POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est coup fourré. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est coup fourré. Afficher tous les articles

jeudi 26 juillet 2012

Droits de succession: couac de la gauche au Sénat

Le Sénat ne parvient pas à durcir les droits de succession voulus par la "gauche molle"




La gauche continue de voter 
les yeux fermés
contre tout !




Débandade des sénateurs écolo !

L'amendement UMP est passé ce jeudi matin. La gauche majoritaire a adopté un amendement UMP empêchant, à cinq voix près, le durcissement des droits de succession voulu par la majorité. Après l'adoption il y a une semaine par l'Assemblée d'un article visant à diminuer l'abattement applicable aux successions et aux donations, les sénateurs se sont montrés en-dessous de tout. 

Le compte n'y était pas !

Il a manqué au moins 6 voix aux 165 qui ont voulu durcir les droits de succession. 13 sénateurs de gauche ont pensé qu'ils pouvaient prendre un congé et ne pas prendre part au vote. Parmi eux, les socialistes Jean-Pierre Bel, président du Sénat en personne et Didier Guillaume, 1er vice-président socialiste du Sénat. 

Un coup fourré des écologistes?

11 parlementaires manquaient à l'appel: tous Europe Ecologie-les Verts. Qu'avaient de mieux à faire les amis de Jean-Vincent Placé pour ne pas sauver l'article porté par le PS qui les a tant gâtés aux législatives ? Un désaccord politique? Placé, président du groupe EELV, assure qu'il s'agit d' "un simple oubli" de la part du seul écolo présent lors du débat, le sénateur Joël Labbé. Les Verts avaient eu la légèreté de confier à un bleu la responsabilité de voter au nom de ses collègues partis en vacances: un coup monté, sachant que Joël Labbé n'est sénateur que depuis septembre dernier. L 'élu du Morbihan était-il missionné pour oublier de voter pour ses collègues occupés ailleurs ? Un camarade socialiste dédouane le PS: "C'est une bourde verte. LOL." 

La distraction de Monsieur Labbé est un coup dur porté au gouvernement qui, prompt à sanctionner, va devoir pourtant passer par une seconde délibération et un nouveau vote. Ce qu'a immédiatement annoncé Alain Vidalies, ministre en charge des relations avec le Parlement. Un coordonnateur vigilant... 
Une majorité fragile au Sénat

Une bonne nouvelle pour les classes moyennes, cibles de la nouvelle majorité. 
C'est aussi la mise en évidence de la faiblesse de la gauche au Sénat. 
Des votes aussi lourds de conséquences pour les Français se jouent souvent à un fil. Cette instabilité de la gauche posera fatalement des problèmes lors de l'examen de quelques textes sensibles. Ainsi, l'adoption du droit de vote aux étrangers aux élections locales est fortement compromise puisque la majorité des 3/5 au Congrès ne sera pas atteinte. Le non-cumul des mandats pourraient également ne pas franchir le sas du Palais du Luxembourg, compte tenu de l'opposition de certains sénateurs à gauche. 

Joël Labbé n'a peut-être fait qu'ouvert la voie à d'autres couacs. 

Le sexagénaire - ci-contre - n'a plus la banane, lui qui était pourtant dépeint comme "le sénateur rock'n roll" . Pourra-t-il resservir dans ce rôle ? 


mardi 10 juillet 2012

Conférence sociale: Mailly craint un coup-fourré du gouvernement socialiste

Les acteurs sociaux ont-ils des lots à retirer de cette kermesse médiatique ?

La conférence sociale qui débuté le lundi 9 juillet est un "test" sur la méthode que le gouvernement entend employer afin de développer le dialogue et la concertation avant de proposer des réformes, a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Vu la foule de sujets graves abordés en seulement deux demi-journées et la  multitude des participants, l'entreprise est une gageure qui laisse augurer une vaste esbroufe

Jean-Claude Mailly (Force Ouvrière, FO) a d'ailleurs commencé par estimer que la conférence sociale est une occasion pour "poser les revendications de FO": rien de changé sur la méthode, donc, du côté syndical ! 

"Ce n'est pas au gouvernement de décider du tempo", a-t-il encore déclaré sur i-télé lundi matin. 


VOIR et ENTENDRE
les inquiétudes du patron de FO:


Le dialogue n'est pas dans la culture des partenaires sociaux

A tel point qu'il faudrait l'inscrire dans la constitution ! C'est dire qu'il n'existe pas et qu'il faut l'imposer...

VOIR et ENTENDRE l'épreuve de force engagée par les syndicats:
Les syndicats ont visiblement compris que la méthode Hollande  débouchera  sur peu de mesures concrètes. Mais le gouvernement mise sur une communication abondante destinée à gagner la sympathie de l'opinion en la mystifiant avec la complicité des media militants.
Tout en lançant une "grande" conférence sociale à grand renfort d'images et d'interventions dans la presse, le  gouvernement a donc assuré la semaine dernière que l'époque des "sommets spectacle" serait révolue. Histoire de mener son public en pédalo, l'objectif de la conférence est en fait d'obtenir des intéressés qu'ils souscrivent à  une feuille de route sociale qui leur sera imposée pour la durée du quinquennat. 

Or, les centrales syndicales manifestent des signes d'impatience: malgré l'urgence des mesures attendues, le gouvernement Ayrault-zéro continue de se chercher et occupe la galerie quand le pays attend des annonces immédiates.

Même suspicion  à la CGT



De gauche à droite,
 
 Parisot et Benoît Roger-Vasselin (MEDEF) sont assis côte à côte avec Nadine Prigent et   Bernard Thibault de la CGT

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a déclaré que son organisation souhaite des mesures rapides.

"Il nous faut aussi des décisions concrètes, il faut des engagements sur le moyen terme mais il faut aussi des décisions concrètes", a-t-il indiqué, après six semaines de présidence socialiste.
"Il y a une situation suffisamment urgente pour que sur un certain nombre de domaines, le gouvernement ne tergiverse pas ou ne se fasse pas asphyxier par l'attitude patronale", a-t-il jugé, résolument figé dans une optique de lutte des classes.


Les syndicats les plus radicaux sauront-ils attendre septembre ? 
Quant aux décideurs privés, en ont-ils les moyens ?