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vendredi 14 décembre 2018

Macron renonce à sa hausse de salaire au 1er janvier 2019

Le président et les membres du gouvernement vont-ils avoir des fins de mois de Gilets jaunes ?

Les fonctionnaires en rêvent : ans les Gilets jaunes, l'exécutif aurait pu bénéficier une hausse automatique de 0,4%
Résultat de recherche d'images pour "macron se serre ceinture"
Fake news ?

Le président s'est sacrifié avant même que les gilets jaunes le le taclent. 
Et les membres de son gouvernement se sont alignés, révèle le journal Capital (groupe Prisma Media) : sous la pression de l'opinion, ils viennent de se sacrifier en renonçant à la hausse mécanique de leur rémunération de 0,4%, prévue le 1er janvier, 64 euros mensuels. 
Pour les salariés, la hausse de 1,7 points fait passer la CSG à 9,2 % aujourd'hui, contre 7,5 % avant 2018.
Cette mesure est toutefois compensée par la suppression des cotisations chômage et maladie prélevées sur les salaires, dont le taux en 2017 était de 3,15 % (0,75 % pour les cotisations maladie et 2,4 % pour les cotisations chômage, cf. les taux de cotisations sur les salaires).
Au final, la hausse du salaire net consécutive à ces allègements est donc supérieure à l'augmentation de la CSG. Les salaires nets versés ont donc légèrement augmenté. Selon le gouvernement, le taux d'augmentation des salaires bruts est de 1,45%, soit une hausse de quelques dizaines d'euros par mois pour la plupart des salariés.
Une hausse mécanique qui n'a pas posé de cas de conscience aux fonctionnaires

Ils n'y ont pas droit et n'ont pas eu à y renoncer...
Par la voix de son secrétaire d'Etat auprès du ministre chargé du Budget, Olivier Dussopt, le gouvernement a confirmé en juin 2018 le maintien pour 2019 du gel du point d'indice servant au calcul de la rémunération de plus de cinq millions de fonctionnaires, ainsi que la reprise au 1er janvier d'un protocole de revalorisation des carrières.

Les syndicats avaient reçu une fin de non-recevoir à leur demande de "mesures générales", et notamment la revalorisation de la valeur du point d'indice, gelé pendant ... six ans (entre 2010 et 2016), puis de nouveau en 2018. "L'exécutif n'a annoncé que des mesures périphériques", a déploré Baptiste Talbot (Fédération CGT des services publics, 1er syndicat de la fonction publique), qui relèvent plus "de l'action sociale", abonde le syndicat Solidaires.
Le gel du point d'indice des fonctionnaires, promesse du candidat Macron ?
Le candidat d’En Marche! veut réduire de 120.000 le nombre de fonctionnaires durant le quinquennat, par des non-remplacements après départs en retraite. 50.000 postes sont concernés dans la fonction publique d’État, 70.000 dans la fonction publique territoriale. 

Il assurait en revanche que les effectifs de la fonction publique hospitalière seront maintenus. Or, le salarié du privé est mieux rémunéré (2 185 €) que celui du public lorsque la moyenne intègre la territoriale et l’hospitalière (1 851 pour la territoriale, 2 186 pour l’hospitalière).
A l’inverse, le candidat souhaitait créer 10.000 postes de policiers et gendarmes supplémentaires, de même que 12.000 postes dans l’école primaire des zones prioritaires.
Le statut des fonctionnaires sera préservé, assurait-il, mais les termes étaient fous : "il sera modernisé et décloisonné, par un assouplissement du système rigide des corps". Quant à celui des contractuels publics, il sera aligné sur le droit commun.

Rien sur ce gel, mais il n'y avait pas de fumée sans feu avec
le retour annoncé du jour de carence et du salaire au mérite.
Le secrétaire d'Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt, avait par ailleurs confirmé la reprise de l'application du protocole d'accord PPCR, conclu sous le gouvernement précédent et qu'Edouard Philippe avait suspendu pour 12 mois par mesure d'économies. Ce programme, qui prévoit une meilleure perspective de carrière pour les fonctionnaires, permettra un "passage de la catégorie B à la catégorie A de la filière sociale", avait rappelé le secrétaire d'Etat, et donc un meilleur salaire pour les salariés de l'Etat. L'accord PPCR ("Parcours professionnel, carrières et rémunérations" du 1er juillet 2016) représente "un effort considérable", et "c'est une des raisons, (...) qui nous amènent à ne pas programmer de revalorisation du point d'indice", a-t-il expliqué : on prend aux uns pour donner aux autres, soit un nivellement par le bas. Son financement représentera en effet 840 millions d'euros en 2019, selon un communiqué de Bercy, 11 milliards sur la période 2017-2021. Les actuels salariés de la catégorie B les verront-ils jamais, ces 11 milliards ?
"Emmanuel Macron ne tient pas sa promesse d'améliorer le pouvoir d'achat de tous les salariés".
Le gouvernement "se retranche" derrière l'accord sur les carrières, a dénoncé Christian Grolier (Fédération FO des services publics). Si "sa politique salariale pour la fonction publique, ce n'est que financer les mesures du gouvernement précédent, c'est très réducteur", a-t-il critiqué. 
PPCR ne concerne d'ailleurs "pas les agents contractuels", rappelle pour sa part le syndicat UNSA dans un communiqué, fustigeant "une obstination qui paraît aujourd'hui de plus en plus idéologique" et un rendez-vous salarial sous forme de "rendez-vous manqué".

Autre annonce : le gouvernement a fait savoir qu'il revalorisera de dix euros les jours de congés rachetés dans le cadre du compte épargne temps (CET), de façon uniforme pour toutes les catégories (par exemple de 60 à 70 euros pour la catégorie C, la plus basse), mais, encore une fois, uniquement pour les fonctionnaires d'Etat et territoriaux. "On demande l'auto-financement aux agents de l'augmentation de leur pouvoir d'achat", a cinglé Gaëlle Martinez (syndicat Solidaires). "Injuste" pour les agents qui n'ont pas de CET, comme ceux "à temps partiel", a renchéri l'Unsa.

Ces mesures, que Bercy n'a pas chiffrées, sont "loin d'être à la hauteur d'un rendez-vous salarial", a reproché Mylène Jacquot (CFDT, deuxième syndicat de la fonction publique). Aucune "ne concernera l'ensemble des personnels", a-t-elle regretté. 
Le syndicat FSU a dénoncé des annonces qui "vont encore pénaliser les agents". "Emmanuel Macron ne tient pas sa promesse" de campagne "d'améliorer le pouvoir d'achat de tous les salariés", souligne l'organisation d'enseignants. 

Les membres de l'exécutif attendent des jours meilleurs
"L'Elysée nous a en effet fait savoir qu'il sera fait en sorte que cette rémunération reste stable, par le biais d'une décision écrite du directeur de cabinet d'Emmanuel Macron au service comptable", écrit le mensuel économique. Les membres du gouvernement sont aussi concernés par cette décision.

Capital précise que cette hausse aurait concerné les "traitements bruts des fonctionnaires dits hors échelle, le plus haut échelon de rémunération des fonctionnaires", ceux qui n'en n'ont pas forcément besoin pour vivre décemment. Le 1er janvier, les grilles indiciaires vont être revalorisées pour tous les fonctionnaires. C'est à cela que le gouvernement et le président renoncent. 

15.140 euros, au lieu de 15.204, soit 64 euros mensuels 
Pas de quoi couvrir ses frais de lingettes désinfectantes à mains... Les 70 lingettes atelier Bernard, sont à 17,00 € ht. Pour être précis, cela veut dire que les salaires mensuels bruts d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe resteront à 15.140 euros. La hausse leur aurait permis de gagner 15.204 euros bruts par mois. 
Les 70 lingettes atelier Bernard sont à 17,00 € ht.

mercredi 16 janvier 2008

Hôpitaux: trois syndicats signent, deux bloquent

Indécence de la "rentrée sociale permanente" jusque dans les hôpitaux
Que signifie ce refus du service des plus pauvres par des médecins du service public?
Malgré l'accord signé mardi entre la ministre de la Santé et trois intersyndicales de médecins hospitaliers sur les comptes épargne temps (CET), l'AMUF (urgentistes) et un syndicat d'anesthésistes-réanimateurs (SMARNU) ont décidé de maintenir la pression sur les patients par une grève des soins non urgents prévue jeudi pour une revalorisation des gardes et le paiement des heures supplémentaires). Pourquoi les personnes en situation de faiblesse devraient-ils être les otages d'un conflit politique entre certains médecins militants et le gouvernement?

L'AMUF (Association des médecins urgentistes de France) demande à être reçue à l'Elysée par Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy. Etrange comportement de la gauche incohérente qui d'une part reproche au Président d'être au centre de tout et d'autre part fait appel à lui, -ou son conseiller- en veillant bien à l'y maintenir! N'est-ce pas légèrement vicieux?
Selon le docteur Pelloux qui préside l'AMUF, mais ne réalise pas l'incongruité de sa dernière aberration, la grève de jeudi consistera notamment à diriger vers les cabinets des médecins libéraux les patients "qui arriveront aux urgences sur leurs deux jambes et dont l'état ne nécessitera pas l'intervention d'un urgentiste". C'est un comble! Ce syndicat de gauche retire donc aux patients le choix entre privé et public et de bénéficier de soins pris en charge. Ce syndicats cherche-t-il à frapper les plus démunis, sachant que les 'nantis' s'adressent directement au privé?
A la différence des médecins politisés, le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPHAR) qui appelait à la grève pour la journée de jeudi, a décidé de lever cet appel contrairement à l'AMUF et au SMARNU (Syndicat des médecins anesthésistes-réanimateurs non universitaires).
Pourquoi des différences d'appréciations de la part de médecins se situant dans le même contexte, si l'intention politique chez certains ne prévaut pas sur le service public. "L'accord nous a semblé suffisamment intéressant", a déclaré le président du SNPHAR Michel Dru ce mercredi. Le SNPHAR a par ailleurs décidé d'appeler à cesser la grève des gardes et des astreintes qu'il avait rejoint aux côtés des urgentistes le 3 janvier dernier.
Le SNPHAR appelle toujours en revanche à faire grève et à manifester aux côtés des fonctionnaires le jeudi 24 janvier "parce qu'il s'agit là d'une grève pour défendre le service public hospitalier offert aux patients", a précisé Michel Dru. Le prétexte de l''intérêt du patient semble plus habile…
Le président du SMARNU, James Brodeur, souligne la zizanie à propos de l'accord entre les médecins et porte un jugement sur ce qu'il appelle une "trahison de quelques syndicats, pour rien du tout". Certains savent-ils mieux que d'autres? Ce n'est peut-être pas le censeur...
"L'accord ne nous détournera pas de nos trois principales revendications: la revalorisation des gardes et des astreintes, le paiement des heures supplémentaires et l'ouverture de négociations sur les comptes épargne temps", a garanti mercredi M. Brodeur , sans jamais évoquer la situation angoissante que son syndicat crée chez ses malades, également envoyés se faire soigner ailleurs, où ils veulent, ils peuvent. Le secteur public nouvelle formule!
Pensons à ce propos à la campagne de lamentations développées par des médecins relayés par la presse catastrophiste, à propos de la rationalisation géographique de notre réseau de sites de soins et de leur odieuse prise en otage des femmes enceintes qui allaient devoir aller accoucher plus loin, à l'époque où le parc automobile le permet pourtant toujours davantage.
Les négociations engagées entre la ministre de la Santé Roselyne Bachelot et les intersyndicales de médecins hospitaliers avancent néanmoins et ont abouti mardi à un accord prévoyant le paiement de la moitié des jours accumulés sur les comptes épargne temps (CET) des praticiens pour un montant de 300 euros bruts la journée. L'AMUF et le SMARNU ne semblent pas apprécier ce nouvel effort des contribuables.
De source syndicale, 40% des 55.000 praticiens hospitaliers ont chacun accumulé 42,5 jours sur leurs comptes épargne temps depuis le début de la mise en oeuvre des 35 heures à l'hôpital en 2002. Trois intersyndicales de médecins hospitaliers (CMH, INPH et SNAM-HP) ont décidé de signer cet accord.
Des négociations sont également en cours avec les fédérations syndicales des personnels hospitaliers autres que médecins sur la question des CET et des heures supplémentaires. Les réformes sont nombreuses, mais la concertation et les avancées existent que certains occultent.
Que des organisations soient mécontentes, personne ne s'en étonnera. De même que la CGT reste la seule à toujours refuser obstinément de signer le projet sur le marché du travail, l'AMUF persiste à estimer notamment que l'accord conclu mardi ne fait que "régler une partie du passif" et "n'aborde en rien les problèmes de fond que sont la question de l'emploi hospitalier" ou encore "l'organisation des gardes et des astreintes", selon l'AMUF. Le tout ou rien à la CGT et à l'AMUF fait obstacle à toute avancée, comme si le blocage était leur seul objectif.
Outre la grève des soins non urgents de jeudi et l'appel à la mobilisation aux côtés des fonctionnaires le 24 janvier, l'AMUF maintient sa grève symbolique des gardes entamée depuis le 24 décembre dernier. Deux mouvements...
"On ne change pas d'un millimètre ce qu'on demandait c'est-à-dire la valorisation des gardes et le comptage de notre temps de travail sur la base de 39 heures, le reste étant des heures supplémentaires", a soutenu mercredi le médiatique président obtus de l'AMUF, Patrick Pelloux, qui fait son Jojo Bové. "Avec cet accord", estime-t-il, "nous faisons cadeau de 50% de nos heures supplémentaires à l'Etat, et nous soldons le prix de notre travail puisqu'une journée c'est 420 euros et non 300". Un cadeau aux contribuables…
Qu'en est-il des heures non payées des cadres du secteur privé?...

jeudi 10 janvier 2008

Sarkozy: maintien et liberté de modulation de la durée légale du travail

Réfutation de tout projet de suppression
Au lendemain de sa conférence de presse, le président de la République a confirmé qu'il n'était pas dans "l'intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail".
Dans ses voeux aux parlementaires à l'Elysée, il s'était déclaré favorable à la disparition des 35 heures en 2008, mais précise aujourd'hui son point de vue dans la pratique. "Je ne crois pas qu'il soit de bonne politique pour quiconque de prétendre que le gouvernement veut supprimer la durée légale du travail alors que c'est faux", a déclaré le président de la République lors de ses voeux aux parlementaires. "Oui, en 2008, je veux que l'on aille beaucoup plus loin dans la réforme des 35 heures (...) Mais il n'est pas dans l'intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail parce que c'est le point de départ du calcul des heures supplémentaires", a-t-il clairement indiqué.
Il reste que, pour le chef de l'Etat, les 35 heures comme durée légale du travail s'imposant à toutes les entreprises sont vouées à prendre fin cette année. "Le problème français est connu, nous ne travaillons pas assez alors que les autres travaillent plus", avait affirmé le chef de l'Etat, pour qui "il faut laisser les gens qui veulent travailler plus pouvoir le faire".
L'opposition s'est empressée d'interpréter l'objectif à moyen terme de la durée légale du travail comme une suppression à court terme. Mettre en place les conditions et préparer les échéances semblent perturber la gauche qui se voit couper les arguments sous le pied, puisqu'elle proteste de la rapidité de la prise des mesures. La progressivité annoncée la dérange tout autant, puisqu'elle veut tout figer et conserver.
Le gouvernement prévoit et a déjà pris ces derniers mois une série de mesures qui préparent l'avenir. Plusieurs lois et décrets ont ainsi largement assoupli la durée légale du travail, que ce soit
- l'augmentation du contingent légal d'heures supplémentaires,
- la possibilité pour les salariés de faire des "heures choisies" au- delà de ce contingent,
- la monétisation du compte épargne temps,
- la récente défiscalisation des heures supplémentaires
- ou la prochaine possibilité de racheter des jours RTT.
Davantage de flexibilité ne préjuge pas de la suppression de la base des 35 heures.Il faut évoluer...
L'objectif pourrait bien être de n'imposer ni le maintien ni la suppression de la notion même de durée légale du travail, mais de permettre sa modulation en fonction des nécessités, en laissant donc toute liberté aux entreprises de négocier au cas par cas avec les partenaires sociaux. Mais une telle perspective a suscité depuis hier soir une levée de boucliers, tant chez les syndicats que dans l'opposition, des milieux conservateurs attachés à leurs habitudes et peu enclins à prévoir et s'adapter au monde moderne. D'où l'intervention du chef de l'Etat pour calmer les esprits les plus sclérosés.

mardi 8 janvier 2008

Urgentistes pas pressés et jusqu’au-boutistes

Les médecins reçus ressortent confiants
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot,recevait lundi 7 janvier, comme convenu, quatre organisations de praticiens qui ont préféré le dialogue à l’affrontement. Elle a confirmé les chiffres annoncés le 24 décembre: 348,5 millions d'euros du fonds pour l'emploi hospitalier de la Caisse des dépôts et consignations et 324 millions d'euros provisionnés dans la comptabilité des hôpitaux, soit une enveloppe de 672,5 millions d'euros.
Deux nouvelles rencontres sont prévues les jeudi 10 et mardi 15 janvier prochains pour "savoir comment on va moduler cette enveloppe", a déclaré le Dr Pierre Faraggi, président de la Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH), soit 80% des praticiens, à l'issue d'un peu plus d'une heure d'entretien avec la ministre.

Le président de la CPH était reçu en compagnie de la Coordination médicale hospitalière (CMH), de l'Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH) et du Syndicat national des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux publics (SNAM-HP), quatre organisations qui ne participent pas actuellement au mouvement de grève –symbolique, par la force des choses, parce que le syndicat meneur est minoritaire- des gardes et des astreintes lancé par les urgentistes depuis le 24 décembre.
Le Dr Faraggi a justifié les rencontre à venir: "Nous avons une enveloppe mais je suis totalement incapable de dire qui va vouloir monétariser ses RTT, quel pourcentage va être monétarisé, et qui va vouloir conserver ses RTT pour bénéficier de temps et non d'argent", a-t-il précisé. La mise en place ne semble pas urgente, si les préférences de chacun restent inconnues…
"Le 15 au soir, après la réunion technique avec la ministre, on dira si on est preneur de ce qui nous est annoncé, ou s'il faut partir dans la mobilisation", a-t-il souligné. "Si par malheur, il y avait un décalage entre les annonces de ce matin et le concret, il y aura une mobilisation", a prévenu de son côté le Dr François Aubart, président de la Coordination médicale hospitalière (CMH)...

Les urgentistes, réanimateurs et anesthésistes de l'hôpital public en grève des gardes ont rejeté les propositions formulées lundi par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Ils jugent notamment insuffisante l'enveloppe de près de ... 700 millions d'euros pour financer une partie des journées accumulées sur les comptes épargne temps (CET). S’il sait déjà que l’enveloppe ne serait pas suffisante, il a pourtant admis, nous l’avons entendu : «je suis totalement incapable de dire qui va vouloir monétariser ses RTT, quel pourcentage va être monétarisé, et qui va vouloir conserver ses RTT pour bénéficier de temps et non d'argent »… Cohérent ?
La plus médiatique, mais la moins représentative est déjà engagée dans l’épreuve de force. L'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) a donné la priorité à l’opposition politique sur le dialogue syndical. Au moment où, lundi à la mi-journée, ses confrères médecins s’engageaient dans la concertation, dès lundi après-midi, elle a d’ailleurs appelé à la poursuite du mouvement. La ministre doit néanmoins poursuivre ses rencontres mardi 8, en recevant les huit fédérations syndicales de personnels hospitaliers, autres que médecins.

Les quatre organisations actuellement dans la grève (AMUF, Samu de France, SMARNU et SNPHAR) et qui n'étaient pas conviées à cette réunion, restent embusqués.
Le président du Syndicat des médecins anesthésistes-réanimateurs non universitaires (SMARNU) James Broder a expliqué que les syndicats "n'ont pas demandé à ce que le problème soit tranché sur un rythme aussi endiablé, avec une dernière réunion fixée mi-janvier".
"Nous voulons un accord cadre sur l'organisation de la permanence des soins", a-t-il précisé. Sans aucun préjugé et en des termes très conviviaux, il a commenté:"Les effets d'annonce de ce genre ne sont pas de nature à démobiliser des anesthésistes et des réanimateurs remontés".
Le ton du Dr Pelloux, de son côté, est intéressant."Ce n'est que du vent. Ça ne répond pas du tout à nos attentes", a ainsi réagi le Dr Patrick Pelloux (ci-contre) , président de l'AMUF et chouchou des medias, un people qui accapare les micros et caméras. Aucun de ses confrères n’a table ouverte comme lui sur les plateaux. Il tient par ailleurs une chronique dans …Charlie Hebdo, où il conte des anecdotes de son travail, avec le respect, bien sûr de la dignité des patients en souffrance.
Pour lui, aussi attentif à l’argent des contribuables qu’au bien-être des patients, "700 millions, ce n'est pas rien, mais c'est un milliard qu'il faudrait. Par ailleurs, seul le fonds de la Caisse des dépôts est sûr, le reste on ne sait pas. Et ce qui est proposé ne règle qu'une partie du passif, pas l'avenir".
Le bon Dr Pelloux devrait en outre éviter tout parallèle entre la pénibilité de ses horaires et celle des cadres du commerce ou de l’industrie. La comparaison des taux horaires rééls -et du stress également- ne lui serait pas nécessairement favorable.

vendredi 4 janvier 2008

Service public hospitalier livré aux mains d’humanistes ?

Patients dans l’angoisse, médecins machiavéliques
Pas de souci; ils sont en bonne santé!


Tom Pelloux, au centre,
avec Bové, à gauche





Tom Pelloux, à droite
avec Hollande




Si vous avez des parents ou amis en souffrance physique et morale, vous savez dans quelle angoisse les plongent l’attente et le chantage des urgentistes et réanimateurs qui, tels des FARC, annoncent un durcissement de leur grève.
Nos ‘guérilleros’ veulent le bien du peuple qui n’a d’autre choix que de se faire soigner à l’hôpital public. Ils veulent aussi le bien de ce système hospitalier avant le leur. Et portant, les syndicats d'urgentistes d'anesthésistes et de réanimateurs des hôpitaux publics s’activent à une extension de leur grève à l'ensemble des personnels. Ils ont annoncé vendredi une réunion avec les différentes fédérations syndicales dans le courant du mois de janvier, et appellent à participer à la journée de mobilisation prévue le 24 janvier dans la Fonction publique. Les malades du service public sont pris en otage mais ces précaires-là sont trop faibles pour être pris en compte. On ne peut les faire descendre dans la rue, voilà leur erreur.
Les grévistes réclament le paiement des heures supplémentaires et l'ouverture de négociations sur les comptes épargne temps (CET). Le ministère de la Santé faisait état vendredi de 7,35% de grévistes pour la nuit précédente au niveau national. Ce chiffre est contesté par les syndicats qui parlent de 50% à 90% de praticiens déclarés grévistes en fonction des départements, sachant qu'ils sont assignés par les directions des établissements pour assurer la continuité des soins. Pourquoi les syndicats battraient-ils le rappel au risque de faire monter la température des malades si une plus forte mobilisation n'est pas possible, d'après leurs chiffres?
Les patients sont de la menue monnaie d’échange dans le bras de faire avec les autorités. "Il va y avoir une intersyndicale avec les syndicats de médecins et les fédérations des personnels", d'ici la fin janvier, a déclaré vendredi le président de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) Patrick Pelloux lors d'une conférence de presse à Paris. Si le furoncle Pelloux ne s’amusait pas à titiller les malades, il parlerait en clair : ‘d'ici la fin janvier’ signifie le ‘24 janvier’, point d’abcès de l’infection purulente du Dr Mabuse (lien Wikipedia), responsable mais pas coupable.