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mardi 8 janvier 2013

Hollande ne convainc pas non plus à sa gauche

La gauche du PS n'en peut plus de Hollande

Finis les rêves et les illusions

Ils ont voté le changement mais Hollande les fait déchanter
Les électeurs de gauche comptaient sur un programme socialiste, ils découvrent une politique social-démocrate. Le président avait donné des gages à son aile gauche, avec l’encadrement des licenciements, par exemple, le droit de vote des étrangers ou bien la fameuse taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 M€, mais, depuis son accession à l'Elysée, ses mesures immédiates sur le retour partiel de la retraite à 60 ans ou l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire ont fait atterrir une large partie de son électorat. Les deux premiers totems ont aujourd’hui disparu des écrans radars et la taxe a volé en éclats au Conseil constitutionnel, il y a huit jours. 
Alors le président velléitaire noie le poisson pas frais avec de vaines paroles aussi creuses qu'hyperboliques sur le gouvernement qui non seulement serait "au travail", mais "retrousse les manches" ! Aussi dresse-t-il sur son inaction un épais rideau de fumée  avec le "mariage" dit pour tous, qui ne convient ni à la droite ni à la gauche et qui continue de dresser une partie de la population contre l'autre, pendant qu'en nombre chaque jour les salariés perdent leur emploi. 

Un président de nulle part
Ironie du sort, même la réforme du mariage pour tous et l'alibi de l'homophobie finissent par irriter la majorité, où l’on ne parvient pas à y voir l’alpha et l’oméga du changement quand d’autres problèmes comme le chômage ou la multiplication des plans sociaux paraissent beaucoup plus urgents à résoudre. 
Quoi qu'il fasse, tout apparaît ou timoré ou mal ficelé
Les déçus de la gauche ont évalué ses mesures sociales et ressentent vivement l’austérité budgétaire et les 20 Mds€ accordés aux entreprises dans le cadre du pacte de compétitivité.

La gauche socialo-écolo ne satisfait ni les socialistes, ni les écolos, ni les communistes. Jusqu’à présent, leur agacement ne s'est exprimé qu'en grondements sporadiques, mais qu'adviendra-t-il demain? 

La reconnaissance tardive de la violence de la crise, la détresse des salariés en difficulté non imputable aux prédécesseurs, la riposte des communistes blessés par l'arrogance des socialistes, l'impatience des altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts bridés par la présence de deux otages au gouvernement et surtout le réveil des syndicats, hormis la CFDT, aujourd’hui confrontés à une masse de négociations sur le marché du travail, mais aussi les opérations de diversion clivant la société jusqu'à l'intérieur des partis (dépénalisation du cannabis ou mariage entre personnes du même sexe), l'absence  de débats (y compris à l'Assemblée) et de concertation (réservée aux associations sélectionnées) tout est amadou pour les mèches qui pourraient bien mettre le feu aux poudres.

Lors de sa désignation à Toulouse, Jean-Philippe (dit Harlem) Désir avait annoncé que le PS jouerait un rôle d'aiguillon vis-à-vis du gouvernement. 
Et assiste à l'inverse ! Désir H. assure que le PS n'est pas un parti godillot, mais il doit tout à Hollande et ne peut rien faire en autonomie. La marge de manoeuvre du PS est étroite: le parti du président ne pourra jamais travailler en contradiction avec le gouvernement. Quand il était premier secrétaire, François Hollande n'a jamais contredit Lionel Jospin quand celui-ci était premier ministre.

Pour prévenir l'incendie, le pyromane François Hollande est  allé sur le terrain faire illusion, couvrant les incendiaires du gouvernement, les Cahuzac ou Montebourg, Taubira ou Vallaud-Belkacem, tentant de soigner les écrouelles, mais avec la même pommade aux éléments de langage lénifiants et émollients que colporta aussi Ayrault et que les échines butées répugnent à absorber.


L'exécutif brandit un objectif principal sans prendre les moyens de l'atteindre
Bien qu'il dispose de tous les pouvoirs constitutionnels, Hollande ne parvient pas à rendre crédible aux Français cet objectif de l’amélioration de l’emploi, pas même avec l'évocation de repreneurs fantasmagoriques ou le baume en couche de la ...compassion du gouvernement.

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif qui a fait beaucoup de tapage avec la nationalisation (avortée) d'ArcelorMittal à Florange, est considéré comme inefficace par 62% des Français.

Hollande et Ayrault battent un nouveau record d'impopularité, avec respectivement 63% (+5) et 59% (+8) des sondés qui désapprouvent leur "action", selon le "tableau de bord" mensuel Ifop-Paris Match publié ce mardi. Il s'agit du plus mauvais score de François Hollande dans ce baromètre depuis son élection en mai dernier. 
37% seulement des Français estiment qu'il "mène une bonne politique économique". 
40% de Français jugent que François Hollande est moins efficace que Nicolas Sarkozy, son prédécesseur, selon un sondage BVA pour i>télé publié entre Noël et le Nouvel An.

La méthode Coué
Hollande n'en est plus à reconquérir son électorat, il Or, la "gauche molle" ne peut compter sur sa bonne étoile plus longtemps, distribuer encore longtemps des bisous à gauche et les impôts à droite : la gauche dure y veillera !



mardi 21 août 2012

Velléitaire, Nono Montebourg se rêve en révolutionnaire industriel

Nono veut mener la "3e révolution industrielle"

Le projet des socialistes est - ou plutôt sera-  de "conduire la France sur la route de la troisième révolution industrielle", assure Arnaud Montebourg.




Le 
ministre du "Redressement productif" était fort éméché dimanche, lors de la 40e édition de la Fête de la Rose à Frangy-en-Bresse en Saône-et-Loire, devant un millier de militants, par une canicule très arrosée.



PSA oublié !

Verbeux comme à son habitude à jeûn, il s'agirait selon lui "de la rencontre entre les énergies renouvelables et les technologies numériques", estimant que cette révolution, "alliage de l'autorité et de l'audace", va "créer des emplois nouveaux", des "produits nouveaux" et "des objets nouveaux".
Il s'est dédouané d'une opposition socialiste paralysante de cinq ans
Nono a le sentiment que le quinquennat Sarkozy a laissé un pays "en triste état", "désindustrialisé", connaissant "l'épuisement moral". Selon lui, le chef de l'Etat sortant aurait oublié de "faire la guerre aux plans sociaux".


Un destin européen pour le partisan du "non" au "projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe " (2004-2005)




"Réorienter l'Europe au service de la croissance"
Considérant que le "redressement moral de la France" pourrait passer  par "la fin du laissez-faire", comme dirait Manuel Valls aux Rom et aux casseurs. 

Il a désigné les banques à la vindicte populaire, en appelant à "ne plus laisser les excès de la finance se retrouver contre l'économie et la croissance".
Le redresseur déclare la guerre  à la finance :"ne plus laisser faire les excès de pouvoir des financiers sur les entreprises", à "réorienter progressivement l'Europe au service de la croissance".

Le candidat de la primaire socialiste défendait un  programme de "démondialisation" 

Le ministre de François Hollande oppose les acteurs économiques:  l'"intérêt industriel", "l'intérêt entrepreunarial", et "l'intérêt humain" sont supérieurs aux intérêts financiers".
Montebourg  dit tout et son contraire, avec conviction et affectation 
(Frangy-en-Bresse, août 2012):

Le Don Quichotte déterre la hache de guerre contre les banques
  
"Le gouvernement donnera toujours la préférence aux choix industriels plutôt qu'aux décisions de confort financier", a-t-il dit. Selon lui, "la reconstruction de notre industrie" est "une grande cause nationale" relevant "de la responsabilité de tous".

L' " abaisseur négatif " tire ainsi dans le dos de Pierre Moscovici...