POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 14 octobre 2006

Epinay - Policiers dans un guet-apens.
Quels sont les présidentiables qui prendront fait et cause pour les forces de l’ordre qui ont été victimes de cette agression caractérisée ?
Selon les premiers éléments de l'enquête, des policiers locaux ont reçu un appel téléphonique anonyme vendredi peu avant 23h pour un vol à la roulotte du côté de la cité sensible Orgement, à Epinay-sur-Seine. Arrivés sur place en véhicule, deux voitures ont bloqué le véhicule de police et des agresseurs ont aspergé les policiers avec du gaz lacrymogène. Les policiers ont été "entourés par une trentaine de jeunes dont certains encagoulés" qui ont caillassé entre deux et quatre policiers de la brigade anti-criminalité (BAC). Les policiers ont réussi à sortir de leur véhicule de service en tirant des coups de feu en l'air.
Frédéric Lagache, secrétaire national d'Alliance (1er syndicat de gardiens de la paix) a déclaré qu'il s'agissait d'un "guet-apens". En effet, l'un des policiers, blessé, a été hospitalisé, a déclaré Dominique Fagioni, de FO-police. Des syndicats de police ont indiqué samedi matin que ce policier, blessé à la mâchoire et hospitalisé "après avoir reçu une pierre au visage". Ce policier, qui a reçu une pierre au visage, a été hospitalisé
Guérilla urbaine ?
"Une trentaine de jeunes encagoulés les attendaient avec des armes de poing, des barres de fer, des bâtons", selon Loïc Lecouplier, secrétaire d'Alliance 93 (1er syndicat de gardiens de la paix).
"Les policiers sont immédiatement sortis pour ne pas se retrouver coincés. Ils ont utilisé le flashball mais cela n'a pas suffi à faire reculer les jeunes. A ce moment, un policier a reçu un pavé dans la mâchoire", a-t-il ajouté.
Ce policier "s'est alors réfugié sous un porche et les jeunes se sont dirigés vers lui. Il a alors tiré quatre coups de feu avec son arme de service", a poursuivi ce responsable syndical.
"Un des jeunes a alors tiré à son tour. Il ont fini par prendre la fuite quand ils ont vu que les policiers se servaient de leurs armes", selon M. Lecouplier.
Selon la DGPN il y avait "une cinquantaine de jeunes encagoulés armés de battes de base-ball et de barres de fer" qui ont "utilisé des gaz lacrymogènes". "Les policiers pris à partie, caillassés et tirés comme des lapins par une minorité de jeunes, en ont ras-le-bol", a déclaré à l'AFP Frédéric Lagache, secrétaire national d'Alliance, estimant qu'il s'agissait bien d'un "guet-apens".
"L'administration doit réagir et nous donner les moyens de travailler avant que cela ne dégénère", a-t-il ajouté.
Les policiers "sont tombés dans un véritable traquenard", a également déclaré Nicolas Comte, secrétaire général du Syndicat général de la police (SGP - FO). "Je veux dire mon sentiment de révolte et de colère", a-t-il ajouté. "Les policiers sont inquiets car la situation se dégrade dans les banlieues". "Il y a maintenant la volonté, nouvelle, de se faire un flic, une volonté de tuer, et c'est inacceptable", a-t-il estimé.
Bruno Beschizza, dirigeant de Synergie-Officiers, parle d'une "violence envers les policiers et l'Ordre qui est montée d'un cran".
A La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, jeudi, des policiers en difficulté ont par ailleurs fait usage de leurs armes, a-t-on appris samedi de source policière. Jeudi midi, selon cette source, deux policiers d'une section opérationnelle de la Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) étaient "en exercice de filature" non loin de la cité HLM des 4000 quand ils ont été "témoins d'un vol à l'arraché". Ils sont alors intervenus "afin de tenter de maîtriser" l'auteur présumé des faits, mais ont "été pris à partie par une trentaine de jeunes qui les ont roués de coups", selon la même source policière. Ils ont été très légèrement blessés et ont utilisé leurs armes de service "afin de se dégager", selon cette source, faisant fuir les jeunes alors que des renforts de police intervenaient.
Peut-on dire sans que la gauche s’indigne qu’il existe en France des zones de non droit ? Le Parlement envisage-t-il de légiférer pour codamner quiconque osera proférer des vérités que l’actualité met en évidence ?
VOIR et ENTENDRE les témoignages de TF1:

Nicolas Comte, secrétaire général du Syndicat général de la police (SGP - FO) a déclaré: "Je veux dire mon sentiment de révolte et de colère. Les policiers sont inquiets car la situation se dégrade dans les banlieues. Il y a maintenant la volonté, nouvelle, de se faire un flic, une volonté de tuer, et c'est inacceptable", a-t-il estimé.
L'UNSA-police -très à gauche- a dénoncé des "agressions de plus en plus violentes" contre les forces de l'ordre. Dans un communiqué de son secrétaire général, Joaquin Masanet, l'UNSA "met en garde les autorités de l'Etat contre les agressions de plus en plus violentes et de plus en plus fréquentes à l'encontre des policiers".
Dans un courrier adressé à ce policier de la brigade anti-criminalité (BAC), rendu public par la place Beauvau, Nicolas Sarkozy exprime son "total soutien" ainsi que ses "voeux de prompt rétablissement" au policier blessé. Le ministre a également envoyé une lettre au Directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de Seine-Saint-Denis, lui demandant d'adresser le même message de soutien aux deux autres policiers qui se trouvaient en sa compagnie.
Pas de possible parti pris de déploiement de force ‘menaçant’ de paisibles jeunes gens bien sous tous rapports, pas de toujours possible procès d’intention de politique spectacle, puisque aucun photographe n’était présent pour témoigner de la bonne régularité des opérations de maintien de l’ordre, pas de possibilité d’accusation de provocation policière. Que des fonctionnaires de l’Etat, victimes d’une volonté, sans doute bien naturelle, de se ‘faire un flic’.
Que va inventer la gauche pour se ranger aux côtés des agresseurs, contre les défenseurs de l’ordre public. La Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue va-t-elle passer de la théorie médiatique de la ‘république du respect’ et de ‘l’ordre juste’ à la pratique ? Nous l’attendons dans ses œuvres…
Hollande a flingué Jack Lang.
D'Jack Lang accuse François Hollande: le compagnon de Marie-sEGOlène Royal n’a pas de parole.
D’Jack Lang, qui a dû renoncer au début du mois à être candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, accuse le premier secrétaire François Hollande de n'avoir pas tenu "l'engagement pris" à son égard. "C'était, a-t-il précisé, de permettre à chacun (...) des leaders de la majorité du parti socialiste, s'ils voulaient être candidats, d'être candidat". C’est ainsi que se pratique la démocratie au PS : c’est la volonté du prince qui décide qui sera opposé à la Maréchale-Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue, sa favorite. On comprend dès lors qu’elle apparaisse en tête des sondages, puisqu’elle est la seule a bénéfcier de l’ensemble de l'appareil du parti. Ce qui est également fort gênant,c’est que les militants socialistes, qui ne reconnaissent guère d‘autres démocrates qu’eux-mêmes, s’accordent très bien de ce favoritisme éhonté. Tout serait-il donc pourri au royaume socialiste, du sommet à la base ?
Or, dans l'émission "chez FOG" qui sera diffusée samedi et dimanche sur France 5, le chouchou du Marais, la star du Festival des Vieilles Charrues et aussi le CHE français, en un mot, l’indispensable D’Jack explique que, pour qu'il maintienne sa candidature, "il eut fallu que le premier secrétaire du PS tienne l'engagement qu'il avait pris à mon égard". "Les conditions administratives ont été organisées de telle sorte que j'ai été empêché de l'être", ajoute-t-il, assurant que s'il avait eu les signatures, il aurait été candidat.
Quelques jours avant le retrait de D’Jack Lang, la direction du parti avait pourtant promis que la question des trente parrainages nécessaires pour être candidat à l'investiture pour 2007 était "réglée", et que cette exigence ne pouvait "être le prétexte à mettre à terre" l’ex-ministre frisotté de la Culture, qui "les aurait".
Le bouclé chérubin sur le retour du parti socialiste, qui se dit en "rébellion" –d’où son surnom de CHE–, affirme qu'il ne se sacrifiera plus à quelque demande que ce soit de François Hollande. "Il pourra tout demander maintenant, terminé !", lance-t-il, en serrant de dépit ses petits poings. "Je tire l'enseignement de comportements politiques que j'ai pu juger sur pièce", ajoute l'ancien ministre.
Il indique encore qu'il devrait dire d'ici quinze jours qui il soutient parmi les trois candidats à l'investiture -Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.
Chacun est impatient de savoir qui va bénéficier de ce soutien, vu le poids politique de celui qui n’a pas su rassembler 30 signatures.
L’essentiel reste que le PS est une mafia dont le parrain est Flamby 1er qui lance des contrats contre tous ceux qui peuvent faire de l’ombre à sa compagne.
Républicains et démocrates réveillez-vous ! L’épouse Borloo est poussée par les syndicats à profiter de ses RTT pendant les Présidentielles; Hollande doit logiquement être invité par les militants à se mettre en congé du parti pendant tout le temps de la campagne.
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jeudi 12 octobre 2006

Sondages: la commission "relativise la pertinence" des enquêtes sur le PS.
- Voici le texte in extenso d'une dépêche de l'AFP (seule la présentation est ajoutée).
La commission des sondages, organisme national chargé du contrôle des enquêtes d'opinion, a invité jeudi à "relativiser la pertinence et la signification des sondages" auprès des sympathisants PS, récemment publiés.
Le CSA avait été saisi jeudi 5 octobre par quatre députés PS, proches de Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, après la publication d'un sondage Ipsos portant sur 245 personnes "proches" du PS, indiquant que Marie-Segolène Royal était la préférée de 68% des sympathisants du parti.
Le sondage Ipsos avait été réalisé les 29 et 30 septembre auprès d'un sous-échantillon de 245 sympathisants du PS, issu d'un échantillon national représentatif de 956 personnes, à qui on demandait pour qui il y aurait le plus de chances qu'ils votent s'ils participaient à des primaires pour choisir le candidat du PS.
Les députés socialistes avaient calculé que "si l'on considère que cela (le nombre de sympathisants du PS, NDLR) correspond à environ 6 millions d'électeurs pour 180.000 adhérents, les militants représentent 3%, soit dans cet échantillon d'Ipsos, seulement 7 personnes".
Dans un communiqué, la commission rappelle que le candidat socialiste à l'élection présidentielle "sera désigné par les seuls adhérents du PS", le 16 novembre (ou le 23 en cas de deuxième tour) et non pas par les "sympathisants".
Elle souligne que "s'il s'agit, comme c'est généralement le cas, de 'sympathisants de gauche' ou de 'sympathisants socialistes', "la présentation du sondage doit insister sur la prudence avec laquelle il doit être interprété".
La commission affirme d'autre part que "lorsque les résultats sont établis sur la base d'échantillons ou de sous-échantillons à la taille particulièrement réduite, la publication des résultats obtenus doit indiquer qu'il convient de les interpréter en tenant compte de la marge d'incertitude importante qui les affecte".
"Ces observations conduisent à relativiser la pertinence et la signification des sondages déjà publiés. La commission rappelle aux instituts et aux organes de presse qu'ils sont tenus, pour les enquêtes à venir, d'en tenir le plus grand compte", écrit-elle.
Ipsos a rendu publique mercredi une autre enquête effectuée auprès de 522 sympathisants socialistes indiquant que 66% d'entre eux choisiraient Marie-EGOlène Royal s'ils participaient à des primaires PS.
De son côté, l'Ifop a diffusé mardi un sondage indiquant que 39% des sympathisants UMP sont favorables à une candidature du Premier ministre Dominique de Villepin à la présidentielle.
L'Ifop a interrogé 237 personnes qui se sont déclarées "proches de l'UMP", retenues à partir d'un échantillon de 1.007 personnes.
Le directeur du département "Opinion publique" de l'Ifop, Frédéric Dabi, a affirmé à l'AFP que "c'est un bon segment de population, tout à fait fiable", donnant une "indication tout à fait significative".
Mme Alliot-Marie, "opposée à la discrimination positive".
Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Défense, qui s'exprimait avant le dîner de l'iftar (rupture quotidienne du jeûne pendant le ramadan) lors d'une "visite d'amitié" à la Grande Mosquée de Paris et à l’occasion d'un débat autour du thème "l'islam, la France et ses musulmans", s'est déclarée mardi soir "opposée à la discrimination positive".
"Mais, et je vais peut-être en surprendre certains, si je suis opposée aux discriminations, je suis aussi opposée à la discrimination positive", a déclaré Mme Alliot-Marie, invitée du grand recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur. "Ce n'est pas nouveau chez moi. Je l'ai été lorsqu'on a parlé des quotas pour les femmes en politique. Parce que c'est chez moi une réaction fondamentale. Les quotas induisent toujours un doute sur la qualité et les compétences des personnes qui sont visées", a-t-elle expliqué.
La ministre a ensuite ajouté qu’elle est "extrêmement vigilante face aux injustices et aux discriminations". "La République attend et exige des représentants de l'autorité, qu'elle soit militaire, policière, judiciaire, administrative ou sociale, une égalité parfaite de traitement et de considération pour chacun de ses citoyens", a-t-elle souligné. Et de citer deux contre-exemples: "Nous ne saurions accepter que demeurent des entreprises qui jugent les gens sur leur nom de famille plutôt que sur leur CV, des boîtes de nuit qui sélectionnent les entrées au faciès".
Mme Alliot-Marie s'est également déclarée "opposée au communautarisme parce qu'à mes yeux le communautarisme c'est privilégier le vivre entre soi plutôt que le vivre ensemble", déclenchant les applaudissements de son auditoire. "C'est finalement une forme d'exclusion comme une autre." La ministre a estimé que "le pacte fondateur de la République française", c'est "l'égalité des chances et la réussite et la promotion sociale par le mérite". Elle a tenu à "réfuter la théorie du choc des civilisations".
Dans un entretien publié mardi dans Le Figaro, Mme Alliot-Marie a maintenu le doute sur son éventuelle candidature à la présidentielle, affirmant qu'elle ne ferait pas connaître sa décision "avant janvier".
Mariages de complaisance : le Parlement adopte le texte contre.
Les députés ont adopté définitivement le projet de loi visant à lutter contre les mariages de complaisance et les mariages forcés, et cela dans les mêmes termes que le Sénat.
Les groupes UMP et UDF ont voté pour le projet de loi présenté par le garde des Sceaux, Pascal Clément.
"L'objectif du gouvernement est simple: il s'agit de compléter notre droit afin de rapprocher les règles de contrôle des mariages contractés par des Français à l'étranger de celles applicables à tous les mariages célébrés en France", a dit le ministre de la Justice. Il a précisé que le décret d'application de la loi serait pris rapidement.
En revanche, les groupes PS et PCR ont voté contre. "Vous nous présentez un texte attentatoire aux libertés et contraire à nos engagements internationaux", a dit Jean-Pierre Blazy (PS, à droite). "Il sera également contre-productif au regard même des objectifs qui sont les vôtres", a-t-il ajouté.
Jugez vous-mêmes des mesures.
- Le texte prévoit notamment une audition des futurs époux en cas de doute sur le libre consentement d'un des intéressés et sur la réalité du projet matrimonial.
- Il fait aux ressortissants français voulant se marier à l'étranger l'obligation de présenter un dossier aux autorités diplomatiques qui décideront de la sincérité ou non de leurs intentions. En cas de doute, le consulat ou l'ambassade devront informer le procureur de la République pour qu'il s'oppose au mariage.
- Enfin, dans le but de lutter contre les mariages forcés, le texte dispose que les futurs époux mineurs seront entendus seuls par l'officier d'état civil.

Ce que vaut le prix Nobel de littérature

Nobel de littérature.
Qu'ont-ils donc bien en commun?

Vous avez remarqué que les heureux élus sont des écrivains engagés dans des causes tiers-mondistes et anti-coloniales.

Le talent, au moins pour ceux que nous pouvons lire dans le texte, soit, le plus souvent, bien que le jugement du temps soit bien cruel. Mais la diversité politique est exclue... On notera en outre que le jury récompense en 2006 un auteur turc, au moment où la Turquie frappe à la porte de l'UE et où les socialistes français entraînent une nette majorité d'élus de l'Assemblée Nationale à voter la condamnation des manifestations de négationnisme du génocide Arménien... par les Turcs! Alors que le Nobel récompense un opposant Turc, c'est en soi révélateur; mais que la France donne à la loi le soin d'écrire l'Histoire, c'est encore remarquable.

Insistons pourtant: le génocide arménien ne peut être tu, soit, mais appartient-il au législateur français de se substituer à l' historien? C'est accorder peu de crédit à l'objectivité des historiens et manifester encore beaucoup de considération pour l'Etat centralisateur!

Un an plus tard: LIRE le billet de PaSiDupes sur le sujet.

mercredi 11 octobre 2006

Plutôt Florence Foresti que Marie-sEGOlène Royal...
Dans cet extrait d'émission de Laurent Ruquier, vous allez retrouver une partie des critiques que PaSiDupes adresse à la Maréchale Me-Voilà-M'As-Tu-Bien-Vue, une candidate à l'investiture socialiste.
C'est dire que nous sommes nombreux à adresser les mêmes reproches, non seulement à la favorisée des sondeurs, mais aussi à ses soutiens, qui ont besoin qu'une humoriste, de talent au demeurant, leur décille les yeux.
La futilité du personnage est fort bien cernée par Florence Foresti, qui l'égratigne dans ce qu'elle a de vain, de creux et de poseuse.
Voyez plutôt:

Vous avez dû remarquer que la sinistre Elizabeth Guigou s'est faite retendre les peaux: c'est le nouveau parti socialiste! Un peu gercée! Emmanuelli devrait y songer, quant à Madame (?) Roudy, il faut qu'elle laisse tomber; je veux dire qu'elle ferait mieux d' y renoncer... Ne vous semble-t-il pas par ailleurs que la fille du défunt Professeur Choron, la consoeur présente sur le plateau, est la plus tendue de toutes? Bien peu confraternelle, en fait, dans son appréciation du talent de Florence Foresti: exemple d'intolérance à gauche! Il faut dire que le poids lourd comique a fort peu le sens de l'humour dans ses sketches, et donc dans la vie. Un positionnement politique à gauche ne garantit pas intelligence, tolérance et l'impartialité...

Présidentielle: Michèle Alliot-Marie prête à "y aller".
A six mois de l'élection présidentielle de 2007, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a réaffirmé, ce mercredi, que si elle est "la personne la mieux à même de porter" les idées de la droite, alors elle sera "prête à y aller".
"Je pense que nous avons de bonnes chances de remporter l'élection présidentielle de l'année prochaine", a estimé Michèle Alliot-Marie sur Europe-1. "J'ai envie de défendre un certain nombre d'idées, et j'ai envie que ces idées gagnent", a-t-elle poursuivi.
"En début d'année, il faudra regarder quelle est la personne la mieux à même de porter ces idées en gagnant et, comme j'ai eu l'occasion de le dire, s'il apparaît que c'est moi, je serai prête à y aller et j'irai", a ajouté Michèle Alliot-Marie. "S'il apparaît que c'est quelqu'un d'autre, sans aucun état d'âme, je soutiendrai cette personne et je ferai l'union autour d'elle".
Et MAM d'ajouter, "au-delà de nos questions de petites personnes, de petites carrières, il faut gagner parce que notre pays en a besoin. A partir de là, ce qu'il faut aussi, c'est d'abord proposer aux Français un programme, des idées, des convictions". Un pavé dans la marre de la Maréchale Me-Voilà-M'As-Tu-Bien-Vue!
Michèle Alliot-Marie a estimé qu'"aujourd'hui, nous sommes dans le temps de cette réflexion et de ces propositions et chacun a le droit d'exprimer ce que sont ces convictions". "C'est d'ailleurs ce que je fais", a noté la ministre.

mardi 10 octobre 2006

Collusion magistrature-presse?

Magistrat accusé de violation du secret de l'instruction.
Ca va durer longtemps cette instrumentalisation de la presse consentante pour entraver la justice à des fins politiques?
Le procureur du tribunal correctionnel de Paris a requis mardi une amende de 3.000 euros contre le magistrat Albert Lévy jugé pour "violation du secret de l'instruction" pour avoir remis des pièces d'une procédure à un journaliste alors qu'il était substitut à Toulon (Var) en 1998. Une amende de 2.000 euros a été réclamée par le procureur François Cordier contre le journaliste Claude Ardid, également romancier, soupçonné d'avoir publié le procès-verbal dans l'hebdomadaire VSD. Albert Lévy a toujours nié les faits et estime être victime d'antisémitisme. L’antisémitisme a bon dos et l’exploiter à des fins personnelles n’est pas très reluisant ! Il faut savoir qu'il est ‘accessoirement’ connu pour avoir co-écrit un ouvrage sur l'affaire Yann Piat accréditant la thèse d'un assassinat politique et contenant des pièces d'instruction. Il ne fait pas de doute qu’il est très motivé par tout ce qui concerne de près ou de loin le FN. Est-il de ces journalistes impartiaux et bien intentionnés ?
Le magistrat est poursuivi pour avoir remis au journaliste le PV d'audition de Sauveur Catalano, le témoin-clé d'un scandale de détournement de fonds aux cantines scolaires de Toulon, alors dirigée par le maire Front national, Jean-Marie Le Chevallier.
Albert Lévy, alors substitut en poste à Toulon, avait été mis en examen une première fois en septembre 1998. Son contrôle judiciaire comprenant l'interdiction de se rendre au palais de Justice et obligation de soins psychiatriques avait suscité quelques remous au sein du petit monde feutré de la magistrature.
Sa première mise en examen annulée en avril 1999 par la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris, le magistrat varois s'était vu signifier de nouvelles poursuites en janvier 2000.
Il est aujourd'hui en poste au parquet de Lyon. Une promotion ?
Le jugement doit être mis en délibéré à l'issue des plaidoiries de la défense.
Ce qui ne sert pas Albert Lévy autant qu’il y paraît, c’est qu’il a obtenu le soutien du…SM (Syndicat de la magistrature) qui dénonce évidemment une manoeuvre politique, lui aussi ! Comme à chaque fois, pour détourner l’attention du fond du problème.

Quelles sont les sources de VSD ? A-t-il, oui ou non, divulgué des pièces du dossier ?
Aussi longtemps que la presse bénéficiera de ce type d’avantages qui ne servent pas la liberté d’expression ;
aussi longtemps que la justice ne pourra pas obtenir des éclaircissements sur tous les cas de fuites depuis les cabinets de procureurs ou de juges d’instruction vers les salles de presse,
alors, perdureront les cas troubles de manipulation de la presse et d’atteinte à la bonne justice.
LIRE : Liberté de la presse et secret de l’instruction dans Droit Public –qui n’est pas impartial.
La justice au service de la vérité et du citoyen a des progrès à faire. Le SM s’y emploie-t-il ?
CONSULTER Wikipedia sur le sujet et connaître les suites de l’affaire : le SM serait-il si peu lucide qu’il se serait fourvoyé ?
Cachan : évacuation du gymnase interrompue !
Les délégués des anciens squatteurs ont pris l’initiative de l’interruption de l’évacuation du gymnase de Cachan (Val-de-Marne), au prétexte de l'éparpillement des logements proposés par les associations.
A l'exception d'une famille, les 200 derniers occupants du gymnase ont donc refusé dans la matinée de quitter les lieux, a déclaré à Reuters leur porte-parole, Fidèle Nitiema. "On a refusé complètement de partir. Hier, c'était la pagaille totale. Ils ont emmené des gens n'importe où, dans des lieux qui n'étaient pas prévus par les accords", a-t-il affirmé. Des occupants du gymnase ont été transportés vers des centres d'hébergement à Créteil et Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne), ainsi qu'à Stains (Seine-Saint-Denis)
Des premières contestations étaient déjà apparues dimanche soir à propos des listes gonflées des bénéficiaires des départs, retardant le processus d'évacuation jusqu'à mardi au moins. La constitution de la liste des personnes à reloger crée donc toujours des difficultés, des personnes affirmant avoir été oubliées par les délégués... Et pour cause ! Ces derniers rétorquent que la plupart n'occupaient pas le squat évacué le 17 août par la police... Ca s’appelle peut-être une tromperie, un abus de confiance, une volonté d'enrailler la procédure, non ?
Lundi, Patrick Gaubert, président de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et Pierre Henry, directeur de France Terre d'Asile, clamant leur bonne foi, se voulaient pourtant optimistes. "On prend le temps de façon à éviter tout incident, tout va se passer tranquillement", déclarait ainsi Pierre Henry.
Pas de chance ! Selon Fidèle Nitiema, d'autres familles se sont retrouvées à Persan (Oise) ou à Orly (Val-de-Marne) et aucune chambre n'était disponible. "Certaines sont revenues au gymnase", a-t-il dit. Persan et Orly sont-elles des villes indignes des sans-papiers ?... Convergence due au hasard, pour sa part, la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) dénonce les "pressions énormes" exercées, selon elle, sur les familles pour qu'elles "acceptent n'importe quel hébergement, en tenant à l'écart les bénévoles et le comité de soutien". Procès d’intention ? Volonté d’envenimer une situation en cours de règlement ? …
Cachan: Fidèle Nitiema s'exprime.

D'abord: afrik.com propose un entretien avec Fidèle Nitiema (21/08/2006)
Pour le lire, cliquer sur entretien

Ensuite, pour parfaire votre opinion sur le meneur du Collectif des 1000 de Cachan,
lire un forum du site du Nouvel Observateur.
Cachan : ce qu'ils en pensent.
A gauche

Jack Lang, député PS du Pas-de-Calais exprime sa "révolte" après la séparation de ses parents d'un enfant de deux ans, placé dans un établissement spécialisé tandis que le père et la mère, expulsés de Cachan, ont été internés dans un centre de rétention.
Il "conjure" le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, dans une lettre, de "mettre fin à cette situation". "Il faut urgemment que la famille Doumbia soit rétablie, et hébergée correctement".
Les parents Doumbia, de nationalité malienne, "ont accepté les hébergements provisoires proposés par la préfecture". Ils y ont été "interpellés, et internés au centre de rétention du Mesnil-Amelot" en Seine-et-Marne. (Mardi 5 septembre)
Julien Dray, porte-parole du PS : "Le ministre de l'Intérieur a pris la responsabilité d'expulser un squat (...) Il ironise à longueur de temps sur la responsabilité du maire de Cachan. Mais il y a une interpellation qui lui est faite et il y a la responsabilité de l'Etat. L'Etat ne peut laisser le maire de Cachan seul faire face au relogement des familles qui ont été expulsées". "Le maire de Cachan a pris ses responsabilités et a proposé une solution d'attente" en hébergeant les expulsés dans un gymnase de la commune. "Il y a maintenant une responsabilité particulière, celle de Nicolas Sarkozy et de l'Etat, qui est de trouver une solution". (Déclarations, lundi 4 septembre)
Stéphane Le Foll, directeur du cabinet du Premier secrétaire du PS français : "Le PS dénonce l'attitude du ministre de l'Intérieur, qui, lors de l'université d'été du Medef, s'est moqué de la misère de ceux qui souffrent aujourd'hui de la situation à Cachan". Le PS critique aussi l'attitude du ministre "vis-à-vis du maire de Cachan, totalement contraire aux principes républicains". (Déclarations, vendredi 1er septembre)
Les Verts sont "solidaires avec les 1.000 de Cachan", "les expulsions sans relogement sont une politique de surenchère inhumaine".
"La situation des '1.000 de Cachan'", expulsés d'un immeuble de la résidence universitaire le 17 août, "est le fruit de la brutalité gouvernementale à l'égard des sans-papiers et des migrants, mais également de l'ampleur de la crise du logement qui sévit en Ile-de-France et de la pauvreté dans notre pays". Pour eux, "les bénévoles, habitants du quartier et militants, associatifs, syndicalistes et politiques, ne sauraient en aucun cas pallier les carences de l'Etat". (Communiqué, mercredi 30 août)
Dominique Voynet, candidate des Verts à l'élection présidentielle de 2007 : "On laisse le maire de Cachan devant des problèmes énormes. Que l'Etat assume ses responsabilités. Le gouvernement a choisi de frapper les imaginations en expulsant Cachan, il doit trouver une solution pour les familles évacuées avant la rentrée de lundi". "Si on était dans un camps de réfugiés, on s'adapterait mais on est le quatrième pays le plus riche au monde. Ca fait des années qu'on alerte les autorités sur la situation du logement dans la région". (Déclarations, lundi 28 août)
Faouzi Lamdaoui, délégué national du PS chargé de l'égalité des chances et de la lutte contre les discriminations a "exigé" "la régularisation des familles" de Cachan, estimant que "le ministère de l'Intérieur multiplie les dérapages". Le responsable socialiste "condamne fermement cette expulsion autoritaire" qui prend des allures d'"opération-spectacle d'une violence démesurée".
"Le parti socialiste exige que l'Etat prenne ses responsabilités et fasse des propositions de relogement pour les familles concernées", "dix ans après les 'coups de hache' de l'église Saint-Bernard, la répression continue".
(Déclarations, mercredi 23 août)
Marie-Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste à la présidentielle, a dénoncé "les expulsions tapageuses" de "salariés qui font un travail qui correspond à un besoin de l'économie française", à propos de l'évacuation du squat de Cachan. Les socialistes auront "à construire une société du respect, où l'on ne dresse pas les Français les uns contre les autres, où l'on n'invente pas au coeur de l'été des expulsions tapageuses comme celle que l'on vient de voir".
"On sait depuis deux ans qu'il y a un problème à Cachan, et en deux ans ce gouvernement n'a rien fait pour reloger des salariés qui travaillent pour la plupart, et dans des métiers que les Français ne veulent pas faire". "Mais qu'est ce que c'est que cette société qui jette à la rue des salariés qui font un travail qui correspond à un besoin de l'économie française?". "La façon dont on pourra sécuriser, apaiser les relations, respecter chacun dans ce qu'il est, c'est cela aussi qui nous fera construire tous ensemble une France forte et fière d'elle-même". (Déclarations, samedi 19 août)
Sergio Coronado, porte-parole des Verts, les expulsions montrent qu'après les déclarations du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy sur les sans-papiers, "les travaux pratiques ont commencé". "Ces expulsions ne sont pas autre chose qu'une cynique gesticulation médiatique" et "ne représentent en aucune manière une issue permettant aux familles d'être relogées décemment et durablement".
En outre, "à presque deux semaines de la rentrée des classes, la situation scolaire des enfants devient plus que problématique", tandis que "pour la majorité des familles, c'est le cycle infernal des difficultés administratives qui va se poursuivre : sans logis, mais aussi sans papiers, elles ne peuvent pas en l'état bénéficier d'un accès au logement".
Pour les Verts, "le ministère de l'intérieur, en bloquant les régularisations, applique de fait une sorte de double peine" (Communiqué, jeudi 17 août)
La Ligue communiste révolutionnaire "condamne avec force" l'évacuation des squatteurs de Cachan, "nouvel épisode de la guerre aux pauvres, de la chasse aux sans-papiers auxquelles se livre une fois de plus Nicolas Sarkozy, ministre des expulsions".
"1.000 personnes dont beaucoup d'enfants ont été emmenées dans des cars vers des destinations inconnues, des hébergements provisoires", souligne la LCR, qui exige "un logement et des papiers pour tous". "Le gouvernement ferait mieux de s'en prendre aux spéculateurs immobiliers plutôt que de traquer des familles exclues pour des raisons financières du marché du logement", ajoute l'organisation trotskiste (Communiqué, jeudi 17 août)
Le Parti communiste français : "La décision de recourir à la force publique pour expulser ces familles, sans engager une procédure de relogement pérenne ni une régularisation est une véritable provocation". "Plus de 1.000 personnes, parmi lesquelles environ 200 enfants, sont dans ce squat. Près de la moitié sont des sans-papiers et les enfants sont scolarisés". "Cet acharnement à faire du chiffre dans l'urgence, sans se préoccuper de l'avenir de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants, à quelques jours de la rentrée scolaire est insupportable". "Cette expulsion à grande échelle marque le franchissement d'un pas supplémentaire dans la violence et l'irresponsabilité alors que chaque cas nécessiterait dignité, humanité et respect". (Communiqué, jeudi 17 août)
A droite
Yves Jégo et Christian Estrosi, députés UMP et ministre délégué à l'Aménagement du territoire, proches de Nicolas Sarkozy, sur l'initiative des footballeurs Lilian Thuram et Patrick Vieira qui ont invité des sans-papiers du gymnase de Cachan au match France-Italie : "On peut être un grand sportif et se révéler un piètre individu sur le terrain de la politique".
"Les footballeurs comme Lilian Thuram ont le droit d'adhérer au PS mais la politique, ce n'est pas seulement la médiatisation". Il a dénoncé "le message donné aux Français" puisque, selon lui, "ceux qui ont fraudé se voient en quelque sorte récompensés".
Estrosi a jugé l'initiative des deux Bleus "sympathique". "Mais qu'ils prennent garde à ne pas être manipulés par le Parti socialiste". (RTL et RMC Info, mercredi 6 septembre)
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, sur l'initiative de Lilian Thuram et Patrick Vieira, qui ont invité 70 immigrés sans papiers de Cachan au match France-Italie : "Thuram et Vieira peuvent aller plus loin et loger chez eux les sans-papiers de Cachan, les nourrir, leur fournir le gîte et le couvert. Il est toujours curieux de voir des milliardaires donner des leçons à la société".
"Les footballeurs sont faits pour jouer au football. Quand ils interfèrent dans la sphère politique, il faut qu'ils admettent qu'on leur réponde". Il a qualifié de "double scandale" la situation des sans-papiers de Cachan. Elle est pour lui le symbole du "laxisme migratoire" et provoque de l'"injustice" puisque, selon lui, l'Etat propose des logements sociaux à ces personnes sans papiers alors que, dans le même temps, "des foyers français attendent un logement social depuis cinq ou six ans". (RTL, mercredi 6 septembre)
Azouz Begag, ministre UMP délégué à la Promotion de l'Egalité des chances : "Je trouve dur que cette situation se produise quelques mois avant l'élection présidentielle.
Une nouvelle fois, et je vis cela depuis 25 ans, je constate que les immigrés et les pauvres immigrés de manière générale sont de la chair à canon électorale et je suis profondément heurté par la situation actuelle".
Lorsque le journaliste de TV5 lui a demandé "pourquoi? parce que le ministre de l'Intérieur est UMP et que le maire de Cachan est PS?", il a répondu: "oui, et je crois que profondément les gens qui sont au coeur de cette polémique ne s'intéressent pas au sort des immigrés et à leurs enfants".
"Alors j'ai envie de leur dire : laissez les élections se dérouler, et ensuite, dans la période de sérénité et de calme, nous parlerons de la situation de l'immigration et de son apport à la société française, de ces enfants, de ces immigrés qui ne sont pas régularisés".
Le ministre a souhaité, à propos des centaines de personnes immigrées encore installées dans un gymnase de Cachan, "qu'elles acceptent les propositions qui leur ont été faites, en particulier par le préfet, et surtout qu'elles refusent l'instrumentalisation politique". (TV5, mardi 5 septembre)
Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée nationale : L'aide au développement est "la seule solution réelle" pour résoudre les problèmes liés à l'immigration. "La question est: est-ce que les pays riches vont continuer à laisser se creuser un peu plus le fossé avec les pays du Sud".
"Ce n'est pas, ni la double peine, ni telle ou telle mesure spectaculaire visant à expulser de tel ou tel squat". "Il faut que les pays riches mettent le paquet pour permettre à ces pays d'avoir un avenir, de pouvoir se construire". "C'est la seule façon pour résoudre réellement les problèmes".
Il faut "regarder en face les efforts que nous faisons pour essayer d'intégrer des immigrés qui arrivent chez nous, et avec lesquels nous avons les pires difficultés dans nos banlieues".
"Il vaudrait mieux faire l'effort chez eux, plutôt que se retrouver dans une situation difficile chez nous". (LCI, mercredi 30 août)
Nicolas Dupont-Aignan, député UMP et candidat à la présidence de la République : "La comédie de Cachan a assez duré: le gouvernement doit arrêter de ménager la chèvre et le chou".
"Alors que le simple respect des lois de la République devrait se traduire par l'expulsion des étrangers clandestins, ceux-ci prétendent négocier leur régularisation, invoquant la soi-disant dette de la France à leur égard pour cause d'histoire coloniale". Il s'est élevé contre "d'un côté des régularisations beaucoup plus nombreuses qu'on ne le dit, de l'autre des opérations médiatiques tout en muscle pour donner le change" et a demandé au gouvernement de "clarifier sa politique". (Communiqué, jeudi 24 août)
Guillaume Peltier, numéro 2 du Mouvement pour la France (MPF, villiéristes) a estimé que les expulsés du squat de Cachan faisaient "un bras d'honneur à la France" en refusant les propositions d'hébergement de l'Etat. Le refus de ces propositions est "indécent et inacceptable".
"Ce que l'on fait pour ces immigrés, aucune administration et aucun gouvernement ne l'a fait pour les Français". (Communiqué, mercredi 23 août)
Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur est revenu sur "le squat de Cachan", appelant à considérer le dossier "de manière objective : plusieurs centaines de personnes occupaient au péril de leur vie un lieu vétuste, insalubre, sans droit ni titre (et) il y avait eu une décision de justice".
"Qu'attend-on de moi ? Que je laisse faire ? Qu'attend-on du ministre de l'Intérieur ? Qu'il ne respecte pas une décision de justice ?". S'il est de son "devoir de tout mettre en oeuvre pour que des solutions de logement soient proposées aux personnes en situation régulière", a-t-il noté, pour les clandestins, "il est de ma responsabilité de faire appliquer la loi, (ils) ont vocation à regagner leur pays d'origine".
Il s'en est pris à ceux qui utilisent des "mots inadmissibles: assimiler la reconduite de quelques personnes à la déportation, c'est insulter la mémoire des familles qui ont connu ce drame". (Déclarations, mercredi 23 août)
Louis Aliot, secrétaire général du Front national : Les squatteurs "vont être relogés dans des hôtels ou des logements sociaux aux frais des contribuables français qui n'en peuvent plus d'assumer la politique d'immigration ruineuse du gouvernement UMP". (Communiqué, mardi 22 août)
Le Front National : L'évacuation du squat de Cachan constitue "une nouvelle manipulation politico-médiatique du ministre de l'Intérieur" Nicolas Sarkozy. Cette "manipulation" a été "menée en concertation avec les groupuscules gauchistes de soutien aux clandestins".
"Par cette opération, Nicolas Sarkozy se montre pour les naïfs comme celui qui lutte avec détermination contre l'immigration clandestine, et les trotskistes, relayés par les médias, renforcent cette image". "Chacun fait ainsi la promotion de l'autre, et le contribuable paye la note d'hôtel, sans que rien ne change dans le processus d'envahissement de notre pays". (Communiqué, vendredi 18 août)
Guillaume Peltier, porte-parole de Philippe de Villiers et numéro deux du MPF, considère qu'"évacuer un squat, c'est bien, mais reloger les sans-papiers dans des hôtels, c'est inacceptable".
Il s'étonne que le ministre de l'Intérieur "reloge les squatteurs dans un hôtel aux frais du contribuable français". Un rapport d'août 2005 a évalué le coût de ces hébergements à 300 millions d'euros annuels, affirme le MPF. (Communiqué, vendredi 18 août)
L'UMP, rappelant les incendies meurtriers qui s'étaient produits l'été dernier à Paris, a salué l'évacuation d'un squat à Cachan, par mesure "de précaution".
Yves Jego, secrétaire national de l'UMP, assure que cette mesure décidée "au titre du principe de précaution" était "destinée à protéger les centaines de squatteurs", du fait d'un "risque sérieux d'incendie". "Personne ne devrait avoir oublié les drames survenus il y a un an maintenant dans les squats parisiens", affirme l'UMP, estimant "regrettable que certaines associations cherchent à utiliser cette évacuation de précaution à d'autres fins". (Communiqué, jeudi 17 août)
(inspiré de nouvelobs.com du 06.09.06)
Chirac et le dialogue social.

L'objectif révolutionnaire de la réforme du dialogue social prônée par Jacques Chirac devant le Conseil économique et social, c’est : "Sortir de la logique du conflit" pour "fonder une culture de la négociation" via une "véritable révolution des esprits".
Un projet de loi, qui devrait être adopté par le Parlement d'ici la fin de la législature, doit donc faire en sorte qu'il ne soit "plus possible de modifier le code du travail sans que les partenaires sociaux aient (pu) négocier sur le contenu de la réforme engagée", a-t-il annoncé. "Et aucun projet de loi ne sera présenté au Parlement sans que les partenaires sociaux soient consultés sur son contenu". Ces "négociations devront se dérouler dans un délai clairement délimité", a-t-il précisé. Et "le dernier mot restera à la représentation nationale". L'objectif est pour Jacques Chirac de pousser les gouvernements à "apprendre à légiférer, ou à prendre des ordonnances, sur la base du travail des partenaires sociaux".
Chaque année, le Premier ministre devra par ailleurs prononcer devant le Conseil économique et social "un discours sur l'état social de la Nation". Il sera aussi instauré "un rendez-vous annuel" entre l'Etat et les partenaires sociaux. "Cette nouvelle règle du jeu va radicalement transformer nos façons de penser et d'agir", voulait croire Jacques Chirac, tout en concédant qu'il s'agissait là d'un "pari" reposant largement sur la bonne volonté des acteurs.
Les partenaires dans l’ensemble sont visés. L'Etat est "trop souvent arc-bouté sur une conception abstraite de l'intérêt général", a estimé le Président Chirac. "La légitimité de l'alternance politique ne justifie pas (...) les logiques de table rase, les à-coups systématiques dans les politiques" ni "les changements incessants de législation, où l'effet d'annonce l'emporte trop souvent sur l'efficacité, voire sur la réalité de l'action". Les syndicats "doivent se libérer d'une ancienne tradition protestataire" qui aboutit au "conservatisme". Quant au patronat, il a "tendance à se complaire dans une vision trop étroite des intérêts de l'entreprise", a-t-il déploré. "Comme si la juste augmentation des salaires était un frein à la croissance!".
Les réactions. La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, a applaudi mardi "un discours modernisateur et fondateur", en notant qu'avait été évoquée la possibilité pour le gouvernement de légiférer par ordonnances -c'est-à-dire sans permettre d'amendements parlementaires- sur un accord qui aurait été conclu entre partenaires sociaux.
S'il Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a approuvé "le sens de la démarche" mais déploré que Jacques Chirac n'ait guère évoqué le dossier de la représentativité syndicale. Il faut "accepter que seules des réformes acceptées par des syndicats représentant une majorité des salariés soient mises en oeuvre", "sinon on ne réglera rien", a-t-il prévenu. Chasse gardée ? Ce syndicat ne souhaite pas partager son pouvoir sur les travailleurs…
Même tonalité du côté d'Alain Olive, secrétaire général de l'UNSA, qui a déploré dans un communiqué une "omission de taille […] :le refus d'engager une réforme de la représentativité syndicale risque de rendre inopérante et inapplicable la future loi", a-t-il prévenu. Cet autre syndicat, mais qui n’a pas la culture du dialogue, ne veut pas débattre…
En somme, le chef de l'Etat veut donc "placer les partenaires sociaux au coeur de l'élaboration (...) des réformes sociales" et face à leurs responsabilités. Il tire ainsi la leçon de la crise du contrat première embauche (CPE). "C'est une réforme capitale pour l'avenir", a insisté Jacques Chirac, pour qui l'objectif est de faciliter les futures réformes afin de permettre la "modernisation de notre pacte social" et, au-delà, de "libérer notre pays du chômage de masse" en "invent(ant) de nouveaux équilibres".
Car, face aux "idéologues, aux pessimistes professionnels", Jacques Chirac a défendu un pacte social qui, "loin d'être dépassé", est "bien vivant". Et "la solution n'est pas dans l'imitation d'autres modèles", a-t-il lancé, à l'attention de sEGOlène Royal -bien que fort peu idéologue?....
Mais, contre sa volonté de réforme, il doit s’attendre à voir se dresser les partenaires les plus conservateurs, voire ringards ! Les syndicats français sont-ils capables de suivre les exemples européens : au lieu de commencer par manifester leur force et négocier APRES, négocier AVANT de déclencher une grève ?


Cachan, sans papiers manipulés.
Les exploiteurs ne sont pas ceux qu'on croit...
Il suffit d'observer qui sont les soutiens des squatteurs instrumentalisés!
Comité de personnalités-soutien des 1000 de Cachan (02/10/06)
Quelques ELU(e)S parmi d’autres…
- Alain Girard, Conseiller Régional en Ile de France
- Alain Lipietz, Député Européen,Villejuif
- Clémentine Autain, Adjointe PC au maire de Paris
- Christiane Taubira, Députée de la Guyane
- Hélène Lipietz, Conseillère Régional en Ile de France
- Jack Lang, député socialiste
- Jack Ralite, Sénateur de Seine Saint Denis
- Julien Dray, député de l'Essonne
- Noël Mamère, Député de Gironde
- Patrick Braouezec, Député Président Communauté d'agglomération Plaine commune
- Mylène Stambouli , maire adjointe ville de PARIS ( Vert) avocate
- Yves Cochet, Député de Paris
Autres personnalités

- Alain Krivine - Aminata Traoré, ex-ministre de la culture du Mali - Ariane Mnouchkine, metteur en scène - Benabar, chanteur
- Charles Berling, acteur
- Dan Franck, écrivain ille, Evêque de Créteil - Danièle Mitterrand, Présidente de la Fondation France-Libertés - Diam's
- Djamel Bouras, ancien champion olympique de judo
- Dominique Voynet, candidate des Verts à la présidentielle - Emmanuelle Béart, actrice
- "Grand corps malade", slameur - Guy Bedos - Henri Leclerc, Président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme
- Jacques Gaillot, évêque de Partenia - Jamel Debbouze, comédien
- Joey Starr, rappeur - José Bové, Confédération paysanne - Josiane Balasko, actrice - abbé Pierre - Laurent Baffie, animateur et humoriste
- Lilian Thuram, footballeur
- Marie-Georges Buffet, Secrétaire Générale du Parti Communiste Français - Mathieu Kassovitz, réalisateur et acteur - Mouloud Aounit, Secrétaire Général du MRAP - Olivier Besancenot (LCR)
- Patrick Vieira, footballeur
- Pr Albert Jacquart - Rony Brauman - Samuel Benchetrit, acteur
- Stéphane Diagana, athlète
- Stomy Bugsy, musicien rappeur
- Yann Moix, écrivain (l'Hay-Fresnes-Rungis-Chevilly)
Responsables d'associations
Gilles Lemaire, Secrétaire national des Verts
Jacques Nikonoff , Président d'Attac
Jean-Baptiste Eyraud, Droit Au Logement
Michel Tubiana, Ex Président de la Ligue des Droits de l'Homme

Cachan, le capharnaüm.
Le squat vu le 28 août 2006 par Vianney Aubert qui raconte.
Ce qu'il faut, c'est aider à la structuration politique du mouvement», répète Mouloud Aounit aux militants qu'il croise devant le gymnase. Comme la plupart des porte-voix du mouvement pour la régularisation des sans-papiers, le secrétaire général du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) veut faire de Cachan, où il s'est rendu vendredi après-midi, un symbole de la résistance à la politique sur l'immigration du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. Dans le gymnase Belle-Image de la cité du Val-de-Marne sont réfugiés, depuis plus d'une semaine, quelque deux cents anciens occupants – dont une partie de sans-papiers – du plus grand squat de France, évacué par les forces de l'ordre le 17 août.
Mais Cachan n'est pas l'église Saint-Bernard. Pas pour l'instant. Les stars n'y défilent pas encore, la mobilisation politique reste faible – même si François Hollande envisage, selon son entourage, de se rendre sur place cette semaine. Cachan est, pour l'heure, un capharnaüm, un navire qui tangue dans la tempête sans véritable capitaine.
À l'intérieur du gymnase, sous la lueur blanchâtre des néons qui efface toute notion du temps, se pressent, sur un puzzle de matelas grisâtres, femmes et enfants comme les passagers résignés et épuisés que furent les boat people.
À l'extérieur, […) il y a ceux qui se disent libertaires, révolutionnaires, anarchistes ou simplement «citoyens du monde», et arrivent déjà grisés par le vent de la révolte. L'ambiance est à la lutte des classes. «Le jour où on s'unit, nous tous, les fils de prolos français et immigrés, on leur crache dessus et ils se noient», s'emporte un jeune garçon qui sautille au milieu de la rue comme un boxeur poids plume avant un combat. «Si tous les Noirs votaient pour le même candidat, je ne sais pas, n'importe lequel, par exemple Taubira, on nous prendrait en compte», ne cesse de répéter son voisin, obsédé par l'unité politique du peuple noir.
Il y a surtout les militants, arborant autocollants et badges des associations de défense des sans-papiers et des sans-logements (Droit au logement, Gisti, Cimade, Ligue des droits de l'homme...) […].seuls, en l'absence d'organisation humanitaire depuis que la Croix-Rouge a été jugée indésirable. «Elle nous a trahis, elle a aidé les CRS à l'évacuation en nous poussant dans les bus», explique un ancien squatteur. Malgré la dégradation des conditions sanitaires, personne au gymnase ne milite pour son retour.
«Sur le plan politique, il n'y a pas de problème, c'est couvert, on a tout le monde ; les associations font leur boulot d'agitation politique. Mais quand je vois Besancenot porter le sac d'une Africaine devant les caméras, ça me fait sourire, on aurait besoin d'un vrai coup de main humanitaire», juge Hervé Bourdin, conseiller municipal (Verts), venu, jeudi soir, accompagner le député-maire de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec (PS). Il est plus de 22 heures quand le député entre dans le gymnase municipal qu'il a ouvert aux familles, au lendemain d'une première nuit où elles avaient campé dans la rue. Accablé par l'approche de la rentrée scolaire, il sait que le temps presse pour trouver une solution. Il les implore, sous des applaudissements qui ont un je ne sais quoi d'absurde, de négocier leur départ et de ne pas se situer dans une logique de confrontation entre l'État et les associations.
À sa sortie, Jean-Yves Le Bouillonnec s'emploie, d'un ton paternel et un brin démagogique, à convaincre Fidèle Nitiéma, délégué des ex-squatteurs de la cité universitaire : «Fidèle, les mamans, elles veulent partir, il ne faut pas qu'on me dise que ce sont elles. J'ai vu des femmes qui m'ont pris la main en me disant : «On veut partir.» Si c'est vous qui alimentez la peur, ça ne marchera pas. Il faut qu'on avance pour sortir de ce lieu avec les meilleures garanties, il n'y a pas d'ici au paradis.» Toujours souriant, l'énigmatique porte-drapeau des anciens squatteurs ne souffle mot, et laisse le maire repartir sans rien dévoiler de ses intentions. […]
Fidèle Nitiéma glisse de l'un à l'autre son air lunaire. Qu'on le sollicite pour chercher une camionnette pour apporter des victuailles, qu'on vienne lui donner des conseils sur l'attitude à adopter, il semble toujours absent, et ne parle que de temps à autre quand une caméra ou un micro se tend.
Parmi les anciens squatteurs, quelques voix, minoritaires, se font entendre pour critiquer son attitude et celle des autres délégués : «Ils se sont désignés eux-mêmes et ils ne rendent compte à personne. On ne sait pas ce qui se passe. On en a marre, nous sommes prêts à partir. Mais la plupart des délégués n'ont pas de papiers et ils associent la question du logement à celle des papiers.»
Fidèle Nitiéma, sans-papiers lui-même, a érigé en ligne de conduite : «Nous luttons ensemble, nous mourrons ensemble.» Depuis vendredi, il appelle à une reprise du dialogue avec la préfecture, avec laquelle tout contact est rompu depuis que les propositions qu'elle avait faites ont été rejetées en bloc. Parfois de curieuse façon, comme quand il déclare : «Quand on parle d'application stricte de la loi, c'est normal, la France est une République, mais il ne faut pas oublier le côté humain.»
Dans le même temps, les associations tentent d'ériger Cachan en symbole de la lutte contre la politique du gouvernement et durcissent le ton. «C'est une question politique, celle de l'immigration et des sans-papiers d'un côté, celle du logement de l'autre», déclare un porte-parole de Réseau éducation sans frontière (RESF). «Il faut créer un rapport de forces avec le gouvernement, avoir un appel des élus de gauche au président de la République», affirme Malika Zediri, conseillère régionale communiste, présente, chaque jour, aux côtés des anciens squatteurs.
Pour l'instant, les socialistes ne se bousculent pas pour répondre à l'appel.
Cachan : ce qu’il faut savoir de ce squat géant et insalubre.
Effluves de couscous et chants du griot s’entremêlent. Au squat de Cachan (Val-de-Marne), pas moins de soixante-huit nationalités cohabitent. Sénégalais, Togolais ou Algériens, c’est toute l’Afrique qui palpite dans cette ancienne résidence universitaire de l’École normale supérieure (ENS). Les Ivoiriens et les Maliens représentent l’immense majorité des habitants. « Il y a 80 % environ d’Ivoiriens et de Maliens, 15 % de Maghrébins et 5 % de Français », témoigne Pierre Derouche, directeur de cabinet du préfet du Val-de-Marne. La moitié d’entre eux sont des clandestins, 30 % sont en situation régulière et 20 % en attente de régularisation.
Combien sont-ils dans ce bâtiment F à vivre dans ces 330 chambres de 9 mètres carrés naguère occupées par les jeunes normaliennes ? Difficile à dire. Selon les sources, leur nombre varie de 538 à plus de 800. Les squatteurs estiment qu’ils sont un bon millier. Clin d’œil, leur collectif créé au cours de l’été 2003 qu’ils ont baptisé “Les 1 000 de Cachan”. « Lors de la venue du préfet du Val-de-Marne, le 4 août, nous avons fait un recensement. 750 personnes ont été dénombrées, dont 200 enfants environ. Mais 73 chambres n’ont pas été comptabilisées », explique Fidèle Nitiéma, Ivoirien de 33 ans propulsé coordinateur du collectif. Le personnel du Crous (Centre régional des œuvres de la vie universitaire et scolaire), le 5 août, n’a compté que 531 adultes et 144 enfants. « 64 chambres n’ont pas été recensées », indique Serge Perron, directeur du Crous du Val-de-Marne. Des squatteurs, semble-t-il, n’ont pas souhaité être fichés.
Aucun loyer, aucun bail ne lient les habitants du bâtiment F au Crous. « Mais nous sommes prêts à payer un loyer. Beaucoup d’entre nous travaillons, même si c’est au noir », déclare Fidèle Nitiéma. Y a-t-il eu des tentatives d’extorsion de fonds entre squatteurs ? « Certains ont profité de la misère des autres. Il y a eu des marchands de squat », s’insurge Jean-Yves Le Bouillonnec. C’est au cinquième étage que ces pratiques ont eu cours. « Le cinquième étage est le dernier à avoir été occupé. Il était barricadé. Des gens l’ont ouvert et s’y sont installés. Il semblerait que des habitants ayant quitté le squat faisaient payer leur chambre aux nouveaux arrivants. Mais nous avons mis un terme à ce trafic », affirme Fidèle Nitiéma (…)
Le squat ne provoque pas de gros problèmes de délinquance, mais les incidents sont internes. Quelques bagarres au couteau ont nécessité la venue des forces de l’ordre. « La nuit, les abords du squat sont peu sûrs », prévient quand même Serge Perron. « C’est plutôt en termes d’image que cela pose un problème. Le squat est situé au cœur d’un pôle d’excellence universitaire. Des familles d’étudiants nous appellent pour exprimer leurs craintes », précise Jean-Yves Le Bouillonnec.
Une lutte fratricide se déroule au sein du comité de soutien aux 1 000 de Cachan. 50% sont des clandestins, 30 % sont en situation régulière et 20 % en attente de régularisation. Fin août 2006, Droit au logement, Ligue des droits de l’homme, Ligue communiste révolutionnaire, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), Attac, Sud-éducation n’avaient adopté aucune position commune à propos des propositions de la préfecture.
Mais dans ce désordre, les 1 000 de Cachan prétendent attendre que leurs dossiers soient traités, si possible loin des querelles intestines et des tentatives de récupération politique...
On y croit dur comme fer!

lundi 9 octobre 2006

Banlieues: zones de non-droit.
L'Etat ne se désengage pas comme on le prétend et pourtant, il y aurait des raisons...
C’est Royal ou Hollande, pas les deux !
Selon la logique socialiste, Royal et Hollande ne devraient pas truster tous les pouvoirs au PS. Or, on ne peut imaginer, tellement les sondages sont trompeurs et la dame ambitieuse et entêtée, que la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue prenne conscience de ses limites, bien qu’elle ait déjà atteint son seuil d’incompétence. Il faut donc que le premier secrétaire du parti socialiste lui cède et démissionne : il doit choisir entre la casquette de n°1 du PS et la casquette de Royal prince-consort.
DSK a d’ailleurs déclaré qu'il n'était pas rassuré quant à l'impartialité de François Hollande, le premier secrétaire du PS. "Il prend parti, je crois que ce n'est pas son rôle", a-t-il dit. Le député du Val-d'Oise s'est en outre dit convaincu qu'il y aurait "deux tours" à la primaire du PS. Hollande aura pourtant tout fait pour que de 2° tour il n’y ait pas…
Exemple concret de ce qui ne tourne pas rond chez les ‘démocrates’ socialistes français: Dominique Strauss-Kahn, candidat à l'investiture du PS pour la présidentielle, a jugé lundi "pas très satisfaisant" le mode d'organisation des débats publics dans son parti, avant la désignation du candidat. "Ce ne seront pas de vraies confrontations", a reproché Dominique Strauss-Kahn sur LCI ; "j'aurais préféré des débats face à face". Mais nous en connaissons une qui craint le faceà face... Ceci expliquant cela! En réalité, "ce seront des interventions parallèles, avec des questions préparées, connues à l'avance des intervenants", a-t-il poursuivi.
Tout est factice au royaume socialiste ? C’est donc ça, ce que certains appellent le nouveau parti Royaliste socialiste ?...
Flamby 1er a ses priorités conjugales et ne peut donner satisfaction aux camarades socialistes qui réclament enfin, comme DSK, la "sociale-démocratie comme elle est capable de s'exprimer en Espagne, en Italie, en Allemagne, partout où la gauche depuis longtemps a été capable de concilier la justice et l'économie de marché".
Les socialistes français cultivent leur exception politique, avec une ringardise satisfaite : c’est l’arrogance au degré de stupidité suprême
De ça, nous ne voulons pas pour nous !
Sarkozy : fin de non-recevoir aux appels à la démission du PS.
Les socialistes prennent leurs désirs pour des réalités.
Ils ont de nouveau demandé samedi à Nicolas Sarkozy de choisir entre ses casquettes de ministre de l'Intérieur et de président de l'UMP.
"Un certain nombre de mes adversaires -et c'est leur droit- disent: on ne peut pas être au gouvernement et peut-être un jour candidat, parce qu'il y a trop d'avantages. Mais un certain nombre de mes amis disent: il faut surtout qu'il s'en aille parce qu'il y a trop d'inconvénients à assumer la responsabilité de ministre de l'Intérieur", a observé lundi le locataire de la place Beauvau.
Nicolas Sarkozy a répondu lundi aux appels à la démission lancés par ses adversaires socialistes en rappelant que Lionel Jospin était resté Premier ministre jusqu'à l'élection présidentielle de 2002."Pourquoi ce que M. Strauss-Kahn et Mme Royal trouvaient très bien pour Lionel Jospin serait très mal pour moi?", a demandé le ministre de l'Intérieur sur France-Inter. Il a rappelé que Lionel Jospin avait été "candidat à l'élection présidentielle en étant Premier ministre jusqu'à la dernière seconde de la dernière minute de la dernière heure de la dernière journée".
"La vérité, c'est que j'ai des dossiers, des problèmes à gérer, que je les gérerai. Et le moment venu, je ferai autre chose si je suis candidat", a conclu Nicolas Sarkozy. De même qu’on ne peut pas être candidate et compagne d’un premier secrétaire de parti qui fait tout pour pistonner la dame, tout en occultant ses concurrents au maximum ?
Certes, entre faire des risettes aux journalistes, partout et en tous lieux, ou 'délivrer' des déclarations aussi creuses, généralistes et démagogiques (‘remuer la bouche’…) et travailler à la réforme nécessaire, mais parfois impopulaire, du pays, les Français(es) font la différence; ils ne sont pas dupes!…
Cachan : exigences des relogés sans papiers.
L'évacuation des ex-squatteurs du gymnase de Cachan (Val-de-Marne) vers de nouveaux logements devrait se poursuivre aujourd’hui lundi, après une journée de tension autour de la contestation des listes de bénéficiaires et des destinations. On sait en effet que des parents et amis des ex-squatteurs ont été ajoutés aux listes initiales: une centaine ne serait pas des squatteurs d’origine ! Au total, 370 personnes -dont environ 130 sont en situation irrégulière !- doivent être hébergées temporairement selon le protocole d'accord signé dans la nuit de vendredi à samedi par les différents protagonistes.
On ignore cependant quelles seront les conséquences sur l'évacuation prévue aujourd’hui lundi du départ vers 20H30 hier soir de trois délégués, dont le porte-parole du collectif des "1000 de Cachan" Fidèle Nitiéma, qui ont claqué la porte de la réunion avec France Terre d’Asile. "Le maire nous a donné seulement la liste des personnes qui doivent partir demain matin, il refuse de nous communiquer le reste, ce n'est pas clair", a expliqué Fidèle Nitiéma à l'AFP.
Sans papiers, mais plus exigeants que les citoyens en situation régulière : les soutiens de ce collectif bafouent la loi et les Français, avec la complicité des médias qui en profitent pour redresser leurs finances en vendant de la copie édifiante…
Samedi, 128 occupants du gymnase avaient été transportés vers des centres de banlieue. Douze des habitants du squat insalubre de Cachan qui se sont vus offrir un relogement à Porcheville (Yvelines) avaient refusé de rester, jugeant cet hébergement trop éloigné et prolongeant ainsi la crise.
Lundi, les six ex-grévistes de la faim de Cachan doivent par ailleurs tenir une conférence de presse à Villejuif pour "remercier le peuple français" en présence de plusieurs personnalités et artistes comme Jamel Debbouze ou le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly, qui se sont engagés "à veiller au respect des accords".



La photo montre une population très majori- tairement africaine.



Avec Jamel Debbouze et le fameux chanteur ivoirien, Josiane Balasko, Charles Berling, Stomy Bugsy, Djamel Bouras ou encore Clémentine Autain et Dominique Sopo ont-ils discrètement parrainé, voire hébergé, une famille en signe de solidarité effective ?
Les candidats qui ont défilé à Cachan sous les projecteurs ont-ils pris des engagements personnels ? Les Royal-Hollande ont-ils ouvert leur appartement du VII° arrondissement de Paris à quelques familles maliennes ? C’est un quartier sain, très central et donc proche de leur lieu de travail…
Avis aux autres sans papiers : organisez-vous ! D’ailleurs, on vous y aidera : contacter la Ligue des Droits de l’Homme, le MRAP, Droit au Logement, SUD Education, ATAC, la LCR et le réseau ESF, par exemple, et vous n’aurez pas à attendre sur les longues listes communales d’attente de relogement.

Ils soutiennent le collectif des 1000 de Cachan :
Rien d’extraordinaire lorsque la misère humaine est en cause. Pourtant, vous devriez reconnaître au passage des associations, collectifs ou partis qui n’ont qu’un seul but : la déstabilisation de la démocratie… Tous les moyens, toutes les causes sont bons…pour faire avancer la révolution !
AC ! – ADEN - Afrique XX1 – AFVS – AITEC – AJEP - Alternative libertaire – ANC – AMES – AMF - Alternative Citoyenne Ile de France – APEIS – ATTAC
Comité Action Logement (CAL) - CADTM-France – Cimade – CNT - Comité des sans-logis - Collectif des sans papiers de St Bernard – CGT – CNL - Collectif de Montreuil pour les droits des sans-papiers
DAL - Droits Devant !! –
FCPE - Femmes solidaires – FSU
GISTI - Gener'actions unies – IACD – LDH
MIB – MRAP
No Vox - Partenia 2000 - RAS L'FRONT Kremlin-Bicêtre - Réseau IPAM – RESF – RESOCI
SOLIDAIRES - SUD Education CréteilZANADOAN - 83ème avenue...

JC – LCR - LOPCF
Les Verts
les alternatifs - UTOPIA... et des élu(e)s du Conseil Général, du Conseil Régional et des municipalités environnantes.
Juppé, le retour du maire.
Alain Juppé retrouve son fauteuil de maire de Bordeaux : la liste conduite par l'ancien Premier ministre a obtenu dimanche 56,24% des voix lors du premier tour de la municipale anticipée. Le scrutin a été marqué toutefois par une faible participation de 44,82%.
"Cette victoire nous la devons surtout aux Bordelaises et aux Bordelais", a lancé Alain Juppé à l'annonce des résultats. "Oui le peuple de Bordeaux m'a donné aujourd'hui sa confiance", a-t-il déclaré. "Vous le comprenez, pour moi, après une période difficile, c'est un nouveau départ".
La liste UMP-UDF d'Alain Juppé est arrivée en tête devant la liste PS-PC conduite par Jacques Respaud qui obtient 25,2% des voix. Celle de Pierre Hurmic (Verts) récolte 10,3%, celle de Jacques Colombier (FN) 6,15% et celle d'Emmanuel Bichindaritz (LCR), 2,10%.
Il n’y a pas lieu de recompter les bulletins…
Tabagisme dans l'Union Européenne...

dimanche 8 octobre 2006

Le Monde: les fantômes qui lui conviennent.
Lorsque Marie-sEGOlène Royal se réclame de l’héritage de François Mitterrand, le journal du soir Le Monde bat des mains. Lorsqu’un homme de gauche défunt étiquette la même à droite, le journal en question grince des dents!
Que Pierre Bourdieu, qui s'inscrit pourtant dans la lignée de Marx, Weber et Dürkheim, fustige d'outre-tombe la dérive droitière de la candidate socialiste à la pré-sélection à la Présidentielle et les idolâtres Royalistes s’insurgent. Il y a les bons fantômes et les vilains fantômes : ce journal qui se veut intelligent est pris en défaut de manichéisme…La récupération est un art que Le Monde se réserve, pour l’édification de ses lecteurs.
Dans l’édition du 07.10.06, Olivier Zilbertin exprime dans Le Monde (pour tout de même 17% à Lagardère, Monsieur Bayrou!...) son incompréhension des propos tenus par Bourdieu dans le film Gauche/droite réalisé en mai 1999 par Pierre Carles (photo), , documentariste formé en IUT et sous influence... de Michael Moore... Entre autres, il montra notamment à la télévision le 25 janvier 1992 que la « vraie fausse » interview de Fidel Castro, réalisée par Patrick Poivre d'Arvor et Régis Faucon un mois plus tôt, est en fait issue d'une conférence de presse, montée de sorte à laisser croire qu'il s'agit d'une interview : il prouve ainsi par l'image une imposture dénoncée par Télérama (groupe Le Monde) le 1er janvier.
A noter, par ailleurs, que l'ensemble de ces travaux peut être considéré comme un mouvement de critique des médias, inspiré par Noam Chomsky mais aussi influencé par le cadre théorique de la sociologie bourdieusienne, dont l'observatoire français des médias peut être vu comme la continuité. On dirait que le fauteur de troubles s’est ici piégé lui-même. Enfin sachez qu’il participe, à chaque sortie en salle de ses films, à des débats et regards croisés avec le public en collaboration avec des représentants locaux de la LCR.
Il narre donc ce que vous avez suivi sur PaSiDupes (et que vous pouvez consulter à nouveau): A un moment, le réalisateur l'interroge : "Comment vous définissez les gens de droite et les gens de gauche ?"
"Ce n'est pas si difficile quand même", s'amuse le sociologue. Pour lui, il ne suffit évidemment pas de se dire de gauche pour l'être, ni inversement. Les critères, précise-t-il, sont plus subtils : "Pour moi, en gros, c'est le rapport à l'ordre (...), une manière de se comporter..." Et de chercher un exemple : "Voyez - comment elle s'appelle... - la femme de Hollande : pour moi, instantanément, on sait qu'elle n'est pas de gauche", explique Pierre Bourdieu sur le ton de l'évidence. A l'époque, Marie-sEGOlène Royal est ministre déléguée à l'enseignement scolaire, elle s'est distinguée par ses interventions assez "morales" contre la pédophilie, le bizutage, et a rétabli l'instruction civique.
Et le distingué journaliste se livre à des commentaires lumineux. ‘Cette petite phrase du sociologue prend tout à coup des allures prémonitoires, à l'heure où la favorite des sondages pour l'investiture socialiste fait face à des adversaires qui dénoncent son discours supposé de droite. Un internaute enregistre l'extrait du petit film de Pierre Carles et décide de le mettre en ligne sur Dailymotion, le site communautaire. De blog en blog, de site en site, de mail en commentaire, la Toile offre une formidable caisse de résonance au court métrage. D'autant qu'il sera tout aussi promptement retiré du site avec ce message ambigu qui participera au "buzz" : "Cette vidéo a été censurée..." En fait, c'est à la demande du réalisateur que l'interview a été effacée. "Je préfère éviter que des versions tronquées et remontées de mes films circulent, explique-t-il au Monde, justement. La version courte, de 3 minutes 30, dénaturait les propos de Pierre Bourdieu, qui ne s'exprimait pas spécifiquement sur Ségolène Royal, mais sur le parcours de certaines personnalités dans le cadre d'une conversation plus large sur Mai 68."
Ce n’est pas simple la démocratie. Et quand la liberté d’expression confisquée par les professionnels militants est tout à coup libérée ? Le Monde est devenu si peu crédible qu’il se débat dans les plus grandes difficultés. Il n’est pas mûr pour son aggiornamento
PS : Glavany doute des possibilités de Royal.
Le député PS des Hautes-Pyrénées, Jean Glavany, proche de Lionel Jospin, exprime, dans un entretien à l'hebdomadaire Le Point, son "doute" sur l'"aventure personnelle" de Marie-sEGOlène Royal, la favorite actuelle parmi les trois candidats à l'investiture socialiste à l'élection présidentielle.
"J'ai un doute quant à cette aventure personnelle: depuis six mois, elle foule aux pieds notre travail de réflexion sur l'immigration, l'éducation, la sécurité...comme si le parti n'en avait pas débattu durant des heures et des heures", affirme l'ancien ministre de l'Agriculture.
Selon J. Glavany, "Ségolène Royal s'en tient pour l'instant à dire des choses que les Français veulent entendre". "Je lui conseille, ajoute-t-il, de prendre le risque de l'impopularité en s'exprimant sur des enjeux primordiaux pour notre pays et de ne pas ramener la politique à de petites mesures. Gouverner, c'est décider!".
Le député affirme ne pas croire "à tous ces sondages" plaçant la Maréchal Me-Voilà-M'As-Tu-Bien-Vue largement en tête et qui "sont un élément indicateur de la popularité d'un candidat, c'est tout".
Jean Glavany s'en prend à la "stratégie" du camp Royal qui "consiste à taxer de machos tous ceux qui critiquent Ségolène Royal". "Mais que dire alors des attaques beaucoup plus violentes et plus vicieuses essuyées par Lionel Jospin ces derniers mois ? Ces méthodes archaïques expliquent en partie mon inquiétude", déclare-t-il.
Il fallait mettre en garde les médias dévôts qui se fient aux apparences: ceux qui la connaissent savent mieux que ceux qui ne la voient qu'en passant dans ses minauderies!