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dimanche 22 février 2009

Aphatie ne perce pas la « transparence » de Sa Cynique Majesté Royal

Elle n’en a pas 'marre' de dépenser sans compter l’argent des autres

Entre autres sujets sujet abordés sur RTL, le mardi 27 janvier 2009:
- un bon point à Aubry pour son dépôt d’argentde motion de censure à la Caisse d’Epargne de l’Ecureuil à l’Assemblée ;
– une attaque en règle, assortie d’une « colère saine », contre les banquiers : "J'en ai marre de voir les banques continuer comme si de rien n’était à pratiquer des intérêts à 18% pour des familles qui ont besoin d’acheter une voiture, de déménager, de vivre"… ;
- l’assurance qu'elle "ne demande rien" au PS qui l'a privée de ressources puisqu’elle y a jusqu’à présent décliné toute responsabilité ;
- ses offres de services: "Je suis disponible pour être utile", avec un désir...
"m’occuper des relations internationales ou des régions" au sein du PS…

Désirdavenir Royal a éludé une clarification de sa situation financière
:

"J'ai un rapport très clair avec lui. Mon parti c’est le PS, Désirs d’Avenir c’est une association", pour le pognon et le culte de la personne.
Et d'ajouter : "Pierre Bergé n’est plus directement dans les affaires, il n’est pas le seul à m'aider beaucoup de personnes veulent s’impliquer dans la réflexion".
Tous les dons et gratifications sont les bienvenus…


VOIR et ENTENDRE

On dit que son Pierrot Bergé serait sur le point de lui faire cadeau d’un étage du bunker communiste de la place du Colonel Fabien ; mais vous n’êtes pas obligé(e) de me croire…

lundi 3 septembre 2007

‘La Défaite en chantant’ : entretien d’Allègre avec J.-M. Apathie

Hollande,un magouilleur, selon Allègre

L'ancien ministre socialiste de l'Education Claude Allègre, qui publie "La Défaite en chantant" (Plon), répondait jeudi matin (sur RTL) aux questions de Jean-Michel Aphatie. Il estime que son Premier secrétaire François Hollande, qu'il qualifie de "magouilleur", est "le responsable principal de toute cette pagaille", car il "a foutu un bordel noir" lors de la campagne présidentielle .

LU sur le blog de Jean-Michel Apahatie:

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Claude Allègre.

Claude Allègre :
Bonjour.

Donc, vous publiez ce livre aux éditions Plon Fayard et c'est une mise en cause terrible du Parti socialiste et de ses dirigeants. Page 15, vous écrivez ceci : "La caractéristique des socialistes, c'est qu'ils ne travaillent pas énormément. Beaucoup sont d'authentiques paresseux". Alors, paresseux, en politique, ça veut dire quoi pour vous, Claude Allègre ?


Ils ne travaillent pas.

Ils ne travaillent pas, quoi sur la société française ? Ils n'essaient pas de la comprendre ?


Eh bien, oui, ils ne travaillent pas. Ils ne réfléchissent pas. Y'a plus de groupes d'experts. Y'a qu'à lire le programme du Parti socialiste, c'est un patchwork dans lequel on parle de ceci, de cela, de ceci. Y'a pas d'idées, y'a pas de corps de doctrines, y'a pas de réflexions d'ensemble. Ils n'ont pas travaillé.

C'est terrible : de ne pas travailler et demander à leurs concitoyens de voter pour eux, c'est terrible ça ?

Oui, mais parce qu'ils ont eu l'illusion au moment de la victoire des régionales, ils ont cru que c'était gagné et que ... François Hollande disait, à l'époque : "Un chien coiffé gagnera à l'élection présidentielle".

Un chien coiffé !


Oui.

Ah, tiens, ça il ne l'a pas dit publiquement, honnêtement. Il l'a dit à vous ?


Non, mais enfin c'est ce qu'il pensait.

C'est ce qu'il pensait. Ségolène Royal, elle a bien travaillé avant d'être candidate à l'élection présidentielle ? Elle a bien regardé les dossiers ?


Ecoutez, je ne sais pas si elle a regardé les dossiers mais elle a dû les regarder très vite.

Ca vous fait marrer, ça ?


Oui, ça m'amuse beaucoup parce qu'à la fois, ce que je dis dans mon livre, beaucoup de gens aujourd'hui la méprisent totalement, ce qui est une erreur parce que je ne pense pas que ça soit quelqu'un qui soit non intelligent, etc ... Simplement, je pense qu'elle est centrée sur elle-même. Et je crois qu'elle va reprendre l'offensive dans le Parti socialiste. Et elle ne sera pas toute seule.

Et elle peut en être la dirigeante au fond ?


En tous les cas, elle le souhaite.

Elle le souhaite.

Vous dites puisque c'est un livre d'entretiens avec Dominique de Montvallon, journaliste au Parisien, quand il vous demande : A qui vous fait penser Ségolène Royal, vous avez cette réponse quand même ; on peut se dire, tiens Claude Allègre, il est excessif, vous dites : à Pierre Poujade. Alors, pour les plus jeunes, Pierre Poujade c'était la représentation des intérêts catégorielles ...

Non, mais au point de vue de l'idéologie qu'elle a développée parce qu'elle développe des arguments pour Madame Michu ; et elle plaît à Mme Michu, c'est-à-dire, c'est du genre des arguments ...

C'est une électrice, Mme Michu.


Mais je n'ai pas dit le contraire.

C'est une citoyenne, d'abord.


Oui, mais simplement je pense qu'elle a instauré quelque chose. Elle est contre les experts. Elle a instauré ce que j'appelle l'incompétence et le gage de la démocratie. N'importe qui pourra avoir une opinion sur n'importe quoi. Mais je ne crois pas. Je pense qu'il faut travailler. Les dossiers sont techniques et je pense qu'on ne peut pas avoir une opinion n'importe comment. Or, je crois qu'elle réagit. Je décris ses déclarations en politique internationale qui ont été particulièrement caricaturales ; mais sur des problèmes concrets, y'a pas de propositions autrement que "Madame, vous avez bien raison, il faut raccompagner les femmes policiers ... derrière chacune, on met un policier, etc ... " Je pense qu'il n'y a pas de fond, si vous voulez.

Alors, celui avec lequel vous êtes peut-être le plus violent, tout de même, c'est François Hollande.


Pas violent, mais sévère.

Violent aussi. Vous le décrivez comme un coq qui fait le mariole au milieu de la basse cour. Donc, ça c'est pas très gentil. Vous dites qu'il a perdu la confiance des membres de la direction du PS à force de leur mentir.

Juste une description, ça. C'est pas un jugement. C'est une description.

Oui, on peut le dire comme ça. Et vous dites : au fond, vous le dites comme ça, je me suis tellement trompé sur cet homme.


Absolument.

Pourquoi ?


Parce que je ne pensais pas que ... Je pense qu'il est responsable de tout ce qui arrivé parce qu'il a joué la division. Il est venu rechercher Lionel Jospin qui, à ce moment-là, je peux vous dire, n'avait pas bien envie de revenir. Il a encouragé... Non, non, il n'avait pas...

Jospin, ça l'a quand même chatouillé longtemps l'envie de revenir !


Non, pas du tout. Je pense que vous vous trompez.

Non, non, d'accord.

Je pense que, moi, j'avais envie qu'il revienne ... Daniel Vaillant ... mais lui-même était très sceptique ...

Mais alors vous dites : je me suis trompé sur François Hollande ...


Oui, je me suis trompé.

Vous pensiez que c'était un grand dirigeant ? Et puis vous êtes déçu ?


Je pense que c'est un homme intelligent, vif, sympathique. Je pensais qu'il avait la stature de devenir un dirigeant et je me suis aperçu que c'était un magouilleur. C'est Guy Mollet. Et je pense qu'il n'est pas éliminé du jeu politique. Je pense que comme Guy Mollet ... Vous savez : vous, vous êtes peut-être un peu jeune mais à la SFIO ...

Je suis jeune !


... à la SFIO, c'était très, très amusant parce qu'il y a eu des tas de réformateurs à la SFIO, des couches successives. Alors, à chaque fois, Guy Mollet disait : je ne serai pas l'obstacle à la rénovation. Et puis le congrès d'après, il était réélu secrétaire général. Alors, là, je crains qu'on fasse exactement la même chose.

"Magouilleur" : c'est méchant !


"Magouilleur !" Attendez ! Ecoutez, quand on encourage Lang, Jospin, Ségolène pour espérer - parce que c'est clair sa stratégie - sa stratégie, c'était quand le marigot sera plein, on viendra chercher le premier secrétaire. Et finalement, il a mis ce parti parterre. Donc, je pense qu'il a une responsabilité énorme.

Il y a pas grand monde qui trouve grace à vos yeux. Valls et Montebourg, quand on vous demande si c'est des jeunes ...


Ah non, non, il y a beaucoup de gens qui trouvent grace à mes yeux, si vous lisez.

Vous répondez que ce sont des hyènes et des chacals. C'est pas fréquent dans le monde politique d'être qualifié comme ça ...


J'ai dit que c'étaient des chacals parce que ça suit, les chacals, ce sont les bestioles qui suivent les lionnes.

Mais c'est pas sympathique les chacals. D'accord, ça n'a pas une bonne image de marque !


Mais, ils n'ont qu'à avoir des idées. Ils ont qu'à travailler. Au lieu de penser au pouvoir, ils ont qu'à travailler. Moi, j'ai connu un Parti socialiste organisé par Lionel Jospin dans lequel on fournissait les textes, on travaillait. Il y avait un groupe d'experts. Il y avait 500 personnes dans le groupe d'experts qui produisaient des documents. Tout ça, ça n'existe plus.

Ca n'existe plus. Oui.

La révélation, aussi, vous vient tard puisque vous dites, page 196, "Le RMI, les indemnités chômage mal contrôlées, une Sécurité sociale trop généreuse, les RTT, nous avons donné naissance à une société d'Assistés."

Absolument.

Terrible, ça !

Est-ce que vous êtes aujourd'hui favorable à ce que dit, par exemple, Laurence Parisot : augmenter l'âge du départ à la retraite 61-62 ans...

Mais c'est une évidence. C'est une évidence, les deux grands problèmes qu'ont la gauche, aujourd'hui ...

Ou la société française.

..et la société française : c'est le vieillissement et la mondialisation.

Ce n'est pas que la gauche.


Il faut trouver deux solutions à ces problèmes.

Donc, Laurence Parisot a raison.


Là-dessus, elle a absolument raison, bien sûr.

Vous êtes encore de gauche, vous allez être exclu du Parti socialiste avec ce discours, Claude Allègre ?


Non. Non, mais je ne reprendrai pas ma carte au mois de janvier.

Vous vous auto-excluez ?


Non, je ne m'auto-exclue pas. Je me mets de côté. Je n'approuve pas ce qui se passe ; donc je me mets de côté. Si demain, une nouvelle direction, etc ... Je re-rentrerai au Parti socialiste. Ca me fait un peu mal au coeur parce que ça fait 34 ans que je suis membre de ce parti. Je connais beaucoup de monde, j'ai beaucoup d'amis. Mais voilà ! Non, non ... Non, non, je ne m'auto-exclue pas du Parti socialiste. Je reste profondément de gauche et beaucoup plus d'ailleurs que le programme du Parti socialiste.

D'accord. Alors, pour finir, que les auditeurs le sachent, vous dites, c'est votre dernière phrase : "J'observe avec beaucoup d'intérêt et je le dis, d'admiration : les efforts de Nicolas Sarkozy pour moderniser la France".


Absolument.

Claude Allègre, admirateur de Nicolas Sarkozy et qui a écrit un livre qui s'appelle "La défaite en chantant". C'est publié aux éditions Plon Fayard, le 30 août 2007.

samedi 5 mai 2007

Royal déchaîne sa haine

Lesdangereux mauvais sentiments de Royal.
Texte de l'entretien publié par RTL

Ségolène Royal répond à Jean-Michel Aphatie le 04/05/2007 à 10h38 sur RTL
Après Nicolas Sarkozy la veille, la candidate socialiste à la Présidentielle était l'invitée de RTL vendredi matin. Elle a mis en garde contre "les risques" que représentent "les violences et les brutalités" que déclencherait l'élection de son rival UMP. Elle ne baisse pas face aux sondages qui lui sont défavorables.

- Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Ségolène Royal.
+Ségolène Royal : Bonjour.
- Il y a une alerte rouge sur votre campagne. A 48 heures du second tour de scrutin, tous les sondages donnent Nicolas Sarkozy vainqueur. L'écart se creuse même. Selon la dernière étude TNS-Sofres pour RTL - LCI et le Figaro, 54,5 % d'intentions de vote se portent sur Nicolas Sarkozy et seulement, 45,5 % sur vous. Ségolène Royal, êtes vous inquiète ?
+Ne prenez pas une voix si triste !
- Ah ben, je ne suis pas triste !
+Ecoutez, il y a eu...
- Le moment est solennel tout de même...
+Il n'est pas grave !?Il y a plus de 150 sondages, tous les sondages m'ont donné perdante. Une élection n'est pas faite par les sondages. Donc moi, je me bats jusqu'au bout pour convaincre les Français. Vous savez, ce qu'ont donné les précédents sondages par rapport à la précédente élection présidentielle et même par rapport...
- Ils ne se sont pas trompés au premier tour ?
+Oui, je ne pense pas qu'ils avaient prévu que Lionel Jospin serait éliminé au premier tour de l'élection présidentielle.
- Et je parlais du premier tour de l'élection de 2007...
+Oui. Mais je parlais, moi, de l'élection présidentielle précédente.
- Nous ne parlions pas de la même chose...
+Voilà. Donc, je crois qu'il faut mobiliser jusqu'au bout et faire comprendre aux Français qu'elle est le choix qui est aujourd'hui devant eux. Voilà. Moi je pense que le choix de Nicolas Sarkozy est un choix dangereux et donc, je ne veux pas que la France soit orientée vers un système de brutalités. Lorsqu'un candidat ne peut pas se rendre dans les quartiers populaires, sans être entouré de 300 policiers comme lorsqu'il a essayé de s'y rendre encore récemment, je pense qu'en effet, ce n'est pas la France que nous voulons. Moi je veux que la fracture sociale ne soit pas le destin de la France de demain et je suis convaincue que pendant ces deux derniers jours, les Français vont réfléchir à ce qu'ils veulent pour notre pays.
- François Bayrou indique qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy. Mais il refuse de dire explicitement qu'il votera pour vous. Quand on est un responsable politique qui a recueilli 7 millions de voix, au premier tour d'une élection présidentielle, est-ce que ce n'est pas manquer de clarté et de courage de ne pas dire explicitement son choix, Ségolène Royal ?
+ Non, je pense qu'il le fait à la fois subtilement et de façon responsable vis-à-vis de ses électeurs qui ne souhaitent pas de consigne de vote ; et en même temps, il a été suffisamment clairvoyant et suffisamment dur dans son constat et juste dans ce qu'il a exprimé par rapport au système UMP, au système Sarkozy, à ce que cela représenterait comme je le disais à l'instant, comme danger pour la France en terme de concentration des pouvoirs, en terme de brutalités, en terme de mensonges aussi sur des choses qui sont affirmées avec un aplomb invraisemblable et contraire à la vérité. Donc, François Bayrou a eu le courage de dire tout cela ; et je crois qu'aujourd'hui lorsqu'il dit clairement qu'il ne votera pas pour le candidat de la droite dure, il agit selon les convictions et selon l'idée qu'il se fait de l'intérêt du pays.
- Mais il ne dit pas qu'il votera pour vous. Il peut voter blanc.
+Ah mais c'est sa liberté, bien sûr !
- Vous n'êtes pas certaine, Ségolène Royal, qu'il votera pour vous ?
+Mais non. Je ne fais pas d'intrusion dans le secret de l'isoloir.
- Mais alors sur quelle base pouvez-vous dire, puisque vous l'avez dit hier : "Ma décision est prise. Si je suis élue, je travaillerai avec le centre, avec François Bayrou en particulier". S'il ne vote pas pour vous, sur quelle base pouvez-vous travailler avec lui ?
+Mais parce que je rénove la Politique.
- Ah !?
+Bien sûr.
- En travaillant avec des gens qui ne votent pas pour vous ?
+Oui, bien sûr.
- C'est audacieux ?
+C'est très audacieux. Mais je pense que la France aujourd'hui en a besoin. La France a besoin d'être débloquée et contrairement au candidat de la droite dure, je ne suis pas la femme d'un clan, je ne suis liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui aujourd'hui fonctionne comme de véritables tracts. Je regardais, hier, les informations sur LCI, une fois de plus... et le résumé qui était fait du débat que nous avions eu ensemble. A croire cette chaîne, c'est moi qui avais tout faux et c'est Nicolas Sarkozy qui avait tout juste. On ne relevait même pas la grave erreur qu'il a commise pour quelqu'un qui est candidat à l'élection présidentielle : de confondre pour l'Iran le nucléaire civil et le nucléaire militaire... On ne rappelait pas que sur l'EPR, il avait fait cette grave faute de confondre la troisième et la quatrième génération de centrale. Donc, je crois qu'il y a là un candidat qui est lié aux puissances médiatiques et financières, comme l'a dit d'ailleurs François Bayrou et de l'autre, une France qui précisément ne veut pas que le Pouvoir continue à être concentré entre les mains d'un même système qui est au Pouvoir depuis cinq années. Et moi, je veux débloquer le système politique. Je crois que lorsqu'il y a un affrontement bloc contre bloc, ce n'est pas la France qui gagne. Au contraire ! Et en effet, ma main tendue vers les centristes, quelque soit le vote intime de François Bayrou, reste là parce que je pense que c'est en élargissant une Majorité que l'on peut faire à nouveau avancer le pays en reprenant un certain nombre d'idées sur l'Etat impartial, sur la question de la lutte contre la dette, sur une vraie réforme de l'Europe qui corresponde à l'aspiration des citoyens.
- Il est assez rare que dans le procès général que les responsables politiques ont fait aux médias durant cette campagne, une chaîne, précisément, soit citée. Vous l'avez fait. Vous l'assumerez comme çà ?
+Oui, bien sûr. De toute façon, tout le monde le sait. Tout le monde le voit. Et je ne vois pas pourquoi j'aurai la langue de bois et je ne dirai pas les choses telles qu'elles sont aujourd'hui.
- Sans doute cette chaîne vous répondra ! "Ma décision est prise, dites-vous, pour le travail avec les centristes". Pensez-vous que les dirigeants socialistes sont d'accord avec votre décision qui est une décision solitaire finalement ?
+Mais vous savez, il faut toujours des éclaireurs pour assurer une mutation de la politique, pour moderniser la politique. Et aujourd'hui, j'ai cette responsabilité là en lien direct avec le pays.J'ai compris que les Français ne voulaient plus qu'il y ait comme ça des alternances brutales et schématisées d'un camp contre un autre. J'ai entendu les valeurs qui sont défendues par les électeurs du centre et par François Bayrou en particulier. Et sur certaines de ces valeurs, je me reconnais, en particulier sur les valeurs liées à l'humanisme, au respect de la personne humaine, au refus du mensonge, au refus de la concentration des pouvoirs, au refus de la défense d'un certain nombre d'intérêts, au refus du creusement des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres parce que c'est cela le programme de Nicolas Sarkozy.C'est cela que la France sera demain si Nicolas Sarkozy est élu. Et ma responsabilité, aujourd'hui, c'est à la fois de lancer une alerte par rapport au risque de cette candidature et par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays. Tout le monde le sait mais personne ne le dit. Y'a une sorte de tabou sur ce qui se passe...
- Il y aura des violences, s'il est élu ?
+Il y a une sorte de tabou, vous le savez, sur ce qui...
- Il y aura des violences si Nicolas Sarkozy est élu ?
+Je le pense. Je le pense. Un candidat qui ne peut pas se rendre dans les quartiers populaires sans susciter des mouvements qui le conduisent et qui le contraignent à être encadré par plusieurs centaines de policiers, je pense, en effet, qu'il a créé dans le pays et en étant uniquement à la tête d'un parti - parce qu'il reste, aujourd'hui, président de l'UMP (ce qui ne s'est jamais vu depuis le début de la Ve république) -, je pense, en effet, qu'il y aura des tensions très fortes dans le pays parce qu'il a multiplié les provocations et les violences verbales, en particulier à l'égard des quartiers populaires.
- Mais si Nicolas Sarkozy est élu......
+Je crois, en effet, que cette candidature est dangereuse ; et c'est pourquoi je demande aux électeurs de bien réfléchir pendant ces deux derniers jours de campagne.
- Si Nicolas Sarkozy est élu, il le sera démocratiquement. Les violences si elles existaient, elles seraient illégitimes ? Nous en sommes d'accord ?
+Mais il faut qu'il se demande pourquoi il en suscite autant. Je crois qu'il en est aussi responsable.
- Il n'y a pas de violences encore aujourd'hui ?
+Non, mais il y a des violences verbales. Il y a une attente très tendue dans un certain nombre de quartiers. On le sait. Il a encore récemment lors de son dernier meeting à Bercy utilisé un certain nombre de propos qui ne sont, je crois, pas dignes d'un candidat à la présidence de la République, en tout cas qui ne sont pas conformes aux valeurs républicaines lorsqu'il parle de liquider "Mai 68", lorsqu'il dit qu'il va re-formater les Français, lorsqu'il fait acclamer le mot de "karcher", je pense qu'il flatte ce qu'il y a de plus sombre dans l'être humain.Et moi, je veux, au contraire, encourager ce qu'il y a de plus clair. Je veux encourager la lumière qu'il y a dans toute personne humaine parce que je crois que la France a besoin de paix civile, de réconciliation, d'être réformée sans brutalités, de vérités de la parole politique et aussi d'ouverture et d'élargissement d'une majorité pour que toutes les bonnes idées et toutes les sensibilités le plus largement possible, soient rassemblées pour réformer la France.
- C'est vous ou le chaos, Ségolène Royal ?
+Ce n'est pas ce que je dis ! Mais il y a quand même quelque chose de vrai dans cette vision des choses. Je crois qu'en effet, Nicolas Sarkozy a accumulé au cours de cette campagne, à la fois les contre-vérités, un certain nombre de mensonges, y compris sur la question de la sécurité puisque depuis qu'il est ministre de l'Intérieur, il y a eu 30% d'augmentation des agressions depuis 2002. Il a menti aussi sur la question des retraites en prétendant que l'équilibre des retraites était assuré, ce qui n'est pas exact. Donc, il a - avec un aplomb - multiplié, y compris des promesses qu'il ne pourra pas tenir. Il a promis à tous les Français la suppression des droits de succession, le bouclier fiscal alors que le pays est gravement endetté. Donc, quand en effet, un candidat a autant d'aplomb pour dire des mensonges, des contre-vérités et qu'en même temps, il ne peut pas se déplacer sur l'ensemble du territoire national, oui je pense que cette candidature est à risques.
- La campagne se termine sur un mode assez dur. Merci Ségolène Royal.

C'est obsessionnel et pathologique.
Est-elle consciente de son état et de SES violences verbales?
Pour le respect des électeurs de Sarkozy, elle repassera! En 2012?

samedi 21 avril 2007

A ‘dangereux', dangereux et demi

Robert Badinter pète un plomb

JM Aphatie réagit aux propos outranciers et sectaires de l'ex-président du Conseil Constitutionnel, le militant socialiste impartial Badinter : extrait de Itv Nicolas Sarkozy 20/04

[...] "J'ai cité, ce matin, la phrase de Robert Badinter, telle que Le Monde l'avait reproduite, dans son édition de mercredi. A Nantes, à l'occasion d'un meeting qu'y tenait Ségolène Royal, le sénateur socialiste aurait évoqué, selon le journal, "la lepénisation de Nicolas Sarkozy". J'ai écrit, ici même, combien la formule me semblait problématique dans le débat parce qu'elle tout simplement fausse. On peut attaquer Nicolas Sarkozy, combattre ses idées, contester sa personnalité. Il est difficile pour autant, de le présenter en adversaire de la République. Pas plus que les socialistes d'antan ne devaient être confondus avec les stalinistes d'hier, il n'est utile et sain d'établir une confusion entre ceux qui pensent qu'Auschwitz est un "détail" de l'histoire et ceux qui inscrivent leur action dans la devise républicaine.

Cette phrase m'avait paru tellement symbolique d'une dérive dangereuse que je l'ai soumise à la réflexion de mes trois derniers invités: François Bayrou, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy. [...]"

Impressionnante intervention d'un éléphant socialiste au jugement modéré et sûr.