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mardi 21 avril 2020

Grande distribution: la prime Macron ne sera pas versée à tous les salariés

Les syndicats alertent sur les discriminations entre salariés

La prime Macron pour tous les salariés de la grande distribution qui travaillent, c'était une carabistouille, s'indignent les syndicats
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Une prime de 1.000 pour aller travailler: appât
pour s'exposer à la contamination par les non-porteurs de masques
Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, l'exécutif a claironné qu'il encourage les entreprises à récompenser leurs salariés au travail pendant l'épidémie mortelle. Les entreprises qui n'ont pas de système d'intéressement peuvent verser, jusqu'au 31 août, une prime défiscalisée et exonérée de cotisations patronales de 1.000 euros à leurs salariés.

Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, a annoncé le 20 mars que le montant de cette prime défiscalisée à la charge des entreprises - privées, celles qui exercent une activité essentielle à la Nation -  pourra même aller jusqu'à 2.000 euros pour les structures qui ont un plan d'intéressement. "Toutes les entreprises ayant un accord d'intéressement pourront aller jusqu'à 2.000 euros", a déclaré le ministre lors d'un point de presse téléphonique.

Par ailleurs, le gouvernement a assoupli les conditions pour bénéficier du fonds de solidarité, une manne d'1,2 milliards d'euros doit venir en aide aux petits patrons, indépendants, professions libérales qui ne peuvent prétendre à une indemnisation de Pôle emploi. Alors qu'en mars, la condition principale pour y accéder était une perte de chiffre d'affaires de 70%, ce seuil est abaissé à 50% en avril. En clair, le professionnel devra constater une baisse de chiffre d'affaires d'au moins 50% entre le mois d'avril 2019 et ce mois d'avril 2020. L'aide versée est de 1.500 euros. "Nous voulons renforcer notre dispositif de soutien à l'économie pour apporter une réponse immédiate concrète aux entrepreneurs comme aux salariés", a expliqué Bruno Le Maire. Et le ministre n'a pas caché son sentiment sur la crise sanitaire et économique en cours. Elle devrait être "violente, globale, durable", et "le retour à la normale sera lent, progressif, difficile".

Où en est-on, un mois après l'appel du gouvernement aux entreprises ?

Dans la grande distribution, les salariés commencent à déchanter: la récompense promise de 1.000 euros défiscalisés va-t-elle leur passer sous le nez? 

Dans la grande distribution, Auchan est le premier à répondre à l’appel du gouvernement. Le groupe s’est engagé à verser une prime forfaitaire de 1.000 euros à 65.000 collaborateurs pour saluer leur exceptionnel engagement. 
Mais un mois plus tard, adieu la prime forfaitaire. Aux dernières nouvelles, elle sera finalement calculée en fonction du temps de travail effectif, sur une période définie, c'est-à-dire réduite. Ainsi les stagiaires sont-ils  les dindons de la farce.

"Les salariés se projetaient déjà avec une prime de 1.000 euros, quel que soit leur temps de travail effectif, et là c'est la douche froide, dénonce Christian Roy, délégué syndical Force ouvrière chez Auchan. Selon lui, tous les contrats de plus de 28 heures auraient la totalité de la prime. "Pour le reste, c'est proratisé en fonction du temps de travail effectif, et quelque part, il y a de la frustration qui naît à travers cette nouvelle annonce !"

À la direction d’Auchan, on affirme que le sujet n’est pas encore tranché, comme partout ailleurs dans la grande distribution. Et l'attente commence à vriller la tête des salariés, parce qu'ils "ne savent plus s'ils vont pouvoir l'avoir dans leur intégralité ou partiellement", souligne Laurence Gilardo, déléguée syndicale FO à Casino. "L'attente pour obtenir cette prime, ça met vraiment une ambiance de merde dans les magasins, honnêtement !," ajoute la déléguée syndicale FO.
Selon elle, beaucoup de rumeurs circulent, "notamment que le personnel qui met en rayons de nuit chez Casino n'aura pas la prime puisqu'ils ne sont pas exposés aux clients ! Sauf qu'il y a eu des centaines de clients qui sont venus déposer leurs virus, tousser sur les produits que les salariés manipulent, donc ils sont tout à fait légitimes à toucher la prime ! Il n'y a pas de raison !"

Le sujet de la discrimination est sensible.
Chez Leclerc, le ton monte aussi. Les salariés des entrepôts et des bases logistiques ont la certitude de recevoir une prime. Mais pas ceux des magasins franchisés. Ce sera au bon vouloir du directeur. Injuste pour cette salariée Leclerc qui souhaite rester anonyme. "On travaille tous pour la même enseigne, mais pourquoi favoriser des plateformes logistiques et non des caissières, des vendeurs à la coupe ? Pourquoi faire une sélection comme ça de telle catégorie et pas telle catégorie ?", interroge-t-elle.

La seule certitude, finalement, c’est qu’aucune prime n’a encore été versée aux salariés de la grande distribution.

mercredi 19 juin 2013

Les fonctionnaires paient-ils pour le privé ?

Marylise Lebranchu  rappelle que les fonctionnaires sont solidaires de tous 

La sécurité de l'emploi a un coût pour les fonctionnaires

Les fonctionnaires ont-ils les moyens
d'être solidaires du privé ?
"Depuis les années 80, les fonctionnaires versent 1 % de leur rémunération en soutien aux allocations de fin de droit des collègues salariés du privé qui auraient perdu leur emploi. 
La ministre de la Fonction publique affirme que ça fait plus d'un milliard d'euros".  

Marylise Lebranchu fait allusion à la Contribution de solidarité et au Fonds de solidarité, créés en 1982 par Pierre Mauroy, dont le communiste Anicet Le Pors était le ministre délégué chargé de la Fonction publique (également initiateur de la 3e voie d’accès à l'École nationale d'administration, ENA).

ASS et autres aides

Le Fonds de solidarité verse des allocations de fin de droit, notamment l'ASS, l'Allocation de solidarité spécifique, aux demandeurs d'emploi du secteur privé qui ont épuisé leurs droits, qui ne peuvent plus toucher l'assurance chômage. L'ASS, c'est 477 euros par mois pour une durée de six mois, renouvelables une fois. 

Le Fonds de solidarité ne verse pas que l'ASS. Il verse aussi la Prime forfaitaire de reprise d'activité, l'Allocation aux chômeurs créateurs et repreneurs d'entreprise ou encore l'Allocation équivalent retraite pour ceux qui n'ont pas encore atteint l'âge de la retraite et qui sont en difficulté. 

Ces différentes prestations sont versées par l'intermédiaire de Pôle emploi. 
En 2011, plus de 2,4 milliards d'euros ont été versés pour ces allocations.

Financement du privé par le public

Comme le dit Marylise Lebranchu, le Fonds de solidarité est financé par ce qu'on appelle la Contribution de solidarité, prélevée à la source par les employeurs des fonctionnaires et des agents de la fonction publique. Cette contribution s'élève à 1 % de leur rémunération. En 2011, cette contribution s'est élevée à 1,367 milliard d'euros

L'autre grande source de financement du Fonds de solidarité, c'est
une subvention payée par les seuls contribuables et versée par l'État (1,159 milliard d'euros). 

Enfin, des
droits perçus sur la vente du tabac vont également dans les caisses du Fonds de solidarité.