POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Le Duigou J-Ch. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le Duigou J-Ch. Afficher tous les articles

vendredi 11 décembre 2009

CGT : Thibault réélu avec un score stalinien

Partisan du dialogue social, Thibault lamine sa gauche

Ca ne fera guère que douze ans

Bernard Thibault a été réélu secrétaire général de la CGT pour un quatrième mandat de trois ans
, au terme d'un congrès national du syndicat où sa minorité active a critiqué sa ligne jugée trop ...consensuelle.
Il a néanmoins obtenu 87,48% des 520.221 voix de ce 49e congrès, qui a réuni à Nantes (Loire-Atlantique) un millier de délégués représentant 21.000 sections syndicales.
Hormis Bernard Thibault, les cinquante-trois autres membres de la Commission exécutive confédérale ont recueilli entre 86,43% et 89,32% des voix.

"Avec 77% des suffrages exprimés, notre bilan d'activité sur ces trois dernières années a été clairement validé", a affirmé Bernard Thibault, 50 ans, lors de son discours de clôture. "77%, c'est un score très honorable pour une direction réputée être coupée de sa base."

Les débats ont en effet été houleux

Jeudi, le secrétaire général de la CGT avait dû annuler la venue de son homologue de la CFDT, François Chérèque, de crainte que ce dernier ne serve de "défouloir" à ses démocrates d’opposants, qui lui reprochent sa dérive droitière vers le dialogue et le compromis, ses critiques des actions illégales et sa relation apaisée avec
le pouvoir issu du suffrage universel.

Les attaques les plus virulentes et archaïques venaient surtout de Jean-Pierre Delannoy, responsable de la fédération métallurgie en Nord-Pas-de-Calais, qui disait fédérer "une mosaïque" de courants d'opposition.
La candidature de cet ancien ouvrier sidérurgiste de 57 ans n'avait pas été retenue à la commission exécutive confédérale, désormais véritable instance "dirigeante" de la CGT.

Le fond du conflit interne

  • Les syndicalistes à l’ancienne ont radicalisé les conflits récents
    Le dissident se prévalait du soutien du cégétiste Xavier Mathieu, le meneur jusqu’au-boutiste des ouvriers de l'usine Continental de Clairoix, qui avait traité en août dernier Bernard Thibault de "racaille" qui ne serait "bon qu'à frayer avec le gouvernement".

  • Bernard Thibault s'est par ailleurs également érigé vendredi contre "la guerre des chiffres" qui a fait rage au congrès.
    "Il y a 30% de syndiqués qui ont rejeté le bilan de la direction confédérale, a-t-on entendu dire dès le premier vote du congrès", a-t-il rappelé à la tribune. "77% de ceux qui s'expriment approuvent et 22% qui désapprouvent, ça semble clair. Y'a pas photo, comme on dit !".

    Les échéances de la CGT

  • Le secrétaire général de la CGT en a profité pour prendre date pour la manifestation européenne du 24 mars 2010, "un rendez-vous européen pour les salariés européens".
  • "Sur la question des retraites, 2010 est annoncé comme un nouveau rendez-vous majeur. La CGT en sera", a-t-il promis à son aile gauche.
    Le document d'orientation 2009-2012 de la CGT prévoit, entre autres, "la mise en place d'un droit suspensif des licenciements" ou la création d'une "maison commune des régimes de retraite" pour instaurer une "solidarité" entre eux.
  • Le secrétaire général doit stopper l’hémorragie de militants et aussi tenter de gonfler –sans artifices– les effectifs de la CGT, qui officiellement stagnent autour de 650.000 adhérents, alors qu’en 2003 la centrale s'était fixé l’objectif du million.

    Rénovation de la CGT
    Elle est plus énergique qu’au PS : longtemps annoncée, jamais entreprise…

    Le bureau confédéral, organisme restreint considéré jusque-là comme le "gouvernement" de la CGT, a été réduit de douze à huit membres. Deux "numéros deux" emblématiques de Bernard Thibault devraient quitter la direction de la confédération à l'issue de son congrès, début décembre. Maryse Dumas et Jean-Christophe Le Duigou, l'économiste de la CGT et spécialiste des retraites, Maïté Lassalle et Alain Guinot chargé du dossier des retraites, n’ont pas décidé de « prendre du Le Duigou, ne manquez pas de lire le précédent article de PaSiDupes (cf, aussi libchamp », comme l’indique l'incroyable Yves Clarisse (Reuters): la vérité, c'est que leurs candidatures à la commission exécutive (CE) n'ont pas été retenues ! …
  • Concernant Jean-Christophe Le Duigou, ne maquez pas de lire l'article de PaSiDupes qui précède. cf. aussi libellé)
  • Maryse Dumas, seulement 56 ans, membre de la CE depuis 1982 et du Bureau confédéral depuis 1995, a assuré que lors du précédent congrès, en 2006, elle avait déclaré, lorsqu'elle avait été réélue, souhaiter que ce soit pour "son dernier mandat" à la direction de la CGT. Elle a même précisé le plus sérieusement du monde que sa candidature pour un nouveau mandat avait été présentée par sa fédération – à l’insu de son plein gré- dans le seul but de "laisser la marge de manoeuvre la plus importante" au CCN dans ses choix. 103 candidatures avaient été déposées…

    Près de la moitié de la CE, l'instance dirigeante de la CGT, sera renouvelée à l'occasion du 49e congrès, du 7 au 11 décembre à Nantes. Si la liste retenue mardi par le Comité confédéral national (CCN, "parlement" de la CGT) est élue sans modification par le congrès, 27 des 54 membres de la prochaine CE y seront élus pour la première fois, avec, conformément aux statuts, autant de femmes que d'hommes.
  • CGT : le parachute doré de Le Duigou a atterri sans bruit

    Exemple de complaisance vertueuse de la gauche

    Bien que fort compétent, Nono Montebourg n’est pas au courant.
    Benoît Hamon traite de « canaille » le directeur du Pôle Emploi
    (Lire PaSiDupes)
    : quelle insulte a-t-il réservée au camarade Le Duigou ?

    Secrétaire confédéral de la CGT en charge des retraites et spécialiste des questions économiques, Jean-Christophe Le Duigou, 60 ans (cf. libellé de PaSiDupes, ci-dessous), a réintégré son administration d'origine, le ministère des Finances, en 2008. Il a reçu son bâton de maréchal : cet ancien directeur divisionnaire des impôts a été promu conservateur des hypothèques à Corbeil-Essonnes (Essonne). Grâce à cette promotion, ce cadre de la CGT percevra à ce poste, l'un des mieux payés de Bercy avec celui de trésorier-payeur-général (TPG), 9 000 euros nets par mois et la retraite afférente... Combien de fois le SMIC ?

    Le syndicaliste communiste a accepté un avantage presonnel de la droite

    Le cabinet du ministre du Budget a d’ailleurs cru bon de justifier ce beau geste. Il ne s’agirait que d'une progression de carrière tout à fait "normale" à la direction générale des Impôts. Le syndicaliste compte faire valoir ses droits à la retraite fin 2009.
    A propos de Jean-Chri-chri, Yann Reddeker, écrit sur son blog :
    « Voir de telles informations révélées au grand public n’a pas, on s’en doute, été du goût de l’intéressé. Dans le Monde du 2 janvier, celui-ci s’est estimé victime d’une « attaque » et des « fausses informations » d’un « site proche de l’extrême droite [Bloc identitaire], Novopress.info ». Afin de permettre à nos lecteurs de se faire leur propre opinion, nous reproduisons ci-dessous in extenso la notice bibliographique que lui a consacrée Emmanuel Ratier. Une notice pleine d’enseignements.
    LE DUIGOU Jean-Christophe. Syndicaliste, né le 18 avril 1948 à Guingamp (Côtes-d’Armor). Fils d’instituteurs, il a rejoint les Jeunesses communistes en 1962. Sa femme, qui enseigne en Seine-Saint-Denis, milite également au Parti communiste. Etudiant à Rennes, en 1968, où il animait alors l’Unef en Bretagne, il devient fonctionnaire du ministère des Finances en 1970, adhérant aussitôt à la CGT. Titulaire
    [en tout et pour tout] d’une maîtrise en gestion et d’un diplôme d’études supérieures en informatique, il devait réussir le concours de l’Ecole nationale des impôts. En 1982, il deviendra directeur divisionnaire des impôts [sur son seul mérite]. La même année, il devient secrétaire général de la Fédération des Finances CGT, la direction de cette fédération (Yves Peyrichou et Robert Jévodan), étant considérée comme des « communiste critiques » (ils avaient désapprouvé l’intervention en Afghanistan et le putsch en Pologne) qui furent alors éliminés. Il siège dès lors à la commission exécutive confédérale de la CGT et rejoint [sans délai] le Conseil économique et social. Il prend la direction du secteur économie de la CGT en 1995. Il milite conjointement au sein du Parti communiste, entrant au comité central en 1987 (titularisé en 1989) et participant étroitement aux travaux de sa section économique. Il rejoignit ensuite le Comité national du PCF, y siégeant jusqu’en 1996. En février 1999, il entre au bureau confédéral de la direction de ce syndicat para-communiste.
    En son sein, il est notamment en charge du dossier des retraites et dirige le Centre confédéral d’études économiques et sociales. Il a signé Economie et gestion de l’entreprise, Réinventer l’impôt (avec Roland Le Bris), Demain l’emploi (Editions de l’atelier), L’Avenir des retraites (avec son homologue de la CFDT, Jean-Marie Toulisse, Editions de l’Atelier, 1999) et Les Fonds de pension (avec William D. Crist, patron du principal fond de pension américain, Calpers, Grasset-Les Echos, 2002). Libération (1er février 2003) donne sans nul doute une clé avec son entrée dans au club Le Siècle (où il dîne donc chaque mois avec les représentants du grand patronat) en indiquant qu’il est « un diplomate en terres sociales, pas un tribun prolétaire. Un homme de réseaux, pas un sectaire. Un raisonneur plutôt qu’un emporté […] Economiste en chef de la CGT, il siège dans une foultitude d’organismes dont la République raffole : au Conseil d’orientation des retraites, mais aussi au Conseil économique et social, au Comité de l’épargne réglementée, à la Commission économique de la nation, etc. A ces fréquentations officielles, il ajoute ses réseaux personnels. Le club Confrontations de son mentor du Parti communiste, Philippe Herzog, où ce membre-invité du Siècle depuis 2003 côtoie Jean Gandois, l’ancien président du défunt CNPF, et l’association Lasaire, dont le président n’est autre que Jean Peyrelevade, le patron du Crédit Lyonnais [NCL]. Le Duigou a la cote chez les patrons. « C’est la CGT comme on la rêve dit un patron du Medef ». Lui-même reconnaît le phénomène. »
    »
    Ni les socialistes, ni les camarades syndiqués ne voient rouge.
    Sans doute, au cours du prochain débat d’Arlette Chabot, dénonceront-ils ce parachute doré.

    samedi 22 septembre 2007

    Sarkozy-Fillon créent de la surchauffe dans les syndicats

    La CGT se sent débordée
    On le sait, les syndicats s’éclatent en palabres dans des salles enfumées et les randos urbaines avec banderolles, mais n’arrivent pas à suivre le rythme des 35 heures. Alors que dire de l’activisme de plein air des joggers Sarkozy et Fillon?




    Le gouvernement va "accélérer le rythme des réformes", a déclaré mercredi François Fillon devant les parlementaires de la majorité reçus à Matignon, promettant d'engager "avant la fin de l'année" les réformes sociales annoncées par Nicolas Sarkozy. "Le président de la République nous a donné hier notre feuille de route sociale. Il a fixé l'objectif, le calendrier, la méthode. Il n'y a plus qu'à faire", a dit le Premier ministre devant les députés et sénateurs UMP et Nouveau centre réunis à l'hôtel Matignon. "Toutes ces réformes doivent être engagées avant la fin de l'année", a-t-il rappelé. "Je ne vous propose pas un chemin de roses, je vous propose de la sueur et des séances de nuit", a-t-il prévenu.
    La CGT stresse car elle renâcle à la seule perspective de l’effort. Le ‘travailler plus’ lui donne des boutons. L’hebdomadaire Marianne annonce que les syndicats craquent déjà.

    Le journaliste Hervé Nathan écrit dans Marianne n° 543 du 15 septembre:
    « Les confédérations syndicales en ont ras le bol de l’activisme de Sarkozy. Dans le trimestre à venir, elles doivent assumer trois conférences (conditions de travail, égalité hommes-femmes, emplois et revenus), le ‘Grenelle de l’Environnement’, le financement de la protection sociale (transmis au Conseil économique et social), et maintenant les régimes spéciaux, avec en perspective la réforme de la fonction publique. Ouf ! Dans ce maelström, les syndicalistes ont peur de se faire ‘instrumentaliser’ par le gouvernement. François Chérèque l’a fait savoir à François Fillon, lors d’une discrète entrevue le 11 septembre, et lui a demandé un ‘agenda social’ clair. Les conseillers du gouvernement se sont aperçus, de leur côté, que les syndicats manquent de forces pour suivre tant de dossiers, alors qu’ils sont admiratifs du Medef, capable d’aligner ‘des juristes et des économistes époustouflants’."
    Une reconnaissance très voilée, en somme, de la culture du travail et du rendement au Medef, du dynamisme et de la volonté de réussite du gouvernement, mais du centralisme paralysant des syndicats et de leur encroûtement dans la parlotte et la paresse.

    Si nous prenons ce ventre mou de Jean-Christophe le Duigou, le numéro deux de la CGT au regard vitreux, il ne sait pas ce que signifie mouiller la chemise et se plaint que le président Nicolas Sarkozy casse le manche. Le travail des autres épuise ce cadre du syndicalisme et la volonté de réforme du gouvernement est interprétée, pendant que la nation attend, comme une "stratégie d'accumulation des réformes" qui est "dangereuse du point de vue de la démocratie", gémit-il, craignant qu’elle menace sa paisible routine de syndicaliste planqué et son rythme cardiaque. L’absence d’activité engraisse en effet le cœur...
    "Nous ne sommes pas contre la négociation et la discussion, mais nous pensons qu'elle est aujourd'hui déséquilibrée", a-t-il déclaré sur BFM. Il a jugé que le calendrier des réformes sociales proposé mardi par le chef de l'Etat ne laisse "pas le temps, sur chacun des points, pour le débat, la confrontation avec d'autres solutions". A la CGT, on n’est pas prêt à faire des heures sup pour les travailleurs.
    Le secrétaire de la CGT chargé des questions économiques et sociales a estimé nécessaire une "forme de mobilisation des salariés", des randos et de sit-ins qui ne consomment pas trop d’énergie et a réitéré l'appel à une journée de manifestation le 13 octobre sur les victimes du travail, la franchise médicale et la pénibilité du travail. De quoi brûler 250 à 300 calories.
    "Nous pensons que les enjeux étant sur la table, aujourd'hui, il faut que les salariés s'emparent de ce débat et interviennent", a-t-il ajouté, jugeant qu' "il y a bien urgence, mais pas forcément sur les questions que (Nicolas Sarkozy) indique". Le Duigou ne veut pas jouer la même partition et quand dans le langage cégétiste un secrétaire incite les salariés à s’emparer du ‘débat’,.ça veut dire prendre possession de la rue.
    Le Duigou distingue la société de la CGT et annonce : "La société est prête à un certain nombre de changements. Mais le rythme du social, le débat nécessaire, tout cela doit être pris en compte. (...) On ne peut pas aller discuter dans le cadre des contraintes énoncées dans ce discours", a-t-il dit, fébrile, à propos de l'intervention de Nicolas Sarkozy mardi 18. La CGT a annoncé un mouvement (inter-) syndical pour le 18 (et non le 17) octobre, en préalable au débat ‘nécessaire’ avec les partenaires gouvernementaux. D’abord, la démonstration de force (espérée, mais non garantie) dans la rue, ensuite seulement la concertation…
    Les confédérations syndicales nous ont habitués aux reproches, quoi qu’il fasse, au gouvernements de droite : jusqu’à présent, ils ne faisaient rien ou pas assez ou décevaient ? Voilà que celui-ci en fait trop ! Comment les contenter ? Il suffira que les Français le soient…
    Et ce ne sera pas une partie de plaisir quand chaque ministre doit subir les attaques indignes de la gauche, incapable d’agir, réduite à réagir. Et de quelle manière ? Dans la bassesse. La taille du président, l’insulte à l’encontre de Rachida Dati, par exemple, qui sont les angles d’attaque de la gauche. Ils seront évoqués dans de prochains ‘billets’ de PaSiDupes.