POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

vendredi 12 mai 2006

Clearstream-4. PS: turpitudes et diversion.
La gauche ne craint rien plus que de se pencher sur son passé. Elle s’acharne donc à accréditer les rumeurs les plus contradictoires et à faire diversion avec une motion de censure ou des prises de parole multiples mais orchestrées. A vouloir laver toujours plus blanc que sa voisine, elle rappelle qu’elle a accumulé pas mal de linge sale, dont elle essaie de couvrir les odeurs avec des boules puantes.
Personne n’a oublié les affaires d’Etat que le PS traîne comme des casseroles dont il faut à tout prix couvrir le bruit :

- l'affaire des écoutes de l'Elysée, une affaire d'état, met en cause
François Mitterrand dans une affaire d’écoutes téléphoniques illégales sous son premier septennat (1983-1986), mais révélée seulement le 2 avril 1993 et qui implique une cellule antiterroriste (??) de l’Élysée, créée par François Mitterrand dès 1982 et dirigée par Christian Prouteau.
150 personnes en auraient été victimes, dont les terroristes Charles Pasqua, François Froment-Meurice, qui était secrétaire général-adjoint du Centre des démocrates sociaux (CDS), et des avocats (Jacques Vergès, Francis Szpiner), le compagnon de l’actrice Carole Bouquet et des (ex-) journalistes (Hervé Brusini et Michel Cardoze ou Edwy Plenel), Jean-Edern Hallier, etc : tous des hommes dangereux !
12 personnes ont été inculpées, dont Christian Prouteau, chef de la cellule anti-terroristes de l’Élysée et ancien chef du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et
Pierre-Eugène Charroy, général de brigade de l’armée de terre, qui était responsable à l’époque du groupement interministériel de contrôle (GIC) ;
Gilles Ménage, ancien conseiller technique de François Mitterrand ;
Michel Delebarre, ancien directeur du cabinet de Pierre Mauroy, ancien ministre ;
Louis Schweitzer, son successeur auprès de Laurent Fabius, PDG de Renault jusqu'au 29 avril 2005.
Paul Barril, capitaine de gendarmerie, ancien chef du GIGN, déjà impliqué dans le scandale des Irlandais de Vincennes.
Par ailleurs, le tribunal déclara que les fautes n'étaient pas « détachables du service de l'État ».
Des mœurs dont les vertueux du PS ignorent sans doute l’existence ou ne veulent plus entendre parler ; d’où leur tapage médiatique.
- ni l’affaire politico-financière ELF, également appelée'"affaire Dumas"

(du nom de l’ex-Garde des Sceaux, président du Conseil Constitutionnel et complice de Mitterrand), n'est en fait qu'un volet de … l'affaire des frégates de Taïwan (que re-voilà… !). On ne va tout de même pas en faire une affaire d’Etat, mais le silence actuel de Roland Dumas est étourdissant, comme dirait Marie-sEGOlène!
- ni l’affaire politico-financière de la Société Générale,
dans laquelle les noms de plusieurs hommes politiques du Parti Socialiste, dont celui de Pierre Bérégovoy, alors ministre des Finances de François Mitterrand, étaient cités dans cette affaire. On ne va pas en faire une affaire d’Etat !
- ni l’affaire du sang contaminé, trop douloureuse, et non financière ;
- ni l’affaire de la MNEF, où était cité le député PS de Paris Jean-

Christophe Cambadélis, l'ancien conseiller –actuellement silencieux- en communication de Lionel Jospin, (implication de l’UNEF-ID, dissoute depuis, et des trotskistes de l’OCI et de la LCR –fers de lance dans les désordres anti-CPE). On ne va pas en faire une affaire d’Etat !
-ni l’affaire Testut, qui porte sur des prélèvements réalisés par les sociétés de Bernard Tapie, alors député PS des Bouches-du-Rhône,
et qui concerne, entre autres, un emprunt obligataire de 100 millions émis par le Crédit Lyonnais, le Crédit Agricole et les AGF : on n’aime pas les profits au PS, mais on ne peut pas s’en passer…
- ni l'affaire politico-financière du Carrefour du développement, qui, dans les années 80, mouilla notamment Christian Nucci, alors Ministre de la Coopération socialiste, ainsi que son chef de cabinet, Yves Chalier ;
- ni l'affaire Urba, une affaire financière très complexe aussi, qui impliqua une foule de socialistes actuellement délicats de la narine droite, et qui concerne le financement occulte du Parti Socialiste , porte notamment sur les conditions d'attribution de marchés publics et consiste en extorsion de fonds, faux et usage de faux et corruption : pas de quoi en effet faire les écoeurés au PS, dont la narine gauche est très tolérante, car elle est plus républicaine …
Pourtant, Henri Emmanuelli, gourou de l’UNEF –peu regardante, mais qui est à bonne école: on a les mentors qu'on peut-, trésorier du PS, a finalement été reconnu coupable par la justice de complicité de trafic d'influence, et a été condamné le 16 décembre 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis (pan, sur le bec ! mais voler pour nourrir ses enfants coûte bien plus cher à ses électrices) et à deux ans de privation de ses droits civiques - dura lex, sed lex: plus qu’une rumeur ? A-t-il déjà oublié ? Et ses complices :Gérard Monate, Philippe Sanmarco , ancien député PS des Bouches-du-Rhône et Michel Pezet, ancien député PS, ancien président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et ex-premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, qui cherche à sévir à nouveau, du côté d’Aix-en-Provence…
- ni l’affaire Airbus, qui concerne un autre financement occulte : Airbus aurait financé illégalement la campagne présidentielle de Lionel Jospin : c’est l’Europe socialiste ! Alors, voter contre l’Europe, ce serait ne pas avoir la reconnaissance du ventre… De toute façon, encore un qui a des raisons de ne pas être aussi incisif que ses compères du PS ! D'autant qu'on ne peut ignorer les liens étroits Airbus-EADS...

- ni d’autres encore, tels
L'affaire Péchiney-Triangle, un autre scandale politico-financier de la fin des années 80, où on retrouve encore Pierre Bérégovoy (et Alain Boublil, son ancien directeur de cabinet au ministère des Finances).
L'affaire de la CDDE qui porte sur la création présumée d'emplois fictifs, effectués par Lionel Jospin, encore lui, au profit du Parti Socialiste, lors de sa présidence au Comité départemental de développement économique (CDDE) de Haute-Garonne de 1992 à 1996.
Ou l'affaire Agos portant sur la création d'un emploi fictif (1993-1995) au sein de la société Agos, filiale de l'Agence des foyers et résidences hôtelières privées (AFRP), une structure de gestion de foyers pour travailleurs immigrés et personnes défavorisées, et ce au profit de Jean-Christophe Cambadélis, député PS, n° 2 du PS à l'époque des faits.
Nous baignons donc en pleine éthique, que ce pauvre Hollande réclame pour les autres : l’impudeur du personnage et de sa compagne est à citer en exemple à Mamère ou Liepiets, qui réclament des têtes au nom de la morale politique dans des faits qui ne sont pas avérés. Mais ils sont tellement pressés de retourner aux affaires !...

Peut-on parler d’enrichissement personnel dans l’affaire Clearstream 2, comme dans Clearstream 1 ? La machination contre la majorité actuelle a essayé de le faire croire, avec une histoire de comptes privés qui mouillait les uns et les autres, ici ou là, mais ils ont dû admettre qu’elle n’était aucunement fondée : dommage, n’est-ce pas ?
A la différence des condamnations qui ont frappé le PS dans les affaires ELF, MNEF ou Testut, par exemple : embarrassant, non ?
Plus préoccupée qu’il n’y paraît, la gauche ne souhaite surtout pas que Clearstream 2 ramène les électeurs aux nombreuses affaires des années Mitterrand ou Jospin. D’où cette énergie dans le brouillage de pistes et la surenchère.
Le PS nous rebat les oreilles avec des notions qui lui sont étrangères, telle l’éthique. Vous, comme moi, nous croyons qu’il faut avoir un minimum de sens moral pour oser s’en prévaloir, mais au PS, on ne redoute de rien ; ou, plutôt, moins on n’en a, plus il faut l’étaler : c’est comme la culture…

La complicité des médias est choquante.
D’une part, ils prétendent non seulement nous informer, mais aussi nous expliquer…, et d’autre part, ils se taisent quand il ne faut pas déranger les partis- et syndicats- et associations- et lobbies-amis… Ils n’ont plus d’archives ou ont reçu l’ordre de ne pas s’en servir. Ils ont aussi la mémoire courte. Ils manient le chloroforme, comme chacun sait.
En revanche, les médias ne se privent pas de répandre des faux bruits, impunément, en présentant sentencieusement les calomnies au conditionnel. La liberté d’expression et la liberté de la presse seraient-elles faites pour çà ! Sans parler de leurs informateurs, donc des fuites et du non respect du secret de l’instruction.
Cà pue , mais ils ne savent pas d’où çà vient…
Et ils s’étonneront que la jeunesse courageuse et pugnace, comme ils se sont plus à dire, ne leur fasse pas confiance et boude les urnes, comme les parents. Il faut dire que nous demandons tous le respect, mais ils ne le savent pas !
Avec des SI, on peut mettre la droite dans une bouteille, pensent-ils. Ils font de la copie, donc du chiffre (d’affaire). Résultat, ils se déconsidèrent ; rares sont ceux qui lisent la presse, qui va mal, se plaint-elle. Or, personne ne se soucie du devenir de France-Soir et du pluralisme de la presse : que ceux qui y croient encore lèvent la main ! La plupart des organes de presse sont un vaste tabloïd ; un peu plus, un peu moins…
On en sommes nous de la fonction pédagogique de la presse??
Il nous reste la presse étrangère, et Internet !

mercredi 10 mai 2006

10 mai 2006- Commémoration de l’abolition de l’esclavage.
Pour la première fois en 158 ans, des cérémonies ont été organisées en France, pour commémorer l'abolition de l'esclavage décrétée 27 avril 1848, alors que jusqu'à présent elles se limitaient aux départements d'Outre-mer.
La date du 10 mai a été retenue car elle correspond à l'adoption par le parlement français de la loi reconnaissant la traite et l'esclavage comme un crime contre l'Humanité, le 10 mai 2001.
Jacques Chirac a rappelé "l'infamie" de la traite négrière et invité les Français à regarder leur passé, "sans concession, mais aussi sans rougir".
Il n'est toujours pas politiquement correct de rappeler que, dans le
passé, des Africains participaient parfois à la traite et en tiraient profit. De nos jours encore,, l’esclavage sévit encore : des troupes en conflit achètent ou enlèvent des enfants pour en faire des soldats. Partout dans le monde, hommes, femmes et enfants sont exploités dans le commerce du sexe et les métiers les plus durs.
Pour des milliers de jeunes Africains, qui risquent leur vie chaque année sur des embarcations de survie pour un avenir de travaux pénibles et sous-payés en Europe, la notion d'esclavage semble encore d'actualité.
Reste la question du ‘rôle positif’ de la colonisation, laquelle est souvent présentée comme totalement et exclusivement négative, en particulier dans les manuels scolaires. Le législateur qui désormais légifère sous la pression et en toute démagogie, tente de définir la colonisationce qui outrepasse ses attributions-, de porter des jugements de valeur à l’emporte-pièce, donc sans les nuances que seuls les historiens objectifs, c’est-à-dire non militants, seraient susceptibles d’apporter.
« Il n’y a pas d’aspect qualitatif dans l’alinéa 2 » retiré de la loi sur les rapatriés relatif à l’enseignement du « rôle positif » de la colonisation « car le fait d’évoquer le rôle positif n’est pas exclusif du rôle négatif », explique Christian Vanneste, rédacteur de l’article et signataire de la lettre adressée au Président de la République. On regrettera l'indifférence ostensible de la gauche malfaisante, qui a manifestement d'autres priorités que cette 1° journée du souvenir, et préfère s'abandonner à ses obsessions : déposer une motion de censure et réclamer le départ du Président de la République.

mardi 9 mai 2006

9 mai 2006 - Fête de l'Europe
Le PS ridiculisé.
Les militants socialistes désigneront à l'automne leur candidat pour la présidentielle. Pour l’instant, les sympatisants sont égarés et les sondages font rigoler dans Landerneau.
Hit parade
(sondage Ifop auprès de 681 sympathisants du PS réalisé par téléphone du 27 avril au 4 mai)
La licorne caracole:
50% Marie-sEGOlène Royal
Les suivants sont humiliés - Ils font moins que Coluche crédité de 16% en 1981:
14% Lionel Jospin - Oui-Oui est carbonisé :
8% Jack Lang et Bernard Kouchner
7% Dominique Strauss-Kahn
5%.Laurent Fabius
3% Martine Aubry et François Hollande
Le produit marketing minaude
Marie-sEGOlène a confié "entendre certains ricaner et dire ’elle n’a rien à dire, elle n’a pas de projet’". A ceux-ci, elle a répété : "il faut prendre le temps d’écouter pour agir juste car chacun d’entre nous est un expert légitime. L’idée qui me guide, qui m’inspire, est que chaque citoyen possède une parcelle de vérité". "Avant de se lancer dans un programme, il faut savoir au nom de quoi on bouge", a encore lancé la présidente de la région Poitou-Charentes. "Je suis obligée de prendre du recul quand je vois ces sondages."
Le PS hallucine
L'ancien ministre Dominique Strauss Kahn a rappelé dimanche soir que "ce ne sont ni les médias ni les sondages qui choisiront le candidat" des socialistes à la présidentielle de 2007, mais "les militants au travers de règles du jeu clairement définies".
Les ex
Pour le répulsif Elizabeth Guigou, l'ex-Garde des Sceaux nostalgique, l'ex-Premier ministre Jospin, est "au-dessus du lot" parmi les possibles candidats PS. En bonne copine, elle souligne la "performance sondagière" de la Charentaise et précise que "elle s'interroge sur la durée de ce succès: "J'ai compris qu'elle se posait elle-même la question".
Il va y avoir du rififi
L'ancienne ministre Yvette Roudy, qui pique et dont ne veut pas Phillips pour ses pubs, a publié jeudi une lettre ouverte défendant la candidature de Ségolène Royal, contre les "143 rebelles" du PS. Tolérance et liberté d’opinion…
Les tordus
Le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a annoncé qu'il soutenait la candidature de la Charentaise: on va pantoufler... "Aujourd'hui, elle est une de celles qui est le mieux à même de battre la droite" à la présidentielle de 2007. Il soulignait toutefois que cette tendance devait se confirmer, car "il n'est pas sûr que cela dure, ajoutant qu'"il y a des épreuves à franchir, comme pour tous les candidats".
Pas net… Dray, le trotskiste, a viré Jésuite !
Les idolâtres
François Rebsamen, le numéro deux du PS, a pris mardi soir la défense de Marie-sEGOlène Royal : "J'apprécie Ségolène Royal, la femme politique, femme publique, les idées (??) qu'elle défend, je l'estime (...), l'heure (n'est) pas à la critiquer". Le PS est à court d'idées et de programme, et Rebsamen est bien le seul à lui avoir trouvé des idées!! Il en trouverait chez une blonde, alors ... Un peu inquiétant, si on lui confie la rédaction de ce programme Arlésienne.
La parité mal vécue ?
Le PS découvre les difficultés du passage de la théorie à la pratique.

dimanche 7 mai 2006

Clearstream-3-La gauche harcèle le Premier ministre.
Saviez-vous que les députés de la majorité se sont exprimés ? Je pensais qu’ils étaient accablés par tant de haine et faisaient le dos rond. Combien de Français n’ont pas eu connaissance de leurs commentaires ? Je les propose à votre jugement, sans trop intervenir, en soulignant cependant que certaines interventions avaient été tronquées par la presse militante.
Encore une fois la presse a occulté ou déformé ces prises de positions.

UMP
Alain Marsaud
, député UMP de la Haute-Vienne, ancien juge anti-terroriste, observe qu'on a tenté de déstabiliser très gravement un ministre, et pas n'importe lequel", en faisant allusion à Nicolas Sarkozy. Il existe à Paris "quatre ou cinq officines qui ont vraiment pour objet de calomnier, de porter atteinte à l'honneur de certaines personnes et tout simplement pour en retirer des avantages". (RTL, vendredi 5 mai 2006)
Hervé de Charette, député UMP du Maine-et-Loire, ancien ministre des Affaires étrangères assure: "On n'a pas le goût d'en rire, on a envie d'en sortir". "Il est hautement souhaitable que l'épisode judiciaire s'achève, qu'on sache où on est, qu'on n'en parle plus et que l'on tire les conséquences". "C'est au président de la République, qui a toutes les cartes en mains et toutes les responsabilités entre les mains de faire en sorte que le pays sorte de cette situation, que le gouvernement puisse enfin fonctionner dans un cadre normal, dans la sérénité, pour que l'action publique reparte comme le pays l'attend". (France-Inter, vendredi 5 mai 2006)
Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne, insiste: " Jacques Chirac doit "mettre en œuvre d'urgence la délégation parlementaire d'enquête sur les services de renseignement que les députés appellent de leurs vœux depuis des mois et qui existe dans toutes les démocraties". (Communiqué, vendredi 5 mai 2006)
Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense: "J'ai appris très récemment, par la presse, que j'ai été moi-même déstabilisée par ces opérations qui visent un certain nombre de politiques, au travers de mon conjoint" (Patrick Ollier). "… je trouve que c'est moi qui suis visée dans cette affaire. J'ai été habituée à beaucoup de choses (en politique), mais là je suis choquée et en colère." "Je peux être une cible aussi, ne nous le cachons pas, parce qu'on parle de moi pour un certain nombre de postes." (France-2, jeudi 4 mai)
Quiconque est attentif et a un peu de sens critique avait compris, mais pourquoi faut-il le dire et le redire ?
Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale: "Le gouvernement est fait pour gouverner, et lorsqu'il y a des dossiers, des affaires, des suspicions, des manipulations il y a la justice." Il appelle les médias à "une certaine déontologie" car "ces instructions qui se font sur la place publique rappellent de bien mauvaises périodes de notre histoire".L'affaire Clearstream "n'est qu'une vaste manipulation, rien qu'une manipulation". "Il y a un emballement autour, mais cela ne doit pas occulter l'essentiel, c'est-à-dire la vie quotidienne des Français: l'emploi et le pouvoir d'achat. Le gouvernement ne doit pas s'en éloigner, s'en distraire quelles que soient les difficultés." (BFM, jeudi 4 mai)
Georges Tron, député UMP : Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy "ont l'un comme l'autre indiqué qu'ils n'étaient pas dupes. Il y a une très forte volonté chez l'un et l'autre de rechercher la vérité. Ce qui était frappant c'est qu'ils avaient la même analyse et le même raisonnement. Ceci est positif pour nous car on voit bien qu'entre le chef du gouvernement et le président de l'UMP, il y a unicité de vue. Il est fondamental de ne pas tomber dans le panneau politique. Il faut un discours extrêmement unitaire". (Déclarations à l'issue de la réunion du bureau du groupe UMP à l'Assemblée nationale, mardi 2 mai)
Guy Geoffroy, député UMP : "Je ne sais pas qui complote contre la majorité. Tout ceci ne sent pas bon et permet à tous les petits et les médiocres du populisme de prospérer". MM. Villepin et Sarkozy "sont tous les deux à la tête d'un gouvernement qui veut continuer à travailler, ils veulent tous les deux la vérité. Nous sommes déterminés, sereins et extrêmement offensifs car on ne va pas continuer à prendre des coups comme un boxeur groggy. Il est temps de siffler la fin de cette très mauvaise récréation". (Déclarations à l'issue de la réunion du bureau du groupe UMP à l'Assemblée nationale, mardi 2 mai)
François Cornut-Gentille, député UMP : "Nous sommes à un moment où le gouvernement obtient de très bons résultats sur l'emploi, un certain nombre de personnes ont intérêt à faire monter cette affaire (...) C'est une affaire qui est montée en épingle. La justice va faire son travail, c'est ce que souhaitent aussi bien Dominique de Villepin que Nicolas Sarkozy. Il y a une affaire on va aller jusqu'au bout pour savoir la vérité". (Déclarations à l'issue de la réunion du bureau du groupe UMP à l'Assemblée nationale, mardi 2 mai)
Jean-Pierre Grand, député UMP : "La question qui se pose est qui est à l'origine de cette campagne de désinformation et de manipulation". Dominique de Villepin "n'a jamais diligenté une enquête sur Nicolas Sarkozy.(...) Il y a un complot médiatique et politique contre le Premier ministre et bizarrement au moment où le chômage baisse et où l'économie repart". (Déclarations à l'issue de la réunion du bureau du groupe UMP à l'Assemblée nationale, mardi 2 mai)
Complot médiatique auquel les médias se prêtent impunément : est-ce là ce qu’on appelle la liberté de la presse ?
Jacques Godfrain, député UMP : "Tout ça c'est un peu la garniture de la vie politique. Il y a plusieurs noms qui sont cités (...) ça peut être aussi un règlement de comptes interne au parti socialiste. Il n'y a pas mort d'homme jusqu'à présent que je sache, ce n'est pas le sang contaminé où il y avait des centaines et des milliers de gens qui sont morts". (Déclarations à l'issue de la réunion du bureau du groupe UMP à l'Assemblée nationale, mardi 2 mai)
Eric Raoult, député UMP : "Le bureau du groupe s'est très bien passé, chacun a pu s'exprimer et ça a été très clarifié". (Déclarations à l'issue de la réunion du bureau du groupe UMP à l'Assemblée nationale, mardi 2 mai)
Bernard Accoyer, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale : Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et les députés UMP ont "la même aspiration que la vérité soit faite par la justice". "Le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur et les députés ont la même aspiration, la même attente: que la vérité soit faite par la justice". Tous dénoncent "une vaste manipulation dans une intention de nuire qui ternit l'image du pays et crée un malaise profond". Il importe de savoir le nom "de ceux qui ont été à l'origine de cette manipulation". (Point presse, mardi 2 mai).
Luc Chatel, porte-parole de L'UMP : L'UMP "fait toute confiance à la justice" pour savoir "qui est à l'origine de la manipulation" dont Nicolas Sarkozy a été "victime". "C'est le temps de la justice, pas le temps de la politique". "Nicolas Sarkozy a été la victime d'une manipulation (...) la justice enquête pour connaître qui est à l'origine de cette manipulation et nous faisons totalement confiance à la justice pour arriver à ses fins". "Il y a d'un côté le temps de la politique, et de l'autre, le temps de la justice. C'est un temps très long". "Nicolas Sarkozy est dans l'action au gouvernement et il le montrera cet après-midi en allant défendre son texte de loi sur l'immigration" (Conférence de presse, mardi 2 mai)
Hervé Mariton, député villepiniste : "Dominique de Villepin veut la vérité" et il a dit qu'il était "essentiel de répondre à ce type de crise pour avoir une chance de gagner en 2007", a affirmé le député de la Drôme, à l'issue de la réunion du bureau à laquelle le Premier ministre a exceptionnellement assisté."La manière dont la polémique a été instrumentalisée et orchestrée y compris par l'opposition est grave, c'est une vraie menace pour notre démocratie". "On n'est pas attendu à patauger dans l'affaire Clearstream mais à faire notre boulot avec la loi sur l'immigration ou la bataille pour l'emploi. Il ne faut pas être détourné de l'essentiel". "Dominique de Villepin a compris que tout cela ne venait pas par hasard. La question n'est pas celle du complot mais de la nécessaire manifestation de la vérité".(Déclaration, mardi 2 mai)
Nicolas Dupont-Aignan, député UMP de l'Essonne: "Allons-nous vivre encore un an dans ce climat nauséabond, qui nous éloigne des vrais problèmes du pays? Comment le gouvernement peut-il travailler dans cette ambiance délétère?", s'est demandé le député à l'issue du conseil national de son club "Debout la République". Il a estimé que "dans l'attente des résultats de l'enquête judiciaire sur l'affaire Clearstream, il appartient au président de la République de remettre vite de l'ordre dans son gouvernement si l'on veut éviter le suicide collectif de la majorité et plus largement de la République". (Communiqué, 29 avril)
Patrick Devedjian, député UMP des Hauts-de-Seine, conseiller politique de Nicolas Sarkozy: "Utiliser, si c'était vrai, l'appareil de l'Etat pour mener des intérêts politiciens en usant de documents falsifiés, c'est très grave." "Ca ne peut entraîner pour les ministres coupables, ou en tous les cas soupçonnés, que la compétence de la cour de justice de la République". (France-2, 28 avril)
Jean Leonetti, premier vice-président du groupe UMP à l'Assemblée nationale : "A l'intérieur du groupe, il y a un ressenti de tristesse et de colère. Tristesse de voir combien la rumeur en politique peut être dévastatrice, colère devant l'utilisation démagogique et honteuse par les socialistes de la rumeur comme arme politique". "Une démission de Dominique de Villepin accréditerait la rumeur et déstabiliserait la majorité et créerait des difficultés pour le président de l'UMP". (Déclarations dans les couloirs de l'Assemblée nationale, mercredi 3 mai)
Christine Boutin, députée UMP : "Il faut que cela s'arrête d'une façon ou d'une autre, que ce soit par la justice, que ce soit par une crise institutionnelle, je vais jusque-là". "Crise institutionnelle", "cela veut dire dissolution de l'Assemblée, départ du Premier ministre". "Les jours se succèdent et les rebondissements sont sans fin. Je demande comme députée de la majorité que cette surenchère s'arrête car ce sont les Français qui sont en train d'en pâtir". (Déclarations dans les couloirs de l'Assemblée, mercredi 3 mai)
Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement : - "'Il y a dans des situations difficiles comme celles que nous traversons, d'un coté, les faits et c'est à la justice de faire toute la lumière sur les faits, de l'autre il y a la polémique, il y a la rumeur et aussi le double langage". "Je voudrais juste rappeler à votre mémoire un ou deux faits simples: (...) Monsieur Ayrault avait dit, après les journées parlementaires du PS en 1999, sans doute à une époque où, à cause des affaires, les opposants que nous étions étaient sans doute très offensifs, 'les socialistes n'ont jamais voulu faire de l'exploitation des affaires un élément de débat politique"'. François Hollande, "il y a quelques années, lorsqu'un de vos collègues avait été mis en cause puis ensuite relaxé, avait eu l'occasion de dire, dans une interview à l'Humanité: 'les affaires doivent rester du domaine de la justice'". "Mesdames et messieurs, au travail!" (Déclarations lors de la séance de questions au gouvernement, mercredi 3 mai)
"Il est tout à fait légitime que la lumière soit faite. Que les personnes qui ont été blessées et qui le ressentent légitimement comme tel puissent connaître toute la lumière, tout cela est parfaitement légitime". "Pour que cela se fasse dans la sérénité, il faut s'en tenir aux faits et rien qu'aux faits. De ce point de vue, il n'y a rien de pire que la rumeur".(Déclaration, mercredi 3 mai)
Renaud Dutreil, ministre radical des PME, du commerce et de l'artisanat : "Je souhaite que ce nuage, très noir, de l'affaire Clearstream, dans un ciel qui est en train de s'éclaircir, ne fasse pas illusion et que les Français comprennent que notre travail gouvernemental, celui de la majorité, est en train de porter ses fruits". "Cette affaire se greffe sur une situation économique et sociale qui est en train de s'améliorer de façon très nette. Le chômage baisse, l'investissement repart, la consommation est soutenue, le commerce extérieur connaît un vrai dynamisme". "Le gouvernement de Dominique de Villepin s'est engagé à la lutte contre le chômage. C'est à cette aune-là et sur ce seul critère qu'il faudra juger l'action du gouvernement de Dominique de Villepin". (Déclaration, mercredi 3 mai)
Il s'agit donc de distraire l'opinion.
Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, a appelé à la "prudence" en rappelant "des affaires de dénonciations calomnieuses de sinistre mémoire" comme le procès d'Outreau et l'affaire Alègre. "Aujourd'hui dans l'affaire Clearstream, on est dans le temps de la justice, et donc il faut être très prudent." "Je crois que plus que tout autre pays, nous devrions être prudents et savoir raison garder quand il s'agit d'une affaire judiciaire." (Europe-1, 4 mai)

UDF: les alliés objectifs et aigris de la Gauche
Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée nationale : Changer de Premier ministre, c'est faire émerger "un concurrent éventuel, potentiel pour la candidature UMP à l'élection présidentielle" de 2007.[…] Derrière tout cela il y a quelqu'un (...) Que l'on donne à la justice les moyens de pouvoir dire aux Français rapidement qui se cache derrière tout cela". (France-2, vendredi 5 mai 2006)
Raymond Barre, ancien Premier ministre, proche de l'UDF: "Il appartient au président de la République de régler les situations difficiles", "de faire en sorte que nous sortions de ce climat délétère dans lequel nous nous trouvons". "Si cela ne se fait pas, je ne vois pas comment on pourrait vivre politiquement et nationalement jusqu'en 2007." (LCP Assemblée/FranceInfo, 4 mai)
Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale : "La baisse du chômage depuis un an mérite un peu plus de temps et de commentaires qu'une soi-disant opération montée, dont les Français ne comprennent rien". Il s'agit d'un "psychodrame collectif" et "inutile". Il revient aux institutions judiciaires de traiter l'affaire Clearstream. Je suis "solidaire des équipes qui sont dans la difficulté"."C'est là que l'on voit ceux qui ont du courage politique et ceux qui font du commentaire sur le bord du terrain". (Déclarations sur Canal +, mercredi 3 mai)
François Bayrou, le président de l'UDF : on est "au bout de la crise de régime" avec l'affaire Clearstream. "C'est la troisième crise gravissime en moins de six mois. Chaque fois, on recolle les morceaux avec des bouts de sparadrap. Imaginer que l'on puisse continuer comme cela, c'est terrible". "Comment voulez-vous qu'un gouvernement dure quand ses membres portent plainte et déclenchent des enquêtes les uns contre les autres? Un gouvernement, normalement, c'est une entente". "Le problème des Français ce n'est pas la rivalité" du Premier ministre Dominique de Villepin et du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. "C'est qu'ils aient cru bon d'engager l'Etat, ses moyens et ses administrations, même les plus secrètes, au service de leurs haines". "Ni l'Etat ni les services secrets ne sont faits pour servir ces clans et ces personnes". "C'est cela qui est révélateur de la crise de régime. C'est cela qui est insupportable pour tout républicain". (Entretien au Parisien Dimanche, dimanche 30 avril)
Toutes les occasions lui sont bonnes pour déverser sa haine. Les rumeurs, il adore…
Michel Hunault (UDF): "l'éthique" (devrait être) "une exigence pour les élections de 2007, au moment où toute la classe politique et la démocratie française sont atteintes par l'affaire Clearstream (…) l'affaire Clearstream ne se limite pas à des dénonciations calomnieuses et doit, au-delà, inciter le gouvernement et le Parlement à intensifier la lutte contre le blanchiment". (Dans un communiqué, Lundi 1er mai)
Je ne suis certainement pas complet, mais toujours plus que ce que j’ai pu entendre sur France-Info : je ne dois pas être à l’écoute assez tôt ou tard dans la journée… Par ailleurs, certaines déclarations y sont glissées incidemment, tandis que d’autres nous sont serinées : ils font le maximum pour manquer d’objectivité, avec des excuses du type de celles que le médiateur de France 2 nous réchauffe à chaque fois. Abondance d'information (redondante) ne signifie pas respect du droit à l'information.
A croire que nous le méritons bien !
Clearstream-2-Le PS est pour la peine capitale.
La gauche républicaine n'aura de cesse qu'elle n'obtienne la tête de Monsieur de Villepin.
Sans l'ombre d'une preuve, elle nous fait tout un flan de l'affaire Clearstream, comme si elle avait des certitudes, et a lancé hier la menace d'une motion de censure. S'agit-il de prendre la Justice de court et, tels des porcs, de se vautrer dans la boue des autres qu'ils font mine de détester? Ce n'est pas vraiment de rendre la justice qui les démange. Non, ce qui les gratte, c'est l'humiliation des élections de 2002. Tous les moyens sont bons pour chercher une victime expiatoire chez les autres?
On accapare les médias complaisants et on les abreuve de pensées définitives: voici un florilège de citations aussi malsaines qu'inutiles.

Dominique Strauss-Kahn, candidat putatif à la présidence et ancien ministre socialiste : Il s'agit d'une "sorte de watergate à la française". J'attends "que des décisions soient prises dans les jours qui viennent". " Ce qui est clair, c'est que la France ne peut pas rester le seul pays au monde qui ait une démocratie dans lequel une situation de cette nature existe sans qu'aucune traduction politique ne soit prise".
Monsieur le professeur républicain n’est pas sans savoir que tout accusé, même politique, est présumé innocent.
"Le pays est en panne et ça c'est totalement inacceptable. "
Monsieur le professeur d’économie ne dispose donc pas des derniers chiffres de la baisse du chômage ? Ce n’est pas moi qui vais le briefer…
"La justice a démontré que ces écrits, ces listings étaient tous des faux, faux grossiers".
Si l'affaire a été jugée, il faudrait nous prévenir. Ou alors il bénéficie de fuites ?...
Pour autant, "je veux savoir qui manipule cela, qu'est ce qu'il y a derrière, à quelles fins, pourquoi tout ce montage a été fait" (Déclarations au 20 heures de TF1, dimanche 30 avril)
Moi, je chercherais du côté de St-Just-Montebourg ou de Vincent Peillon, mais Strauss connaît la musique et il doit bien le savoir, allez !
Jack Lang (PS) explique au Premier Ministre que 'le meilleur service que vous puissiez rendre est de partir.[…] Le gouvernement, décrédibilisé comme il l'est, ne pourra plus gouverner. (Déclaration, vendredi 5 mai)
Sauf que les chiffres sont favorables et prouvent que l’action gouvernementale porte ses fruits. Désinformation d’un prétendant vieillissant à la présidence. Il faut suivre...
Henri Emmanuelli, député PS des Landes: Nicolas Sarkozy devra prendre "ses responsabilités" si le Premier ministre restait à Matignon. "Le Premier ministre, afin de conserver un pouvoir qu'il ne doit qu'à la faveur du prince (ignore-t-il que c’est la Constitution qui le veut ainsi ?), s'est enfermé dans une ligne de défense qui ne convainc personne d'autre que lui"
Affirmation gratuite…Les sondages montrent que les Français saturent avec ce coup fourré.
Et de dicter au Ministre de l’Intérieur ce qu’il devrait faire !
"Si le chef de l'Etat ne prend pas rapidement les décisions qui s'imposent, en nommant un nouveau Premier ministre, il appartient à M.Sarkozy, en tant que président du parti sans le soutien duquel le Premier ministre n'a plus aucune légitimité". (Déclaration jeudi 4 mai)
C’est une re-lecture personnelle de la Constitution. A l’entendre, il apparaît nécessaire de faire passer un test de droit constitutionnel à tout candidat à la députation. Mais dans son cas personnel de professionnel de la politique, je suggère un alcotest.
Daniel Vals (PS) n’a rien de plus à ajouter, mais ne peut faire moins que les autres et prend la parole à son tour pour occuper le terrain.
Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat: "C'est l'ensemble de ce gouvernement qui devrait démissionner et il faudrait que l'on puisse avoir une nouvelle consultation des Français." "Il faudrait qu'il se produise quelque chose et que les Français puissent s'exprimer."
Ah, l’idée, quelle est bonne ! A condition que le PS ait un programme sur lequel se prononcer…En attendant ils parlent un peu trop à notre place et nous saoulent.
Alain Bocquet, président du groupe PCF à l'Assemblée nationale : - "Il est temps que les choses changent pour ce pays. Il faut que cela s'arrête. le peuple ne veut pas de ce marigot. On est en train de nourrir les extrêmes" (Déclarations dans les couloirs de l'Assemblée nationale, mercredi 3 mai)
Remarquez qu’il ne fait pas pitié, le camarade : est-ce à dire que l’extrême gauche communiste est en train de se gaver?
Claude Bartolone, député PS: "Il est temps que le ménage soit fait. "
C’est le larbin du PS qui vous le dit !
Henri Emmanuelli (encore Riton) : " Ce spectacle n'est pas acceptable, il est dommageable pour les intérêts de la République, pour nos institutions et notre pays" (Déclarations dans les couloirs de l'Assemblée nationale, mercredi 3 mai)
‘Dommageable pour…’ : ne dit-on pas ‘Dommageable à…’, monsieur le professeur?
François Loncle, député PS (qui a l'intime conviction, déjà) : Dominique de Villepin "est un spécialiste des coups tordus. J'ai la conviction depuis qu'il a été ministre des Affaires étrangères que c'est un homme dangereux, avec sa gestion de l'affaire Ingrid Betancourt" (Déclarations dans les couloirs de l'Assemblée nationale, mercredi 3 mai)
Digression un brin subjective, amalgame, non ? Tonton, tes ‘raisonnements’ ne me paraissent pas très fiables. Tes collègues ont tellement pris la parole, que tu ne sais plus comment te distinguer. Alors, tais-toi donc. Il ne connaît même pas ses classiques : n’est pas sEGOlène qui veut, qui affirme que ses silences font plus de bruit que ses déclarations. Encore une qui gagnerait à respirer de temps en temps.
Noël Mamère député Verts : "C'est un feuilleton tragi-comique qui ne fait que nourrir les extrêmes" (Déclarations dans les couloirs de l'Assemblée nationale, mercredi 3 mai)
Flagrant délit de plagiat !! Chacun sait que Noël n’est pas un cadeau, mais cette fois il me déçoit : si peu d’imagination, c’est mauvais signe. Surmené par le CPE? Un coup de mou, pépère ?
"L'image de la France est souillée. "
Cà y est, il nous fait le coup de la marée noire…
Pierre Mauroy, très ancien Premier ministre socialiste : "C'est une affaire extraordinairement grave".
Paroles impérissables qui manquaient au débat autant que sa personne à la France..
Laurent Fabius, ancien ‘Premier ministre-PS- de la France’, parle :"il n'y a que deux choses claires dans cette affaire". "La première est que ce gouvernement est carbonisé, la seconde que cette présidence qui a commencé dans le mensonge, va finir dans la boue". Que de boue, que de boue ! Encore un maniaque de la savonnette : il doit se laver les mains dix fois par jour.
"Je suis frappé de voir qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion. Le président de la République ne préside plus, le gouvernement ne gouverne plus" (Intervention sur Europe-1, mercredi 3 mai)
Frappé, il l’est…
Arnaud Montebourg, dit St-Just, procureur-député PS : "Quand il y a blocage au sommet, violence politique, incapacité de gouverner, obstination contre la société toute entière, je crois que la réponse intelligente, raisonnable, dans toute démocratie, c'est le retour aux urnes. Nous devons obtenir les élections législatives anticipées de manière à ce que cette affaire soit tranchée". (Lundi 1° mai)
Raisonnable et intelligent ? Et c’est celui qui est dominé par ses mauvais sentiments et ne maîtrise pas ses mauvais instincts qui s’exprime ainsi ? Vade retro satanas !
Outre que la vache, qui ne rit pas, répète ce que dit J.P. Bel…
Vincent Peillon, son comparse député socialiste européen: "Aujourd'hui, alors qu'il (le Premier ministre) est pris dans une affaire judiciaire d'une telle gravité, (...) alors qu'il est mis de toute façon au dossier des juges et donc qu'il y a un soupçon, comment penser à son intégrité, aimer la France, vouloir l'incarner et en même temps vouloir continuer." (Déclaration sur France Inter, 29 avril)
Soupçon vaut donc culpabilité pour les démocrates patentés. Et la présomption d’innocence, toujours pas ?
Mais il y pense tout à coup : "Mais à la base, il y a aussi des problèmes fondamentaux: ce système financier international, ces chambres de compensation qui aujourd'hui encore ne sont absolument pas contrôlées."
Le PS n’a-t-il jamais été au pouvoir, ou n’a-t-il pas fait une priorité d’en contrôler les activités, lorsqu’il était aux affaires ? "Aujourd'hui encore", et hier déjà ?
Julien Dray, le porte-parole et factotum du Parti socialiste : Dominique de Villepin a "menti à la radio, menti à la représentation nationale". "La France peut-elle avoir à sa tête un Premier ministre qui ment?". (Déclarations dans les couloirs de l'Assemblée, mercredi 3 mai)
Sans mentir, on l’imagine bien dissimulé derrière les piliers de la salle des pas perdus.
"On attendait d'abord et avant tout des explications. Force est de constater qu'après les professions de bonne foi, le Premier ministre n'a rien clarifié et que, plus on pose des questions, moins on a de réponses".
Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Le PS n'entend pas se comporter en "procureur" et respecte "la présomption d'innocence …" (Déclaration, mardi 2 mai)
Il fallait oser le dire et Juju a osé : qui d’autre en aurait été capable ? A vrai dire, on a l’embarras du choix parmi les faux-culs du PS. Mais nous connaissons sa rhétorique : il faut inverser tout ce qu’il dit pour connaître le fond de sa pensée, et ça donne : "nous sommes les procureurs du peuple" et nous ne respectons pas "la présomption d'innocence …".
Michel Charasse (PS):"Voilà ce qui arrive quand on utilise des lettres anonymes, comme sous le régime de Vichy et sous les dictatures". (Déclaration à la presse, lundi 1er mai)
L’archétype de l’archaïque qui n’a pas entendu parler de toutes les dictatures, et du stalinisme. Le comique du PS a la mémoire sélective et pas mal de lacunes.
François Hollande (Premier secrétaire du PS et futur président consort): (C'est) "tout le système du président Jacques Chirac qui se délit(e) (…) (Jacques Chirac) ne peut pas laisser l'Etat dans cet état (…) C'est son règne qui finit dans l'agonie, c'est à lui d'en écrire la dernière page". (Déclaration, le dimanche 30 avril)
On dirait du Corneille.
Marie-sEGOlène Royal (PS): "Une confirmation de plus de la décomposition du régime chiraquien. La fin d'un règne sans éthique, l'explosion d'un système qui fait la part belle aux méthodes occultes, aux coups bas et aux manoeuvres de déstabilisation. Il est temps d'en finir.
Assez de ces fossés, de ces grands écarts entre le discours et les actes. Il faut retrouver le sens des valeurs morales au plus haut sommet de l'Etat […]. La principale voie de l'éducation, c'est l'exemple. Le pouvoir est une corruption lorsqu'il ne sait plus à quel titre il est exercé, au service de qui il doit être mis, au nom de quelle valeur il est exercé. A ce moment là, le pouvoir détruit. Il est temps que des promesses qui ont été faites par la gauche et qui n'ont jamais été réalisées le soient enfin. Il faudra que le travail soit moins taxé que le capital. Le général Rondot est un grand serviteur de l'Etat à la droiture réputée, dont l'honneur est scandaleusement mis en cause par des mensonges d'Etat au plus haut niveau". (Déclaration, dimanche 30 avril)
Vive le retour de l’ordre moral ! La Maréchale pétinise à plein tube !
La douce bien-aimée des Français vous condamnerait sans jugement. Or, l’affaire n’est pas jugée, elle n’est même pas encore instruite. Et pourtant, elle nous désigne déjà les coupables, comme dans l’affaire d’Outreau, dans laquelle elle n’est pas blanc-blanc, après avoir ouvert la chasse aux pédophiles au gouvernement Jospin.

L’entendez-vous hurler : çà ira, çà ira, les aristocrates à la lanterne…
Martine Aubry (qui n'est plus députée PS): Trouvez-vous normal qu'un Premier ministre et un ministre de l'Intérieur s'attaquent mutuellement?". (Europe-1, 29 avril)"
Au fait, où en êtes-vous, à Lille, dans votre combat fratricide avec Mauroy, ma bonne Mamie Nova ? Trouvez-vous normal de vous attaquer mutuellement ? Ne vous demandez-vous pas "comment peut-on en arriver là pour des ambitions personnelles ? "
Le PCF: "La République et la démocratie françaises ne méritent pas ça", ajoute le PCF pour qui "il est de la plus extrême urgence que la Justice fasse toute la lumière sur cette affaire, dans toutes ses dimensions." (Communiqué, 29 avril)
On devrait peut-être commencer par là, en effet: malgré leur impatience d’abattre ce gouvernement selon des méthodes fort peu républicaines (qui les honorent, bien sûr…), qu’ils laissent la justice juger en paix, bien que tout soit fait pour qu’elle ne soit pas sereine…
A moins qu’ils ne craignent rien tant que son indépendance ?


Les réactions de la Droite, c'est dans le prochain 'post': à chaque jour suffit sa peine. La gauche nous a épuisés; son programme, en revanche, ne nous interpelle guère! A part la Justice, tout de même, et l'Ordre Moral que nous promet Marie-sEGO, pour cinq ans?