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jeudi 28 juillet 2016

Attentat islamiste contre les Chrétiens: l’un des assaillants était connu des services antiterroristes et sous bracelet électronique

Adel Kermiche a gagné le paradis des musulmans ...sous bracelet électronique 

Un prêtre de 86 ans en prière a été égorgé en France, mardi matin


lors de la prise de six otages dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, ville communiste proche de Rouen. Les deux preneurs d’otages - "deux terroristes se réclamant de Daesh", selon le président de la République -ont été tués par les forces de l’ordre. L’un d’eux a été formellement identifié : il s’agit d’Adel Kermiche, 19 ans, déjà connu des services antiterroristes.
L’EI affirme que les auteurs étaient deux de ses "soldats".

Les faits


Deux individus sont arrivés dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, à l’heure de la messe matinale, vers 9h30. Ils ont pris en otages six personnes qui se trouvaient à l’intérieur, ont tué un prêtre et grièvement blessé à la gorge une autre personne, dont le pronostic vital n’était plus engagé mardi après-midi.

C’est une religieuse, qui a réussi à sortir de l’église, qui a donné l’alerte. "Ils sont entrés brusquement. Ils ont pris l’espace.
Ils [des Français] parlaient en arabe. J’ai vu un couteau. Je suis partie au moment où ils commençaient à agresser le père Jacques. Je ne sais même pas s’ils ont réalisé que je partais", a-t-elle ensuite raconté au Figaro, tout en souhaitant garder l’anonymat.

Les meurtriers du prêtre se sont "enregistrés" au moment du crime
, a par ailleurs témoigné sur RMC Soeur Danielle, une religieuse parvenue à s’enfuir de l’église. Fallait-il produire des preuves de leur forfaiture à Mahomet ? "C’était enregistré, ils se sont enregistrés", a déclaré la religieuse, précisant qu’un des deux assaillants avait fait "un peu comme un sermon autour de l’autel en arabe" juste avant l’assassinat du père Jacques Hamel, forcé à se mettre "à genou". " Ils ont pris sa place (...); ils ont crié ‘vous les Chrétiens, vous nous supprimez, alors on vous supprime' ", a-t-elle également dit sur France 2.

En sortant de l’église,
les deux tueurs de Mahomet, "deux terroristes se réclamant de Daesh" selon François Hollande, se sont retrouvés face à face avec des hommes de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Rouen. Selon une, le procureur de Paris François Molins, l’un des assaillants "s’est élancé" sur les forces de police "aux cris d’Allah Akbar", avant que les deux hommes ne soient tués par les policiers.

Les agresseurs

Le groupe État islamique a affirmé que l’attaque avait été exécutée par deux de ses "soldats"
, selon l’agence Amaq, une agence de propagande du groupe djihadiste. Les auteurs de l’attaque "répondaient aux appels à prendre pour cible les pays de la coalition" internationale qui combat l’EI en Syrie (dont la France) et en Irak, d’après Amaq.

L’un des deux auteurs de l’attaque a été "formellement identifié" comme étant Adel Kermiche, a annoncé mardi le procureur de la République de Paris, François Molins. 
Cet individu, né le 25 mars 1997 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), "n’a aucune condamnation sur son casier judiciaire", mais est "toutefois connu de la justice antiterroriste", a admis le procureur, rappelant sa mise en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, après deux tentatives de départ en Syrie en mars et mai 2015.

Il avait alors été placé en détention provisoire, puis libéré sous bracelet électronique. Une décision dont le parquet avait fait appel, a précisé François Molins. Sans succès.


L’identification du second assaillant est toujours en cours, a précisé mardi soir François Molins. Une carte d’identité a été trouvée sur les lieux, avait précisé une source policière un peu plus tôt, sans que la presse dite d'investigation n'ait eu à mouiller la chemise.

L’enquête

La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête, confiée à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Les deux tueurs ont été abattus par la police, mais un troisième homme a été placé en garde à vue. Selon François Molins, il s’agit d’un "individu mineur né en 1999 en Algérie, frère cadet d’un individu faisant l’objet d’un mandat d’arrêt pour être parti en Irak avec les papiers d’identité d’Adel Kermiche".

Les deux auteurs de la prise d’otages avaient des armes blanches type couteau, "un vieux pistolet inopérant" et un "dispositif factice" faisant penser à la présence d’explosifs, a expliqué "une source proche du dossier" qui renseigne la presse d'investigation par téléphone... L’un des assaillants portait "un faux engin explosif en papier aluminium", tandis que l’autre avait "un minuteur de cuisine entouré de papier alu" et "un sac à dos avec faux engin explosif", a raconté François Molins.

Vers 16h, la police nationale a annoncé que l’opération de déminage et de sécurisation de la zone était terminée. Aucun explosif n’a été découvert. "La police technique et scientifique est maintenant au travail", a précisé le servile porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Au moins une interpellation, lors d’une première perquisition a eu lieu à 300 mètres à peine de l’église où a eu lieu le carnage. 


Selon une source proche de l’enquête, il s’agit du domicile d’un des présumés auteurs de la prise d’otages. Selon des témoins sur place, une autre interpellation avait eu lieu précédemment, en début d’après-midi. Peu avant 18h, le dispositif a été levé sur les lieux de cette première perquisition.

Une autre perquisition était en cours mardi soir dans une zone résidentielle des quartiers nord de la commune, a constaté un photographe d'agence. Selon un voisin, il s’agirait du domicile des parents de l’un des deux présumés preneurs d’otage.

Les victimes

Le prêtre tué ce mardi matin, Jacques Hamel, était âgé de 86 ans, a indiqué dans un communiqué l’archevêque de Rouen, Dominique Lebrun. "De Cracovie, j’apprends la tuerie advenue ce matin à l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Elle fait trois victimes : le prêtre, le père Jacques Hamel, 86 ans, et les auteurs de l’assassinat", a écrit l’archevêque depuis la Pologne, où il participait aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).
Le prêtre ouvrier égorgé au pied de l'autel
Ce prêtre en sympathie idéologique et fraternelle avec la municipalité communiste aurait favorisé le don du terrain sur lequel la mosquée a été élevée. 
L’archevêque de Rouen a évoqué "trois autres personnes blessées dont une très grièvement" et une communauté paroissiale "très choquée". La mairie de Saint-Etienne-du-Rouvray a ouvert une cellule psychologique...

"Provoquer une guerre de religions"

Après avoir engagé la guerre au Mali, en Centrafrique et en Syrie, "nous ferons bloc" face à cette « attaque barbare d’une église," a clamé le premier ministre.  Au 20h de TF1 mardi soir, Manuel Valls a même estimé que "l’objectif" de cet attentat est de "provoquer une guerre de religions". "En s’attaquant à un prêtre, à l’Eglise catholique, on voit bien quel est l’objectif: jeter les Français les uns contre les autres, s’attaquer à une religion pour provoquer une guerre de religions", a-t-il affirmé.
Certains experts français, tel Odon Vallet, n'ont alors pas hésité à se lancer dans la défense des musulmans contre le risque de représailles violentes de la part des Chrétiens, ou plutôt des Catholiques (lire PaSiDupes). Qui est à l'origine de cette psychose clivante développée par les affidés du pouvoir ? 

Aux alentours de 12h30, le cortège officiel composé de François Hollande et de Manuel Valls est arrivé sur les lieux du drame. 
Le croque-mort Hollande a ensuite réuni mardi après-midi à l’Élysée le premier ministre Manuel Valls, les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Jean-Jacques Urvoas (Justice) pour un "point sur la situation", une démarche systématique à la suite de chaque attentat, avec les effets que l'on connaît... Il réunira mercredi à 8h45 un Conseil de sécurité et de défense. Pourquoi pas.

Le chef de l’État, qui ne manque jamais de mots, parle d’un "ignoble attentat terroriste", a reçu mardi soir à l’Élysée l’archevêque de Rouen, avant de réunir mercredi matin la Conférence des représentants des cultes. Fier de sa réunionite, il a assuré que la France mènera la "guerre" qu'il a déclenchée contre le groupe État islamique "par tous les moyens" après l’assassinat d’un prêtre par "deux terroristes se réclamant de Daesh".
"Nous sommes face à un groupe, Daesh, qui nous a déclaré la guerre. Nous devons mener cette guerre, par tous les moyens, dans le respect du droit -ce qui réduit sensiblement les moyens évoqués- , ce qui fait que nous sommes une démocratie", a-t-il déclaré à Saint-Etienne-du-Rouvray. La démocratie ne cesse de pleurer depuis que l'Etat-PS (progressiste !) campe sur son idéologie archaïque, incapable qu'il est d'avancées de nature à s'adapter aux situations nouvelles.

Condamnations unanimes des représentants religieux

Le pape François s’associe "à la douleur et à l’horreur" et "condamne de la manière la plus ...radicale" l’attaque dans une église en France, selon un communiqué du Vatican qui évoque "un meurtre barbare". La Conférence des évêques appelle les catholiques français à une "journée de jeûne et de prière" vendredi.
Le grand rabbin de France et le consistoire, qui organise le culte juif en France, ont, quant à eux, présenté leurs "plus sincères condoléances aux autorités catholiques de France". 

Les représentants des musulmans participent à ce concert de beaux sentiments
Et le Conseil régional du culte musulman observera ce vendredi une minute de silence en hommage aux victimes.

Menaces
La menace d’une attaque contre un lieu de culte chrétien planait depuis plusieurs mois en France, notamment depuis l’échec d’un projet d’attentat en avril 2015 contre une église catholique de Villejuif , en plus de menaces sur le Sacré Coeur à Paris. Un étudiant algérien de 24 ans, que l'UNEF avait pistonné auprès du CROUS, un bon fils, selon sa maman, et un gentil garçon, selon l'entourage, Sid Ahmed Ghlam, est soupçonné d’avoir voulu prendre pour cible cette église dans le Val-de-Marne, et peut-être d’autres lieux de culte catholiques en région parisienne, et d’avoir tué à Villejeuif une professeure de fitness originaire de Caudry, Aurélie Châtelain. L’homme avait été arrêté à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu à Paris, avant qu’il puisse mettre son projet à exécution. Pour tout dire, il avait lui-même provoqué cette arrestation, pour avoir appelé les secours suite à une blessure par balle qu’il a dit s’être faite tout seul, dans des circonstances encore inexpliquées.

A la droite de Hollande, le maire communiste de la commune
En moins de deux semaines, une vague sans précédent d’attentats revendiqués ou attribués au groupe État islamique (EI) a frappé ...l’Europe (à l'exception du Royaume-Uni ou de la Suède), deux attaques visant la France, à Nice le 14 juillet,et deux l’Allemagne ce mardi. Mais l'égalité n'est pas parfaite comme tend à le faire croire la presse militante, car c'est sans compter donc les précédents à Paris, à Charlie hebdo et à l'hyper-casher ou au Bataclan, par exemple.





Manuel Valls, dans l'hyperbole
Horreur face à l'attaque barbare d'une église de Seine-Maritime. La France entière et tous les catholiques sont meurtris. Nous ferons bloc.




dimanche 13 janvier 2013

Opposée à l''homoparentalité, Sylviane Agacinski est-elle de droite ?

Le respect de l'institution du mariage n'est ni de droite ni de gauche


Du "mariage" pour tous à l'homoparentalité
Bien que tu, la "filiation" est claire
Après le PACS (Pacte civil de solidarité), le "mariage" dit pour tous, préalable au passage à la troisième phase  de l'adoption homosexuel, l'objectif au bout du chemin, avec les corélaires de la procréation médicalement assistée (PMA) et de la gestation pour autrui (GPA) étendues aux couples de même sexe.

Le PACS a servi de Cheval de Troie dans notre Code civil

Or, la loi instaurant le Pacs a été votée en 1999 sous le gouvernement Jospin dans le but de " prendre en compte une partie des revendications des couples de même sexe qui aspiraient à une reconnaissance globale de leur statut, alors que la jurisprudence de la Cour de cassation refusait de regarder leur union comme un concubinage. "

Faut-il rappeller que l'ex-premier ministre Lionel Jospin épousa Sylviane Agacinski en juin 1994 et qu'entre 1997 et 2002, le couple Jospin vécut à l'hôtel Matignon, lorsque Jospin fut nommé Premier ministre ?

Née en 1945, Sylviane Agacinski a un fils d'un premier mariage avec Jacques Derrida,philosophe français créateur de la notion de déconstruction, dont la mise en oeuvre vise à débusquer les .décalages et confusions de sens que ceux-ci font apparaître dans une lecture centrée sur les postulats sous-entendus et les omissions dévoilés par le texte lui-même.



Dans Politique des sexes, Engagements et dans la presse, elle prend position pour la parité. Dans Corps en miettes, et dans la presse, elle développe une  argumentation contre toute légalisation des mères porteuses, pratique qui implique selon elle une aliénation de la personne et une marchandisation du corps des femmes les plus vulnérables. Elle dénonce en général l'extension du marché du corps, qu'il s'agisse du marché biologique ou du marché du sexe.Elle prend aujourd'hui position face à l'homoparentalité auquel ouvre la voie le projet de "mariage pour tous" porté par Christiane Taubira, garde des Sceaux de François Hollande.




Les "mariés" de Noël Mamère,

député maire EELV de Bègle,

Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier

(juin 2004),

 aujourd'hui séparés

Pourtant, le journal Libération affirme en titre "Pilule, IVG, pacs, mariage pour tous : les opposants sont toujours les mêmes", de la droite la plus conservatrice, voire archaïque, tandis que l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur fait une Une des portraits de ceux qui disent "oui" à ce mariage, mais il n'a pas la déontologie suffisante pour établir l'équité avec une Une parallèle de ceux qui y sont opposés. 

Voici les noms de ceux qui - à gauche - ont accepté de rendre public leur soutien, au risque de réprésailles:

Jean-Claude Bellini, maire DvG de Chaux (Côte-d’Or);

Jean Broquet, maire PS de Nérignac (Vienne);

Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon;

Georgina Dufoix, ancien ministre des Affaires sociales, ancienne présidente de la Croix Rouge;
Dominique Ignasziak, maire MoDem de Neuflieux (Aisne);
Alexandre Sarrola, maire divers gauche de Sarrola-Carcopino (Corse du sud), etc
Georgina Dufoix (PS)
participe le 13 janvier 2013 à
la Manif pour tous
Sylviane Agacinski met l'homoparentalité en question dans Le Monde

Le terme d'"homoparentalité" ne désigne pas le fait, pour une personne homosexuelle, d'avoir des enfants. Les homosexuels ont toujours eu des enfants, avec une personne d'un autre sexe, sans avoir besoin de se définir comme "homoparents".



Le mot-valise "homoparentalité" a été forgé pour instaurer le principe d'un couple parental homosexuel et promouvoir la possibilité juridique de donner à un enfant"deux parents du même sexe". Or c'est bien l'institution d'un couple parental homosexuel qui fait question, dans la mesure où il abolirait la distinction homme/ femme au profit de la distinction entre homosexuels et hétérosexuels. Cette dernière division est-elle en l'occurrence pertinente ?

On semble ne pas remarquer que la revendication du "mariage homosexuel" ou de l'"homoparentalité" n'a pu se formuler qu'à partir de la construction ou de la fiction de sujets de droit qui n'ont jamais existé : les "hétérosexuels". C'est en posant comme une donnée réelle cette classe illusoire de sujets que la question de l'égalité des droits entre "homosexuels et hétérosexuels" a pu se poser. Il s'agit cependant d'une fiction, car ce n'est pas la sexualité des individus qui a jamais fondé le mariage ni la parenté, mais d'abord le sexe, c'est-à-dire la distinction anthropologique des hommes et des femmes.

Dans une civilisation comme la nôtre, héritière du droit romain, le mariage a toujours été l'union légale d'un homme avec une femme, dont il fait la mère de ses enfants : le mot français matrimonial garde la trace du mariage latin, lematrimonium, qui a pour but de rendre une femme mère (mater). Et, si nous sommes heureusement fort éloignés du droit romain et de l'inégalité des sexes qu'il instituait, le mariage n'en repose pas moins encore sur l'union des deux sexes en raison de leur complémentarité dans la génération.

Il est fort difficile de séparer la question du mariage "homosexuel" de celui de l'"homoparentalité", car nul ne peut ignorer qu'un "mariage homosexuel" instaurerait symboliquement comme couple parental deux personnes du même sexe et mettrait en question la filiation bilatérale des enfants (un côté maternel et un côté paternel).

On invoque généralement un culturalisme intégral pour affirmer que le droit civil et particulièrement l'institution du mariage et de la filiation sont de pures constructions, étrangères à la sexuation et à la génération. Mais il n'en est rien, car le lien de filiation unissant un enfant à ses parents est universellement tenu pour bilatéral, et cette bilatéralité serait inintelligible si elle ne s'étayait directement sur la génération sexuée.

C'est, à l'évidence, le couple complémentaire et dissymétrique mâle-femelle qui donne son modèle à la distinction des côtés paternel et maternel de la filiation. Qu'il y ait ici deux côtés ne signifie pas, bien entendu, que les parents civils soient toujours les mêmes personnes que les géniteurs ou parents naturels. On sait bien que la parenté civile ne coïncide pas nécessairement avec la génération biologique, comme on dit. Mais cela n'empêche pas que, en général, on ait cherché à faire coïncider l'une et l'autre : la fidélité des épouses a toujours été exigée pour que les pères soient, autant que possible, les géniteurs.

N'oublions pas non plus que l'ordre civil n'efface pas tout lien "biologique" : l'inceste reste tabou entre parents et enfants naturels, et la responsabilité morale des géniteurs, lorsqu'ils sont connus, ne s'efface pas simplement derrière la parenté légale.

Quoi qu'il en soit, il est impossible de ne pas voir l'analogie entre la dissymétrie sexuelle qui préside à la génération et les deux côtés, masculin et féminin, de l'ascendance d'un individu. Il n'y a là aucune confusion entre la nature et le social, mais il y a une analogie, c'est-à-dire une identité de structure entre le couple géniteur, sexué, et la bilatéralité de la filiation. L'altérité sexuelle donne son modèle formel à la bilatéralité des ascendants (c'est pour cela, et pour cela seulement qu'ils sont deux, et non pas trois ou quatre).

En résumé, si l'ordre humain, social et symbolique, donne aux individus une filiation double, mâle et femelle, ce n'est pas en raison des sentiments qui peuventlier les parents entre eux, des désirs qui les animent ou des plaisirs qu'ils se donnent, c'est en raison de la condition sexuée de l'existence humaine et de l'hétérogénéité de toute génération dont la culture a jusqu'ici voulu garder le modèle.

Il s'agit donc de savoir si l'institution du mariage et de la filiation doit continuer à inscrire chacun dans l'ordre d'une humanité elle-même sexuée, ou bien si l'on veut briser ce modèle dans lequel s'articulent la génération, la différence des sexes et celle des générations.

Ajoutons que, inévitablement, la reconnaissance du mariage entre deux personnes du même sexe leur ouvrirait un droit à l'adoption conjointe, voire à la procréation assistée. Dans ce cas, la société serait conduite à autoriser, voire à prendre en charge, les procréations médicalement assistées (PMA) pour des couples de femmes (insémination avec donneur), mais aussi pour des couples d'hommes, et alors la légalisation des "mères porteuses" tenterait de s'imposer au nom précisément de l'égalité des couples.

Cependant, il est conforme à l'égalité des droits entre les individus de reconnaître à chacun un droit à l'adoption, sans discrimination de sexe ni de sexualité. Aussi, si la personne adoptante, à titre individuel, vit avec un autre homme, ou une autre femme, l'intérêt de l'enfant est que cette personne puisse avoir un lien juridique avec lui (que l'enfant ait ou non, par ailleurs, un deuxième parent de l'autre sexe).

La fonction de beau-père, ou de belle-mère, assortie de droits et de devoirs, pourrait fournir le modèle d'une relation familiale nouvelle, comparable à celle d'une famille recomposée, sans qu'un père et son compagnon, ou une mère et sa compagne, soient confondus avec un couple parental.

Sylviane Agacinski, philosophe, est professeur agrégée à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.


Le collectif "La manif pour tous" rassemble 34 associations 

Le collectif des Maires pour l’Enfance a réagi suite à l’annonce du retrait par le groupe socialiste de l’amendement autorisant la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes. 

"Un (discret) front commun des religions monothéistes", observe le Huffington Post

Lire la lettre du Grand rabbin de France Gilles Bernheim qui ne défilera pas et que le Huffington Post de Anne Sinclair ne relaie pas (lien  pdf). 

Le président de la Conférence des Évêques de France, Mgr André Vingt-Trois, a appelé les catholiques à "manifester de façon démocratique et raisonnable".

Le cardinal Barbarin, primat des Gaules et archevêque de Lyon, a précisé qu’il participera à la manifestation "avec le président du CRCM (Conseil régional du culte musulman) Rhône-Alpes, M. Benaïssa Chana, et de nombreux Lyonnais de tous horizons".

L'Union des organisations islamistes de France
(UOIF) a appelé ses coreligionnaires à participer à la manifestation. Aucun responsable religieux ne s'est d'ailleurs officiellement inscrit en faux contre la démarche.