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dimanche 26 février 2017

L'AFP et les Inrocks déclenchent la "colère juste" du FN. Et pas que...

Sur BFMTV, Florian Philippot dénonce la "petite crapulerie de l'AFP"

Clash sur BFMTV : Florian Philippot dénonce la «petite crapulerie de l'AFP»
David Doucet, rédacteur en chef des Inrocks, se délectant de la colère de Florian Philippot sur le plateau de BFMTV le 23 février 2017, capture d'écran YouTube/BFMTV, DR

Les media mainstream ne cessent de mener l'offensive politique de l'Etat-PS. 
Le Front national ose clamer l'indignation des droites en butte aux attaques incessantes des media aux mains de la bande des cinq milliardaires de gauche Pierre Bergé, Xavier Niel Matthieu Pigasse, Alain Weill ou Patrick Drahi.
Le soutien depuis les Etats-Unis d'un responsable du Ku Klux Klan a été monté en épingle par l'agence AFP, provoquant une vive réaction de Florian Philippot, indigné par une prise de parole montée en épingle par l'agence de presse française, dans le but de nuire. Et le ton est vite monté sur le plateau de BFMTV.

Le 23 février au soir, BFMTV avait mis en présence le porte-parole du FN et David Doucet, le rédacteur en chef des Inrocks (contrôlé par Matthieu Pigasse, par ailleurs co-actionnaire principal du Groupe Le Monde et du Huffington Post), mis en cause pour sa Une consacrée au blogueur Mehdi Meklat, le 1er février 2017.


Deux semaines après avoir été érigé en modèle de "l’avant-garde" des banlieues en Une des Inrocks, l'ex-journaliste
Mehdi Meklat est au cœur d'une polémique sur les réseaux sociaux pour des tweets ouvertement antisémites ou racistes.
Dans son numéro du 1er février, Les Inrocks allaient à la rencontre de Christiane Taubira, mais aussi de "Mehdi et Badrou, 24 ans chacun, [qui] ont été chroniqueurs à France Inter [et] journalistes au Bondy Blog". Ce dernier est un media hébergé par Libération et partenaire des chaînes publiques LCP et France Ô, qui -depuis les émeutes urbaines de 2005- se donne pour objectif de "raconter les quartiers populaires" à sa façon biaisée. Le magazine de la gauche bobo-friquée fait alors l'éloge des deux jeunes énergumènes représentatifs, selon le magazine du banquier Mathieu Pigasse, "d’une nouvelle génération venue de banlieue qui compte bien faire entendre sa voix"... Deux semaines plus tard, une multitude d'anciens tweets écrits par Mehdi Meklat – sous un pseudo franchouillard- étaient exhumés par des internautes, provoquant l'indignation d'autres, mais laissant la presse socialo-marxiste de marbre. Le contenu antisémite et homophobe de ces tweets visait à dresser la gauche contre la droite, à commencer par plus d'un lecteur des Inrocks. "Pourquoi les juifs ont le droit de prendre le métro [?]", s'interrogeait ainsi Mehdi Meklat qui se faisait passer pour son double raciste, un hologramme, un certain Marcelin Deschamps dans un tweet d'avril 2014.De même, sur un tweet de 2012, année d'élection présidentielle, pouvait-on lire : "Sarkozy = la synagogue = les juifs = shalom = Oui, mon fils = l'argent #ToiAussiFinanceLaCampagneDeSarkozy".
© Capture d'écran Twitter, @mehdi_meklat

Parmi les très nombreuses autres offenses racistes du compte Twitter flouté de Mehdi Meklat, on trouve par exemple : "LES BLANCS VOUS DEVEZ MOURIR ASAP" [«As soon as possible», soit "dès que possible"]...
© Capture d'écran Twitter, @mehdi_meklat
..."Faites entrer Hitler pour tuer les juifs #César2012"...
© Capture d'écran Twitter, @mehdi_meklat
...ou encore ce texte homophobe qui ne dérangea pas Pierre Bergé, ancien propriétaire du magazine gay 'Têtu' : "Christophe Barbier [ex-figure dominante de l'Express] a fait des enfants seropo !" – message accompagné de ce qui semble être une photographie de Matthieu Delormeau, animateur télévisé ouvertement homosexuel.
Tout se jouait sur les réseaux sociaux, sans que la presse gouvernementale n'ébruite les messages antisémitismes, racistes ou homophobes qui provoquaient pourtant le dégoût de nombreux internautes. Tandis que la presse étouffait l'affaire, certains "citoyens vigilants" dénonçaient des "tweets nauséabonds", et s'étonnaient que l'ex-Garde des Sceaux ait pu accepter de partager la couverture des Inrocks avec leur auteur.

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@JSSellem @d_sopo à diffuser, voici Mehdi Meklat du Bondy Blog et quelques-uns de ses tweets nauséabonds, mais ça ne dérange pas Taubira

Comme il se devait en terre hostile et, selon l'usage en vigueur parmi les journalistes mal-intentionnés, à quelques minutes de la fin du débat, la présentatrice Nathalie Lévy souhaita - d'autorité et non sans arrière-pensée-  revenir sur le soutien en forme d'hommage d'un responsable du Ku Klux Klan aux Etats-Unis, David Duke, à Jean-Marie Le Pen. Florian Philippot réagit alors vivement au traquenard de la chaîne d'Alain Weill qui, pour l'amplifier, fait écho à cette mise en exergue par le 'bureau de Washington' de l'AFP, alors que l'affaire Meklat provoquée par ses confrères était occultée.
Her father is a great man, a true patriot. He raised a strong & intelligent woman who understands how to play 21st century politics.🇫🇷 🇺🇸 🇫🇷 
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"C'est une crapulerie de l'AFP en guerre contre l'antisystème que nous sommes"
, s'insurge le vice-président du Front national, taclant l'agence de presse française (qui abreuve de ses dépêches les media paresseux) pour avoir fait ses choux gras du tweet d'un "cinglé", dans une dépêche reprise par de nombreux media. 
Avant d'ajouter, moqueur : "Il paraît que [David Duke] regarde BFMTV, on m'a dit, je ne sais pas si c'est vrai... qu'il lit les Inrocks aussi". David Doucet, master d'histoire (qui, à l’université Panthéon Assas, bloque au niveau au-dessus de ses capacités d'une thèse sur le traitement médiatique du Front national dans la presse française, restée inachevée), ne trouva d'autre réplique qu'un rire stupide.

Au début de l'année 2013, dans la revue trimestrielle Charles, dirigée par Arnaud Viviant, un ex de Libération, de Arrêt sur images sur France 5, de i-télé puis Canal+, anciennes versions, et Radio Nova, propriété de ...Matthieu Pigasse, Doucet publia un entretien avec Pierre Sidos, fondateur d’Occident et de l'Œuvre française, dans lequel ce dernier se vante d'avoir participé à l’attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle, le 22 août 1962. Il est le seul journaliste auquel Pierre Sidos ait accepté de donner sa version.

Ce Doucet-là publia sa thèse  un bouquin sur la Fachosphère et le net, dont l'OJIM, site critique des media, dépeint le titre "racoleur du livre [qui] dévalorise le contenu".

Florian Philippot pointe alors le deux poids deux mesures de l'AFP en fonction du parti politique concerné. Il riposte alors sur une affaire, dévoilée par le Canard Enchaîné et, du coup, relayée par l'AFP, celle de l'assistant parlementaire d'un sénateur socialiste - dont l'identité est dissimulée par l'AFP sur instruction d'en haut (l'AFP ne la publia pas avant le 24 février 2017) - soupçonné d'apologie du terrorisme sur sa page Facebook, comportant notamment des appels au djihad et des images d'égorgements. 
Mais Philippot révèle ce que la presse s'évertue à dissimuler à l'opinion. "L’assistant, c’est monsieur Yacine Chaouat, ancien responsable socialiste à l’intégration. Le sénateur socialiste, c’est monsieur Roger Madec qui est aujourd’hui un soutien d’Emmanuel Macron; c’est peut-être pour ça d’ailleurs qu’on a tu son nom", lance-t-il.
On apprendra finalement que le sénateur PS qui paie cet assistant parlementaire, Yacine Chaouat, sur son enveloppe de 7.500 euros, est Roger Madec, ancien maire PS du 19e arrondissement de Paris et soutien à Anne Hidalgo dans la succession à Delanoë et à Jean-Christophe Cambadélis dans la course à la tête du PS.
Madec, 67 ans, apparatchik du PS qui prit parti pour un état de Palestine, est aussi le démocrate qui a fait couper l'électricité de sa mairie au cours de l'émission de France 2, Complément d'enquête, consacrée à l'homosexualité, au moment où la porte-parole de l'opposition au mariage pour tous, Frigide Barjot, devait prendre la parole.
Quant à Yacine Chaouat, son assistant parlementaire qui avait été nommé en juin 2015 secrétaire national adjoint en charge de l'intégration au Parti socialiste, il a dû démissionner quelques jours plus tard, suite à sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales aggravées sur sa conjointe d'origine tunisienne, qui l'accusait de l'avoir battue à coups de ceinturon et de l'avoir attachée à un radiateur, l'obligeant à rester dans leur appartement.Image associée
Ce partisan de la charia fait donc aussi l'objet d'une enquête policière pour apologie du terrorisme sur sa page Facebook avec appels au djihad et des images d'égorgements.
Florian Philippot reproche à l'AFP de n'avoir pas, dans ce cas, donné les noms du sénateur comme de son assistant, dénonçant un deux poids deux mesures dans le traitement de l'information. "Ils auront eu le message", conclut vite fait Nathalie Lévy.

La campagne présidentielle ne peut être démocratique sans garanties d'une information fiable et équitable

Mis frontalement en cause sur la présence de
Frédéric Châtillon dans l'équipe de campagne du Front national, présenté par David Doucet comme une personnalité "radicale" et "sulfureuse", Florian Philippot riposte alors en déployant à l'antenne le numéro où les Inrocks met Mehdi Meklat et Christiane Taubira en Une de couverture.

"Est ce que vous condamnez ça ?", demande-t-il à David Doucet, tandis que Nathalie Lévy s'efforce de changer de sujet. Ne lâchant pas son agresseur, le vice-président du Front national, poursuit et rappelle aux télespectateurs, quand il ne les informe pas, les tweets "sulfureux" de Mehdi Meklat, ancien collaborateur de Libération, mais aussi de plusieurs chaînes publiques de radio, si Olivier Schrameck et le Conseil supérieur de l'audiovisuel l'ignorent : "Faites entrer Hitler pour tuer les juifs", a écrit Meklat, sous une identité d'emprunt. Aussi "J'enfonce des ampoules dans le cul de Brigitte Bardot jusqu'à ce qu'elle vomisse du sang". Ce qui est atroce s'agissant de Théo d'Aulnay-sous-Bois, est passé sous silence pour les autres.
Le magazine Les Inrocks, dont David Doucet est rédacteur en chef, a publié un éditorial pour s'expliquer sur sa présence en Une. Le blogueur-journaliste, se disant menacé par la 'fachosphère' a décidé de quitter la France pour retourner au bled. Tranquille.
Au lendemain de l'émission, le Front national a par ailleurs dénoncé la disparition de la vidéo de l'échange boomerang sur le site de BFMTV.


Ce n'est pas la première fois que Florian Philippot doit rappeler les media en général, et l'AFP en particulier, à leur déontologie professionnelle. Le 20 février 2017, le vice-président du Front National épinglait une dépêche de l'agence consacrée à une synthèse tendancieuse des programmes de certains candidats principaux à l'élection présidentielle. Leur déformation intentionnelle est diffusée sur les chaînes publiques de radio et de télévision, sans que le CSA mette un terme aux  informations fausses.
Sinon, pour savoir vraiment ce que nous proposons : marine2017.fr rubrique "Projet". Directement à la source. Plus fiable que les Fake news 
https://
33375853442535424 
La presse de l'Etat-PS qui soutient le candidat Emmanuel Macron à la présidentielle accuse d'autres organes de presse de propager de fausses informations sur sa personne et sa méthode, mais, dans le même temps, se rend coupable de déstabilisation de la campagne de François Fillon qui est entravé dans la présentation de son programme par des soupçons de délit, toujours non justifiés après un mois. Certains des candidats qui ont le goût du complot dénoncent une "ingérence russe" dans leur campagne, en entretenant des 'fake news'. Est décrété "faux article", tout article défavorable.

Parce qu'il a perdu d'avance la majorité au pouvoir, le Parti socialiste imprime à la campagne présidentielle française une tournure américaine : après moi, le déluge ? A gauche, tous les faux articles faits pour tromper sont devenus de bonne guerre. Dans le respect des Français !

Pas de trêve judiciaire à deux mois du scrutin présidentiel, clame Urvoas

Urvoas, ministre hyper-actif en maître du Parquet, fait du zèle avant son renvoi en mai

Le coup de pied de l'âne socialiste en voie de 'réforme'

"Rien ne justifierait" une pause des investigations visant des candidats durant la campagne électorale, menace le ministre de la Justice, un brin provoquant et sûr de la soumission de ses troupes en robes.
"Si dans le passé, pour l'audiencement d'une affaire, c'est-à-dire la fixation de la date du procès, il y a pu avoir des pauses électorales, cela n'a jamais concerné la conduite des enquêtes", souligne Jean-Jacques Urvoas au sujet de l'éventualité d'une "pause" ou d'une "trêve" électorale. "Il n'existe d'ailleurs aucun texte prévoyant une telle suspension. Quelle en serait d'ailleurs la raison ? Au nom de quelle exception ? A mes yeux, rien ne le justifierait," insiste-t-il dans un entretien au Journal du dimanche, sans exclure une mise en examen de François Fillon. Et en attendant celle du maire PS d'Istres, François Bernardini, après plus d'une année d'enquête...

La candidate du Front national à l'Élysée, Marine Le Pen, a refusé cette semaine de se rendre à une convocation de la police dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants frontistes au Parlement européen, estimant - forte de son immunité d'eurodéputée -  que la période électorale ne permet "ni la neutralité ni la sérénité nécessaires au fonctionnement correct de la justice"

"Elle tourne le dos au droit. Il n'y a pas une justice pour les anonymes et une justice pour les gens célèbres !", polémique le garde des Sceaux, faisant mine de s'interroger : "Imaginons que pendant la campagne présidentielle, on ne puisse pas enquêter. Mais après la présidentielle, il y a les législatives. Et après, en septembre, les sénatoriales! À quel moment la justice pourrait-elle alors fonctionner normalement ?" 

Urvoas fait l'âne, puisque personne ne veut empêche les juges de travailler : il serait simplement plus utile que les juges consacrent un temps précieux à des dossiers qui ne sont pas gelés par une immunité - les délinquants récidivistes ? - et que le ministre s'évite le ridicule de sortir de son trou uniquement pour s'ingérer dans la campagne suprême et pour faire de la provocation stérile. 

Rien n'empêche donc les juges d'instruction chargés d'enquêter sur les soupçons d'emplois fictifs au sein de la famille de François Fillon de mettre en examen le candidat de la droite et du centre, une fois désigné par la primaire, lui demande le journal ? "Ou de ne pas le mettre en examen", répond-il. 

"Le travail d'un juge d'instruction est de procéder à toutes les investigations nécessaires. S'il doit le faire qu'il le fasse." Là où la procureure Eliane  Houlette (PNF) a échoué, Urvoas attend que les trois juges réussissent. Mais ce n'est ps de l'acharnement...

Le ministre se défend à nouveau d'intervention gouvernementale ou de complot politique visant François Fillon ou Marine Le Pen, "adversaires de la gauche au pouvoir", selon l'AFP qui applique le "secret des sources" à l'identité de ses propres journalistes... mais simples membres élus de l'opposition républicaine, selon les Républicains.
"Imaginer aujourd'hui que des instructions aient pu être ordonnées sur François Fillon ou Marine Le Pen est tout simplement absurde parce qu'illégal", se défend encore le successeur de Christiane Taubira, accusant en retour la droite de n'avoir pas permis de renforcer l'indépendance du parquet.
Pourquoi l'exécutif en déroute se priverait-il, en république bananière qui ne se respecte pas, de polémiques malodorantes ?

 

samedi 25 février 2017

Penelopegate: les faits reprochés ne sont pas "délictuels", souligne pour Gérard Longuet

Les électeurs de la présidentielle jugeront

Le Parquet (PNF) s'est dessaisi : trois juges d'instruction ont été désignés pour enquêter sur les accusations d'emplois fictifs


Procureure Houlette et Taubira,
sa ministre de tutelle
Dans la soirée de vendredi, le parquet national financier a annoncé avoir ouvert une information judiciaire contre X, transmise au procureur du Tribunal de Grande Instance (TGI). avec volonté d'infamer: "détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d'influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique". La totale !

"Sur le fond", les faits qui sont reprochés au candidat pourtant désigné de la droite et du centre ne sont pas "délictuels," fait observer Gérard Longuet, sénateur Les Républicains de la Meuse et conseiller politique de François Fillon, ce samedi 25 février sur franceinfo. En conséquence, le candidat LR "a raison" de continuer à faire campagne.

Le PNF s'est déconsidéré et ne peut continuer

"Paradoxalement, c’est une bonne nouvelle que le parquet national financier ait été saisi", commente l'ancien ministre, car "le PNF communique notoirement avec la presse. Il est sans doute à l’origine des fuites vers le journal Le Monde."
"C’est donc une institution qui ne respecte pas les règles du jeu." 

Les trois juges d’instruction (et non un seul comme indiqué par Mediapart) désignés par le doyen des juges de Paris, instruiront désormais à charge et à décharge. Ils vont écouter les griefs éventuels, mais aussi les explications. Cela va prendre du temps car les faits sont anciens, ils ont plus de 20 ans.
La défense peut enfin accéder au dossier, ce qui a été refusé pendant un mois à la défense.

L'instruction est ouverte contre X

Houlette et le sinistre Molins,
procureurs 
La plainte est déposée contre X, si l'identité de l'auteur des faits est inconnue, à charge de l'instruction d'essayer d'identifier l'auteur du délit, là où l'enquête préliminaire diligentée par la procureure Houlette, présidente du PNF (nommée en Conseil des ministres) a échoué.

Le procureur de la République peut :
ouvrir une information judiciaire et demander la désignation d'un juge d'instruction lorsqu'il estime que l'affaire doit faire l'objet d'une enquête plus approfondie ;
proposer des mesures alternatives aux poursuites, telles que le paiement d'une somme d'argent ou un simple rappel à la loi ;
classer l'affaire sans suite s'il estime qu'un traitement judiciaire n'est pas nécessaire.

Si le procureur de la République décide d'ouvrir une information judiciaire, la partie civile peut tenter d'obtenir réparation du préjudice subi. Cela peut être fait à tout moment de l'instruction, même le jour de l'audience.

Un éventuel délit du couple Fillon n'est toujours pas établi
Ce qui concerne François Fillon n’est pas délictuel et s'il y a des sujets qu’il faut approfondir, ils le seront peut-être. (...) "Aucun des faits de mon point de vue n’est délictuel, sinon les bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale se seraient saisis, en vertu de l’article 40 qui oblige un fonctionnaire à dénoncer ce qui serait un délit dont il aurait connaissance, fait valoir l'ancien ministre de la Défense. 
Cela n’a jamais été fait parce que manifestement la façon dont il a géré ses assistants n’est peut-être plus ce qui se fait aujourd’hui, mais sur le fond, ce n’est pas délictuel. Les juges vont pouvoir l’établir, simplement ça va durer longtemps. Le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique.

Fillon est conforté dans sa détermination à aller jusqu'au bout

Etonnement, cette justice découvre des faits qui ont parfois 20 ans d’ancienneté, alors que, dans le cas des assistants de Marine Le Pen, ils ont deux ou trois ans d’ancienneté. 
Le dossier n'est traité qu’au moment où Fillon est désigné candidat à la surprise générale, prenant de cours les malveillants de gauche. 

La volonté de l'Etat-PS est donc de chercher à impressionner les électeurs et de leur dire : "Vous n’avez pas le droit de choisir un tel ou un tel", insiste Gérard Longuet. Ingérence du pouvoir politico-médiatique dans le bon fonctionnement de la démocratie.

"Je pense profondément que les électeurs doivent choisir librement et ne pas se laisser impressionner. Je ne pense pas que la justice puisse être l’arbitre du choix des Français dans des faits qui ne sont pas des délits établis.