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jeudi 26 juin 2008

Le procureur Bernard Beffy et les Prud’hommes de Maubeuge

Un procureur autoritaire et cassant ?
Bernard Beffy s'illustre actuellement dans l'affaire de la gifle-réflexe à un jeune adolescent insolent qui avait traité son professeur de 'connard' au collège de Berlaimont (Nord). Lire PaSiDupes et autre lien
Mais le procureur a déjà fait parler de lui: il s'est fait un nom dans à l'affaire VA-OM (OM-Valenciennes), dont il fut le juge d'instruction. Lien Wikipedia
15 janvier 2007 - Bernard Beffy, substitut du procureur général près la cour d'appel de Douai, est chargé des fonctions de procureur de la République près le tribunal de grande instance d'Avesnes-sur-Helpe.
17 février 2007 - Bernard Beffy a été installé dans ses fonctions de procureur d'Avesnes-sur-Helpe, Hainaut
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Le quotidien régional La Voix du Nord du samedi 26.01.2008 rapporte une situation dans laquelle le procureur manifeste ses aptitudes au dialogue... :

Les Prud'hommes bloqués hier, sur fond de désunion syndicale
Au cours d'une action-surprise, la CGT a bloqué l'audience de rentrée solennelle du Conseil de Prud'hommes, hier matin, pour protester contre sa fermeture programmée. Une initiative incomprise par la présidence du Conseil et qui souligne la mésentente entre syndicats sambriens. Une autre réunion est prévue le 5 février.
D'ordinaire, les audiences de rentrée solennelle sont plus sereines. Cette année, ce fut la surprise et la pagaille, au Conseil de Prud'hommes de Maubeuge. Un peu avant 9 heures, hier, rue du 145e RI, une banderole protestait contre la fermeture du lieu, programmée par la réforme de la carte judiciaire. La CGT, suivie par la CFTC et les militants d'autres syndicats qui agissaient en leur nom propre (ou à l'encontre de leur union locale), avait mobilisé : une cinquantaine de personnes (une trentaine en fin de matinée), la télé, la radio, la presse écrite... Pourquoi un tel remue-ménage ? « Après toutes nos actions, on continue à nous ignorer », explique André Chandelier, de la CGT. Pétitions, courriers, sollicitations n'ont rien donné. Alors hier, ils ont décidé de manifester, devant le conseil de Prud'hommes, et d'empêcher la tenue des élections des conseillers et de la présidence de ce tribunal.
L'initiative a provoqué la surprise de la plupart des personnes qui s'attendaient à une réunion de rentrée certes importante, mais pas annulée. Ce fut de la colère que ressentirent le président sortant, Dominique Perrault (CFDT), son vice-président, Jean-Pierre Steurbaut, et le procureur de la République Bernard Beffy. Ce dernier n'a pas eu de mots assez durs devant les manifestants : « La justice, ici, ne peut pas fonctionner normalement. Si je constate que la justice prud'homale ne peut pas se tenir à Maubeuge, je prendrai mes responsabilités de procureur. » À savoir : « Les contentieux seront jugés ailleurs. Et dans quinze jours, c'est la fermeture ! Vous vous tirez une balle dans le pied ! »
La CGT veut une table ronde « On aurait pu se passer de ça, commente Dominique Perrault. Quelle image on donne de la justice prud'hommale ! » Devant les manifestants, il a rappelé les devoirs des conseillers prud'hommaux : servir et concilier, comme le dit leur devise, laissant leurs préférences syndicales au vestiaire. En bref : ne pas mélanger syndicats, prud'hommes et politique.
Après son coup d'éclat, la CGT a demandé la tenue d'une table ronde. Avec tous les élus sambriens, concernés par ce projet de fermeture des Prud'hommes. Et donc avec Christine Marin, députée, à qui ils demandent en plus « qu'elle intervienne à l'Assemblée nationale, la semaine prochaine ».
Qui pourrait affirmer que le procureur est homme de dialogue ?

Un prof insulté et ce sont 800 euros d'amende requis pour gifle

Le papa gendarme « attend avec un peu de tension et d'appréhension »
"Ce n'est pas une gifle, c'est une scène de violence", a estimé le procureur.
800 euros amende ont été requis mercredi 25 juin devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe (Nord) à l'encontre d'un professeur de Berlaimont (Nord), jugé pour avoir giflé un élève de 11 ans qui l'avait pourtant traité de "connard". José Laboureur, professeur quinquagénaire de technologie au collège Gilles-de-Chin, comparaissait pour "violences aggravées". Il encourait 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.
Le procureur de la République d'Avesnes-sur-Helpe, Bernard Beffy, devant lequel l’insulté comparaissait s’est livré à une analyse psychologique.
Les juges et procureurs reçoivent-ils une formation spécifique ou se forment-ils sur France 5 auprès de l’émission Les Maternelles ou dans Femme Actuelle? "Ce n'est pas une gifle, c'est une scène de violence. Au-delà de ces violences, il y a une volonté d'humiliation", a estimé dans son réquisitoire. C’est son intime conviction, mais on aimerait en savoir plus sur son fondement.
Ses attendus ne sont que des considérations.
"Berlaimont n'est pas une classe de 40 élèves de terminale à Bobigny qui ont de 17 à 20 ans et mesurent 1,90 m et qui s'en prennent à une jeune professeur qui vient d'obtenir son Capes", a-t-il ajouté. Il est vrai que là-bas, ce sont les élèves qui frappent les profs. Ces derniers n’insultent pas leurs élèves pour mériter çà, voilà toute la différence qui échappe à cet ex- juge de l’affaire OM-Valenciennes.
Reprochant au professeur un caractère "impulsif", il a estimé que le collège "ne présentait pas de problèmes de discipline" et que l'enfant n'était pas un élève difficile. La preuve! Il a en revanche échappé à ce psy formé sur la bête le tas que le pauvre enfant a pu se rebeller à l'école contre une autorité militaire qu'il subit à la maison.
Les propos du procureur méconnaissent absolument la réalité du terrain.
Il veut ignorer que le seuil auquel un établissement est jugé difficile est extrêmement élevé. Les profs sont réduits au silence par une hiérarchie prompte à les condamner et qui minimise ce qu’il est convenu d’appeler pudiquement ‘incivilités’. Ce procès n’est pas fait pour rompre leur isolement : il va les murer encore davantage dans le silence de leur pratique quotidienne.
L'avocat de José Laboureur, Me Jean-Marc Villesèche, avait expliqué avant l'ouverture du procès : "Il attend de son procès de pouvoir expliquer pourquoi il a pu pousser cet élève et lui administrer une gifle, expliquer qu'à ses yeux, il était dans le cadre de son exercice professionnel face à un élève qui le provoquait et cherchait l'affrontement".
L’avocat a plaidé la relaxe de son client. Le procureur n’a pas entendu: Bernard Beffy est resté sourd. L’élève avait refusé de ranger une table au fond de la classe. Débarrasse-t-il la table à la maison ou est-ce une humiliation de participer aux tâches collectives? Le collégien l'avait auparavant traité de "connard", tout en le regardant dans les yeux.
Bilan : le tribunal et 800 euros d'amende requis contre le représentant de l’autorité dans ce groupe-classe et trois jours d’exclusion de sa classe pour l’ado qui insulte son professeur. Trois jours incluant probablement le samedi et le dimanche, pour ne pas ‘pénaliser’ le malappris ! De quoi susciter des vocations de part et d’autre, mais à l’inverse.

Le gendarme met le professeur en retenue
Il convient de rappeler que le papa est militaire et qu’il a une certaine idée de l’autorité, qui pourrait d’ailleurs interpeller sa hiérarchie.
Le père gendarme a de l’autorité une notion unilatérale, puisqu’il avait déposé plainte, sachant que cela entraînait le placement en garde à vue du professeur pendant 24 heures. Absent au procès, le papa-gendarme attend "que le débat ne soit pas faussé et décalé sur la condition de professeur, sur les difficultés que peuvent rencontrer les enseignants", raconte leur avocat, Me Emmanuel Riglaire.
Position on ne peut plus ambiguë. Le plaignant connaît la situation difficile des enseignants, mais prétend l’ignorer.

1 euro de dommages et intérêts demandé, 800 euros requis !
Celui-ci a demandé à José Laboureur un euro de dommages et intérêts "pour toute la tempête dans laquelle il a emporté cet enfant". Il assure que "les considérations personnelles de José Laboureur et la médiatisation qu'il a donnée à sa défense ne pouvaient que déstabiliser cet enfant". Il a tous les torts et même d'autres...

La presse donne à l’affaire une tournure politique.
José Laboureur rencontre les plus grandes difficultés à laver son honneur des multiples diffamations dont il fait l’objet dans sa vie personnelle. Physiquement discriminé comme une brute épaisse du fait de son 1,90 m, il est d’ores et déjà victime de la double peine. Il fut amené à renoncer à la procédure de "plaider-coupable" d'abord prévue fin mars pour cette affaire : il avait expliqué vouloir un procès public pour se défendre.
Le procès suscite en effet de nombreuses réactions.
Une pétition de soutien est marquée au fer rouge par les journalistes militants, au motif qu’elle est lancée par le SNALC-CSEN, un syndicat enseignant classé à droite. Bien qu’elle ait recueilli deux fois 10 milliers de signatures, elle est présentée comme suspecte.
François Fillon avait également manifesté son "soutien" au professeur. Le Premier ministre soutient un de ses fonctionnaires et la gauche s’emporte !
Le père joue le grand jeu habituel.
Son représentant réclame une justice sereine : "Aujourd'hui, il attend avec un peu de tension et d'appréhension l'audience correctionnelle", dit son avocat. Un gendarme bien émotif et pathétique en civil, qui pour demander des comptes au professeur avait pourtant fait irruption dans l’établissement. En violation du règlement, sans rendez-vous ni autorisation. Et en uniforme.
'Parce que c'était lui, parce que c'était moi'
La gifle de Bayrou au gosse des quartiers qui lui faisait les poches, c'était un geste d'amour

francois bayrou met une gifle , baffe envoyé par pantone95330

Depuis 2007, le procureur Bernard Beffy a eu trop à faire pour mettre le politicien en examen... La justice de classe consiste aussi à s'en prendre aux petits profs.