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samedi 28 mars 2020

Coronavirus : la France transfère des patients contaminés en Allemagne

Un premier hélicoptère militaire confie des patients à  l'Allemagne, mieux dotée

Le Grand Est saturé se décharge de deux patients de Metz sur son voisin

Evacuation de malades du coronavirus par hélicoptère (illustration)

Les premières évacuations de patients contaminés au Covid-19 ont été expédiés à 9 heures ce matin et sont désormais une vingtaine Outre-Rhin. Ces deux patients qui se trouvaient en réanimation à l'hôpital Mercy, au sud de Metz, ont été pris en charge à 9h30 par un hélicoptère militaire qui a redécollé vers 10h20 à destination d'Essen au nord-ouest de l'Allemagne, près de Dortmund, à 330 km et à 3h40 des familles des patients.

Pourtant, il y a encore deux semaines, la ministre des Armées ne manifestait encore aucun empressement à engager les armées contre la pandémie.   "Je me suis entretenue hier avec mon homologue allemande afin de définir et préciser les modalités de cette opération, a toutefois indiqué Florence Parly. Je remercie profondément nos amis allemands pour leur soutien et solidarité. Nous partageons tous un seul objectif : vaincre le Covid-19."

Il fallait démontrer que la solidarité européenne n'est pas un mot creux

Selon le chef du service des urgences du centre hospitalier régional (CHR) de Metz, une nouvelle rotation vers l'Allemagne d'un hélicoptère militaire, avec deux autres patients, sera "probablement" réalisée dimanche en début d'après-midi.
D'autres transferts de malades devraient être décidés au fur et à mesure, selon l'évolution de la situation, a précisé le médecin.

Depuis le début de l'épidémie, des ambulances ont déjà transporté "une petite dizaine" de malades atteints du Covid-19 dans des établissements hospitaliers allemands, révèle-t-il. 

La semaine dernière aussi, deux malades du coronavirus avaient été héliportés vers Hambourg (ouest de l'Allemagne) par des appareils sanitaires civils allemands.

Ils ont été transportés par un hélicoptère Caïman dans le cadre de l'opération Résilience, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly, samedi matin. Il a dû être désinfecté et équipé spécialement pour ce coup de com' de l'Union européenne critiquée pour son existence virtuelle.

L'hélicoptère militaire de manœuvre et d'assaut va servir à des évacuations sanitaires. Ce NH90 est mis à disposition par le 1er régiment d'hélicoptères de combat (1er RHC) de Phalsbourg e Phalsbourg, en Moselle. Il a décollé à 9 heures du parking de Metz expo, celui-ci se trouve à côté de l'hôpital Mercy. Le centre hospitalier régional dispose d'un héliport, mais l'hélicoptère de l'armée est d'une autre dimension.

Dimanche, un train médicalisé au départ de la gare Lorraine TGV

Image d'illustration
Des moyens rudimentaires réquisitionnés pour pallier
la saturation des centres hospitaliers
Ce transfert en hélicoptère sera le seul aujourd'hui à Metz. 
Des malades du Covid-19 partiront de bon matin du CHR Mercy en ambulance pour être transféré en Nouvelle-Aquitaine, via un TGV médicalisé.

Six patients du CHU de Reims ont en outre été transférés à Orléans, Loiret, par autocar médicalisé.
Une compagnie privée basée en Moselle proposait un
 car équipé du matériel adapté et une équipe médicale présente à bord. Le véhicule était suivi d'une ambulance SMUR du CHU rémois. "Les patients concernés étaient pris en charge dans les unités de médecine dédiées Covid. Ils étaient tous en capacité d’être transportés", précise le CHU de Reims dans un communiqué. 

Ce transfert permet de libérer de la place dans l'établissement rémois.
Celui-ci annonce qu'il passera de 122 à 150 lits dédiés à l'hospitalisation d'ici lundi et de 43 à 49 d'ici ce samedi. De plus, un "drive" a été mis en place à l'entrée du CHU pour dépister à temps d'éventuels cas parmi les personnels soignants et les patients extérieurs à l'hôpital, à la condition, d'une part, qu'ils soient au moins au troisième jour de symptômes (fièvre, toux, difficultés respiratoires) et, d'autre part, qu'ils aient appelé une première fois le 15, puis rappelés par le médecin infectiologue pour fixer un rendez-vous.

jeudi 26 mars 2020

Coronavirus : c'est quoi, l'opération militaire 'Résilience' annoncée par Emmanuel Macron

Macron a annoncé le lancement de l'opération militaire Résilience : nouveau coup de com' ?

Quel est le plan mis en place pour le diseur de l'Elysée ?

Allongés Nouvelles | Les Dernières Nouvelles Sur Allongés
Résilience italienne face à l'mpréparation et à la pénurie;
demain en France ?
Les mesures prises par Macron doivent permettre de faire face à la pandémie de coronavirus qui sévit dans France en manque de tout : respirateurs, tests de dépistages et même les élémentaires masques chirurgicaux.

Après un plan d'urgence économique tardif de l'ex-banquier pour relever la France post-pandémie de coronavirus, arrive une opération militaire. En déplacement à Mulhouse pour découvrir le premier hôpital militaire de campagne installé après plusieurs semaines de cris d'alerte, puis d'alarme, notamment par le président de Région Grand-Est, le locataire de l'Elysée a annoncé ce mercredi un série de mesures au détour de sa prise de parole. 
Un plan d'investissement pour l'hôpital poursoutenir le secteur sanitaire durant cette crise, mais aussi le lancement de lancement de 'Résilience', mot peu répandu parmi les "gens qui ne sont rien", mais qui désigne la force de caractère appliquée à se reconstruire à la suite d'un traumatisme. Si la France peine à se relancer, ce sera donc la responsabilité des Français faibles et peu endurants... 


Cette opération militaire vise à protéger les populations et à soutenir les services publics face à la menace du virus en métropole et sur les territoires d'Outre-mer. En effet, le "tsunami" - dont Agnès Buzyn avait pressenti l'ampleur sans vouloir alarmer par des prises de mesures strictes - se solde par un bilan provisoire en hausse continue: en France, le coronavirus a fait plus de 1.300 morts, selon le dernier bilan communiqué le 25 mars.

L'opération Résilience, c'est quoi ?

A Mulhouse, Macron a prononcé des phrases creuses, expliquant que "les armées s’engageront dans l’ensemble des secteurs où elles pourront apporter un soutien à la continuité de l’Etat" et que "ces missions seront adaptées aux contextes locaux"Lancée mercredi 25 mars, elle vise à protéger la population face à la rapide progression de l'épidémie de coronavirus. 

Les forces armées interviendront sur les plans sanitaire et logistique, notamment en Outre-mer, dans le but de mettre en place une aide à la "protection" de sites sensibles, sa mission de base. Cette opération reste bien distincte de l'opération Sentinelle contre le terrorisme enclenchée en 2015. Pour venir en aide aux populations d'Outre-mer, deux porte-hélicoptères amphibie (PHA), le Mistral et le Dixmude, seront respectivement déployés dans le sud de l'océan Indien, vers l'île de la Réunion, et dans la zone Antilles/Guyane. 

Insularité, éloignement, isolement, faible capacité d'accueil des malades... Si les Outre-mer sont pour l'heure moins touchés par le coronavirus (quelque 365 cas recensés mercredi sur l'ensemble des territoires et deux décès, en Martinique et en Guadeloupe), ils s'inquiètent d'une possible catastrophe sanitaire sur leur sol. 
Le ministère des Armées a tenu à souligner que cette opération n'a pas vocation à aider policiers et gendarmes à faire respecter le confinement et contraindre la population pour enrayer la propagation du virus.

Sur le plan logistique, l'armée pourrait par exemple être sollicitée pour transporter des masques vers une région française donnée. 

Insularité, éloignement, isolement, faible capacité d'accueil des malades.... Si les Outre-mer sont moins touchés pour l'instant par le coronavirus (quelque 365 cas recensés mercredi sur l'ensemble des territoires et deux décès, en Martinique et en Guadeloupe), ils s'inquiètent d'une possible catastrophe sanitaire sur leur sol. Le ministère des Armées a tenu à souligner que cette opération n'a pas vocation à aider policiers et gendarmes à faire respecter le confinement de la population pour enrayer la propagation du virus.

La "protection", elle, pourrait concerner des sites d'"opérateurs d'intérêt vital", ou OIV,  par exemple les centrales nucléaires.