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vendredi 31 octobre 2008

Les Français approuvent les mesures emploi du Président Sarkozy

Et désapprouvent donc les critiques de l’oppositionLes Français approuvent majoritairement les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour lutter contre le chômage).
Un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI rendu public jeudi ramène ainsi les critiques de l’opposition à leur juste valeur : c’est la « république juste » !…

1- L'extension des contrats de transition professionnelle (CTP) pour les licenciés économiques est plébiscitée par 90% des sondés

2- et l'augmentation des contrats aidés satisfait 71% des personnes interrogées.

3- Un Français(e) sur deux seulement (49% des sondés) s’oppose à la possibilité de recourir plus facilement aux CDD, dans les mêmes proportions (49%) que ceux qui l’approuve.

La possibilité pour les magasins d'ouvrir le dimanche recueille 60% d'opinions favorables.

Le gouvernement se trouve par conséquent encouragé par la population, contre la presse de parti pris, pessimiste et narquoise.

Le sondage a été réalisé les 29 et 30 octobre auprès d'un échantillon de 976 personnes interrogées en ligne sur le système Cawi (Computer Assisted Web Interview).

Le Président Sarkozy a annoncé des mesures pour l'emploi

Sarkozy tient les promesses faites dans les Ardennes
Nicolas Sarkozy a annoncé mardi 28 une série de mesures pour freiner la montée du chômage.
Le chef de l'Etat a développé cette "troisième étape" de son plan anti-crise à Rethel, dans le département des Ardennes où il avait, en décembre 2006 pendant sa campagne électorale, parlé à "la France qui souffre". Sans attendre les quelques manifestants FO, CGT et Sud qui étaient venus lui rappeler sur une banderole cette "France qui souffre", le président s’était déplacé pour dire qu’il n’a pas la mémoire courte et a retroussé ses manches .

Les mesures chiffrées
  • Le Président s'est déjà attaqué au sauvetage des banques et au financement des PME frappées par la crise.

  • Le nombre de "contrats aidés" financés en grande partie par de l'argent public et destinés aux inactifs les plus démunis sera accru l'année prochaine de 100.000 pour atteindre 330.000, est venu préciser personnellement le Président Sarkozy, une mesure dont le coût est évalué à l'Elysée à 150-200 millions d'euros.
  • Nicolas Sarkozy a promis que l'expérimentation du contrat de transition professionnelle (CTP) pour reclasser les licenciés économiques serait "étendue aux bassins d'emploi les plus touchés par des difficultés économiques".
  • Il a plaidé pour le travail dominical, demandant aux parlementaires d'examiner "maintenant" et "sans tabous" une proposition de loi déjà prête. Il entend aussi encourager les emplois de service à domicile.
  • Le Président veut ainsi "construire le service de l'emploi le plus performant d'Europe" pour en faire "l'arme absolue" contre "le scandale des offres d'emploi non satisfaites".
    Juste avant son discours dans la salle des fêtes, le président de la République, accompagné par les ministres Christine Lagarde (Economie), Xavier Bertrand (Travail) et Laurent Wauquiez (Emploi), avait visité le "Pôle emploi" de la ville, issu de la fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC, réforme qui sera généralisée dès "l'été prochain".


    Le chef de l'Etat en appelle à la concertation des acteurs économiques
    Il a fermement demandé aux partenaires sociaux de s'entendre "avant la fin de l'année" sur les négociations sociales en cours et notamment sur les fondements d'une "sécurité sociale professionnelle". Il les réunira "dans un mois" à l'Elysée.

    Le chef de l’Etat riposte à la propagande mensongère de l’opposition
    Dans la droite ligne du déplacement de François Fillon, son Premier ministre sur le terrain également, à Manosque lundi , le chef de l'Etat a voulu faire oeuvre de pédagogie sur l'argent débloqué en faveur des banques, dont les "vrais bénéficiaires" sont les entreprises et les ménages.
  • Mais il a également mis en garde les entreprises qui prendront pour prétexte la conjoncture pour "réduire leurs effectifs". "Ceux qui essayeront de jouer à ce jeu-là sont prévenus: le gouvernement sera intraitable".
    "Je vais faire ce que je sais faire: y aller à fond. Il faut que chacun joue le jeu. On va sortir de cette crise, on va y arriver", a lancé M. Sarkozy.

    Réactions
  • A défaut de propositions, le futur ex-premier secrétaire du PS, François Hollande, s’est contenté d’ironiser : pour sa part, il n’a vu qu’un "meeting de campagne avec beaucoup de "moi je" et de "yaka", mais sans "mesure décisive". De quelle campagne parle-t-il ? Comme tous au PS, il est en plein dedans, jusqu’au cou, et semble bien loin, avec ses phrases toutes faites, des préoccupations que le président partage avec les Français.
  • Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, a salué sa "réactivité" et son "volontarisme".
  • Systématiquement critiqué par la gauche, le chef de l'Etat a justifié sa décision par le "pragmatisme", décochant quelques flèches aux socialistes que la crise ne rend pas plus responsables. "Jospin en avait créé 500.000. Qu'on ne vienne pas me dire que je change de politique économique. J'essaie d'être pragmatique", a-t-il dit, en remarquant que l'ancien Premier ministre PS, est un "revenant".
  • Mais c'est aussi le retour d'Hallowe'en...
  • jeudi 5 avril 2007

    Sarko-Borloo, en campagne.

    Avec Borloo, le candidat UMP affiche sa carte sociale

    Le Figaro rapporte la sortie de travail de terrain des deux alliés:

    Premier déplacement lundi de Nicolas Sarkozy avec le ministre de la Cohésion sociale.

    APRÈS avoir tenu sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy est retourné « sur le terrain ». Direction : Servon-sur-Vilaine, où l'attendaient les salariés de l'entreprise Bridor, puis ceux de l'exploitation agricole Pirot. La nouveauté, si l'on peut dire, c'est qu'il était accompagné du ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, qui a longtemps tergiversé avant d'annoncer son ralliement. Depuis la semaine dernière, c'est chose faite, et la sortie d'hier a été la première organisée conjointement et surtout, publiquement.
    « Je suis dans l'entreprise depuis dix-sept ans et j'ai pu évoluer grâce à la formation », a témoigné un salarié debout dans l'usine Bridor, où se fabriquent des pains et viennoiseries industrielles. « Et moi je viens d'arriver », plaisante Jean-Louis Borloo au(x) côté(s) d'un Sarkozy soucieux de plaider la cause « d'une véritable politique industrielle et du maintien des usines en France ». Vêtu d'une veste blanche de protection - il a tout de même évité la disgracieuse charlotte en papier jetable-, le candidat UMP écoute les témoignages d'une poignée de salariés en contrat de transition professionnelle, une formule inventée par le ministre Borloo qui permet, après un licenciement économique et moyennant une aide publique de se former à un autre métier. « Jean-Louis et moi, on travaille ensemble. Et on a eu une idée : celle de généraliser le contrat de transition professionnelle. On va réformer le service public de l'emploi, la société va tendre la main aux chômeurs. Et en contrepartie, ils devront accepter les offres d'emploi qui leur sont faites. C'est du gagnant-gagnant », explique Nicolas Sarkozy, sous le regard ravi de Jean-Louis Borloo et celui plus discret de Philippe Douste Blazy, qui a également accompagné le candidat.

    « Ce que je dis, je le tiendrai »
    « Beaucoup d'ouvriers n'ont pas voté en 2002, ou ont voté pour les partis extrêmes. Mais je suis là pour vous proposer un projet de rupture sur la façon de faire. Et tout ce que je dis avant les élections, je le tiendrai », promet-il à nouveau. « Avec Jean-Louis, on va s'engager sur le plein-emploi en cinq ans et c'est possible », affirme-t-il enfin, dans un bassin d'emploi où le taux de chômage plafonne à 5 %. « Les socialistes veulent une société du minimum et nous du maximum », conclut-il avant de partir pour une autre visite express dans une exploitation agricole qui fait de l'élevage de porcs.