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mardi 10 septembre 2019

Mort de Steve Caniço: l'IGPN, contredite par le bornage du portable de la victime

Le jeune homme était vraisemblablement toujours vivant au moment de la charge policière

L'enquête de la Police Judiciaire contredit le rapport de la Police des polices... 

Le dernier 'bornage' du téléphone de la victime retrouvée noyée dans la Loire à Nantes remontait à 3h16 du matin, selon le rapport publié à la mi-août par l'IGPN, la police des polices, soit environ une heure avant l’intervention policière soupçonnée d'être à l'origine de la mort du fêtard de la Fête de la musique. "Le téléphone de la personne disparue déclenchait un dernier relais téléphonique à 3h16 le 22 juin," affirmait la police des polices (IGPN), des services de Castanerdans leur rapport administratif  rendu public fin juillet.

Les circonstances de la mort de Steve Maia Caniço sont de plus en plus embarrassantes pour la police. Selon les derniers éléments de l’enquête menée par la police judiciaire,
le téléphone de la victime bornait donc encore au moment de la charge policière, vers 4h30 du matin, a-t-on appris du Canard Enchaîné, une information confirmée par des sources proches de l’enquête. 
"Aucun élément ne [permet] d’établir un lien direct entre l’intervention des forces de l’ordre et la disparition de Steve Maia Caniço vers 4 heures le même jour dans le même secteur", concluait le rapport.
Affiches et graffitis liés à la disparition de Steve Caniço, photographiés à Nantes le 15 juillet 2019.
Une fresque en mémoire de Steve Maia Caniço
Au début du mois de septembrel’enquête sur les circonstances de la mort du jeune homme a été dépaysée à Rennes, à la demande des juges d’instruction nantais. "Le dépaysement du dossier vise à garantir la sérénité de l’information judiciaire et l’impartialité objective de la juridiction saisie", avait indiqué début août dans un communiqué le procureur général près la Cour d’Appel de Rennes.

vendredi 6 février 2015

Nommé par Valls, Bernard Petit, chef de la PJ, mis en examen puis suspendu

Le patron de la PJ de Marseille serait nommé à la place du patron déchu

Placé en garde à vue, le chef du 36 Quai des Orfèvres a été mis en examen puis suspendu: cette première dans l'histoire de la police judiciaire parisienne est un coup dur pour Valls.

Bernard Petit est soupçonné d'avoir fait fuiter des renseignements 
au profit de l'ancien chef du GIGN, Christian Prouteau, avant son arrestation pour une affaire de corruption.

Valls et Bernard Petit
Valls et Bernard Petit

Suite à l'annonce de l'enquête, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve lui a annoncé sa suspension. "C'est un grand policier, mais quand on a ce genre de mission, il ne peut pas y avoir le moindre doute", a réagi le premier ministre Manuel Valls qui avait nommé Bernard Petit, alors qu'il était ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Ayrault il y a un an.

Marseille "perd" un homme de confiance de Valls à la PJ


Christian Sainte est promu à Paris: c'est dire que Marseille avait été placée sous haute surveillance. D'autres figures de l'institution policière, comme Joaquin Masanet, sont mis en cause. 
PourJean-Marc Bailleul, du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, "ça montre que la police nationale est en mesure de lutter contre les dérives qui donnent une mauvaise d'image en termes d'éthique et de déontologie".

Christian Sainte, actuel patron de la police judiciaire de Marseille, devrait prendre la tête du 36 quai des Orfèvres la semaine prochaine.

En septembre 2012, Manuel Valls l'a nommé directeur de la DIPJ, la direction interrégionale de la police judiciaire et première direction interrégionale de police judiciaire de France, en effectif et en volume d'affaires traitées. La DIPJ, basée à l'Évêché, du nom de l'hôtel de police de Marseille, couvre les 6 départements de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) et le SRPJ de Montpellier avec compétence jusqu'aux Pyrénées-Orientales.