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mercredi 2 décembre 2015

Les journalistes de France 2 pantouflent pendant les tueries islamistes

L'info de France 2 entre cafouillages et reprise en main 

Déstabilisée par l'éviction de Thierry Thuiller et l'arrivée de Delphine Ernotte, France 2 est un pédalo ivre

L'information de France 2 essuie de vives critiques depuis le plus haut niveau de l'Etat. Alors les bons petits soldats de la presse aux ordres de l'Elysée se déploient contre l'équipe qu'il a lui-même mise en place, par l'entremise d'Olivier Schrameck qu'il a également lui-même placé à la tête du Conseil supérieur de l'audiovisuel, un président du CSA qui a lui même favorisé la désignation de Delphine Ernotte...

Le 
rédacteur en chef à l'hebdomadaire L'ExpressRenaud Revel,  dénonce en vrac 
une cellule de veille ou d'alerte inexistante, des badges électroniques introuvables passées les 21 heures pour accéder à la régie de la chaîne, une rédaction fantomatique repartie dans ses foyers, une direction aux abonnés absents quand les chaînes d'info en continu, BFM TV et i-télé, battaient le pavé de Paris. Et puisqu'il faut que des têtes tombent, celle du directeur -depuis 2010- est désignée: Eric Monier serait sur la glissière d'éjection. 

Eric Monier, 51 ans, aurait pu être le premier directeur de la rédaction commune de France 2 et France 3, mais la nouvelle présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, s'est dressée contre lui. L’homme est pourtant réputé pour son professionnalisme, du genre, drogué de l’information, sur le pont 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Une qualité exemplaire peu répandue à France Télévisions et qui dérange le SNJ... 
Des qualités qui avaient aussi conduit Pascal Golomer, le directeur exécutif en charge de l’information de France Télévisions, à en faire son candidat pour prendre le nouveau poste de directeur de la rédaction commune à France 2 et France 3 qui sera créé le premier janvier prochain. Mais le pouvoir est passé aux mains des femmes et, le moins que l'on puisse dire au filtre des événements tragiques des assassinats islamistes de masse du vendredi 13 novembre, c'est qu'il n'est pas tombé dans des mains de maîtres...

Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, ne voulait pas d'une personnalité forte. Rien à voir donc avec les récentes péripéties médiatiques de France 2 dans le domaine de l’information (l'affaire du fichage des salariés de France Télévisions, le psychodrame Marine Le Pen dans 'Des paroles et des actes' ou la gestion hasardeuse du cas Philippe Verdier, météorologue contestataire jugé dérangeant à l'heure de la COP21, ni donc le retard à l’allumage dans la couverture des attentats du 13 novembre). Ce qui est en cause, c’est plutôt la personnalité jugée trop rugueuse d’Eric Monier et les réserves plus ou moins ouvertement exprimées du Syndicat national des journalistes de la rédaction de France 3 à l'encontre d'un professionnel résistant aux pressions.

Les attentats du 13 janvier ont fait des victimes à la tête de France2

L'information de France 2 a montré de graves manquements et dysfonctionnements. 
Si bien que la pédégère de France Télévisions, Delphine Ernotte, a pris la décision d'un vaste coup de balai avec, pour commencer, la nomination imminente d'Agnès Vahramian (ci-contre) à la tête de la rédaction d'une chaîne qui flotte depuis l'éviction de Thierry Thuillier: un patron de l'info incontesté, à l'origine du redressement des JT de la chaîne, mais que cette même pédégère avait décidé de sacrifier à son arrivée.
Or, ce pion d'Ernotte était déjà directrice-ajointe de la rédaction de France 2 depuis septembre 2013 et rédactrice en chef des 20h de la chaîne publique à partir de septembre 2014, ce qui décrédibilise largement le prétexte invoqué pour l'éjection d'Eric Monier. La journaliste, qui a fait ses classes sur le terrain et à la tête du magazine "Envoyé spécial, la suite" partir de 2009, venait de prendre la rédaction en chef des 20 heures de la chaîne. Une première pour une femme...
Elle "ambitionnait" de continuer dans la ligne de son prédécesseur en développant les décryptages, tout en corrigeant le ton parfois trop professoral du JT. "Il n’y aura pas de grande rupture à la rentrée. Les 20 h ont déjà bien changé avec l’introduction de nouveaux outils comme la 3D, le décor a évolué et le rythme est bon," assurait-elle. Un emballage amélioré, mais un rythme lent et une réactivité molle.
Une journaliste apparatchik du service public
Depuis 20 ans, Agnès Vahramian a gravi les échelons à France Télévisions. Stagiaire en 1991, elle devint reporter au service de politique étrangère de France 2 en 1994, avant de présenter Envoyé Spécial, la suite à partir de 2009. "J’ai toujours eu la fibre publique," nous déclara Agnès Vahramian alors tout juste nommée directrice-adjointe de la chaîne. Une carrière de fonctionnaire, mais de femme,  qui a séduit Ernotte.

Mieux, la favorite d'Ernotte, n'affiche nullement l’envie d'être calife à la place du calife. "Elle se répand dans les couloirs en disant qu’elle n’en veut pas", raconte un membre de la rédaction en chef, "ce qui ne veut pas dire qu’elle ne finira pas par accepter". Ni Ernotte, ni le SNJ ne veut d'un professionnel susceptible de s'imposer à eux. Et dommage pour l'entreprise...


François Hollande a fait savoir que l'intéressé est persona non grata. 

Martin Ajdari, candidat PS franco-iranien battu 
à la direction de Radio France, a quitté 
France Télévisions pour devenir le directeur 
de cabinet de la ministre de la Culture 
Aurélie Filippetti.
En deuxième partie de soirée, les fonctionnaires de France Télévisions sont à la maison. L'un des plus surpris par les couacs du 13 janvier fut un ancien du magazine alternatif Actuel (engagé à gauche, avec Yves Frémion, Léon Mercadet ou Jean-Paul Ribes), Frédéric Taddeï,  qui , ce soir-là, n'a découvert les drames qui ensanglantaient la capitale qu'aux alentours de minuit, une fois son émission 'Ce soir ou Jamais' achevée. Anecdotique -si le public est vraiment le coeur de cible de l'information- mais indicatif de la tendance politique à la manoeuvre. 

Non seulement aucune information ne lui a été transmise durant l'émission, mais
France 3 n'a même pas jugé utile d'installer un bandeau informant les téléspectateurs des attentats qui frappaient au même moment la capitale. Parce que dédié à la COP21, le sujet de son émission était jugé prioritaire: "Que faut-il sacrifier pour lutter contre le réchauffement climatique ?" Alors commençons par sacrifier le court terme, fût-il tragique et sanglant...  

En s'excluant du nombre, Renaud Revel cite les plus fielleux qui dénoncent "un fait exprès"
. Et tous de soupçonner la chaîne d'avoir volontairement fait de la rétention d'info, afin d'éviter une hémorragie de l'audience chez Taddéi. Comme si France 2 était capable de cracher délibérément sur du compassionnel ! 
Comment complaire, en effet,  à Hollande, nouveau premier écologiste de France (et de la planète?), quand les islamistes frappent en cours de diffusion d'une commande de l'Elysée ?

lundi 27 janvier 2014

Gayetgate: comme les moeurs de DSK, "tout le monde savait, mais on la taisait cette rumeur" (Renaud Revel)

La presse décrypteuse et subventionnée est-elle aussi indépendante qu'elle veut bien le dire?

Déjà avec François Mitterrand, les Français avaient cru à la fin de l'ORTF et de la presse d'Etat

Mais si le défunt président socialiste a ouvert la vanne des radios libres, il a aussi soutenu la création de la première chaîne privée cryptée dédiée à sa cause, Canal+. Depuis la révélation tardive de l'existence d'une enfant adultérine, Mazarine Pingeot, on sait que le milieu des mass-media reste noyauté par la gauche: point de salut pour un journaliste sans les ESJ de Lille ou Paris et la double soumission au SNJ, syndicat hégémonique, et à l'AFP, agence de presse unique. 
Les organes de presse sont tributaires, de l'ex-Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT), l'actuelle Fédération des travailleurs des Industries du Livre, du Papier et de la Communication, toujours aux mains de la CGT (Filpac). Est-il par conséquent excessif de dire queles organes de presse sont à gauche, contrairement au mythe qu'ils entretiennent" (lien PaSiDupes) ?
Le sont-ils d'autant moins depuis que que la gauche est de retour au pouvoir et leur verse des subventions de l'Etat pour maintenir le journal communniste L'Humanité la tête hors de l'eau et renflouer les caisses des autres en compensant les effets de gestions insouciantes. Lien PaSiDupes : la propagande officielle nous coûtera plus cher": les subventions ne suffisent plus: et si la presse réduisait ses dépenses ?

Bien qu'elle s'en défende, la soumission de la presse reste totale

Nos veaux de boucherie du journalisme
, élevés dans les caisses des ESJ et engraissés à la pensée unique du SNJ continuent de faire de l'investigation devant leurs téléphones, vidant les pots des alcôves fétides, recueillant les "fuites" nauséabondes des aigris licenciés, tout en copiant-collant servilement les dépêches de l'AFP gavées d'éléments de langage livrés par le service de presse élyséen et en s'auto-censurant à la demande. 

"Tout le monde savait" tout de l
'affaire DSK, affirme Thierry Ardisson:


En juillet 2013, le président de la commission Cahuzac,
Charles de Courson, affirma que, dès les révélations de Mediapart, le président de la République, François Hollande, était au courant de l’existence du compte suisse de son ministre du Budget. "Nous avons les preuves", a-t-il alors lancé. "Je dis que le président (de la République), entre le 4 et le 18 décembre, a l’ensemble des informations lui permettant de se rendre compte que des preuves graves, selon lesquelles Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse, existent", a dit sur France 2 M. De Courson. Et plus encore : "Nous avons les preuves que le président a été parfaitement informé", a assuré, sans les présenter, le député centriste (UDI).  
Depuis quand le site Mediapart savait-il ? Combien de temps a-t-il fait de la rétention d'information? Et à quelle fin?... Les Françaiss l'ont-ils été ou la presse les a-t-elle tenus dans l'ignorance, comme la représentation parlementaire?... 

Dans son nouveau livre, Les amazones de la République, (ed. First), Renaud Revel revient sur les aventures connues des hommes politiques avec certaines femmes assoifées de pouvoir. 

VOIR et ENTENDRE
l'entretien 
sur BFMTV de Renaud Revel avec  Ruth Elkrief, journalistequi embrassa, en service, l'un des candidats, le socialiste, lors de l'unique confrontation télévisée avec Nicolas Sarkozy:

Invité à venir le présenter sur le plateau du Grand Journal, il a été malgré lui à l'origine d'un débat fort passionné.

La conversation prend alors une autre tournure et
Renaud Revel aborde les journalistes qui entretiennent des rapports ambigus avec des hommes de haute fonction. Clémentine Autain évoque alors le cas de 
la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler  qui, avant lui, avait déjà acquis une riche expérience en tournant autour de François Mitterrand et surtout du pouvoir, puisque Mitterrand était lui-aussi atteint de prostatisme.


VOIR et ENTENDRE un extrait de l'émission de Canal+ (à partir de 9'32")
Si pour la plupart des chroniqueurs présents sur le plateau, le livre est fondé sur de nombreux témoignages directs, également invitée, Clémentine Autain, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, exprime son malaise à la publication de vérités privatisées par les initié(e), abordant sa critique sous l'angle biaisé de l'aspect voyeuriste du projet d'information: "Un roman, j'aurais adoré (…) ou pourquoi pas une analyse sociologique pour essayer de comprendre pourquoi les hommes de pouvoir ont un appétit donjuanesque plus important que les autres et comment les femmes ont joué aussi pour obtenir… Ça pourrait être une analyse politique. L'entre-deux que vous avez trouvé est un entre-deux qui n'est pas génial sur la vie privée".

VOIR et ENTENDRE l'entretien de Renaud Revel dans l'émission ONPC: 

A l'évocation du nom de Trierweiler, Renaud Revel précise sa pensée : "Les liens de consanguinité et de connivence entre la classe politique et les journalistes (…) 

"On ne peut pas tout mélanger.
On ne franchit pas impunément le seuil de l'Elysée quand on est rédacteur en chef d'un grand magazine jusqu'à entamer une relation avec le locataire des lieux. Se pose un problème de principe et d'indépendance". Voilà qui est clair : récemment, Valérie Trierweiler revenait sur ses erreurs passées (on se souvient de l'affaire du tweet, qui avait coûté cher à Ségolène 

Thomas Hugues donne aussi  la parole au rédacteur en chef de la rubrique media à l'Express.
VOIR et ENTENDRE Renaud Revel, sans langue de bois, mais après coup, dans 'Il est libre Thomas':

Viré de RTL pour un tweet, le journaliste Pierre 
Salviac a-t-il trouvé matière à rigoler ?