POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

dimanche 16 avril 2006

Jean Lassalle et le traitement de son action dans la presse.
En ce jour de Pâques, plusieurs manières de faire don de sa personne viennent à l’esprit, si jamais l’idée effleure certains: le Christ, en premier lieu et c’est pour de bon. Mais aussi Marie-Ségolène Royal: et alors là on sombre brutalement dans le grotesque.
En revanche, nous devons rendre hommage, à Jean Lassalle, député UDF, qui a fait 5 semaines de grève de la faim, jusqu’à être hospitalisé d'urgence, le 14 avril, pour empêcher une délocalisation dans les Pyrénées-Atlantiques d'une usine du groupe japonais Toyal Europ, qui emploie 150 salariés dans la vallée d'Aspe située dans son département. Que sont 5 semaines de grève individuelle contre 8 d’un collectif de teuffeurs étudiants ?
Qu’un élu fasse preuve d’abnégation laisse le monde pantois, mais devrait remotiver les Français qui pensent avoir des raisons de ne plus croire en rien, et en premier lieu en leurs représentants. Les jeunes et le monde politique en auront-ils pris de la graine ? Chacun interprétera selon ses orientations personnelles.

La majorité parlementaire n’a certainement pas reçu cette leçon de courage : quand on vote une loi pour se renier ensuite, on ne peut pas comprendre.

Ailleurs, les préjugés de la presse s’étalent sous nos yeux, dans la prose du directeur de la rédaction de Libération, A. de Gaudemar, qui y détecte finement «l'impuissance du monde politique à trouver des solutions à des problèmes échappant à la sphère classique notamment lorsqu'il s'agit d'enjeux économiques à dimension internationale.» Quoi qu’il arrive, toujours les mêmes schémas paresseux de pensée d’un altermondialiste obnubilé: le malheureux peut chaque matin à jeun vous pondre des pages sur ce thème rebattu. C’est vendeur et ça ne coûte rien. Du style perspicace et innovant:« Le plus souvent, ce sont les citoyens de base, agriculteurs, ouvriers ou employés, qui subissent cette tyrannie de la mondialisation. » Le plumitif bien pensant est cohérent avec lui-même -parfois aussi avec les siens- et en rajoute : « ils n'ont aucun pouvoir, [et] sont obligés de recourir à des actes plus radicaux, violents ou non violents, qui échappent aux formes d'action traditionnelles ». Ce Monsieur de Gaudemar, qui a pourtant la plume radicale, en reste baba(-cool), mais ne craint donc pas de justifier la violence depuis son bureau. Risquerait-il sa pauvre vie pour ‘ses’ idées (si jamais) et une cause révolutionnaire amie ? Il est clair qu’il a subi, sans analyse, l’enseignement des professeurs FSU et LCR formés à la doctrine dominante marxiste de l’Université française et n’a plus évolué.
Le petit monsieur n’aime pas être dépassé par plus radical et, qui plus est,… sur sa droite: « Jean Lassalle n'a pas seulement assuré une publicité maximale (le ton est un tantinet dépréciatif, non ?) à sa révolte et à sa détresse. (On apprend que toute révolte n’est pas bonne : la lutte contre les multinationales appartient à la gauche !). Son geste est devenu un grave acte d'accusation contre la faiblesse du système auquel lui-même appartient." (Et reprise de la rengaine, en détournant du sujet qu’on n’a pas su défendre : CPE oblige…) Ce directeur intello-bobo s’exonère à nouveau ‘lui-même’, et son canard n’appartient donc plus au monde politico-médiatique: responsable, mais pas coupable, comme d’hab… Jean Lassalle, déjà oublié !

Plus que la politique, ce sont les médias qui sont en cause, tant leur influence est grande et leurs objectifs partisans. Les Pyrénées sont éloignées du microcosme gauchiste. Le député kamikaze n’est ni palestinien, ni de la gauche grand teint. Hélas, les bonnes causes ne sont pas nécessairement celles qui conviennent à la presse militante.
Le Dauphiné Libéré souligne que: « le christique élu au béret basque ne méritait pas la course à la récupération dont sa lutte a fait l'objet. » et Le Journal de la Haute Marne se lamente « …le spectaculaire (la pub, selon notre Antoine cité plus haut) devient le passage obligé de l'efficacité. La contestation de masse contre le CPE avait fait reculer le pouvoir sur une loi dûment votée. Une grève de la faim, peut-être légitime eu égard aux attentes d'une population spécifique, vient maintenant de faire mordre la poussière à un groupe international. (imagerie éculée, mais inusable de la lutte du pot de terre contre le pot de terre.) Qu'il s'agisse de l'insertion des jeunes dans le monde du travail ou de la saine articulation de la France avec un monde en plein bouleversement économique, notre pays ne paraît pas vraiment comprendre ce qui se passe. (Quant à la gauche réac ? Et les avantages acquis?) On peut incriminer la classe politique, mais ce serait trop facile. (C’est pourtant ce que l’opposition développe !) Il y a plus globalement toute une élite qui est en train de dévisser. » Mais l’Antoine n’appartient à aucune élite et s’accroche à la doctrine de son adolescence: il va continuer à nous servir sa soupe réchauffée.

Les exégètes patentés se sont longtemps désintéressés de l’action désintéressée de ce représentant du peuple et pointent maintenant du doigt une médiatisation excessive ! Mais qui est responsable ?? Nous avons pu observer que nos braves journalistes s’y sont finalement collés, tant il est vrai qu’ils n’ont de convictions que les plus colportées, mais dont aucune ne justifierait le sacrifice de leurs vies. Ceux qui ne prétendent même pas penser personnellement, mais tentent de nous dicter ce qu’il est juste de croire, découvrent que d’autres existent et agissent sans eux.

Politiquement, La République des Pyrénées note que : « on peut voir aussi dans ce genre d'issues, le même symptôme regrettable d'un écrasement des procédures négociées de réglement des conflits. (Exit les syndicats ? Mais où va-t-on ?)°Rien n'avance tant qu'une affaire n'a pas produit des images de violence collective -effectivement racoleuse- (ou de souffrance individuelle) -et ça ne vaut la une, faute de mieux- qui lui donne droit de cité à la télé. [...] Toute crise doit être portée au paroxysme avant d'être prise en considération.(...)" Auto-critique ? Justification implicite de la violence ? Incitation ??

Le problème est que, si la cause est juste, la méthode est contestable. La Liberté de l’Est s’interroge : « La grève de la faim fait-elle partie de l'arsenal mis à la disposition d'un élu du peuple? (Réaction conventionnelle ?) On veut croire que non et que le parlementaire a d'autres moyens pour défendre ses dossiers. (...) Il serait affligeant que cette stratégie, que Le Figaro qualifiait avec justesse de "marketing politique du désespoir", fasse école. »
Outre qu’elle a été dans l’incapacité de s’adapter à ce cas inconnu dans le petit livre de la révolution permanente et non enseigné à l’ESJ, il reste que la presse démontre encore en la circonstance qu’elle se complaît dans le dénigrement et la haine ordinaires. Trop de journalistes nous font honte en passant à côté d’une occasion de valoriser le courage d’un représentant d’un système qu’ils préfèrent décrier à propos de tout et de rien. Multinationales, globalisation, etc, etc…
Il ne faut pas, en outre, manquer de respect aux jeunes…, mais ricaner du courage d’un élu de 50 ans, c’est permis dans la presse, au nom du civisme et… de la citoyenneté ! Le détournement qui est fait par la plupart des médias de l’action de cet élu est indigne de l’homme qu’est Jean Lassalle.

samedi 15 avril 2006

Le crise du CPE n’est qu’une machination politique.
Pour le PS, le13 avril, la question du maintien de Villepin se pose."Je regardais hier sur les bancs de l’Assemblée nationale (...) la tête de M. de Villepin et je me demandais s’il n’avait pas déjà la tête de quelqu’un qui s’apprêtait à partir", a dit Julien Dray, le manipulateur de l’UNEF, invité de l’émission Questions d’Info, comme par hasard, sur Radio-France.
Délit de faciès ? St-Just-Montebourg n’est pas loin : les têtes vont tomber.

Julien Dray a estimé que la décision du gouvernement de surseoir à des mesures d’interdiction de fumer dans les lieux publics illustrait le "vrai problème qui est posé désormais".
Julien Dray aimerait-il qu’on interdise ?? Que le PS le garde à son poste de porte-parole est révélateur de l’état d’esprit général et de l’abaissement du niveau de la démocratie au sein du PS.
"On a un Premier ministre qui est très affaibli et qui a un problème d’autorité. Et la vraie question qu’on se pose c’est : peut-il encore rester à Matignon et peut-il diriger le pays encore pendant 11 mois (jusqu’à l’élection présidentielle de 2007), ce qui est très long ?", a-t-il insisté.
Le PS envoie son ballon sonde. Tout à coup, il regrette que le pouvoir ne soit pas assez autoritaire : le PS atteint des sommets dans l’impudeur et qu’il croie pouvoir dire tout et son contraire est significatif du mépris qu’il a du peuple français.
Il a cependant estimé qu’il serait "trop facile" de dire que la crise du CPE était "la faute à M. de Villepin" car "tout le gouvernement et toute l’UMP (ont) voté le CPE".
Voici le retour de la Terreur. Dray réclame des charrettes.

Ainsi, le PS met bas les masques : voilà le vrai visage de la gauche démocratique et républicaine (ex: le PCR…)
Espérons que les lâches vont avoir un sursaut d’honneur et dire à ce triste sire à quel point il est sinistre.
C’est clair : la crise du CPE est la tentative de coup d’état des battus amers aux élections.

jeudi 13 avril 2006

CPE -25- La tension monte dans les facs de Rennes et Nantes..
Rennes 2
En raison du climat de tension qui règne entre étudiants pro et anti-blocage, "Je déclare l'université fermée jusqu'à nouvel ordre", a déclaré ce matin le président de Rennes 2, bastion anti-CPE, à plusieurs centaines d'étudiants réunis aux portes bloquées par des pro-blocage, .
En effet, les étudiants avaient voté lundi soir pour la levée du blocage, qui paralysait l'université des Lettres et Sciences humaines depuis le 7 février, mais une nouvelle assemblée, organisée mercredi soir, s'est terminée dans la confusion. Les étudiants grévistes ont organisé un vote à main levée et affirmé qu'il appelait à la reprise du blocage.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, des étudiants grévistes se sont introduits par effraction dans les locaux pour en bloquer les accès, a précisé le secrétaire général de l'université.
Le président a déclaré ce vote illégitime et exigé soit un vote à bulletin secret, soit la reconnaissance du vote organisé lundi.

Nantes
Mercredi entre 500 à 600 étudiants pro-blocus réunis en assemblée générale avaient décidé à la majorité au nom de la "défense de la démocratie" d'empêcher la tenue du vote de ce jeudi "qui ne reconnaît pas la légitimité de l'assemblée générale de lundi", ont-ils expliqué.
Ce matin jeudi quelque 150 étudiants pro-blocage de l'université de Nantes ont empêché plusieurs centaines d'étudiants de voter au référendum organisé par la présidence de l'université sur la reprise des cours, a constaté un journaliste de l'AFP. Lundi, le président de l'université a plusieurs fois appelé, en vain, les étudiants à reprendre les cours, avant d’annoncer mardi soir qu’il ne validerait pas les années et les diplômes des étudiants s'ils ne reprenaient pas les cours et qu’un référendum serait organisé ce jeudi sur la reprise des cours.

Toulouse 2
Quelque 500 étudiants réunis en assemblée générale à l'université Toulouse 2 ont voté à main levée à une large majorité la poursuite du blocage jusqu'à la prochaine AG qui doit se tenir ce midi.

Aix-Marseille
Les étudiants de la faculté de lettres de l'Université d'Aix-Marseille I, bloquée depuis le 1er mars, se sont eux aussi prononcés mercredi en faveur de la poursuite du blocage jusqu'au 2 mai, date de fin des vacances universitaires.
Le résultat du vote a provoqué "la colère des anti-blocage" qui ont essayé de "débloquer par la force l'accès au bâtiment en jetant des chaises.
Au même moment, à la faculté des sciences Saint-Charles de Marseille qui dépend aussi d'Aix-Marseille I, les étudiants ont décidé à "une immense majorité", au terme d'une assemblée générale, de lever le blocage.

Paris
Les murs anti-émeutes encerclant la Sorbonne (6ème) depuis quatre semaines ont été levés la nuit dernière et l'accès à la place conduisant à l'université était libre ce matin. L'université elle-même ne rouvrira ses portes que le 24 avril, à la fin des vacances scolaires.

Les forcénés voulaient le dialogue et le retrait du CPE. Ils l’ont eu.
Le blocage continue…
Qui dirige le mouvement contestataire ? Les organisations étudiantes ne maîtrisent plus rien : elles sont débordées par leurs alliés les plus extrêmistes qui pendant un temps leur ont rendu service…Que vaut la parole de l’UNEF, de la FIDL et de l’UNL? Et la Coordination Etudiante, que cherche-t-elle ?

Le pays a compris que leurs intentions sont inavouables. Les étudiants réalisent qu’ils ont été trompés et manipulés, comme les syndicats ont été instrumentalisés par la bande des quatre : Dray, Emmanuelli, Montebourg et Mélanchon.

Les candidats déclarés à la présidence –telle Marie-Ségolène Royal– ont-ils appelé au respect de la loi ? Le secrétaire général du PS n’encourage-t-il pas l’illégalité par son silence? Et la camarade Buffet, que connaît-elle de la démocratie ?
Qui votera pour ce type d’irresponsables ?

mercredi 12 avril 2006

CPE -24- Les députés adoptent le texte de loi remplaçant le CPE.
Sans surprise, les députés ont adopté la proposition de loi UMP , par 151 voix pour et 93 contre (l’UMP et l’UDF de Bayrou ont voté pour).
Ce texte se substitue à l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances, article qui créait le CPE, à l’origine de plus de deux mois de crise sociale et de manifestations. Il remplace le CPE et porte sur "l’accès des jeunes à la vie active en entreprise".
Après son examen au Sénat, le texte devrait être définitivement adopté par le Parlement jeudi soir, conformément aux souhaits des opposants au CPE qui souhaitaient aller vite sur ce dossier : après avoir reproché au gouvernement d’aller trop vite…. Le texte prévoit la mise en place d’un dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté.

Le groupe PS et le groupe communiste et républicain (PCR) ont cependant voté contre.
On ne les changera pas !
Ce sont des propositions passéistes qui ne donnent jamais aucun résultat", a estimé pour sa part Maxime Gremetz (PCR).
Il en connaît un rayon sur le sujet, le ravi stalinien.

Le premier article du texte détaille le dispositif dont le coût est estimé à 150 millions d’euros pour 2006 et le double pour l’année prochaine, soit 450 millions, sur deux ans.
1- Il prévoit une aide à tout employeur qui embauche en contrat à durée indéterminée (CDI) un jeune de 16 à 25 ans faiblement qualifié
ou résidant dans une zone urbaine sensible (ZUS)
ou titulaire d’un contrat d’insertion dans la vie sociale (CIVIS).
Cette aide est en fait l’extension à tous ces jeunes du dispositif du soutien à l’emploi des jeunes en entreprise (SEJE), appelé aussi "contrat jeune en entreprise", qui était réservé à certaines catégories de jeunes de 16 à 25 ans.

2- Un décret fixera le montant de cette aide qui devrait être de 400 euros par mois la première année et 200 euros par mois la deuxième année.

3- Enfin, la proposition de loi prévoit la mise en place d’un accompagnement personnalisé via le CIVIS. Un référent devra faire au jeune en difficulté des propositions (emploi, formation, action spécifique en cas de difficultés particulières d’insertion ou bien encore assistance renforcée dans la recherche d’un emploi ou à la création d’entreprise).

C'est parfait, mais pour les jeunes qui ne sont pas en difficulté, ce sera plus dure...

Retour progressif à la normale dans les universités.
La tendance était mercredi au retour à la normale dans les universités, l'appel de Jacques Chirac à la reprise des cours intervenant dans une situation déjà presque stabilisée.

De multiples universités, parfois bastion de la contestation comme les trois universités de Grenoble et Nancy II, bloquées à des degrés divers depuis cinq semaines, ont encore voté mercredi la reprise des cours. C'est le cas à Caen (plus de quatre semaines), Perpignan (plus de trois semaines), mais aussi Toulon ou Arras.

D'autres en revanche résistent toujours (Tours, Toulouse II et III, Brest, La Havre, Nice ou encore Lille III...) mais, dans beaucoup de cas, des référendums à bulletins secrets (Nantes, Montpellier II et III...) doivent être organisés mercredi et jeudi pour déterminer la poursuite du mouvement.
Au total, 17 universités étaient encore perturbées et 2 totalement bloquées, selon le ministère de l'Education nationale, sur 62 qui ne sont pas en vacances. La conférence des présidents d'université a estimé mardi que l'organisation des examens était "gérable à peu près partout".

Dans les lycées, la situation était presque normale, avec une trentaine d'établissements perturbés sur 3.500 lycées pas encore en vacances. Quelques irréductibles ont cependant prolongé leurs actions.

Un dépôt de camion-poubelle a été bloqué à Nantes (maire Ayrault, PS), un centre de tri postal près de Dijon (PS) a été momentanément bloqué, puis ses entrées filtrées, derrière une banderole affirmant qu'"il ne suffit pas d'un retrait pour avoir la paix".
A Toulouse, plusieurs dizaines d'étudiants ont organisé une opération métro gratuit dans deux stations de la ville.
Quelques étudiants et squatters ont monté un village d'une dizaine de tentes sur le campus de Rennes II, université emblématique, car la première à avoir voté la grève le 7 février, et occupé certains locaux, alors que les cours ont repris mercredi matin.

Les activistes n'ont jamais été représentatifs de la majorité: on le voit bien à Nantes ou Rennes.

mardi 11 avril 2006

La Gauche alliée du MEDEF
Le CPE est remplacé, les partis et les syndicats de gauche crient victoire, mais qui va payer les 450.000.000 d’euros?
Gagnants de l’opération : les précaires ? les étudiants ? les salariés ? Surtout pas !
C’est une belle économie pour le MEDEF qui n’aura plus à supporter le financement du CPE…Car c’est par l’impôt que le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des jeunes sera maintenant financé. Ce n’est pas ce que proposait le gouvernement, mais c’est ce qu’a voulu la gauche…pour notre bien, au nom de la solidarité nationale !!!

Qui sont les perdants, alors ? Les couches sociales les plus défavorisées, plus que les autres : voilà ce que la gauche politique et syndicale appelle l’égalité sociale. Juste un exemple de l’intelligence des étudiants français, de leurs professeurs, de leurs meneurs et de leurs syndicats.
Avancée sociale, affirme la gauche triomphante : Victoire !
C’est en fait le prix à payer par les masses laborieuses (qui souvent n’ont pas fait grève) pour l’unité de la gauche qui sacrifie ses propres électeurs pour des RAISONS POLITIQUES.

L’UNEF et P’tit Bruno et la Confédération Etudiante veulent maintenant continuer la lutte et, dans la foulée, encarter un maximum d’étudiants et les pousser à défiler le 1° Mai et les politiser. Le programme du PS, du PC et autres trotskistes ou anarchistes n’est donc pas complet, pas plus que les programmes scolaires et universitaires ne sont bouclés, mais de cela, les étudiants-intermittents activistes se soucient comme d’une guigne.

Attendez-vous même à ce que la gauche unie ait l’audace de critiquer le gouvernement de ne pas tenir ses engagements en matière de baisse d’impôts et de réclamer plus de justice. Tout en criant haro sur le Medef qui ne contribue pas suffisamment à l’effort social. Et quoi encore ?
La masse des étudiants-suiveurs est-elle à ce point innocente ?
Les Français sont les dindons de la farce : sauront-ils s’en souvenir en 2007 ?

lundi 10 avril 2006

CPE -23- Les erreurs de la droite face à la gauche réactionnaire.
La loi sur l’égalité des chances
?
1° erreur : le titre
Pas question que la droite soit sociale. Le Premier ministre a dit ses regrets de ne pas avoir été "compris par tous" dans sa volonté de remédier à "la situation dramatique de beaucoup de jeunes". L’égalité, comme la liberté et la fraternité, c’est la propriété privée de la gauche.

Le contrat première embauche (CPE)
2° erreur : la cible
Il ne fallait pas stigmatiser un groupe d’âge –les moins de 26 ans !
La jeunesse est la chasse gardée de la gauche ; dans l’imaginaire du PS, les vieux, c’est pour la droite. Touche pas à mon jeune…

Agir vite, pour faire vite reculer le chômage des jeunes ?
3° erreur : la méthode
"J’ai voulu agir vite, parce que la situation dramatique et le désespoir de beaucoup de jeunes l’exigent", a-t-il souligné.
C’est ignorer que la lutte contre le chômage et pour l’insertion professionnelle des jeunes n’est ni une urgence, ni une prérogative politiquement correcte de la droite.
C’est le domaine réservé de la gauche, sinon comment caricaturer la droite, si on lui permet de réussir là où la gauche a tergiversé. Voyez la réforme des retraites…Il fallait la faire, la droite l’a faite. Il est vrai que les démagogiques RTT, ça passe mieux !

Un dispositif en faveur des « jeunes en difficulté » est maintenant annoncé…
4° erreur : la psychologie
Il est interdit de pointer les plus démunis. Cette partie du peuple est le gagne-pain de la gauche : la droite prend bien des risques en retirant le pain de la bouche de l’anorexique Hollande. Et sa compagne qui fait la toppeux-modèle dans tous les magazines people va en prendre ombrage. C’est qu’elle est susceptible, Dame Marie-Ségo !

Un Premier ministre doit gouverner.
5° erreur : science politique
Gouverner sans l’accord de la gauche arrivée bonne 3° aux élections présidentielles ?
Un bon Premier ministre ne gouverne pas. Il prend ses ordres Rue de Solférino, comme un bon ministre de l’Education Nationale se contente d’enregistrer les desiderata de la FSU.

Une loi votée n’est pas faite pour être abrogée.
6° erreur : respect des institutions
Les AG étudiantes du Collectif et de l’UNEF sont des modèles de démocratie directe dont tous les républicains seraient bien avisés de s’inspirer. Les étudiants-intermittents de l’université française nous ont montré la voie…

La légalité et la démocratie.
7° erreur : le droit à la désobéissance civile.
Faute d’abrogation, la mobilisation dans la rue continuera de plus belle, nous promet-on. Dieu, que la guerre est belle !
Le chantage à la révolte est institutionnalisé et les parlementaires opinent : normal, ils ont des sièges à préserver ; alors, la solidarité avec le gouvernement et le parti qui leur a permis de se faire élire, c’est d’un ringard ! La reconnaissance du ventre, n’en parlons même pas…

La liberté d’expression
8° erreur : la désinformation comme outil de la révolution populaire
La propagande du type France-Inter, c’est ça le respect de soi et des autres. On comprend pourquoi la gauche s’en gargarise : elle noyaute la presse et les médias.
On ne peut plus être mariée à un ministre en France sans que son intégrité professionnelle soit mise en cause. L’intégrité est-elle à ce point inaccessible à gauche, qu’elle ne puisse y croire ? Madame Schönberg est remplacée par la consensuelle stakhanoviste de service, Françoise Laborde: on siffle, elle accourt. C’est bien la preuve que France Télévision est libre d’expression, indépendante des syndicats gauchistes, et pluraliste, si vous en doutiez.
Les rédacteurs en chefs, à la botte des syndicats tout puissants à France 2, dictent leur loi aux présentateurs-vedettes à qui on accorde en la circonstance plus de pouvoirs qu'ils n'en ont. C'est le ministre Borloo qui est visé, plus que Béatrice Schoenberg.
Le cas de Mam’selle Drucker, c’est vraiment différent ? Plus de placards ?
En fait, nos activistes précaires, entretenus par la redevance, se font une bien vilaine opinion de leur ‘propre’ métier : tout journaliste est inféodé, l’objectivité n’existe pas. Dont acte…

Le Premier ministre est nommé par le Président.
9° erreur : la gauche fait et défait les Premiers ministres.
Le Premier ministre a la faiblesse de ne pas se laisser dicter ses actes par la rue et a l’outrecuidance de confirmer son intention de demeurer à Matignon en dépit de la crise, sachant que ça ne va pas plaire aux lycéens pique-niqueurs. Je vois déjà la gauche défiler dans les studios, ‘invitée’ par les médias, pour dire que le Premier ministre ne gouverne pas…

Les jurys d’examens veillent à la validité des examens.
10° erreur : on brade et on récompense les plus virulents.
Sachant qui les délivre, la valeur des diplômes est garantie par des enseignants sympathisants mais libres et sereins et pas du tout politiquement engagés… Alors, entreprises, tenez-vous bien, ils arrivent…

En somme, la droite a été rappelée à l’ordre : il faut que chacun joue dans sa cour, sinon, le peuple de gauche risque de perdre ses repères.

Et la fête continue.
Certains syndicats: la FAGE et la Confédération Etudiante de Titi Coudry, se prononcent ce soir pour la reprise. Rennes et Lyon se remettent au travail.
L'UNEF en redemande et appelle la Coordination à maintenir la pression. Riton Emmanuelli, leur gourou, l'a dit, ce n'est pas politique, mais 'nous n'avons pas les moyens (démocratiques) de nous opposer...'
Ainsi, à Nantes, le maire Ayrault, prof d'allemand précaire et porte-voix du PS, c'est toujours la chienlit.
Bayrou est soulagé malgré son sentiment de gâchis.
De Villiers craint que la 'capitulation du gouvernement' soit une menace pour la paix civile.
Flamby Hollande, à la télé sur fond rouge, considère que ce n'est pas déjà fini et l' ineffable Dame Marie-Ségo candidate providentielle du PS à la présidentielle en profite pour tracer sa route en félicitant les activistes-étudiants...

dimanche 9 avril 2006

samedi 8 avril 2006

CPE -21- Grèves et blocages continuent pendant les entretiens .
Tandis que les représentants de la majorité du Parlement recherchent un terrain d’entente avec les 19 organisations syndicales ou étudiantes, des activistes maintiennent la pression dans la rue au nom de la démocratie…

Selon le ministère de l'Education nationale, 43 universités sur 84 sont perturbées vendredi et sept autres sont fermées ou bloquées. (Source: AFP - 7 avril 06)
L'université de Dijon n'est plus occupée par exemple, mais Bordeaux II et III sont toujours bloqués.
Dans le Sud-Ouest, Bordeaux I a été débloquée
A Metz, les cours ont repris vendredi à l'université Paul-Verlaine.
Dans le Nord, anti-CPE en baisse, anti-blocage en hausse, selon La Voix du Nord.

Ce sont les travailleurs et l’économie du pays qui sont visés:
Les lycéens et les étudiants anti-CPE mobilisés depuis plus de deux mois contre le CPE ne se satisfont plus des "seules" perturbations de leurs établissements. Depuis plusieurs jours, ils intensifient les actions coups de poing, blocages et grèves, dans des sites fréquentés: les gares, les rond-points, les routes, etc.
Ou pique-niquent…

Salarié exaspéré, des blessés:
A Paris, les manifestations ont été marquées par un incident, puisque dix personnes ont été légèrement blessées par un automobiliste exaspéré qui a foncé vendredi à la mi-journée sur un groupe de jeunes anti-CPE boulevard Saint-Germain à Paris (Ve). Parmi ces blessés figure l'automobiliste "qui a été pris à partie par les manifestants". Des lycéens ont poursuivi le véhicule et l'ont retourné sur le côté, a précisé le syndicat lycéen FIDL. Le conducteur du véhicule a été "contusionné" et "choqué".
Tristan Rouquier, dans un communiqué, s'est déclaré "atterré par l'irresponsabilité des forces de l'ordre". "Lâcher des voitures sur des lycéens qui participent à un pique-nique pacifiquement au soleil (sic), c'est vraiment stupide et irresponsable", a déclaré le président de la FIDL, élève mineur de 17 ans.

Emplois menacés par des grévistes:
En banlieue parisienne, environ 25 lycées de Seine-Saint-Denis ont connu des perturbations vendredi matin, avec une dizaine de blocages. Une centaine d'élèves de Noisy-le-Sec ont tenté pendant deux heures de bloquer les autoroutes A3 et A86. En Seine-et-Marne environ 80 jeunes encadrés par la CGT ont bloqué les voies du RER à Mitry-Mory, provoquant 45 minutes d'arrêt de circulation : combien de travailleurs dans l’embarras ?
A Lille (Martine Aubry, maire PS, ancien ministre), quatre TGV ont été annulés. La circulation des trains était aussi encore légèrement perturbée après le blocage jeudi de la gare du Nord à Paris: combien de rendez-vous annulés et de contrats perdus ?
A Nantes (Ayrault, maire PS, prof d’allemand précaire et porte-voix de F. Hollande, compagnon de Dame Marie-Ségo, candidate PS à la présidence), des étudiants ont bloqué pendant plusieurs heures les dépôts de bus et de tramway : combien de camarades travailleurs en otage ?
Dans l'Eure, la RN 175 était bloquée dans les deux sens : combien d’heures de travail perdues ?
Dans la région lyonnaise, vendredi matin, quelque 200 étudiants et lycéens ont occupé durant près d'une heure les voies de la gare de Bourgoin-Jallieu (Isère) : combien de vies perturbées ?

Etudiants victimes qui ne pique-niquent pas au soleil
Et veulent préparer leurs examens
A Besançon (maire PS, J.L. Fousseret) la fac de Droit a voté jeudi la reconduction du blocage jusqu'à lundi.
A Strasbourg (maire Maj.), l'université Marc-Bloch (lettres, sciences humaines), est toujours bloquée et deux lycées de la ville sont également bloqués, selon l'UNL du Bas-Rhin, tandis qu'à Nancy les étudiants des universités de Nancy I (Sciences) et Nancy II (Lettres) ont décidé le blocage des deux facs.
A Pau (maire PS-Labarrère) Le président de l'université a maintenu la suspension des cours jusqu'à lundi.

Pressions sur les institutions
A Limoges (maire PS - Alain Rodet), 500 étudiants et lycéens se sont rassemblés devant le palais de justice pour réclamer la libération de leurs condisciples condamnés en France.
Au Havre (maire Maj.), quelque 400 étudiants et lycéens ont occupé les locaux du député UMP Jean-Yves Besselat puis le palais de justice et l'Hôtel de ville.

vendredi 7 avril 2006

Présomptueuse Marie-Ségolène Royal.
Invitée du 20h de TF1 le 6 avril, la députée des Deux-Sèvres et présidente de région Poitou-Charentes, a affirmé qu' "il fallait savoir écouter, écouter pour agir juste".
Elle parle trop pour savoir écouter.
Et si elle pouvait parler utile et agir juste, elle appellerait les étudiants de sa région à se remettre au travail et à laisser étudier ceux qui ne peuvent compter sur le financement des parents!
Et je ne parle donc pas de P’tit Bruno, fifils à sa maman. Va-t-on lui donner sa maîtrise, à 26 ans, après plus de 2 mois passés loin de sa fac de Lyon ??

Marie-Ségolène Royal veut bâtir "un ordre juste"
Or, c’est plutôt le désordre qu’elle incarne : les faits parlent contre elle .
Elle est de plus bien incapable d’ « agir juste », sinon, elle ferait cesser toutes les violences sur la voie publique à Poitiers et dans sa région.
Ex-Secrétaire d’état à la Famille et à l’Enfance et ex-ministre de l’Enseignement scolaire, elle ignore pourtant l’obligation des responsables de l’Etat de faire respecter la loi et l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans : ne serait-elle pas dans l’illégalité en ne permettant pas à tous nos jeunes d’étudier dans sa région?... Un silence qui fait du bruit.

"La France moderne ", à la manière Suisse, pour la campagne de F. Hollande, c'est un pays où " il faut associer les citoyens aux décisions qui les concernent ".
60 millions de Français et de Françaises à l’Assemblée Nationale : plus besoin d’élections, ni de CPE : tout le monde débattra en permanence et on abrogera les RTT…
Des AG ‘démocratiques et républicaines’, à la mode Coordination Etudiante? On a déjà donné ! Cette fois, elle perd la tête…

"Respecter les Français."
Qu’elle commence par ne pas se payer leur tête.
Dame Royal, autocrate régionale, a du chemin à faire pour appliquer ses idées fumeuses et se faire passer pour démocrate, dans les actes.
Pourquoi veut-elle à faire le malheur de la France entière ? On n'a rien demandé !

Elle a appelé de ses voeux une réconciliation de la France avec ses entreprises, et a défini sa "préoccupation : remettre un ordre juste dans ce pays".
Réconciliation avec les entreprises, au moment des blocages sauvages. J'hallucine! Cette fois, c’est les Urgences qu’il lui faut !

Interrogée sur le CPE, elle a jugé aussi que le Premier ministre "avait cédé à la frange la plus conservatrice du patronat, qui considère que la flexibilité doit être supportée par les seuls salariés".
Elle a ‘ la frange’ qui lui tombe sur les yeux. Laurence n’a pourtant pas l’air d’être la plus solide supportrice du Chef du gouvernement. Et puis, c’est bien Dame Royal qui vient d’appeler de ses vœux la ‘réconciliation avec les entreprises’? Alors, elle me paraît un peu surmenée.

"Quand on voit le patron de Gaz de France augmenter son salaire alors que le prix du gaz augmente et que des familles vont basculer dans le surendettement, et qu'il annonce en même temps des licenciements, ça ne donne pas un bon exemple de l'entreprise", a-t-elle gémi.
Les têtes vont tomber. Pote de St Juste- Montebourg. Par tous les Saints, sauvez-nous de Marie-Ségolène.
Et populiste de surcroît. Ca ne mange pas de pain. Poujade n’est pas mort.

"Or, beaucoup de chefs d'entreprises ont envie de construire la France d'aujourd'hui", selon elle.
Beaucoup’ (mais pas tous, exemple de réconciliation…)°
Elle recrute chez les patrons, qu’elle adore. Aura-t-elle le râteau assez large ? Pour les dents, elle les a longues : pliez la moquette. Quant à la pudeur, connaît pas.

2007 ? "Il m'appartiendra d'être prête."
Questionnée sur la course à l'Elysée : "Les sondages me donnent des obligations, mais aucun droit". Ils sont "comme une marque de confiance, à moi d'être à la hauteur de cette confiance et ne pas décevoir."
Elle fait don de sa personne. Pour les dons d’organes, non merci, pas pour moi !

Evoquant les militants du PS, elle a lancé : " il m'appartiendra d'être prête".
Prête à tout ?

jeudi 6 avril 2006

CPE -20- Rassemblements des anti-blocages.
Pour la légalité et le respect de tous:
Dimanche 9 avril - Rassemblements des anti-blocages

Paris: A 15h00, Place de la République- Manifestation contre tous les blocages
Toulouse : A 14h00, Place du Capitole, plusieurs collectifs Toulousains manifesteront contre le Blocage des Facs.
Jeudi 6 avril
Amiens - A 11h00, Le « Collectif des jonquilles » organisait un rassemblement Place de l’hôtel de ville .
Nice - A 14 heures, contre les blocages et pour la liberté d'étudier - Place Massena, à l'appel du collectif contre les blocages des universités de Nice, de Stop la grève, de Halte aux blocages...
Orléans -A 18h00, Place de la république , co-organisée par les collectifs "Halte au blocage", "Stop la grève" et les collectifs contre le blocage de l'université d'Orléans.


Ils ont droit à des cours et au respect, même sans les médias, grâce à vous...

mercredi 5 avril 2006

CPE -19- Ils vous spolient, nous a dit Arlette...
Le temps de parole de la majorité n'est pas respecté. Le tumulte de la rue a envahi les esprits des journalistes, a embrumé leur faculté de jugement, a inquiété les gestionnaires de presse, et la majorité silencieuse est bafouée: les cris de 2 millions de contestataires professionnels s'imposent à une vaste majorité (60 millions) de citoyens laborieux. "Faites ce que je dis, pas ce que je fais." La gauche qui revendique l'appelation de "démocrates- républicains" démontre qu'elle ne sait pas de quoi elle parle. Va-t-elle rendre du temps de parole à la majorité? La presse compte-t-elle rééquilibrer les comptes? Au nom de la liberté d'expression!

Syndicats et partis de gauche vont-ils cesser de faire les ânes?
Que les élus de gauche soient effarés est révélateur. Des représentants de la nation s'étonnent qu'une loi votée par le Parlement puisse être revue par le Parlement. Il faut être un peu 'juste' pour ne pas arriver à comprendre que le Premier Ministre gouverne, pendant que le ministre Président du parti de la majorité ouvre la discussion au Parlement. Quoi d'extraordinaire qui soit inaccessible à l' élu moyen de gauche?
Vite des cours de rattrapage pour les candidats de gauche à la présidence et le prof d'allemand , son porte-parole (nos enfants, les lycéens sont dans de bonnes mains!), ...
La presse sous influence prétend ne pas comprendre mieux: qu'apprend-on à l'ESJ? Vite une formation accélérée...
Ils nous prennent pour des veaux. Le pays et son économie doivent-ils faire les frais des insuffisances de ces apprentis-sorciers? Avec notre consentement.

Les portes vont claquer
A 13h00, le vaudeville continue : la gauche réactionnaire va rencontrer la majorité parlementaire en clamant: "Nous exigeons l’abrogation." De toute la loi, et pas seulement de l’article 8 relatif au CPE… Exemple saisissant d’ouverture et de dialogue.
Plus jésuite, tu meurs. Dans leur numéro de duettistes, après le prof d’allemand précaire menaçant à l’Assemblée Nationale, cette fois c’est Hollande qui se donne le beau rôle et minaude : "Nous voulons offrir au pays une sortie de crise et nous proposons une initiative qui permet d’être dans la clarté, dans la responsabilité et dans la rapidité", qu’il a déclaré, sans rire, en présence de J-M Ayrault et de J-P Bel. Qui peut y croire ? Même pas lui…Mais quel idée se font-ils du peuple de France?

Le porte-parole du gouvernement, J-F. Copé, rapportait, ce matin, le vœu pieux du Président de la République :"Chacun doit prendre sa part de responsabilité pour que les discussions qui s’ouvrent soient constructives. " C’est mal parti…

En attendant ce soir et l’indignation des activistes, n'oublions pas en 2007:
Barrages anti-CPE en province
Ils ne gouvernent plus leurs villes et régions :
RENNES (AP) - Environ 150 étudiants anti-CPE ont perturbé la circulation routière sur l'un des principaux accès à la rocade de Rennes, a-t-on appris auprès du CRIR de Rennes.
POITIERS - Plusieurs centaines d'étudiants, rejoints par des membres de syndicats de salariés (préavis de grève et légalité respectés ? des sanctions ?), ont dressé vers 7h00 huit barrages sur les voies d'accès principales à Poitiers et au Futuroscope, contraignant des automobilistes à abandonner leur voiture sur place, a-t-on appris auprès de la police et des organisateurs du mouvement.
A NANTES, environ 600 manifestants ont bloqué le Marché d'intérêt national (MIN) pendant près de trois heures.
France 2, à 13h00, rapportait qu’un éclusier, à lui tout seul, avait bloqué …quinze barges. Voilà ce que la gauche syndicale appellera ‘le fait d’armes d’un camarade patriote’.
Les inquiets pour leur avenir construisent ainsi leurs prochains emplois… Cohérence des intellectuels créés par l’université française !
Qu’ont ces trois villes en commun? Vous avez gagné : le PS.
Rennes et Nantes : maires socialistes.
Et Poitiers ? Région gouvernée par celle dont les silences font plus de bruit que les propos (sic) et gagnerait à se taire, l’ineffable, l’infatué produit de l’ENA… Marie-Ségolène Royal, la camarade-compagne de qui vous savez et mère de quelques enfants, à ses heures. "Chacun doit prendre sa part de responsabilité." Crédible ?

Dans le Sud-Ouest, à Toulouse, une centaine d'étudiants bloquaient à 9h00 les deux principaux centres de tri postal de la ville. Plusieurs dizaines de salariés (en toute illégalité démocratique impunie) participaient aussi à cette action.
"Notre but est de bloquer pour la journée la distribution du courrier à Toulouse, puisqu'il semble que des lettres importantes doivent passer par ces centres en provenance de certains ministères parisiens", a déclaré à Reuters Anna Mélun, responsable locale de l'UNEF. Modérée, ouverte au dialogue. A ne pas confondre avec les casseurs !
Quiconque y verrait du harcèlement urbain révolutionnaire ne serait pas clairvoyant.
Ces actions interviennent le matin des négociations, pour démontrer les bonnes dispositions de la gauche radicale ou pour faire pression démocratique et républicaine ?
La Coordination étudiante annonce déjà le ‘cortège’ hebdomadaire des violences et blocages d’un nouveau mardi noir festif. Plus personne ne réclame de rave-party : est-ce à dire qu’ils ont trouvé mieux ?

Les étudiants savent-ils tout de leurs meneurs? à suivre

mardi 4 avril 2006

CPE -18- Vers un essoufflement de la mobilisation ?
La cinquième journée de mobilisation nationale contre le CPE est marquée depuis ce matin par de nombreux barrages filtrants et des mouvements de grèves dans les collèges et lycées. Les syndicats veulent faire aussi bien que mardi dernier soit au moins un million de manifestants ce mardi. A la mi-journée, le nombre de grévistes était à la baisse dans les administrations et les entreprises publiques. (extraits de LCI)

Le ministère de l'Education nationale a communiqué un taux de grévistes anti-CPE dans l'enseignement allant de 16,14% à 28,42%, soit quelque 10% de moins que le 28 mars. Pour le Snes-FSU, la participation à la grève dans les collèges et lycées s'élevait à 42% en moyenne.
A Paris, trente-six lycées publics, sur un total de 110, sont touchés par le mouvement [1/3...]. Sur ces 36 établissements, 14 étaient bloqués et sept fermés, les autres [15] perturbés à des degrés divers notamment par des barrages filtrants…. Par ailleurs, cinq collèges étaient touchés dont trois fermés ;
Incidents à Lille
Quelque 70 manifestants, qui se dirigeaient vers le siège local de l'UMP, puis vers la préfecture, ont lancé des projectiles, dont des oeufs, sur les policiers qui faisaient barrage. Les policiers ont répliqué par des jets de gaz lacrymogène et interpellé un jeune homme pour outrage. Les lycéens ont ensuite rebroussé chemin dans le calme. Plus tôt dans la matinée, ils avaient mis en travers de la route deux carcasses de voitures pour bloquer la circulation à proximité du lycée Baggio.
Un lycéen blessé
A Strasbourg, un lycéen a été légèrement blessé à la tête lorsqu'une barrière métallique utilisée pour barricader l'accès au Lycée Pasteur est tombée. L'élève a été évacué et transporté à l'hôpital pour être examiné par précaution, à la demande du proviseur de l'établissement. Par ailleurs, des barrières métalliques et des containers à ordures bloquaient entièrement mardi en milieu de matinée les portes du Lycée International des Pontonniers à Strasbourg où des bousculades ont opposé partisans et opposants au blocage de l'établissement, a-t-on appris auprès d'un lycéen. Des groupes de lycéens et d'étudiants ont par ailleurs entrepris de bloquer les voies de tramway à proximité du Lycée des Pontonniers
Moins de grévistes
Côté salariés, la mobilisation semble être un ton en dessous de la dernière journée d'action nationale par rapport à mardi dernier. A la mi-journée, le taux de gréviste était de 18,3% à la SNCF, contre 27,7% le 28 mars, 8,4% à La Poste contre 14,7% la semaine dernière .

Sans pudeur, France-Info a encore mobilisé. avant la manif de Paris.
Malgré le mot d'ordre de grève et sans attendre de relativiser avec les estimations de la police, des journalistes-militants du service publique ont souhaité nous désinformer en diffusant les chiffres des syndicats sur la manif de Marseille qu'il faut toujours diviser par, non pas deux ou trois comme ailleurs, mais par cinq, voire dix: la galéjade produit toujours son effet!
Noyé dans cette propagande sur le ton de l'émerveillement, le témoignage de cet étudiant (interrogé par Claude Fuzier) qui déplore que, malgré 83% des étudiants votant pour le maintien des cours, telle université de Lyon soit bloquée. Combien d'autres cas de mépris de la majorité non rapportés par la presse?

En revanche, on peut écouter -si on y tient-, jour après jour, en rafale -bien que dans les mêmes termes- les déclarations des 12 syndicats et des partis de gauche et de Sud, mais je n'ai jamais vu les visages, ni entendu les voix des responsables anti-blocages: par quel hasard??
Mission accomplie, France-Info s'est tue...
Je suis en grève, mais pas tout à fait: conscience professionnelle? ou militantisme? Chacun y retrouvera ses petits... A vous de juger des procédés et de l'indépendance du service public, que pourtant nous finançons, tous!

Au soir de cet Acte V contre le CPE, les gauches politique et syndicale démontrent qu’elles ont fait le plein : une manif de trop qui n’a pas réussi à mobiliser mieux que la précédente.
Le pays aurait pu en faire l’économie, dans l’intérêt des chômeurs et des précaires à la recherche d’un emploi, ce qui les distingue des étudiants contestataires, souvent aussi privilégiés que le gracieux P’tit Bruno, dont la suffisance irrite plus d’un jeune défavorisé.

Incidents à la fin de la manifestation parisienne (4 avril 2006)
Reuters nous informe qu’un millier de jeunes ont pris à partie les forces de l’ordre place d’Italie, à la fin de la manifestation parisienne contre le CPE. […] Des groupes de "casseurs" ont jeté des projectiles divers (pierres, bouteilles, panneaux de signalisation, mobilier urbain, morceaux de bitume) sur les CRS et gardes mobiles. Ils ont été chargés à plusieurs reprises tant par les forces de l’ordre que par le service d’ordre syndical, dont certains membres étaient armés de bâtons ou de gaz lacrymogènes, ont rapporté des témoins.

lundi 3 avril 2006

CPE -17- "Libérez les facs sans préavis !"
Plusieurs centaines de personnes (3000 à 6000, selon 'Les Etudiants baillonnés') ont manifesté dimanche du Châtelet à Bastille à Paris contre le blocage des facultés par des anti-CPE. La manifestation a eu lieu sur le parvis de l'hôtel de ville à l'appel d'associations comme Liberté chérie. "On n'a pas le droit de nous empêcher d'étudier", a expliqué un représentant de Liberté chérie.
Parmi les manifestants, beaucoup d'étudiants, mais aussi des parents d'élèves et des professeurs venus apporter leur soutien. "C'est une manifestation apolitique, il y a des pro et des anti-CPE", a assuré une représentante du mouvement "Stop blocage". De nombreux autocollants "Stop la grève" ou "Oui au CPE" étaient distribués dans le cortège par l'UNI. Ce syndicat étudiant, proche de l'UMP, "a voulu récupérer la manif, mais nous ne sommes pas là pour parler du CPE. Nous voulons juste étudier", a affirmé la représentante de "Stop blocage".

"Bloquer des universités, des routes, c'est illégal, il faut poursuivre ceux qui le font. Nous prônons le respect de la loi et des droits de chacun", a déclaré à l'AFP Stop la grève.
"Cette manifestation n'est en aucun cas une manifestation de soutien au gouvernement. Liberté chérie est d'ailleurs plutôt opposée au CPE. Nous défendons la liberté de travailler, de circuler", a insisté ce mouvement .

Les médias vous avaient-ils informés de l'existence de Halte au blocage (proche de l’UMP), SOS facs bloquées, Stop blocage, Liberté chérie, Stop la grève (proche du syndicat étudiant UNI) et les étudiants bâillonnés? Ils ne veulent plus être pris en otage par des minorités activistes issus des syndicats d’extrême gauche.
Nouveau rassemblement contre les blocages dimanche 9 avril.

Rassemblements anti-blocage: Poitiers et Bordeaux 1, le lundi 3 avril
La presse s'est-elle faite l'écho de ces rassemblements?
Les organisateurs conseillaient le Tshirt blanc. C' étaient des sit-ins pour prostester contre le blogage des facs depuis 7 semaines: atteintes aux libertés individuelles et au droit fondamental d’étudier.
Pour l'égalité de traitement de l'information...

La coordination des étudiants appelle à la grève générale (2 avril)
La coordination nationale lycéenne et étudiante a durci le ton dimanche, appelant à une grève générale reconductible en France après le 4 avril, jour de la grande mobilisation nationale anti-CPE.(Reuters)
Ceux qui réclament le respect sont indifférents aux fins de mois des travailleurs.
Plusieurs centaines de délégués étudiants ont participé samedi et dimanche aux débats de la coordination qui se sont tenus à l’université de Lille 3, bloquée depuis cinq semaines.
Exhaltation pour tout raisonnement : comment débat-on à plusieurs centaines ?? Les étudiants romantiques croient faire partie de quelque chose de grand et espèrent se voir dans les médias ; mais qu’ils s’informent, car ils se font des illusions sur le monde du travail et les motivations réelles des meneurs à 200% à gauche: voir ci-dessous.
La coordination a appelé à des journées d’actions ponctuelles qui devront être décidées au sein de chaque université et a annoncé la poursuite des blocages de routes, des autoroutes, des gares et des universités.
Les syndicats étudiants sont débordés sur leur gauche par la coordination. Méconnaissance des réalités de la vie et mépris de l’activité économique

Les étudiants anarchistes à la fête - Extraits de blogs anti-CPE
1-appel au blocage de l'économie
après deux mois de lutte contre la loi sur l'inégalité des chances, il faut se rendre à l'évidence, la lutte ne sera efficace que lorsque nous aurons réussi à mettre à mal le point sensible du système actuel : l'économie
2-Plus on est de fous… (plus on rit !)

samedi 1 avril 2006

Montebourg violé.
Nous savons que Montebourg cherche à nous abuser, mais le voilà qui se prend pour Lucrèce et se croit…abusé.
Le député du PS a estimé, dans un entretien publié samedi -1° avril, mais pour de bon- par…Le Parisien, que le maintien du CPE et sa promulgation constituent un "viol politique".
Rien de moins ! J’invite Julien Dray et Ni Putes Ni Soumises à lui rappeler que les victimes virtuelles, comme lui, font injure aux victimes réelles. Il fait encore sienne la citation de Sade : "Tout est bon quand il est excessif." Pour être crédible ?
Comment imaginer que le personnage est à la fois député, avocat (la Ste Rita actuelle des causes désespérées) et juge de la Cour de justice de la République. Juge et partie, cumul des mandats. Tout cela en toute sérénité ? J’en tremble.
On réalise tout à coup sur quelles bases le QI des Français est évalué en Europe.

CPE -16- Soyons sérieux maintenant -Extraits de dépêches © AFP.
Chirac "a su concilier la raison et l'action"
Le ministre J-F Lamour a salué samedi la "sagesse" du président Chirac [...] dans son intervention sur le CPE."A l'écoute des inquiétudes exprimées par une partie de la jeunesse et des partenaires sociaux, il a décidé avec sagesse deux modifications relatives à la période d'essai de consolidation du CPE et à la motivation de la rupture du contrat", estime M. Lamour."L'insertion professionnelle des jeunes et la lutte contre la précarité justifient l'engagement et le sens des responsabilités de tous dans le respect des principes de notre démocratie. Le pire pour notre jeunesse serait l'inaction", ajoute le ministre.
Certains ne sont pas inactifs…et le chômage ne leur fait pas peur.

Bertrand Delanoë condamne les dégradations commises dans la nuit à Paris
Le maire (PS) de Paris a condamné samedi les "actes de dégradations" commis au cours de la nuit "dans plusieurs quartiers du nord et de l'est parisien", et notamment le saccage de la permanence du député (UMP) de Paris Pierre Lellouche."Je condamne ces actes inacceptables qui sont le fait d'irresponsables qui, intervenant en marge des manifestations contre le CPE, en dénaturent l'esprit démocratique et pacifique, et contribuent à accroître la tension dans un climat déjà préoccupant", déclare -t-ildans un communiqué.
Angélique, Bertrand ?

A l'UMP, "tous d'accord sur la ligne stratégique" à suivre
Le président de l'UMP, N. Sarkozy, a déclaré samedi, à sa sortie de Matignon, que les responsables de la majorité étaient "tous bien d'accord" sur la "ligne stratégique" à suivre pour tenter de sortir de la crise du CPE."On a décidé [...] d'engager le dialogue le plus approfondi possible, de faire en sorte que les présidents des groupes UMP déposent une proposition de loi. Avant[...], ils engageront le dialogue le plus approfondi possible".

Intervention de Jacques Chirac : "On ne cède pas à l'immobilisme"
F. Cornut-Gentille, député UMP proche de Dominique de Villepin, a estimé dans un entretien publié samedi par Le Parisien[...] qu'"on ne cède pas à l'immobilisme". (Son) "intervention est de nature à faire avancer le pays, la crise a été très révélatrice des peurs. On verra avec le temps que ce CPE est conforme à la fois à l'intérêt des entreprises et à celui des jeunes. En proposant "une amélioration de la loi sur les deux points qui font débat", M. Chirac est "conforme aux institutions, à ce qui remonte du pays et à ce que souhaitait Dominique de Villepin", a-t-il conclu.

Manif anti-CPE: incidents boulevard Magenta, plusieurs vitrines vandalisées
Quelques dizaines d'individus encagoulés ont brisé samedi les vitrines de plusieurs agences d'intérim et bars, de deux banques et d'un MacDonald, boulevard Magenta, à Paris, immédiatement conspués par la majorité des manifestants pacifiques, ont constaté des journalistes de l'AFP. En marge du cortège, des jeunes ont arraché des plaques métalliques servant pour les travaux en cours sur la voie et s'en sont servi comme bélier pour enfoncer les vitrines de plusieurs agences d'intérim et bars, de deux banques et d'un établissement de restauration rapide.
Les manifestants criaient à leur intention "casseur, rentre chez toi" ou encore "résistance pacifique", tentant parfois de les calmer ou de les inciter, souvent en vain, à défiler calmement avec eux.
Le chef de l'Etat était la principale cible des slogans, certains scandant "Chirac démission" ou "Chirac, on t'emmerde, c'est la rue qui gouverne".
La gauche et la gauche extrême jouent avec le feu. Sans états d’âme ?

"Le PS fera prochainement des propositions précises sur son contrat sécurité formation", a ajouté François Hollande. Traduction : en fait le PS déposera une proposition de loi pour abroger CPE et CNE. Voilà pour l’alibi. Ne rêvons pas : si le PS était constructif et avait de bonnes idées, ça se saurait…
D’abord le grand soir le 4 avril, après moi le déluge.