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vendredi 9 mai 2014

L'épouse d'Aquilino Morelle quitte ses fonctions au ministère de la Culture

La république des copains se dépeuple

Charrette de pique-assiettes ou non-cumul familial
Laurence Engel,
épouse A. Morelle
Laurence Engel, directrice de cabinet d'Aurélie Filippetti, quitte-t-elle ses fonctions, de son plein gré?  Victime du limogeage de l'ancien conseiller politique de Hollande, l'épouse doit rejoindre son corps d'origine, la Cour des comptes. 

Qu'en pense Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes?
Ce départ, dévoilé mercredi 7 mai par le journal Les Echos à la veille d'un jour férié où sommeille la presse, est confirmé Rue de Valois : "Laurence Angel a besoin de prendre du champ pour des raisons personnelles et devrait partir la semaine prochaine", commente la patronne.  Elle pourrait être remplacée par Jean-François Collin, actuel secrétaire général du ministère de la Culture.

Un mensonge de plus
Enarque, ancienne directrice des affaires culturelles de la ville de Paris sous Delanoë et nommée par A. Filippetti au ministère de la Culture en mai 2012, Laurence Engel,  est l'épouse d'Aquilino Morelle, collaborateur de François Hollande contraint à la démission le 18 avril après les révélations sur d'éventuels conflits d'intérêts par le site d'informations Mediapart. "La disgrâce de son mari l'a beaucoup secouée, elle est fatiguée de ce tourbillon et elle a besoin de se recentrer sur sa famille et ses trois enfants", raconte un anonyme du ministère.

Filippetti, maquillée
comme une porte de WC
Laurence Engel n'aurait pas été choisie mais plutôt imposée à la nouvelle ministre de la Culture, dit-on aujourd'hui. Aurélie Filippetti aurait préféré recruter Agnès Saal, numéro deux du centre Pompidou, récemment nommée présidente de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), en remplacement de Mathieu Gallet nommé à la tête de Radio France.
Par une lettre datée du 10 janvier 2011, Jérôme Royer, maire PS de Jarnac (lieu de naissance de François Mitterrand) et membre de l’association Anticor, a saisi le Service central de prévention de la corruption (SCPC) afin qu’il émette un avis sur la nomination de Mathieu Gallet à l’INA, au motif que celle-ci n’avait pas été soumise à l'approbation de la Commission de déontologie de la fonction publique et constituait une "prise illégale d’intérêts". Or, cette saisine était obligatoire. En effet, un membre de cabinet ne peut exercer pendant trois années une responsabilité dans une entreprise dont il a eu la tutelle. L'enquête est cependant classée sans suite en 2012, bien que l'association Anticor déclarera, en février 2014, se réserver le droit de se porter partie civile, comme elle l'a d'ailleurs fait en revanche dans une autre situation similaire, mais c'est l'affaire Perol...

Une mise au placard

Laurence Engel avait le soutien de David Kessler, conseiller à la culture et à la communication à l'Elysée et ancien membre, comme elle, de l'équipe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, mais la femme d'Aquilino Morelle avait été placée sous tutelle. "La ministre et Laurence s'entendent très bien. Sans l'affaire Aquilino Morelle, elle serait restée", affirme-t-on au sein du Cabinet d'Aurélie Filippetti.

Une vilaine histoire a en effet refait surface 
Les goûts bling-bling du couple vertueux n'était un mystère pour personne. Quand Aquilino Morelle se fit épingler pour sa collection de chaussures de luxe qu'il faisait cirer aux frais de la princesse dans un salon spécialement réquisitionné de l'hôtel de Marigny attaché à l'Elysée, les mémoires ont repris du service pour évoquer le pot de départ de la dame. Organisé par la mairie de Paris dans le Musée Carnavalet, ce cocktail avait mobilisé plusieurs agents municipaux et avait suscité l'ire de la CGT qui dénonçait, en juillet 2012, "un grand moment de privilèges et de connivence".

Aucune compétence spécifique de la fonction

Le limogeage de Laurence Engel intervient en pleine polémique sur le retard de la réouverture et la direction contestée du musée Picasso. Son nom avait récemment été cité parmi les possibles candidats à la succession d'Anne Baldassari, la présidente contestée du musée. "C'est une absurdité dans la mesure où les statuts de ce musée obligent à nommer pour des compétences scientifiques, or, Mme Engel n'est ni conservatrice ni historienne de l'art, explique un anonyme proche du dossier. Même si le ministère ne s'y est pas très bien pris dans cette affaire, le départ de Laurence Engel n'a rien à voir avec le musée Picasso," assure pourtant le commentateur inconnu.

Par ailleurs, la directrice de cabinet avait fait venir Rue de Valois des proches de la mairie de Paris, notamment sa meilleure amie, Romane Sarfati, ci-contre à gauche, au poste de conseillère chargée des arts plastiques. 

La copine n'est autre que l'épouse de Frédéric Olivennes, 46 ans (ci-contre), directeur de la communication extérieure de France TélévisionsS'étonnera-t-on que Le Monde taise qu'il est le frère de Denis Olivennes, PDG d'Europe 1 et ancien directeur général de Radio Classique, de 2004 à 2008, que Frédéric Olivennes avait été nommé directeur de la station Nostalgie en avril 2010, mais débarqué de la station quelques mois plus tard, début 2011.

Romane Sarfati-Olivennes s'est récemment portée candidate à la direction de la Manufacture de Sèvres.
Laurence Engel partie, cette candidature pourrait être remise en cause. Ce qui nous éloigne encore un peu plus du cas Engel-Morelle, mais n'est-ce pas l'objectif de la presse qui soutient la république des copains et des coquins?

A noter le nombre d'épouses qui ne portent pas le nom de leur mari dans la haute fonction publique et alentours...

samedi 3 mai 2014

République des copains et des coquins socialistes: l'exécutif récidive

Valls renvoie l'ascenseur à son mentor, Michel Rocard
Le fils de Michel Rocard, deux sœurs jumelles… le cabinet Valls passé au crible

Valls ne va pas chercher loin ses conseillers. 
Lorsque Michel Rocard fut élu (et non coopté...) premier secrétaire du Parti socialiste le 24 octobre 1993, il posa avec les membres du nouveau bureau politique du PS et on reconnaît Daniel Vaillant (tout au fond), Henry Weber, Jean Glavany et Jean-Luc Mélenchon (sur la gauche), et, au premier plan, Manuel Valls (à la droite du père), Jean-Christophe Cambadélis (à sa gauche), Jean-Paul Huchon ( à gauche),, au siège du PS, à Paris.
A 26 ans, Manuel Valls était attaché parlementaire de Michel Rocard. Mais probablement incrédule sur les capacité du petit freluquet, le maître met son élève en garde. "Tu sais, explique le maître, la politique n'est pas un métier. Réfléchis bien, mais tu devrais songer à reprendre tes études." Le benjamin de la rocardie a un peu touché à tout, au  droit et à l'histoire,  sans qu'on sache pour sûr s'il a vraiment obtenu une licence... 

La revanche du petit aux feuilles de chou
Quand le Journal officiel publia la liste des membres du cabinet du premier ministre de Hollande, on constata que le nouveau casting de l'équipe de conseillers de Manuel Valls n'allait pas donner l'exemple du combat contre les déficits publicsCertes, ce sont neuf personnes de moins que pour le sombre Ayrault, mais il ne faut pas moins de 42 collaborateurs à Manolo pour commencer, et le petit n'a pas dit son dernier mot...  


Parmi les nouveaux venus, se trouve Loïc Rocard, le fils de l'ancien premier ministre Michel Rocard. Ancien élève de Polytechnique et de l'Ecole nationale de l'aviation civile, passé par l'université américaine de Berkeley, il est chargé de suivre les questions liées à l'énergie, aux transports, à l'environnement et au logement. Ségolène Royal aura affaire avec lui... Auparavant, l'homme était directeur d'exploitation de Cofiroute ou encore directeur de projet lignes à grande vitesse de Vinci Concessions.

Deux sœurs jumelles pour le prix d'une

Le premier ministre a aussi recruté… à l'Elysée. Issue du Conseil d'Etat, Anne Courrèges, qui conseillait François Hollande sur les questions d'éducation, va suivre la même thématique à Matignon. 
Elle rejoint sa sœur jumelle, Cécile, qui était déjà dans le cabinet de Jean-Marc Ayrault, en charge de la santé et de l'autonomie,après un passage par l'IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales). Agées de 37 ans, les deux sœurs ont été admises en même temps à l'ENA, en 1999, et évoluent depuis dans la haute administration. Anne Courrèges, ancienne directrice juridique de Vincent Peillon, avait suivi de près l'élaboration de la loi sur l'école. arrive donc à Matignon, où elle prend la suite de Jean-Paul de Gaudemar, conseiller de Jean-Marc Ayrault sur les questions d'enseignement. Le rédacteur en chef du Café pédagogique, site très suivi par les enseignants, s'interroge : "Mais si c'était pour continuer la refondation, alors pourquoi ne pas garder Peillon?"

A ses côtés, Manuel Valls a aussi repris des fidèles de son cabinet de maire d'Evry. Ainsi retrouve-t-on Sébastien Gros (chef de cabinet), Harold Hauzy à la presse ou encore Stéphanie Bes (chef de cabinet adjointe).
Le chef de cabinet militaire, le général de division Bernard de Courrèges d'Ustou, reste inchangé. On reste en famille !

Une lacune à combler.
Manuel Valls n'a pas encore recruté de conseiller chargé des réseaux sociaux et d'Internet, comme l'avait fait Jean-Marc Ayrault. Considérant ses craintes pour son image et sa volonté de mater les contestataires, ça ne saurait tarder.

lundi 16 juillet 2012

Henri Emmanuelli, bombardé à la Caisse des Dépôts par Hollande

Hollande construit un Etat socialiste vertueux
Le député PS des Landes Henri Emmanuelli a été nommé mardi 10 juillet membre de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts (CDC) et a de bonnes chances de devenir  le président de cet organe de contrôle, selon une source parlementaire.
Présidée par le socialiste Migaud, la commission des Finances de l'Assemblée nationale, confirmera le choix du président mardi.
La commission de surveillance comprend 13 membres, dont trois députés et deux sénateurs, et élit pour trois ans son président parmi ces parlementaires. Jusqu'à présent, la fonction était occupée par Michel Bouvard (UMP). 
Henri Emmanuelli est mis sur orbite pour la présidence.




Outre la nomination de Jean-Pierre Jouyet, un ami proche,  comme directeur général de la CDC, le Président Hollande a désigné les trois députés membres de la commission de surveillance de la Caisse : Henri Emmanuelli, Marc Goua (PS) et Arlette Grosskost (UMP), qui y siégeait précédemment.
La "République des copains et des coquins"


Même Noël Mamère ne parle plus de "république bananière", de crainte d'être  désormais crédible  !