POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est opération de com. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est opération de com. Afficher tous les articles

jeudi 21 mars 2019

Grand débat: des intellectuels ont refusé de participer à cette campagne pré-électorale de Macron ?

Une trentaine d'intellectuels a refusé l'invitation à débattre avec Macron

"J'ai piscine", a prétendu l’économiste et philosophe Frédéric Lordon
.


Résultat de recherche d'images pour "bavoir j peux pas j ai piscine"
Ils n'ont pas pu lui servir la soupe ?
Invité à débattre avec Emmanuel Macron, il aurait encore "préféré  dîner avec François Hollande", a-t-il fait savoir, non sans humour, refusant de cautionner l'opération de com'. 
Partenaire de ce format, mais pas organisateur de la liste des intellectuels conviés, la radio France Culture indique que "l’invitation a été envoyée à un peu plus d’une centaine de personnes, des philosophes, des économistes, des sociologues, des historiens". L’Elysée n'est pas plus précis ni transparent et il est donc difficile de  connaître le nombre exact et la liste complète des intellectuels destinataires d’une invitation.
65 intellectuels ont accouru (46 hommes et seulement 19 femmes), acceptant de se compromettre en jouant les faire-valoir.
Mais l'identité des absents et des discriminés est incertaine. 
Ils sont "estimés" (dans tous les sens du terme) à une quinzaine d'intellectuels qui ont décliné l'invitation de l'Elysée, avec plus ou moins de courtoisie, et qui n'ont pas fait la courte échelle au président pour remonter dans les sondages (à moins de 30% de sondés confiants) et mener sa pré-campagne électorale pour les européennes du mois de mai. 

Une porte-parole livre une estimation officielle floue, entre 70% et 80% des invités sont venus", avant de lâcher une poignée de noms de ceux qui n’ont pas pu venir : l’économiste Thomas Piketty, la philosophe Elisabeth Badinter, l’historienne et académicienne Hélène Carrère d’Encausse, l’historien Pierre Rosanvallon et le politologue Patrick Weil. Robert Badinter, 90 ans, était en revanche excusable.

L’Elysée a aussi indiqué que les historiens Marcel Gauchet et Jacques Julliard, d’abord annoncés, se sont également fait porter pâle. C’est en outre par voie de presse qu’on a appris les empêchements de Frédéric Lordon et d’Alain Finkielkraut. Le tableau ci-dessus n'est donc pas totalement fiable.

Parmi la soixantaine d’invités effectivement présents, plusieurs semblent avoir regretté d’avoir passé huit heures à écouter regarder parler le président

Résultat de recherche d'images pour "poser un lapin"
Ainsi Dominique Méda a-t-elle déballé son sac dans une tribune de Libération, tandis que, dans un article de Libé, d'autres admettent avoir été pris dans un "gros piège: on sert la soupe et il nous assène sa com politique".

Faute de liste sincère, il faut faire la recherche des intellectuels qui ne sont pas tombés dans le panneau. Sur la quinzaine d’absents à l'appel, une moitié d’entre eux ont tout bonnement refusé l’invitation.

1) l’économiste et philosophe Frédéric Lordon a donc clairement annoncé son refus.

La réponse de Frédéric Lordon à Emmanuel Macron
paru dans lundimatin#183, le 22 mars 2019

 [1]
Cher Monsieur Macron,
Vous comprendrez que si c’est pour venir faire tapisserie le petit doigt en l’air au milieu des pitres façon BHL, Enthoven, ou des intellectuels de cour comme Patrick Boucheron [2], je préférerais avoir piscine ou même dîner avec François Hollande. Au moins votre invitation ajoute-t-elle un élément supplémentaire pour documenter votre conception du débat. Savez-vous qu’à part les éditorialistes qui vous servent de laquais et répètent en boucle que la-démocratie-c’est-le-débat, votre grand débat à vous, personne n’y croit ? Vous-même n’y croyez pas davantage. Dans une confidence récente à des journalistes, qui aurait gagné à recevoir plus de publicité, vous avez dit ceci : « Je ressoude, et dès que c’est consolidé je réattaque ». C’est très frais. Vous ressoudez et vous réattaquez. C’est parfait, nous savons à quoi nous en tenir, nous aussi viendrons avec le chalumeau.
En réalité, sur la manière dont vous utilisez le langage pour « débattre » comme vous dites, nous sommes assez au clair depuis longtemps. C’est une manière particulière, dont on se souviendra, parce qu’elle aura fait entrer dans la réalité ce qu’un roman d’Orwell bien connu avait anticipé il y a 70 ans très exactement – au moins, après la grande réussite de votre itinérance mémorielle, on ne pourra pas dire que vous n’avez pas le sens des dates anniversaires. C’est une manière particulière d’user du langage en effet parce qu’elle n’est plus de l’ordre du simple mensonge.
Bien sûr, dans vos institutions, on continue de mentir, grossièrement, éhontément. Vos procureurs mentent, votre police ment, vos experts médicaux de service mentent – ce que vous avez tenté de faire à la mémoire d’Adama Traoré par experts interposés, par exemple, c’est immonde. Mais, serais-je presque tenté de dire, c’est du mensonge tristement ordinaire.
Vous et vos sbires ministériels venus de la start-up nation, c’est autre chose : vous détruisez le langage. Quand Mme Buzyn dit qu’elle supprime des lits pour améliorer la qualité des soins ; quand Mme Pénicaud dit que le démantèlement du code du travail étend les garanties des salariés ; quand Mme Vidal explique l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers par un souci d’équité financière ; quand vous-même présentez la loi sur la fake news comme un progrès de la liberté de la presse, la loi anti-casseur comme une protection du droit de manifester, ou quand vous nous expliquez que la suppression de l’ISFs’inscrit dans une politique de justice sociale, vous voyez bien qu’on est dans autre chose – autre chose que le simple mensonge. On est dans la destruction du langage et du sens même des mots.
Si des gens vous disent « Je ne peux faire qu’un repas tous les deux jours » et que vous leur répondez « Je suis content que vous ayez bien mangé », d’abord la discussion va vite devenir difficile, ensuite, forcément, parmi les affamés, il y en a qui vont se mettre en colère. De tous les arguments qui justifient amplement la rage qui s’est emparée du pays, il y a donc celui-ci qui, je crois, pèse également, à côté des 30 ans de violences sociales et des 3 mois de violences policières à vous faire payer : il y a que, face à des gens comme vous, qui détruisent à ce point le sens des mots – donc, pensez-y, la possibilité même de discuter –, la seule solution restante, j’en suis bien désolé, c’est de vous chasser.
Il y a peu encore, vous avez déclaré : « Répression, violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit ». Mais M. Macron, vous êtes irréparable. Comment dire : dans un Etat de droit, ce ne sont pas ces mots, ce sont ces choses qui sont inacceptables. À une morte, 22 éborgnés et 5 mains arrachées, vous vous repoudrez la perruque et vous nous dites : « Je n’aime pas le terme répression, parce qu’il ne correspond pas à la réalité ». La question – mais quasi-psychiatrique – qui s’en suit, c’est de savoir dans quelle réalité au juste vous demeurez.
Des éléments de réponse nous sont donnés par un article publié il y a de ça quelques jours par le Gorafi sous le titre : « Le comité de médecine du ministère de l’intérieur confirme que le LBD est bon pour la santé ». On peut y lire ceci : « Christophe Castaner s’est réjoui des résultats des tests du comité de médecins et a aussitôt signé une ordonnance qualifiant de rébellion et outrage à agent toute personne qui mettrait en cause la fiabilité de cette étude ». M. Macron, voyez-vous la minceur de l’écart qui vous tient encore séparé du Gorafi ? Vous êtes la gorafisation du monde en personne. Sauf que, normalement, le Gorafi, c’est pour rire. En réalité, personne ne veut vivre dans un monde gorafisé. Si donc le macronisme est un gorafisme mais pour de vrai, vous comprendrez qu’il va nous falloir ajuster nos moyens en conséquence. Et s’il est impossible de vous ramener à la raison, il faudra bien vous ramener à la maison.
Tous les glapissements éditorialistes du pays sur votre légitimité électorale ne pourront rien contre cette exigence élémentaire, et somme toute logique. En vérité, légitime, vous ne l’avez jamais été. Votre score électoral réel, c’est 10%. 10% c’est votre score de premier tour corrigé du taux d’abstention et surtout du vote utile puisque nous savons que près de la moitié de vos électeurs de premier tour ont voté non par adhésion à vos idées mais parce qu’on les avait suffisamment apeurés pour qu’ils choisissent l’option « ceinture et bretelles ».
Mais quand bien même on vous accorderait cette fable de la légitimité électorale, il n’en reste plus rien au moment où vous avez fait du peuple un ennemi de l’État, peut-être même un ennemi personnel, en tout cas au moment où vous lui faites la guerre – avec des armes de guerre, et des blessures de guerre. Mesurez-vous à quel point vous êtes en train de vous couvrir de honte internationale ? Le Guardian, le New-York Times, et jusqu’au Financial Times, le Conseil de l’Europe, Amnesty International, l’ONU, tous sont effarés de votre violence. Même Erdogan et Salvini ont pu s’offrir ce plaisir de gourmets de vous faire la leçon en matière de démocratie et de modération, c’est dire jusqu’où vous êtes tombé.
Mais de l’international, il n’arrive pas que des motifs de honte pour vous : également des motifs d’espoir pour nous. Les Algériens sont en train de nous montrer comment on se débarrasse d’un pouvoir illégitime. C’est un très beau spectacle, aussi admirable que celui des Gilets Jaunes. Une pancarte, dont je ne sais si elle est algérienne ou française et ça n’a aucune importance, écrit ceci : « Macron soutient Boutef ; les Algériens soutiennent les Gilets Jaunes ; solidarité internationale ». Et c’est exactement ça : solidarité internationale ; Boutef bientôt dégagé, Macron à dégager bientôt.
Dans le film de Perret et Ruffin, un monsieur qui a normalement plus l’âge des mots croisés que celui de l’émeute – mais on a l’âge de sa vitalité bien davantage que celui de son état civil –, un monsieur à casquette, donc, suggère qu’on monte des plaques de fer de 2 mètres par 3 sur des tracteurs ou des bulls, et que ce soit nous qui poussions les flics plutôt que l’inverse. C’est une idée. Un autre dit qu’il s’est mis à lire la Constitution à 46 ans alors qu’il n’avait jamais tenu un livre de sa vie. M. Macron je vous vois d’ici vous précipiter pour nous dire que voilà c’est ça qu’il faut faire, lisez la Constitution et oubliez bien vite ces sottes histoires de plaques de fer. Savez-vous qu’en réalité ce sont deux activités très complémentaires. Pour être tout à fait juste, il faudrait même dire que l’une ne va pas sans l’autre : pas de Constitution avant d’avoir passé le bull.
C’est ce que les Gilets Jaunes ont très bien compris, et c’est pourquoi ils sont en position de faire l’histoire. D’une certaine manière M. Macron, vous ne cessez de les y inviter. En embastillant un jeune homme qui joue du tambour, en laissant votre police écraser à coups de botte les lunettes d’un interpellé, ou violenter des Gilets Jaunes en fauteuil roulant – en fauteuil roulant ! –, vous fabriquez des images pour l’histoire, et vous appelez vous-même le grand vent de l’histoire.
Vous et vos semblables, qui vous en croyez la pointe avancée, il se pourrait que vous finissiez balayés par elle. C’est ainsi en effet que finissent les démolisseurs en général. Or c’est ce que vous êtes : des démolisseurs. Vous détruisez le travail, vous détruisez les territoires, vous détruisez les vies, et vous détruisez la planète. Si vous, vous n’avez plus aucune légitimité, le peuple, lui, a entièrement celle de résister à sa propre démolition – craignez même que dans l’élan de sa fureur il ne lui vienne le désir de démolir ses démolisseurs.
Comme en arriver là n’est souhaitable pour personne, il reste une solution simple, logique, et qui préserve l’intégrité de tous : M. Macron, il faut partir. M. Macron, rendez les clés.
[1La discussion ce jour-là avait une toute autre teneur. Intitulée Fin du grand débat, début du grand débarras, elle réunissait entre autres Jérome Rodrigues, Hervé Kempf, Priscillia Ludosky et Youssef Brakni. On retrouvera les interventions des uns et des autres ici.
[2Entre cette intervention et sa transcription, le casting du « Grand Débat avec les Intellectuels » a été révélé. Patrick Boucheron n’en est pas, semble-t-il. Mais son macronisme déclaré et son mépris, tout aussi déclaré, des Gilets Jaunes, ne sont pas de nature à commander une correction sur le fond. Idem d’ailleurs pour les deux autres clowns.
2) l’historien Gérard Noiriel a refusé mais se dit prêt à apporter les cahiers de doléances de ce secteur sinistré qu’est aujourd’hui l’éducation populaire.

3) l’économiste Thomas Piketty a refusé, jugeant que le raout était "le sommet de la dérive monarchique".

4) la philosophe Sylviane Agacinski a refusé car "les conditions qui ne [lui] paraissent pas satisfaisantes".

5) l’historien Patrick Boucheron s'est confié à Libé sur son refus.

6) le philosophe Michaël Fœssel a indiqué à Libé qu’il n’a  pas souhaité venir.

Cette liste, évidemment non exhaustive, se complète avec les absents qui étaient, eux, empêchés, le plus souvent sans explication.

7) le sociologue Dominique Wolton ne pouvait pas venir, selon France Culture.

8) le philosophe Alain Finkielkraut était à l’étranger.

9) la climatologue Valérie Masson-Delmotte n’a pas pu venir à cause d’une réunion à l’étranger.

10) la philosophe Elisabeth Badinter n’était pas disponible, selon l’Elysée.

11) l’historienne et académicienne Hélène Carrère d’Encausse n’était pas disponible, selon l’Elysée.

12) l’historien Pierre Rosanvallon n’était pas disponible, selon l’Elysée.

13) le politologue Patrick Weil n’était pas disponible, selon l’Elysée.

L’addition de ces treize absents et de la soixantaine de présents ne nous permet pas d’arriver à la centaine d’invitations lancées. D’autres invités avaient donc mieux à faire et ont probablement décliné. Considérant le nombre de femmes conviées, et la moyenne d'âge, on imagine qu'elles avaient à s'occuper des petits-enfants.

dimanche 3 mars 2019

Code de la route : Castaner s'exhibe au volant de sa voiture pour un entretien avec la presse

Le ministre de l'Intérieur est-il exemplaire ?

Chantal Perrichon, présidente de la 'Ligue contre la violence routière', est prise de nausée



Image associée
Chantal Perrichon, ci-contre, a été contrôlée à 216 km/h au volant de son Audi A8 à moteur V8, ce qui ne l'a pas empêchée de redescendre sur le plancher des vaches pour soutenir Edouard Philippe dans sa campagne pour imposer 80km/h aux autres. Selon elle, il est prouvé depuis longtemps que la vitesse est la cause principale des accidents de la route: l'alcool et les stupéfiants n'y seraient pour pas grand chose...

A l'heure du matraquage des automobilistes par les radars et les prix des carburants ou de la limitation de vitesse à 80 Km/h, Christophe Castaner fait le cacou [l'intéressant, en provençal] et l'étrange opération de communication de Castaner - qui répond à BFMTV au volant d'une voiture -  interpelle les téléspectateurs depuis ce matin. On peut en effet voir et entendre le Ministre de l'Intérieur répondant à une cour de journalistes de la chaîne. Or, on sait bien que le Ministre de l'Intérieur, pour des raisons de sécurité, est toujours très entouré, très surveillé et rarement au volant d'une voiture pour se déplacer.
BFM a donc eu besoin d'un expert en ministres au volant !

Et, 
pour décrypter cette image, il ont fait appel à Alexis Lacroix, directeur de l'Express. A-t-il été rétribué, entre amis, pour produire cette analyse ?

"Le Ministre de l'Intérieur est en pleine opération de communication et, en étant aux commandes de la voiture, il veut montrer que c'est lui qui tient les commandes et que la situation est maîtrisée. Au propre, comme au figuré, c'est lui qui tient les commandes !"

Tient-il aussi magistralement les commandes de sa vie ?
A 53 ans depuis janvier, sa discrète épouse, Hélène, est cadre bancaire, qui le sortira de sa vie de jeune voyou marseillais.
Christophe et Hélène Castaner, c'est avant tout un amour lycéen à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). C'est d'ailleurs elle qui l'exfiltrera de ses mauvaises fréquentations marseillaises où il gagne de l'argent facile au poker. C'est probablement de cette époque qu'il garde un humour graveleux qui le destinait aux commissariats. 

Ainsi a-t-il aussitôt réagi au lapsus du présentateur de Quotidien (TF1) qui avait dérapé sur le prénom de Brune Poirson, secrétaire d'Etat : de Brune à "burne", il n'y a pas 20 cm... 


Une réaction machiste dans les deux cas, mais que Marlène Schiappa préféra encore ignorer (en 2017). 
A cette époque, Hélène peine à l'aider à se ressaisir, mais Castaner obtient finalement son baccalauréat en candidat libre - au rattrapage - à l'âge de 20 ans, en 1986. A la faculté de droit d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), il trouve plus amusant de militer politiquement et celui qu'on surnomme "Casta" finit par se lancer en politique... Nul besoin de diplôme ! 
Quand en 2001, Christophe Castaner est élu maire de Forcalquier, dans les Alpes-de-Haute-Provence (fonction qu'il occupe jusqu'en juillet 2017), 
Résultat de recherche d'images pour "Castaner vacances"
son épouse Hélène n'en peut finalement plus de lui et "entame sa carrière de cadre bancaire à Aix-en-Provence", à plus d'une heure de route. De son côté, il s'insinue dans plusieurs cabinets ministériels et, sans jamais travailler dans la société civile, devient vice-président du conseil régional de Provence-Alpes Côte d'Azur en 2004, puis député des Alpes-de-Haute-Provence en 2012.
Le couple a deux filles : l'aînée Jade, âgée de 18 ans, aujourd'hui en classe préparatoire à Paris, et Léane, 14 ans, collégienne à Forcalquier.
Sa cadette est la seule qui l'attire encore à Forcalquier où l'ancien maire socialiste passe plus que jamais pour un "bouffon". "J'ai la chance que mes filles aient une maman qui est hyper­dis­po­nible, confie-t-il (la banque n'est pas accaparante) et qui me sécu­rise dans ma vie, parce que je ne pourr­ais pas faire le métier que je fais si on n'était pas heureux et si on n'était pas sûrs que ses enfants le vivent bien. C'est grâce à leur mère et je l'en remer­cie", déclarait-il, en mai 2018 sur la chaîne LCI et en langue de bois, comme on remercie, mécaniquement, des collaborateurs. Il tentait alors encore de sauver les apparences.

"Vous savez pourquoi je voulais être ministre de l’Intérieur? C’était pour appuyer une fois sur le bouton du gyrophare !"

Une confidence, non pas de Gégé Collomb, mais de Cacastaner 

Cette turlupinade est signée du ministre de l'Intérieur, en marge de sa visite à l’établissement central logistique de la police nationale de Limoges, vendredi dernier. Mais Casta ne s'est pas contenté de titiller le petit bouton de la sirène : en l'absence de son binôme, le co-ministre avait également à coeur de prouver quelque chose en prenant le volant d’une voiture de gendarmerie: il y a un pilote à part entière à Beauvau ! 

Pour sa com', le ministre facétieux facétieux s’est en effet rendu ensuite à la caserne Jouan, au volant d’un 4x4 flambant neuf estampillé Gendarmerie, accompagné de trois journalistes de ...BFM TV, le tout sous les yeux battus du reste de la presse accréditée. 
Chez le "kéké", tout est dans l’art  médiatique du roulage de mécanique !