Le Figaro met les militants au parfum
Une enquête a été ouverte pour essayer d'identifier les bénéficiaires d'environ 300.000 euros sortis, depuis près de trois ans, des caisses (bien garnies) de la FIDL et des Parrains de SOS Racisme. Les relevés bancaires révèleraient que le socialiste Juju Dray a été le destinataire de la moitié de cette somme.
Le journal Le Figaro nous informe de ce que taisent (autant que possible et tant qu'ils peuvent) Libération ou Rue89, Le Monde ou LePost, France Inter ou le Nouvel Observateur. C'est à lire dans l'édition du samedi 20-dimanche 21, à la page 3. Même pas en première page, mais Le Figaro, ce n'est ni les p'tites 'bayroutes' de Marianne, ni les nantis négligés du Canard Enchaîné...
Une enquête a été ouverte pour essayer d'identifier les bénéficiaires d'environ 300.000 euros sortis, depuis près de trois ans, des caisses (bien garnies) de la FIDL et des Parrains de SOS Racisme. Les relevés bancaires révèleraient que le socialiste Juju Dray a été le destinataire de la moitié de cette somme. Le journal Le Figaro nous informe de ce que taisent (autant que possible et tant qu'ils peuvent) Libération ou Rue89, Le Monde ou LePost, France Inter ou le Nouvel Observateur. C'est à lire dans l'édition du samedi 20-dimanche 21, à la page 3. Même pas en première page, mais Le Figaro, ce n'est ni les p'tites 'bayroutes' de Marianne, ni les nantis négligés du Canard Enchaîné...
Le syndicat lycéen et l'association ont été perquisitionnés hier
DEUX associations proches de Julien Dray se trouvent désormais au centre de l'affaire des détournements de fonds qui a conduit vendredi matin à une série de perquisitions [Lire PaSiDupes]. Selon le parquet de Paris, elles seraient les victimes, puisque les mouvements de fonds suspects auraient été commis « à leur préjudice ». Les enquêteurs veulent savoir si les associations avaient conscience de l'utilisation qui était faite de leurs comptes en banque [ou si c'était avec leur complicité...] . Au cœur des manifestations à l'encontre du projet de loi de Xavier Darcos depuis le début du mois, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), deuxième syndicat étudiant, revendique des comités dans toute la France et 6 000 adhérents [qui cotisent].
C'est en 1986 que la Fidl est devenue l'une des associations porte-parole de la contestation lycéenne lors du mouvement contre le projet de loi Devaquet. Inscrite sous un statut d'association, elle s'est structurée dans le giron de SOS-Racisme, tandis que les permanents étaient, selon un ancien, « nommés par Julien Dray ». La plupart des membres du bureau national appartenaient d'ailleurs à son courant, la Gauche socialiste, jusqu'à sa dissolution en 2002.
Actions de sensibilisation
Delphine Batho, une proche de Julien Dray, la dirigea un moment avant de rejoindre officiellement le Parti socialiste. Elle est aujourd'hui députée dans la circonscription des Deux-Sèvres. Au poste occupé jusque-là par Ségolène Royal. Embarrassée par cette affaire, les permanents de la Fidl évitaient vendredi de commenter les perquisitions.
L'Association des Parrains de SOS-Racisme, quant à elle, regroupe les bienfaiteurs de l'association antiraciste crée en 1984 par plusieurs cofondateurs au nombre desquels Julien Dray et Harlem Désir. Présidée par l'ancien PDG d'Yves Saint Laurent, Pierre Bergé, l'Association des Parrains de SOS-Racisme avait tenu son dîner annuel en janvier dernier sur la péniche du Maxim's à Paris.
[La gauche régale] Elle avait réuni 300 personnes et plusieurs personnalités de premier plan dont la garde des Sceaux Rachida Dati, la secrétaire d'État en charge de la Politique de la ville Fadela Amara ou encore le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Ce rendez-vous, qui brasse des personnalités du monde politique, du spectacle, du monde des lettres et des membres de SOS, permet chaque année de collecter des fonds. Qui viennent compléter les subventions publiques que reçoit l'association antiraciste.
Depuis plusieurs semaines, ces aides sont d'ailleurs bloquées, asphyxiant les activités des 80 comités qui œuvrent en France et rassemblent près de 5 000 membres. Au siège de l'association, 8 permanents coordonnent des actions de sensibilisation au racisme, mais aussi l'aide aux victimes de discriminations. L'association a conduit plusieurs procès ainsi que des testings pour mettre en évidence ces pratiques illégales. Désormais, l'association craint d'« être la victime collatérale d'une grande opération spectacle. Qui sont les donateurs qui voudront nous financer après cette publicité ? » Et de dénoncer, sur le fond, de « vilaines rumeurs, des perquisitions sans explications, et pas de garde à vue : probablement beaucoup de bruit pour rien », veulent croire les responsables.
Julien Dray fait valser l'argent
Julien Dray, conseiller spécial de campagne présidentielle de Désirdavenir Royal, avait déjà fait l'objet d'une enquête préliminaire en 1999 concernant l'achat, réglé en partie en liquide, d'une montre d'une valeur d'environ 38.000 euros [ou 250.000 francs, de marque Patek-Philippe, achetée Place Vendôme à Paris]. C'est toujours autant que DAL n'aura pas ... Elle avait finalement été classée sans suite [le 28 janvier 2000].
Revenant sur cette affaire, il déclare qu'il n'est pas un collectionneur de montres. «Je suis un acheteur compulsif, ça veut dire que j'achète et que je revends pour acheter», explique-t-il au JDD, sans préciser s'il les achète le dimanche.
Quant aux rumeurs de joueur de poker, le député raconte qu'il «ne joue pas des sommes folles». «Je joue avec des copains, la cave est à un euro, les gains vont au pot commun et on fait la fête avec. C'est comme ça depuis des années». Juju n'est qu'une victime innocente du système capitaliste et libéral qui traque les socialistes !
Lire dans PaSiDupes ce qui concerne l'affaire de la MNEF, une mutuelle socialiste d'étudiants, pompe à fric du PS.
DEUX associations proches de Julien Dray se trouvent désormais au centre de l'affaire des détournements de fonds qui a conduit vendredi matin à une série de perquisitions [Lire PaSiDupes]. Selon le parquet de Paris, elles seraient les victimes, puisque les mouvements de fonds suspects auraient été commis « à leur préjudice ». Les enquêteurs veulent savoir si les associations avaient conscience de l'utilisation qui était faite de leurs comptes en banque [ou si c'était avec leur complicité...] . Au cœur des manifestations à l'encontre du projet de loi de Xavier Darcos depuis le début du mois, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), deuxième syndicat étudiant, revendique des comités dans toute la France et 6 000 adhérents [qui cotisent].
C'est en 1986 que la Fidl est devenue l'une des associations porte-parole de la contestation lycéenne lors du mouvement contre le projet de loi Devaquet. Inscrite sous un statut d'association, elle s'est structurée dans le giron de SOS-Racisme, tandis que les permanents étaient, selon un ancien, « nommés par Julien Dray ». La plupart des membres du bureau national appartenaient d'ailleurs à son courant, la Gauche socialiste, jusqu'à sa dissolution en 2002.
Actions de sensibilisation
Delphine Batho, une proche de Julien Dray, la dirigea un moment avant de rejoindre officiellement le Parti socialiste. Elle est aujourd'hui députée dans la circonscription des Deux-Sèvres. Au poste occupé jusque-là par Ségolène Royal. Embarrassée par cette affaire, les permanents de la Fidl évitaient vendredi de commenter les perquisitions.
L'Association des Parrains de SOS-Racisme, quant à elle, regroupe les bienfaiteurs de l'association antiraciste crée en 1984 par plusieurs cofondateurs au nombre desquels Julien Dray et Harlem Désir. Présidée par l'ancien PDG d'Yves Saint Laurent, Pierre Bergé, l'Association des Parrains de SOS-Racisme avait tenu son dîner annuel en janvier dernier sur la péniche du Maxim's à Paris.
[La gauche régale] Elle avait réuni 300 personnes et plusieurs personnalités de premier plan dont la garde des Sceaux Rachida Dati, la secrétaire d'État en charge de la Politique de la ville Fadela Amara ou encore le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Ce rendez-vous, qui brasse des personnalités du monde politique, du spectacle, du monde des lettres et des membres de SOS, permet chaque année de collecter des fonds. Qui viennent compléter les subventions publiques que reçoit l'association antiraciste.
Depuis plusieurs semaines, ces aides sont d'ailleurs bloquées, asphyxiant les activités des 80 comités qui œuvrent en France et rassemblent près de 5 000 membres. Au siège de l'association, 8 permanents coordonnent des actions de sensibilisation au racisme, mais aussi l'aide aux victimes de discriminations. L'association a conduit plusieurs procès ainsi que des testings pour mettre en évidence ces pratiques illégales. Désormais, l'association craint d'« être la victime collatérale d'une grande opération spectacle. Qui sont les donateurs qui voudront nous financer après cette publicité ? » Et de dénoncer, sur le fond, de « vilaines rumeurs, des perquisitions sans explications, et pas de garde à vue : probablement beaucoup de bruit pour rien », veulent croire les responsables.
Julien Dray fait valser l'argent
Julien Dray, conseiller spécial de campagne présidentielle de Désirdavenir Royal, avait déjà fait l'objet d'une enquête préliminaire en 1999 concernant l'achat, réglé en partie en liquide, d'une montre d'une valeur d'environ 38.000 euros [ou 250.000 francs, de marque Patek-Philippe, achetée Place Vendôme à Paris]. C'est toujours autant que DAL n'aura pas ... Elle avait finalement été classée sans suite [le 28 janvier 2000].
Revenant sur cette affaire, il déclare qu'il n'est pas un collectionneur de montres. «Je suis un acheteur compulsif, ça veut dire que j'achète et que je revends pour acheter», explique-t-il au JDD, sans préciser s'il les achète le dimanche.
Quant aux rumeurs de joueur de poker, le député raconte qu'il «ne joue pas des sommes folles». «Je joue avec des copains, la cave est à un euro, les gains vont au pot commun et on fait la fête avec. C'est comme ça depuis des années». Juju n'est qu'une victime innocente du système capitaliste et libéral qui traque les socialistes !
Lire dans PaSiDupes ce qui concerne l'affaire de la MNEF, une mutuelle socialiste d'étudiants, pompe à fric du PS.
A noter que la justice de classe a toujours épargné l'ex-trotskiste Julien Dray qu'elle n'a jamais éclaboussé par une condamnation judiciaire: avis aux magistrats du SM...