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dimanche 19 novembre 2017

Le groupe sidérurgique Ascometal (ex-Usinor), proche du dépôt de bilan

Le rafistolage franco-français d'Arnaud Montebourg n'a pas tenu
Le groupe sidérurgique français Ascometal, en grandes difficultés financières, devrait déposer son bilan en début de semaine prochaine


Son placement en redressement judiciaire se précise, selon une information du Figaro, samedi. Le fabricant d’aciers spéciaux (pour la mécanique, l’automobile, l’industrie des hydrocarbures) qui emploie près de 1.550 salariés, devrait "se déclarer en cessation de paiement dans les prochains jours" auprès du tribunal de grande instance de Strasbourg, a déclaré Cyril Brand, élu CFDT de l’entreprise. Cette procédure judiciaire, synonyme d’un dépôt de bilan, pourrait être engagée dès lundi, précise-t-il.

L’objectif est de trouver "un repreneur sérieux" pour Ascometal l’entreprise, 
Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Ascometal"a-t-il ajouté. Cette nouvelle a été annoncée par la direction vendredi en comité central d’entreprise (CCE). "Il y a encore des discussions" avec les partenaires, notamment "sur le calendrier". La direction d’Ascometal, entreprise détenue par un consortium d’investisseurs majoritairement français, et qui possède des sites sidérurgiques à Hagondange (anciennement Sollac, Moselle), Dunkerque (anciennement Usinor, Nord) et Fos-sur-Mer (anciennement Solmer, Bouches-du-Rhône), n’avait pas confirmé samedi midi. 

Le ministère de l’Economie a assuré "suivre le dossier de près". 
"On travaille avec l’entreprise pour trouver un repreneur", a ajouté Bercy. 

Le socialiste Montebourg n'a rien réussi de durable

Résultat de recherche d'images pour "CGT Ascometal"Ascometal, ancienne filiale d’Usinor, avait déjà été placée en redressement judiciaire en mars 2014, avant d’être reprise en mai 2014 par Frank Supplisson, associé à des investisseurs français et européens, sous la houlette du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
L'offre franco-française avait le soutien de l'Etat et de la CGT, le premier syndicat de l'entreprise.
 
Résultat de recherche d'images pour "montebourg sauve Ascometal"
Le tribunal de commerce de Nanterre avait choisi l'offre de reprise française, portée par l'énarque Supplisson (actuellement adjoint aux sports à la mairie de Montargis) et l'industriel Guy Dollé (ex-directeur général d'Arcelor), pour le groupe sidérurgique Ascométal. Preuve qu'en toutes circonstances et dans tous les domaines, les juges sont compétents ?

Le sauveteur socialiste n’a toutefois pas permis à l’entreprise de rebondir. 
"Cela fait trois ans qu’on se contente de survivre", a souligné Cyril Brand. "On est très inquiet. Il faut qu’on trouve un repreneur sérieux et qu’on sorte de cette situation". 

Compte parmi ses clients Renault, Bosch, Fiat, Toyota, BMW ou la SNCF, le groupe a changé de patron fin 2016, deux ans et demi après avoir repris le poids lourd des aciers spéciaux avec la nomination d’Alex Nick, à la place de Frank Supplisson. A. Nick était auparavant directeur des produits longs d’ArcelorMittal North. 
Selon Le Figaro, le groupe a réalisé en 2016, 377 millions d’euros de chiffre d’affaires contre encore 500 millions d’euros en 2015, selon le site du groupe. 

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait évoqué la fragilité financière du groupe

En octobre, au cours d’un entretien, le ministre de Macron avait critiqué les choix effectués par Arnaud Montebourg en 2014. "Il y avait une proposition d’achat par des investisseurs étrangers solides"

Mais le 'redresseur improductif' "a préféré bâtir de bric et de broc une solution franco-française qui est tombée quelques années plus tard" et "qui menace désormais les salariés", avait-il accusé.

mercredi 14 mai 2014

Les aciéries Ascométal pourraient aller au Brésilien Gerdau

Après Renault au Brésilien Ghosn, Ascométal au brésilien Gerdau !

Hollande sommeille et Valls veille...
Arcelor à Florange et maintenant Ascométal
Une majorité de syndicats soutient le projet français Supplisson, mais l'administrateur judiciaire du groupe sidérurgique français Ascométal appuie  plutôt l'offre de reprise de l'industriel brésilien Gerdau, ont indiqué des sources syndicales masquées, peu avant l'audience du tribunal de commerce consacrée à l'examen des offres.

La lutte a été "acharnée" devant le Comité central d'entreprise (CCE) réuni mardi et mercredi, entre ces deux prétendants, à qui les syndicats ont demandé d'améliorer leurs offres de reprise d'Ascométal, selon Yann Amadoro (CGT).
Le groupe, qui emploie 1.900 personnes sur six sites industriels en France, est en état de faiblesse et suscite les convoitises. Au final, quatre offres d'envergure devaient être présentées à partir de 14h30 au tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine), ainsi que des offres partielles pour les centrales hydroélectriques de Savoie.

Après Usinor, c'est le tour d'Ascométal

Plombée par une dette de 360 millions d'euros, l'ancienne filiale d'Usinor spécialisée dans les aciers spéciaux pour l'automobile et le secteur pétrolier, avait été placée en redressement judiciaire le 7 mars, après l'échec de négociations entre son actionnaire, le fonds américain Apollo, et ses créanciers, les banques américaines Morgan Stanley et Bank of America. Ces deux banques soutiennent en effet l'offre du fonds Anchorage, tandis que l'actionnaire Apollo présente aussi un projet.

Selon Cyril Brand (CFDT), l'administrateur judiciaire a affiché au CCE son "soutien" à l'offre de Gerdau, qui promet d'investir 150 millions d'euros sur cinq ans et avance 230 millions d'euros de lignes de crédit. "Sa préférence penche vers Gerdau", confirme Y. Amodoro. Le Brésilien maintiendrait 1.586 emplois et embaucherait 166 personnes, mais il ne veut pas conserver les usines de Fos (Bouches-du-Rhône) et du Cheylas (Isère).

La CGT, syndicat majoritaire, et la CFDT ont quant elles décidé de soutenir le projet de Frank Supplisson. 
Pour la CGT, l'offre de Gerdau est "socialement inacceptable" et le projet de Supplisson, le "compromis le plus acceptable" en dépit de "points de vigilance" sur les questions de financement et de gouvernance.
Haut fonctionnaire ayant mobilisé un groupe d'industriels et d'investisseurs, F. Supplisson est le seul à proposer de reprendre l'ensemble des sites, et plus de 1.820 salariés. Il assure avoir levé 230 millions d'euros de financement, dont plus de 55 millions apportés par ses actionnaires.

Les syndicats attendent qu'il confirme devant le tribunal une série d'"engagements", comme celui de ne "pas fermer de site pendant sept ans" et de "ne procéder à aucun licenciement économique pendant 24 mois".

Arnaud Montebourg n'a pas été dévoilée sa préférence au CCE, mais elle pourrait être déterminante, puisque le ministère du Redressement productif peut accorder un prêt via le "fonds de résistance économique".
Le tribunal pourrait rendre sa décision le lundi 19 mai.