Le Sénat ne parvient pas à durcir les droits de succession voulus par la "gauche molle"
les yeux fermés
contre tout !
Débandade des sénateurs écolo !
L'amendement UMP est passé ce jeudi matin. La gauche majoritaire a adopté un amendement UMP empêchant, à cinq voix près, le durcissement des droits de succession voulu par la majorité. Après l'adoption il y a une semaine par l'Assemblée d'un article visant à diminuer l'abattement applicable aux successions et aux donations, les sénateurs se sont montrés en-dessous de tout.
Le compte n'y était pas !
Il a manqué au moins 6 voix aux 165 qui ont voulu durcir les droits de succession. 13 sénateurs de gauche ont pensé qu'ils pouvaient prendre un congé et ne pas prendre part au vote. Parmi eux, les socialistes Jean-Pierre Bel, président du Sénat en personne et Didier Guillaume, 1er vice-président socialiste du Sénat.
Un coup fourré des écologistes?
11 parlementaires manquaient à l'appel: tous Europe Ecologie-les Verts. Qu'avaient de mieux à faire les amis de Jean-Vincent Placé pour ne pas sauver l'article porté par le PS qui les a tant gâtés aux législatives ? Un désaccord politique? Placé, président du groupe EELV, assure qu'il s'agit d' "un simple oubli" de la part du seul écolo présent lors du débat, le sénateur Joël Labbé. Les Verts avaient eu la légèreté de confier à un bleu la responsabilité de voter au nom de ses collègues partis en vacances: un coup monté, sachant que Joël Labbé n'est sénateur que depuis septembre dernier. L 'élu du Morbihan était-il missionné pour oublier de voter pour ses collègues occupés ailleurs ? Un camarade socialiste dédouane le PS: "C'est une bourde verte. LOL."
La distraction de Monsieur Labbé est un coup dur porté au gouvernement qui, prompt à sanctionner, va devoir pourtant passer par une seconde délibération et un nouveau vote. Ce qu'a immédiatement annoncé Alain Vidalies, ministre en charge des relations avec le Parlement. Un coordonnateur vigilant...
Une majorité fragile au Sénat
Une bonne nouvelle pour les classes moyennes, cibles de la nouvelle majorité.
C'est aussi la mise en évidence de la faiblesse de la gauche au Sénat.
Des votes aussi lourds de conséquences pour les Français se jouent souvent à un fil. Cette instabilité de la gauche posera fatalement des problèmes lors de l'examen de quelques textes sensibles. Ainsi, l'adoption du droit de vote aux étrangers aux élections locales est fortement compromise puisque la majorité des 3/5 au Congrès ne sera pas atteinte. Le non-cumul des mandats pourraient également ne pas franchir le sas du Palais du Luxembourg, compte tenu de l'opposition de certains sénateurs à gauche.
Joël Labbé n'a peut-être fait qu'ouvert la voie à d'autres couacs.
Le sexagénaire - ci-contre - n'a plus la banane, lui qui était pourtant dépeint comme "le sénateur rock'n roll" . Pourra-t-il resservir dans ce rôle ?

