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lundi 13 août 2007

Tintin, victime de la censure : à l’index !

L’absurdité de la repentance coloniale

La censure serait justifiée dans certains cas dont la gauche radicale serait seule juge: c’est la dictature de la démocratie citoyenne !

Ca pourrait être une histoire belge, mais elle est internationale. Il faudrait dire internationaliste. La réponse islamiste aux caricatures avait été qualifiée d’atteinte à la liberté d’expression. Mais les extrémistes de gauche ont un usage personnel et restrictif de cette liberté-là et c’est intolérable pour les mêmes raisons qui ont motivé la publication du Manifeste des Douze : la mise en danger de la démocratie, à la suite du fascisme, du nazisme et du stalinisme.

Il faudrait maintenant ajouter à l’islamisme la repentance coloniale. Mais les Douze sont à la plage et Sa Cynique Majesté Royal aux Antilles…
ois qui sont forcés

Quel est le nouveau canular?
Un étudiant congolais (ci-contre et si fier) a porté plainte fin juillet devant la justice belge pour dénoncer le caractère «raciste» de l'album Tintin au Congo et demandé qu'il soit retiré de la vente, selon le parquet de Bruxelles.

Étudiant en sciences politiques à Bruxelles, Bienvenu Mbutu Mondondo a déposé plainte contre X et contre la société Moulinsart, qui commercialise les albums de Tintin. Selon le porte-parole du parquet, M. Colpin, l'enquête n'en est qu'à ses prémices, le juge d'instruction désigné le 1er août, Michel Claise, étant en vacances.


Dans cette aventure publiée voilà 78 ans, alors que la Belgique colonisait le Congo, le dessinateur belge Hergé représentait l'Afrique «de manière naïve», reflétant l'esprit paternaliste de l'époque, reconnaît Moulinsart sur son site Internet.
Or, dans sa plainte, déposée le 23 juillet, M. Mbutu Mondondo fait part de son «désarroi face à la persistance de Moulinsart à ne pas décider une fois pour toutes de mettre fin à la publication et à la commercialisation des bandes dessinées Tintin au Congo, des romans racistes et xénophobes». Pas de détails!

Il réclame donc que la société Moulinsart soit poursuivie pour infraction à la loi belge de 1981 réprimant le racisme. «Il n'est pas admissible que Tintin puisse crier sur des villagede travailler à la construction d'une voie de chemin de fer ou que son chien Milou les traite de paresseux», a-t-il précisé. Nous connaissons tous des Blancs paresseux, mais ça n'existe donc pas parmi les Noirs!
En juillet, la Commission britannique pour l'égalité raciale (CRE) avait soudainement jugé que la vente de cet album «dépassait l'entendement». Il aura fallu trois générations pour en arriver à cette réaction ubuesque. «Ce livre contient des images et des dialogues porteurs de préjugés racistes abominables, où les "indigènes sauvages" ressemblent à des singes et parlent comme des imbéciles», avait déclaré une porte-parole de la CRE! Le commentaire de la dame révèle une lecture très particulière et un regard nettement raciste, car sa comparaison est avec les singes est complètement déplacée. La subjectivité de cette appréciation jette en effet un sérieux doute sur l’état d’esprit du CRE qui manifeste ici un racisme inadmissible.

À la suite de cet avis, le groupe américain Borders a demandé à toutes ses librairies aux États-Unis et en Grande-Bretagne de déplacer les albums controversés vers la section des BD pour adultes. On croit rêver ! Tintin septuagénaire va-t-il avoir l'occasion d'épanouir sa sexualité dans les bacs auprès de Selen?... Le comportement de Borders est complètement à l’Ouest dans sa contribution au dialogue nord-sud…


Du reste, l’irresponsabilité vertueuse de ces marchands est d’autant plus navrante que Borders est extrêmement sensible aux pressions. Les courageux de Borders n’avaient-ils pas baissé le pantalon devant les Islamistes. Le 29 mars 2006, la polémique sur les caricatures de Mahomet les avait déjà amenés à faire retirer de leurs librairies Waldenbooks et Borders le magazine ‘Free Inquiry’ (le bien nommé, puisque ‘free signifie ‘libre’ !), d’avril-mai, qui contenait les caricatures controversées. Borders Group renouvela cet ‘opération courage’ avec Harper's du mois suivant, au même motif : la liberté d’expression. Avec les pressions sur Tintin, les voici de nouveau le pantalon sur les chevilles !


Le château de Cheverny -en Val de Loire- qui a inspiré le Château de Moulinsart devra-t-il être rasé ? Et Hergé, tondu ?…

Les scientifiques vont-ils se sentir ridiculisés par le personnage du Professeur Tournesol et porter plainte ? La représentation des obèses en la personne de la plantureuse Castafiore est-elle à ce point humiliante qu’elle justifie des poursuites en justice ? Les alcooliques anonymes sont-ils également agressés par le Capitaine Haddock ? Que tous les jumeaux de France se lèvent en protestation contre l’image dévalorisante qui est donnée d’eux par Hergé !

Quant à Charlie Hebdo, a-t-il manifesté sa désapprobation des attaques iniques menées par le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires) de France et de Navarre, au nom de la repentance coloniale?

La liberté d’expression au service des extrémistes de gauche

L’affaire des caricatures de Mahomet

Au nom de la liberté d’expression, la presse d’extrême gauche s’était confraternellement indignée des pressions islamistes exercées à l’encontre du journal libertaire Charlie Hebdo.

En février 2006, Charlie Hebdo publia en effet la série de caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten déjà parues en septembre 2005, au moment où, en février 2006, les dessins scandinaves avaient déclenché des protestations dans des pays musulmans après que des imams danois avaient fait campagne contre elles dans le monde musulman. Certains virent dans cette démarche, une tentative (réussie) de Charlie Hebdo de booster ses ventes en dénonçant l'auto-censure pratiquée par des pays européens à propos de l'Islam.

Des organisations musulmanes françaises comme le Conseil français du culte musulman ont demandé l'interdiction du numéro, qui contient également des caricatures de Mahomet dessinées par les collaborateurs réguliers du journal. Un vice de procédure à propos n’a pas permis à cette demande d’aboutir ! Le président de la République, Jacques Chirac condamnera par la suite ces « provocations manifestes ».

Le 1er mars 2006 Charlie Hebdo publia le Manifeste des douze, un appel à la lutte contre l’islamisme, défini comme un totalitarisme religieux mettant en danger la démocratie, à la suite du fascisme, du nazisme et du stalinisme (et du léninisme ??).

Le 15 mars 2006, le ministère de la Culture organise une soirée en l'honneur du dessin de presse pour saluer les dessinateurs et caricaturistes à la suite et en lien avec l'affaire des caricatures. Les caricaturistes politiques radicaux tels Plantu, Cabu, Wolinski, et tous les dessinateurs de Charlie participent. Le directeur de cabinet du ministre, Henri Paul, réaffirma alors le statut d'« acteurs de la liberté » des caricaturistes, et annonça la création d'une « mission pour la conservation et la valorisation du dessin de presse.

Rien à dire, si la liberté d’expression est protégée dans tous les cas où elle est menacée. Or, ce n’est pas le cas, comme le démontre le billet suivant de PaSiDupes.