Le ministre de l'Intérieur a fini par réagir aux menaces des djihadistes de l'Etat islamique
Le petit ministre a demandé aux préfets "d'élever le niveau de vigilance des forces de sécurité intérieure".
Dans une brève allocution télévisée, Cazeneuve a lancé : "La France n'a pas peur".
Lundi 22 septembre, le ministre de l'Intérieur réagissait ainsi à l'appel à "tuer les méchants et sales Français" lancé par l'organisation Etat islamique vendredi, en riposte aux frappes aériennes sur l'Irak décidées par François Hollande, vendredi.
Rappelant qu'a été largement approuvé par le Parlement le projet de lutte contre le terrorisme visant à bloquer en France les mineurs déterminés à faire le djihad hors des frontières, il a déclaré : "La France est prête à empêcher les passages à l'acte, même si le risque zéro n'existe pas."
Alors que l'inquiétude grandit dans la perspective du retour de certains parmi le millier de djihadistes français déjà au Proche Orient, les candidats au djihad que la majorité présidentielle entend retenir par la force sur le territoire pourraient être tentés de punir sur le sol français les "sales Français" qui les ont nourris dans leur sein.
"Leurs menaces n'entameront en rien notre détermination à mettre fin à leurs exactions, à secourir les populations persécutées et à éliminer le risque que représente Daech - Etat Islamique- pour notre sécurité, a insisté le ministre de l'Intérieur. Ce n'est pas la première fois qu'elle se trouve menacée par des groupes terroristes, qui s'attaquent aux valeurs de tolérance, d'humanisme, de respect des droits de l'homme, de la démocratie (…). Elle a toujours surmonté ces menaces."
Une lettre aux préfets
Le ministre de l'Intérieur leur demande "d'élever le niveau de vigilance des forces de sécurité intérieure, notamment vis à vis des édifices sensibles" parmi lesquels figurent les "bâtiments confessionnels, représentations diplomatiques et consulaires" mais aussi les "lieux symboliques ou à forte fréquentation".
Cazeneuve demande une attention accrue de leur part à l'occasion de "rassemblements pouvant constituer des cibles potentielles". Le ministre fait notamment référence aux "offices religieux, spectacles" ou encore "rencontres sportives".
Quant à Hollande, il ne s'est pas exprimé et Cazeneuve ne le mentionne pas, bien qu'un rendez-vous fût prévu entre eux à l'agenda du président à 10h00...

