Le projet des socialistes est - ou plutôt sera- de "conduire la France sur la route de la troisième révolution industrielle", assure Arnaud Montebourg.Le ministre du "Redressement productif" était fort éméché dimanche, lors de la 40e édition de la Fête de la Rose à Frangy-en-Bresse en Saône-et-Loire, devant un millier de militants, par une canicule très arrosée.
PSA oublié !
Verbeux comme à son habitude à jeûn, il s'agirait selon lui "de la rencontre entre les énergies renouvelables et les technologies numériques", estimant que cette révolution, "alliage de l'autorité et de l'audace", va "créer des emplois nouveaux", des "produits nouveaux" et "des objets nouveaux".
Il s'est dédouané d'une opposition socialiste paralysante de cinq ans
Nono a le sentiment que le quinquennat Sarkozy a laissé un pays "en triste état", "désindustrialisé", connaissant "l'épuisement moral". Selon lui, le chef de l'Etat sortant aurait oublié de "faire la guerre aux plans sociaux".
Un destin européen pour le partisan du "non" au "projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe " (2004-2005)
"Réorienter l'Europe au service de la croissance"
Considérant que le "redressement moral de la France" pourrait passer par "la fin du laissez-faire", comme dirait Manuel Valls aux Rom et aux casseurs.
Il a désigné les banques à la vindicte populaire, en appelant à "ne plus laisser les excès de la finance se retrouver contre l'économie et la croissance".
Le redresseur déclare la guerre à la finance :"ne plus laisser faire les excès de pouvoir des financiers sur les entreprises", à "réorienter progressivement l'Europe au service de la croissance".
Le candidat de la primaire socialiste défendait un programme de "démondialisation"
Le ministre de François Hollande oppose les acteurs économiques: l'"intérêt industriel", "l'intérêt entrepreunarial", et "l'intérêt humain" sont supérieurs aux intérêts financiers".
Montebourg dit tout et son contraire, avec conviction et affectation
(Frangy-en-Bresse, août 2012):
Montebourg dit tout et son contraire, avec conviction et affectation
(Frangy-en-Bresse, août 2012):
Le Don Quichotte déterre la hache de guerre contre les banques
"Le gouvernement donnera toujours la préférence aux choix industriels plutôt qu'aux décisions de confort financier", a-t-il dit. Selon lui, "la reconstruction de notre industrie" est "une grande cause nationale" relevant "de la responsabilité de tous".
L' " abaisseur négatif " tire ainsi dans le dos de Pierre Moscovici...
