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jeudi 26 mars 2015

Chômage: trois Français sur quatre ne prévoient pas de baisse avant 2017

69% de Français ne croient pas à une baisse du taux de chômage avant 2017

Seulement 30% des sondés tablent encore sur un recul


6% le prévoient en 2015, 14% en 2016 et 10% en 2017, selon un baromètre OpinionWay pour Axys Consultants–Le Figaro–BFM Business, publié jeudi. 

Les sympathisants du PS sont les plus optimistes:  60% misent sur une baisse d'ici la fin du quinquennat, une hypothèse que ne retiennent que 24% des proches de l'UMP et seulement 10% de ceux du FN.

Parmi ceux qui prévoient une baisse, 71% la jugent liée avant tout à une reprise internationale et seulement 29% des sympathisants socialistes à l'action du gouvernement.

Quelles seraient les mesures jugées efficaces pour réduire le chômage?

73% évoquent une baisse des charges des entreprises, 60% un assouplissement des accords de maintien dans l'emploi, 49% une baisse du montant et de la durée d'indemnisation du chômage, 39% une facilitation des licenciements individuels et 25% une réduction du temps de travail (à 32 heures par semaine).
Par proximité partisane, la baisse des charges semble efficace à 91% des sympathisants UMP, 78% de ceux du FN et 68% de ceux du PS. La baisse des indemnisations est citée par 65% des proches de l'UMP, 51% de ceux du FN et 41% du PS.

Moins d'un salarié du privé sur deux (45%) est favorable à une baisse du montant et de la durée des allocations, et seulement 12% des chômeurs. En revanche, les salariés du public et les retraités, non concernés par cette mesure, y sont favorables à respectivement 49% et 62%.

Par ailleurs, 71% des personnes interrogées sont favorables à une dégressivité des allocations chômage et 57% à un contrat de travail unique.

Enquête réalisée les 18 et 19 mars auprès de 1.004 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

69% des Français ne peuvent donc croire que Hollande puisse oser se représenter en 2017...

dimanche 12 octobre 2014

Allocation-chômage: Macron veut faire tomber les tabous des syndicats

"Il ne faut ni tabou, ni posture" sur l’assurance-chômage", assène le ministre de l'Economie

Provocation en plein débat à gauche sur l’opportunité de débattre du montant et de la durée des allocations
,
L'orgueilleux Macron
le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a estimé dimanche qu’il ne doit "pas y avoir de tabou ni de posture" sur l’assurance-chômage. "L’assurance-chômage est en déficit de 4 milliards d’euros; quel responsable politique peut s’en satisfaire?"

La réforme de son prédécesseur est "insuffisante" et le "sujet reviendra en temps voulu", a prévenu le ministre de Hollande, dimanche dans le JDD. "Il y a eu une réforme, elle est insuffisante. On ne pourra pas en rester là. C’est aux partenaires sociaux qu’il appartient de faire avancer les choses", a lancé dans les colonnes du JDD. 
"Mais comme l’Etat garantit financièrement le régime, il peut aussi reprendre la main si les blocages sont trop lourds", a-t-il menacé.

Le Premier secrétaire du PS défend la doxa socialiste

Jean-Christophe Cambadélis a aussitôt pris le contre-pied du ministre de l’EconomieBien que Macron ne soit pas un élu et qu'il ne soit pas membre du parti, le patron du PS lui rappelle quels sont les devoirs des ...ministres ! Violant ainsi la sacro-sainte règle démocratique de la séparation des pouvoirs, l'ex-trotskiste et premier secrétaire désigné par l'Elysée enjoint au ministre de Valls de se conformer à la parole présidentielle. "La gauche n’a pas de tabous, mais elle a quelques totems, en particulier le fait que quand le président de la République s’exprime, les ministres appliquent", lui a rappelé e garde-chiourme à son arrivée du Conseil national du PS à Paris. 

Est-ce une fin de non recevoir à ce chantier?
 

"Absolument", a tranché le député de l'Est parisien.
Actuellement, le montant des allocations perçues par un demandeur d’emploi est constant pendant toute sa période d’indemnisation et la durée est calculée selon le principe "un jour travaillé = un jour indemnisé", dans la limite de deux ans pour les actifs de moins de 50 ans, trois ans pour ceux de 50 ans et plus. 
La nouvelle convention chômage, entrée en vigueur le 1er juillet après un accord entre seulement trois syndicats (CFDT, FO et CFTC, à l'exclusion de la CGT et de Solidaires) et le patronat (CGPME, le Medef, et l'UPA), doit en principe permettre à l’UNEDIC d’économiser 1,9 milliard d’euros d’ici à fin 2016 (830 millions, selon une autre estimation), alors que ses comptes sont dans le rouge: 3,8 milliards d’euros de déficits prévus en 2014 pour une dette de 21,4 milliards. 
La CGT a annoncé en juin qu'elle attaque les signataires en justice. Or, la deuxième vague de mesures de la convention assurance chômage du 14 mai 2014 est entrée en vigueur au 1er octobre.

Le ministre de l'Economie est -semble-t-il- entré en conflit avec le chef de l'Etat 


Lundi à Londres, 
le Premier ministre Manuel Valls avait lancé le débat, estimant que la question du montant et de la durée de l’indemnisation du chômage devait "être posée", selon des propos rapportés dans la presse. "La question de l’efficacité, de l’équité des règles de ce régime (...) est un débat légitime", avait-il insisté mercredi à l’Assemblée.

Il apparaît en fait que pour ne pas être accusé de reculade, Hollande envoie le gouvernement au casse-pipe. Face à la bronca suscitée à gauche par les propos de Valls et Macron qualifiés de "provocation" par les syndicats, François Hollande s’était montré plus foireux jeudi, en se déchargeant à nouveau de toute responsabilité sur les partenaires sociaux : "Sur l’indemnisation du chômage il y a une convention qui vient d’être signée en 2014 et une autre est prévue en 2016 et il y a une rencontre qui est organisée entre les partenaires sociaux et Pôle emploi".

Cette nouvelle convention, en vigueur jusqu’à fin 2016, durcit le régime de certains allocataires, notamment les cadres touchant une importante indemnité de départ et les intermittents du spectacle.
Le conflit est général, entre gouvernement et syndicats, comme au sein même de l'exécutif. Les bénéficiaires de l'assurance-chômage sont au milieu...