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vendredi 9 février 2018

Méthode Macron : les agriculteurs de "ZAD" obtiennent satisfaction à Toulouse et Montauban, comme à Notre-Dame-des-Landes

Les agriculteurs en colère débloquent ici, mais bloquent là...

Levée des blocages des agriculteurs de Toulouse et Montauban qui ont obtenu gain de cause
Mercredi 7 février, lors du blocage des agriculteurs, sur l'A620, le périphérique toulousain.
Mercredi 7 février, lors du blocage des agriculteurs, sur l'A620, le périphérique toulousain.
 (B. Colin / 20 Minutes)
Les agriculteurs ont obtenu le maintien d’une grande partie des communes en zones agricoles défavorisées (ZAD). Une levée progressive des blocages était en cours, jeudi.

Après dix jours de mobilisation à Montauban et Toulousependant lesquels les agriculteurs se sont sentis abandonnés et les citadins bloqués, le retour à la normale s'est amorcé ce jeudi 8 au matin sur les routes de Haute-Garonne. Ils ont obtenu gain de cause mercredi soir. Près de 800 des 1.100 communes qui devaient sortir de la carte des zones agricoles défavorisées (ZAD) y sont finalement maintenues.

Les exploitants agricoles concernés seront encore éligibles aux indemnités compensatoires de handicaps naturels. Une mobilisation payante mais qui aura duré plus de dix jours, à travers des blocages permanents dans le Tarn-et-Garonne, où ponctuels comme à Toulouse, mercredi sur l’A620, ou à Villefranche-de-Lauragais, sur l’A61.

Fin des blocages dans la soirée à Toulouse et en Occitanie. Les agriculteurs Fnsea et Ja obtiennent satisfaction sur le maintien des aides européennes (zones agricoles défavorisées) @CNEWS

"C’est une grosse satisfaction, mais c’est tout de même navrant de devoir en arriver là, aussi bien pour nous que pour les automobilistes", commente Nicolas Ates du syndicat des Jeunes Agriculteurs.

Levée du blocage en milieu de nuit
S’ils ont obtenu gain de cause, la levée du blocage sur l’A620, au niveau de la Cépière, ne devait intervenir qu’en fin de soirée. Après, les personnels de la direction des routes du sud-ouest seront à pied d’œuvre pour nettoyer le bitume et ramasser les déchets et autre lisier, pour une réouverture dans la matinée.

La préfecture du Tarn-et-Garonne informait qu’elle maintenait toutefois certaines mesures d’interdiction en raison des dégâts occasionnés sur la voirie. La circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes sur l’ensemble des routes départementales est ainsi interdite jusqu’à midi et "pour des raisons de sécurité, l’interdiction des transports scolaires est maintenue le jeudi 8 février 2018".


En revanche, les agriculteurs en colère bloquent l'A61 au niveau de Castelnaudary, Aude
Après la réunion de mercredi entre le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, et les représentants des syndicats agricoles d'Occitanie, le ministère devait présenter ce vendredi aux représentants la nouvelle carte des zones défavorisées au plan national. Si la plupart des agriculteurs se sont dits satisfaits des propositions, certains départements, comme le Gers, le Lot, l'Aveyron et l'Aude le sont beaucoup moins. 

Dans l'ouest de l'Aude, les agriculteurs de la Piège, un canton qui devrait sortir de la carte des zones défavorisées, ont décidé de manifester à nouveau leur colère ce vendredi.
Ce vendredi 9 février, ils avaient mis en place, sur l’A61 et sur la RD6113, des sorties obligatoires, à Castelnaudary dans le sens de circulation, Toulouse-Carcassonne et à Bram dans le sens Carcassonne-Toulouse. Les usagers, ainsi déviés, étaient ensuite orientés par les agriculteurs vers une boucle sur le réseau secondaire, dans un quadrilatère Castelnaudary/Gaja-la-Selve/Fanjeaux/Bram, avant de reprendre la direction de leur destination.

Leur objectif étant d'obliger les automobilistes à transiter par leur canton de La Piège pour qu'ils se rendent compte de la réalité géographique de leur territoire.

Des élus en soutien, une action en justice prévue. 
A 17 heures, des élus se sont  rassemblés à la sortie de Fanjeaux. Ils réclament d'ores et déjà au ministre de l'Agriculture de venir sur place donner des explications. Vers 18h, comme promis, les agriculteurs audois ont commencé à lever les barrages.
Néanmoins, les agriculteurs ont déjà décidé de porter l’affaire devant le tribunal administratif et la Cour européenne de justice. "Nous sommes prêts. Nous avons des données. Chaque agriculteur, sur son exploitation, fait des analyses de terre. Nous allons nous en servir pour bien prouver que ce territoire est bien un territoire de handicap. Nous monterons un dossier technique qui ira devant la juridiction. 
Aujourd’hui, l'INRA refuse de nous donner ses calculs. C’est un juge qui le leur réclamera", assène Serge Vialette, président de la FDSEA.

En conséquence, le trafic est très perturbé sur ce secteur, et plus globalement dans le triangle Villefranche-de-Lauragais (31), Carcassonne (11) et Mirepoix (09).

120 km de détour pour les automobilistes.
Dans la journée, Vinci Autoroutes avait mis en place une déviation, en invitant les automobilistes à sortir dès Villefranche-de-Lauragais, dans le sens Toulouse-Narbonne, et dès Carcassonne, dans le sens Narbonne-Toulouse. Pour éviter les 16 km d'autoroute coupés entre Bram et Castelnaudary, il fallait alors en parcourir 120...
Des itinéraires conseillés étaient aussi mis en place et les usagers invités à limiter ou reporter leurs déplacements sur les secteurs perturbés.
Le Centre Opérationnel Départemental (COD) a été activé en préfecture. Le PC route a été activé par le Conseil départemental.

vendredi 21 juin 2013

Fronde: des élus PS de Carcassonne renvoient Batho à Paris

Ils n'ont rien à faire de la ministre de l’Environnement 

Indésirable, la ministre de Ayrault n'était pas à Carcassonne vendredi.

La petit Batho devait animer un débat sur la transition énergétique dans les locaux hors d'eau du Conseil Général. 
Outre qu'il lui avait échappé que sa place était plutôt auprès des sinistrés de Haute-Garonne, les élus socialistes de l’Aude et de la région lui ont fait savoir qu'ils avaient mieux à faire que de  l’accueillir pour débattre de ce qui est déjà décidé à la capitale. "Face à la crainte de voir reléguer aux 'calendes grecques' la ligne nouvelle Montpellier -Perpignan, les grands élus audois et de la Région ont décidé de ne pas participer au débat prévu le 21 juin sur la transition écologique en présence de la ministre de l’écologie et du développement durable. Certes, à ce stade de la procédure, rien n’est encore définitif et il ne s’agit que d’indiscrétions sur le contenu du rapport de la commission Duron, parues dans la presse régionale et dans l’Usine nouvelle. Mais aucun propos gouvernemental ni provenant de ladite commission n’est venu démentir ce qui ne peut pas être interprété comme de simples rumeurs.", annonce un communiqué envoyé hier en fin de journée dans les rédactions.

"C’est une vraie fronde, renchérit André Viola, président du Conseil général de l’Aude

Pour nous, la ligne LGV, c’est un dossier capital, vital même, sur lequel tout le monde est mobilisé et qui est financé en grande partie par les collectivités territoriales. Nous n’avons rien contre Delphine Batho, mais elle représente le ministère de tutelle. ça servait à quoi de faire semblant de débattre avec elle aujourd’hui. Le gouvernement a besoin de soutien mais nous aussi. Ceci dit, le match n’est pas fini, on va y aller tous ensemble."

Un "contentieux" qui s’ajoute aux dossiers déjà ouverts avec le gouvernement socialiste. 
A Castelnaudary, où le maire PS, Patrick Muagard s’est même mis en congé du parti, on n’a pas avalé la façon dont on lui a annoncé la fermeture du commissariat et donc on a géré, au moins au début, la crise Spanghero. Il faudrait peut-être leur envoyé Montebourg, puisqu'on ne sait pas non plus si c'est du cheval ou du boeuf aux hormones.

Devoir de mémoire
Lien PaSiDupes - "D. Batho (PS) refuse de céder son logement social parisien à une famille défavorisée": Delphine Batho (PS) s'incruste dans son logement du parc social parisien