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mardi 16 février 2016

Football: l'arrestation de hooligans déclenche une insurrection à Bastia, puis Corte

Les violences contre des policiers au match de Reims ne suffisaient pas

La justice recule: les ultras obtiennent l'ajournement du procès au 22 mars.
Auteurs présumés de violences sur des policiers à l'issue de la victoire du club de football corse à Reims (Marne) samedi soir, sept jeunes supporteurs du Sporting Club de Bastia (Haute-Corse) n'ont finalement pas été jugés en comparution immédiate pour "menaces, rébellion et outrage à personnes dépositaires de l'autorité publique," ce lundi, à 14h, alors que de nouveaux affrontements entre manifestants et gendarmes ont éclaté à Corte en début de soirée.
Jusqu'au 22 mars, les sept individus seront soumis à un contrôle judiciaire, avec notamment obligation de pointer au commissariat au début et à la mi-temps de chacun des matches du SC Bastia et interdiction de port d'armes. Le huitième supporter mis en garde à vue, âgé de 17 ans, devrait être présenté à un juge des enfants dans un délai d'un mois.

La violence s'étend en région de Haute-Corse depuis l'annonce de la mise en garde à vue des huit supporters bastiais, tous âgés de moins de 24 ans et accusés d'avoir provoqué les échauffourées avec les forces de l'ordre dans la cité champenoise samedi. 
Organisé dimanche soir devant le commissariat de Bastia pour soutenir le supporter blessé, le rassemblement de 400 personnes a été marqué par des affrontements violents entre manifestants et forces de l'ordre. Selon la préfecture, des cocktails molotov ont provoqué un "incendie près d'une station service", qui aurait à son tour occasionné l'explosion de plusieurs bouteilles de gaz. Un CRS a été blessé durant ces affrontements.

Les trois syndicats étudiants de Corse, tous nationalistes, ont appelé à une journée "université morte" à Corte

A 70 km au sud de Bastia, 200 étudiants se sont rassemblés dans la journée de lundi pour dénoncer les poursuites engagées contre les supporteurs et les violences policières. 

En début de soirée, un rassemblement de 500 personnes devant la gendarmerie de Corte a également été marqué par des affrontements. Quelques dizaines de jeunes manifestants encagoulés ont lancé divers projectiles (pierres, planches, gros pétards) en direction des gendarmes, massés derrières les grilles de la gendarmerie. Seuls deux jeunes "étudiants" ont été interpellés. Aucun blessé n'était à déplorer quand les échauffourées ont pris fin, vers 23h, mais la gendarmerie a subi d'importants dégâts (grilles enfoncées, vitres brisées, caméras de surveillance détruites).


Les gendarmes mobiles en tenue anti-émeute, massés derrières les grilles de la gendarmerie étaient les cibles des harceleurs. Les forces de l'ordre avaient riposté en lançant des grenades lacrymogènes, faisant reculer des émeutiers très aguerris. De petits groupes très mobiles étaient ensuite revenus harceler les gendarmes à plusieurs reprises.

Les agressions de hooligans sur les policiers de Reims

Samedi 13 février, des provocations de supporteurs ont dégénéré à Reims à la suite du match de ligue 1 Reims-Bastia, au cours desquelles un supporter bastiais de 22 ans, Maxime Beux, a été gravement blessé à l'oeil. D'après le récit du procureur, dès la fin du match, une vingtaine de supporters a commencé à lancer des engins incendiaires. "Un groupe très restreint" avait déjà  "proféré des insultes à l'encontre des forces de police pendant tout le match". Après le match, la majorité des supporters seraient remontée dans le bus, sauf une dizaine, qui a commencé à lancer des fumigènes sur les forces de l'ordre. Celles-ci auraient riposté, utilisant à une seule reprise un flash-ball envers un manifestant - sans conséquences pour sa santé, précise le procureur.

Certaines voix partisanes évoquent pourtant des violences policières injustifiées. 
Le président nationaliste de la Collectivité Territoriale corse (CTC), Gilles Simeoni, et le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, affirment que le jeune supporter blessé aurait été victime d'un tir de flash-ball, une version  défendue par Roger Castellani, un témoin cité par la presse locale. Dans un communiqué conjoint, ils évoquent "des témoignages concordants" qui "font état de comportements provocateurs et brutaux des forces de l'ordre: allusions directes à la situation politique en Corse, insultes racistes, passage à tabac de plusieurs jeunes."
Gilles Simeoni va jusqu'à parler de "racisme anti-corse" pour expliquer ces interpellations. Même son de cloche du côté du principal club de supporteurs bastiais, Bastia 1905, qui affirme sur son compte Facebook que le groupe de supporters aurait été "passé à tabac par des forces de police surexcitées et armées" et parle d' "un tir de flash-ball en plein visage". Une information judiciaire devrait être ouverte pour déterminer l'origine précise de la blessure de la victime parmi la dizaine d'excités, dont l'oeil serait "définitivement perdu".
Dans un communiqué publié dimanche, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a "fait part de son indignation" après ces incidents. Il demande aux "responsables du Sporting Club de Bastia d'intensifier leur travail de lutte contre les dérives de certains de leurs supporters ultras". Il appelle également à une poursuite de la lutte contre le "hooliganisme".

Les violences insurrectionnelles s'étendent de Bastia à Corte

De faux manifestants étudiants ou de vrais militants nationalistes ?
Quelque cinq cents fans de foot, en majorité des étudiants, mais aussi des militants nationalistes, s'étaient rassemblées en fin d'après-midi devant la gendarmerie, située à la périphérie de Corte dans un quartier pavillonnaire. Ils entendaient aussi  manifester leur soutien aux supporters du SC Bastia poursuivis à Reims pour violences lors de heurts avec la police samedi soir.


VOIR et ENTENDRE un reportage sur les affrontements entre manifestants et gendarmes mobiles à Corte:




jeudi 21 novembre 2013

Le "tireur fou" de Libération appartenait à la gauche ultra

Abdelhakim Dekhar, suspect déjà condamné dans l'affaire Rey-Maupin

Appartenance à la mouvance anarcho-révolutionnaire 

L'affaire Rey-Maupin nous ramène au mouvement anti-CIP de mars 1994 pour lequel Florence Rey (1975) et Audry Maupin (1972) se mobilisent. Sous l'influence de Guy Debord, communiste de l'internationale situationniste, Audry Maupin, qui rêvait d'un nouveau Mai 68, se radicalise et le couple se marginalise, vivant à Nanterre dans un squat et fréquentant le mouvement autonome, classé à gauche de l'extrême gauche insurrectionnelle révolutionnaire.

Audry et Abdelhakim Dekhar côtoient l'extrême gauche, les anarchistes et le milieu alternatif.

En 1994, un collectif autonome est créé à l'occasion du mouvement anti-CIP : le "MARS" (Mouvement d'Action et de Résistance Sociale). La Coordination des sans-abris (étudiants, SDF, chômeurs, des militants anarchistes ou néo-syndicalistes, dit d'action directe de toutes tendances) ouvre des squats. C'est aussi l'année de l'apparition du Collectif d'agitation pour un revenu garanti optimal (CARGO) et de "Travailleurs, Chômeurs, et Précaires en colère" (TCP), proche de AC!
Le 4 octobre, à la suite d'un braquage à Pantin, une fusillade éclate dans Paris entre la police et deux autonomes, ...Audry Maupin et Florence Rey. Trois policiers et un chauffeur de taxi sont tués. Audry Maupin est abattu par la police. Florence Rey est arrêtée, puis incarcérée quelques jours plus tard. Elle est surnommée par la presse la tueuse née ou la tueuse de flics. 

Cette tuerie marqua les esprits par sa violence, la jeunesse des protagonistes, leurs personnalités, au point de relancer le débat sur la peine de mort en France.


En 1994, quel est le rôle d'Abdelhakim Dekhar ? 
Né le 24 septembre 1965 à Algrange, commune communiste en 1994, dans le département de la Moselle, il est d'origine algérienne et de religion musulmane, il réside à Aubervilliers et fréquente les milieux d'extrême-gauche. Fils d'un ex-agent de liaison du FLN pendant la guerre d’Algérie, et d'une mère également originaire de petite Kabylie, Abdelhakim Dekhar, alias "Toumi, dispose de la double nationalité, française et algérienne. Il n'est donc pas "de type européen", comme aussitôt indiqué, le 18 novembre 2013.

Le 5 juillet 1994, lorsque sa voiture est emmenée à la pré-fourrière de Pantin, Abdelhakim Dekhar achète un fusil à pompe à La Samaritaine, propose à Audry Maupin d'attaquer la pré-fourrière et de s'emparer des armes des gardiens pour s'en servir dans des futures attaques de banques. Le 3 octobre 1994, Audry Maupin et Abdelhakim Dekhar effectuent une reconnaissance des lieux à Pantin. 
Le jour J, le 4 octobre, quand les choses tournent mal, Abdelhakim Dekhar prend la fuite le premier, abandonnant ses complices.

Dans leur fuite, les trois prennent en otage Amadou Diallo,un chauffeur taxi, qui précipite son véhicule sur une voiture de police pour échapper à ses agresseurs. Mais Audry Maupin ouvre aussitôt le feu à bout portant sur un des policiers. Maupin tire une seconde fois sur le deuxième gardien de la paix qu'il touche dans le dos, puis sur Amadou Diallo qui tentait de s'échapper, mais qui succombe sous les tirs de Maupin. Le troisième policier riposte, mais Florence Rey se met aussi à tirer et deux passants sont atteints par des balles. Les deux tueurs prennent un second véhicule en otage, sont interceptés par d'autres agents de police et les tirs reprennent. "En trente minutes, cinq personnes, dont trois policiers, ont été tuées. Depuis bien longtemps, la capitale n'avait pas connu un tel bain de sang ", écrit le journaliste Frédéric Couderc. 
Cette fusillade rappelle alors le précédent tragique de l'avenue Trudaine où deux policiers sont abattus par le groupe armé Action Directe en 1983.

Abdelhakim Dekhar refait soudain parler de lui en novembre 2013 

Il est l'auteur présumé de menaces armées dans les locaux de BFM TV le 15 novembre 2013.

Le 18 novembre 2013, il récidive,
 tirant au fusil à pompe dans les locaux du journal Libération blessant grièvement un photographe travaillant pour le quotidien socialiste. 

Il se rend ensuite à La Défense
devant la Tour Société Générale et procède à d'autres tirs sans faire de blessé, puis couvre sa fuite sur les Champs Élysées en prenant en otage un automobiliste. 
S'ensuit une importante mobilisation policière et médiatique en région parisienne. 
Une dénonciation permettra son interpellation dans un véhicule stationné dans un parking souterrain de Bois-Colombes, cinq jours plus tard,  le 20 novembre 2013 après que son portrait a été diffusé. 
Il est finalement confondu par ses empreintes ADN, quand son domicile peut être perquisitionné sur les indications de la personne qui l'a reconnu pour l'avoir hébergé quelques jours.