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vendredi 18 avril 2008

A Cassis, l’ancien maire UMP J.-Pierre Teisseire annonce un recours en annulation

Danielle Milon, la nouvelle élue (divers droite) –à six voix–"détendue et sereine"
Jean-Pierre Teisseire, un ancien footballeur né en 1940, est Vice Président de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole et proche de Jean-Claude Gaudin qui le présente comme « un partenaire efficace et compétent très impliqué dans le fonctionnement de MPM » et rappelle que « rien de tout ce qui a été réalisé à Cassis n'aurait été possible sans le dynamisme et la compétence de son Maire à qui il souhaite une brillante réélection pour mener à bien les projets engagés ».
Sur son site le maire sortant, candidat UMP officiel à la mairie de Cassis informe ses électeurs :

Procédure de recours en annulation lancée par J-P TEISSEIRE

Chers lecteurs,
Veuillez trouver ci-dessous un communiqué adressé ce jour à la presse régionale.
Bien à vous,
Cassis au Coeur
COMMUNIQUE DE PRESSE

ELECTIONS MUNICIPALES A CASSIS: Procédure de recours en annulation lancée par Jean-Pierre TEISSEIRE

Cassis, le 21 mars 2008 - Jean-Pierre TEISSIERE remercie les électeurs qui lui ont renouvelé leur confiance dimanche 16 mars à l'occasion des élections municipales.
Devancé par 6 voix d'écart par sa principale adversaire Danièle Milon, sur 5 008 suffrages exprimés, Jean-Pierre TEISSEIRE et son équipe ont décidé de lancer une procédure de recours en annulation.
"Avec un scrutin aussi serré, nous avons des raisons de penser que la moitié du village attend ce recours, alors que l'autre moitié le redoute. C'est une question de principe, Cassis mérite une équipe municipale fortement légitimée par le suffrage universel pour gérer les grands dossiers porteurs d'avenir. J'ai pris la décision de faire ce recours, c'est mon devoir, vis à vis de mes électeurs, de mon équipe et surtout vis à vis de Cassis" a ajouté Jean-Pierre TEISSEIRE.
"Nous avons des raisons juridiques de penser que notre recours est recevable, certains éléments de fait constatés sont susceptibles d'avoir affecté la sincérité de scrutin" a précisé l'avocat de Jean-Pierre TEISSEIRE, qui ne souhaite pas en dire d'avantage pour le moment.

Madame Milon réagit:
Publié le samedi 22 mars 2008 à 07H56
Fraîchement élue à la mairie à Cassis, Danielle Milon (liste Majorité-Centristes) réagit ce matin dans La Provence au recours déposé par Jean-Pierre Teisseire, le maire sortant battu par seulement six voix d'écart. "Cette décision me surprend sans me surprendre... Je pense qu’elle ne vient pas de Jean-Pierre Teisseire, qui lui, avait vraiment envie d’arrêter là. Je crois qu’il a cédé aux pressions de son équipe."
"Ce que je regrette, c’est que l’on reparte pour trois mois de tensions à Cassis, explique l'élue. Mais en ce qui me concerne, je resterai détendue, je suis sereine, d’autant que ce recours n’a pas encore débouché sur une invalidation..."
"Jean-Pierre Teisseire évoque une question de principe. Pour moi, le meilleur des principes, c’est que ce sont les urnes qui parlent", conclut-elle.

A six voix près, les urnes ont chuchoté.

La gauche ramasse la communauté urbaine de Marseille

La droite majoritaire se divise et se prive de la présidence
A sa grande surprise, Eugène Caselli, le secrétaire fédéral du parti socialiste des Bouches-du-Rhône, a été élu président de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, la troisième de France, à la faveur d'un règlement de comptes post-électoral à droite.
Eugène Caselli a été élu jeudi aux dépens de l'UMP Renaud Muselier, 1er adjoint de la ville de Marseille, donné grand favori. Il a obtenu 79 voix contre 77 à l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères. On a dénombré un bulletin blanc. "C'est un déni de justice. Ce qui s'est passé aujourd'hui est malhonnête", s'est insurgé Renaud Muselier.
La gauche est consciente de ne posséder aucune majorité au sein de l'instance dont elle vient de recevoir la présidence, grâce à la dispersion des voix à droite et sans la mériter. "Ce n'est pas le troisième tour de l'élection municipale", a admis Eugène Caselli.
Le premier test qui permet de prendre la mesure de cette mascarade est aussi un présage : le premier rapport administratif soumis au vote a en effet été repoussé par 89 voix contre 68 et le nouveau président a été mis, de fait, en minorité.


Ce psychodrame dont le théâtre est la troisième communauté urbaine de France, qui s'étend sur 60.500 hectares et regroupe près d'un million d'habitants, pourrait bien se résumer à un règlement de comptes post-électoral où certains, à droite, ont choisi de faire payer le prix fort à l'UMP pour le choix de ses investitures à l'élection municipale.
"Ce sont des turpitudes qui n'ont rien à voir avec ma vision de la démocratie. Il y a eu des trahisons", a encore regretté Renaud Muselier.Les apprentis sorciers ont cru que leurs mandats leur appartiennaient et qu’ils pouvaient en disposer, au mépris de leurs électeurs, risquent fort de regretter leurs susceptibilités. "Cela ne correspond en rien aux résultats du mois de mars. On a bien vu au premier vote que la droite était majoritaire", a souligné Renaud Muselier.

Les regards se sont tournés vers les élus des communes de Marignane, où le dissident Eric Le Dissès (à gauche) s'est imposé face au maire sortant Daniel Simonpieri, et de Cassis où l'UMP Jean-Pierre Teissère a été battu de six voix par la divers droite Danielle Milon (à droite).
Dans ces conditions, la gestion de la communauté urbaine marseillaise, qui regroupe 18 communes, risque d'être fortement paralysée, notamment à travers une cohabitation inédite avec Marseille.
La gauche n’en revient pas et, roi malgré lui, Eugène Caselli doit bien admettre que "dialogue et concertation seront les maîtres mots de cette mandature", puisqu’il ne dispose d’aucune majorité. Il sait qu’il ne faut voir dans l'attitude des élus de droite qu'un simple "mouvement d'humeur".

Le vice-président de l'UMP et sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, avait choisi de ne pas briguer un nouveau mandat à la communauté urbaine, créée en juillet 2000, dont il a été jusqu'ici le premier et seul président. Il demeure aujourd'hui à la tête du dernier grand bastion de droite d'une région où la gauche contrôle déjà le conseil général et le conseil régional.
Jean-Claude Gaudin avait déjà connu le blocus de sa ville par la gauche. Marseille sera désormais maintenue sous respiration artificielle.