Quel est donc ce mouvement qui se définit autant comme une association antiraciste que comme un "mouvement de révolte" ? Difficile de répondre à cette interrogation, car les membres de la "Brigade" (dont le nombre est lui-même gardé secret pour ne pas renseigner les services de renseignement), sont fuyants, une caractéristique commune à toutes les sectes et organisations révolutionnaires.

Paranoïaque, ce collectif ? "Non, vigilant, plutôt", corrige Franco. 
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Film français sorti en 2016
"On était pas bien placés dans l’échelle de la discrimination. C’est pour ça qu’on a décidé de créer le collectif", ajoute-t-il. Née en 2005 à la suite de plusieurs actes "négrophobes" - parmi lesquels l’affaire du texto raciste envoyé à l’ex-humoriste Dieudonné sur "les odeurs des Noirs" -, la Brigade anti-négrophobie a tout de suite voulu se distinguer des autres collectifs antiracistes (Cran, la Licra, SOS Racisme...), que le collectif dénigre, les qualifiant d’associations "de façade". Car Franco a une idée bien précise de son combat : il ne veut pas lutter contre le racisme, mais contre la "négrophobie". Le  communautarisme du collectif est donc revendiqué. "Comme si toutes ces associations comprenaient toutes les formes, toutes les composantes du racisme qui existent : anti-Arabes, anti-Noirs… Comme s’il n’y avait qu’un remède pour tous les maux." Aucun, hormis la révolution ?
DES MEMBRES DE LA "BRIGADE"
Représentation forte des femmes
Une association "dangereuse"
Le credo de Franco fait bondir la LICRA, association internationale de lutte contre le racisme et l’antisémitisme : trop généraliste et inclusive? Qu'en pense le MRAP, dont est dénoncée la dérive vers un communautarisme musulman ?

La Brigade anti-négrophobie, "c’est un collectif communautariste, et c’est là tout le problème.
Les associations antiracistes sont universalistes, elles ne hiérarchisent pas le racisme. La Licra, par exemple, est née en 1920 dans un contexte fortement antisémite, mais elle a ensuite évolué après-guerre. Les victimes avaient changé. Il y a eu la décolonisation, la guerre d’Algérie…", explique Alain Jabukowicz, son président, qui dénonce la douteuse compétition victimaire et mémorielle dans laquelle s’est engagée la Brigade.
"Est-ce que la mémoire des victimes de la Shoah est plus importante ou moins importante que celle des victimes de la traite négrière ? Cette association n’est pas illégitime mais elle est dangereuse. Elle conduit à ce genre de raisonnements. Elle ne tend pas au ‘vivre ensemble’ et elle ne s’appuie pas sur le modèle républicain", souligne Alain Jabukowicz.

Surtout, elle rejette le modèle républicain. 
La Brigade anti-négrophobie ne croit pas au modèle français puisqu’elle est intimement persuadée que la France est un État "fondamentalement raciste", lâche sans hésiter Franco, au bout du fil. "L’Education nationale, par exemple, est un outil de propagande qui met toujours les mêmes en haut de l’échelle des races et des classes et toujours les mêmes en bas […] en faisant disparaître les Noirs des livres d’Histoire," caricature-t-il. […] Ça ne nous intéresse pas d’être reconnus par un État qui ne nous considère pas.

Malgré sa haine, la Brigade reçoit le soutien de certains militants antiracistes. John Mullen, par exemple, porte-parole du collectif anti-Exhibit B, défend ce sulfureux mouvement. "Ils ont travaillé avec nous depuis deux mois; ils n’ont jamais été violents. Ils ont même donné l’ordre de laisser les visiteurs rentrer dans le théâtre [à Saint-Denis, jeudi 27 novembre, pour voir l’exposition Exhibit B]", explique l’universitaire anglais à Rouen, auteur d'une Histoire 'du syndicalisme britannique'. "Je suis déçu qu’on les présente comme des gens violents et extrémistes," susurre-t-il.

Qu’en est-il alors de ces "rencontres" de Franco, de ses "meetings", dans les années 2005, aux côtés de l’ex-humoriste antisioniste Dieudonné et du militant Kémi Seba, leader de Tribu Ka, prônant ouvertement la suprématie noire ? Franco les a bien côtoyés, mais il refuse de commenter ces entrevues : il ne les cautionne, ni ne les condamne. "Nous avons des accords et des désaccords mais je refuse de me prêter au jeu de la division avec le ‘bon Noir’ et le ‘mauvais Noir’, ça ne m’intéresse pas", répète-t-il.
Franco "fait le jeu de l’extrême-droite", s’inquiète le président de la Licra. Défendre la cause noire, ce n’est pas être anti-Blanc, mais défendre la cause noire sans condamner les relents antisionistes des uns et les idéologies douteuses des autres, c’est flirter avec l’idée nauséabonde qu’il existerait une possible incompatibilité raciale. "Et une possible incompatibilité de mémoire collective", met en garde Alain Jacubowicz. "C’est vraiment très inquiétant… Comme si l’antisémitisme n’était que l’affaire des juifs et l’esclavage que l’affaire des Noirs…"