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mardi 13 septembre 2016

Alstom : "Evidemment, les ministères étaient au courant", lâche Hamon

Cet ancien ministre de l'Education met en cause l'inaction de ses camarades du gouvernement 

Le candidat à la primaire à gauche conteste les affirmations du gouvernement
Le gouvernement était-il au courant de la menace de fermeture du site Alstom de Belfort (Territoire de Belfort) ?
Non, certifie l'exécutif, mardi 13 septembre, notamment par la bouche d'Alain Vidalies, secrétaire d'Etat en charge des Transports. "Ça aurait été un délit d'entrave", s'est-il justifié sur Europe 1, niant toute faute ou défaut de gestion par le gouvernement.

VOIR et ENTENDRE le tableau d'Alstom que dressait Nicolas Doze et sa mise en cause du "redresseur" Montebourg, le 30 avril 2014:


"N’importe quel ministre de l’Industrie ne peut pas découvrir ce qui se passe à Alstom," objecte Hamon
Le candidat à la primaire à gauche n'est nullement convaincu par les propos du pouvoir. "Quand on détient 20% du capital d’une entreprise, on a des représentants dans les instances de décision," a souligné l'ancien ministre de l'Education nationale sur BFMTV et RMC, pointant les ministres successifs de l’Industrie, d'Arnaud Montebourg à  Emmanuel Macron, en passant par Michel Sapin, mardi. Et donc forcément, les choix stratégiques et industriels qui sont réalisés, l’Etat les connaissait. On peut donc s’interroger sur la responsabilité de l’Etat, sur le fait de ne pas avoir anticipé une annonce."
VOIR et ENTENDRE le président Hollande prendre l'engagement depuis la Roumanie, ce mardi 13 septembre que "TOUT sera fait pour que le site de Belfort puisse être pérennisé" (et 400 emplois sont menacés de transfert): 


Alstom : "tout sera fait pour que le site de Belfort puisse être pérennisé", assure Hollande


"C'est la chronique de l'impuissance volontaire"


"C'est pas sérieux de dire qu'on découvre [les annonces d'Alstom]. Evidemment, les cabinets étaient au courant, évidemment les ministères étaient au courant, a-t-il ajouté. C'est la chronique de l'impuissance volontaire."

ENTENDRE les accusations de Hamon et VOIR l'effarement du 'socialo-friendly' J.-J. Bourdin:

mercredi 30 avril 2014

Pour le président d'Alstom, Montebourg reprend son rôle du colérique

Après Arcelor et Peugeot, Montebourg refait sa crise avec Alstom

"Nous avons, en liaison avec l’Autorité des marchés financiers, demandé (...) que l’égalité de traitement des offres soit assurée. Nous avons déjà gagné 48 heures depuis dimanche soir. Et bien, nous allons maintenant gagner le temps nécessaire pour que les intérêts industriels de la nation soient préservés".
Mercredi, i-télé confirme les divergences entre Hollande favorable à GE et Montebourg, à Siemens

Montbourg continue dans l'invective: "Nos entreprises ne sont pas des proies"

Comme dans un mauvais film policier, Nono joue le méchant flic et travaille au profit du bon, Hollande ! 
"Le gouvernement n’accepte pas, et d’ailleurs aucun gouvernement de quelconque Etat dans le monde n’accepterait le fait accompli d’être informé un vendredi qu’un de ses fleurons nationaux qui vit de la commande publique (...) soit vendu le dimanche soir", a-t-il encore martelé, après la révélation du projet d’Alstom par la presse la semaine dernière.

Arnaud Montebourg a marqué sa préférence pour une alliance, plutôt qu’une vente à la découpe du groupe industriel, qui fabrique notamment des turbines pour centrales électrique et des éoliennes. "Notre position, et c’est ce que nous avons dit avec le président de la République à l’Elysée, lorsque nous avons reçu les deux dirigeants qui sont intéressés par Alstom, nous leur avons dit "nous préférons nouer des alliances plutôt que de vendre par pièces détachées un fleuron industriel dans l’énergie". 
Le ministre souffle en fait le chaud et le froid. "Nos entreprises ne sont pas des proies, ce sont des entités puissantes, capables d’affronter avec des alliés le monde tel qu’il est", a-t-il assuré, saluant le comportement "largement correct" de General Electric dans ce dossier.

Car GE et Alstom ont vécu une histoire ancienne

Le cinéma de Montebourg n'est pas crédible

Le ministre de l'Economie et du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a soutenu que le dossier Alstom n'est "pas plié" et que le gouvernement a "été entendu". Devant l'Assemblée nationaleil s'est prononcé également mercredi, pour "des alliances" et pas "des absorptions". Selon le ministre, "l'intervention du gouvernement aurait permis: 1) l'amélioration des offres de General Electric, 2) la survenance d'une offre dans laquelle il est possible d'ouvrir le choix, 3) la possibilité pour le gouvernement de construire une stratégie industrielle dans laquelle les choix sont ouverts".

Mais la parole de Montebourg est totalement dévaluée
Raffarin: "La France est-elle pilotée ?"
Mardi 29 avril sur RTLJean-Pierre Raffarin a attaqué la stratégie du gouvernement, que ce soit en matière de politique industrielle ou au niveau des réformes budgétaires. "Je suis extrêmement inquiet, ce qui manque à la politique gouvernementale aujourd'hui, c'est le sérieux. Il semble que le socialisme d'aujourd'hui, c'est l'improvisation", a déclaré l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac.

L'affaire n'est pas encore pliée pour l'allemand Siemens
Le groupe français a indiqué qu'il se réserve néanmoins "le droit de répondre à des offres non sollicitées pour la reprise de l'ensemble de ses activités énergie". 
Le 30 avril, Nicolas Doze s'est intéressé au conseil d'administration d'Alstom qui s'est officiellement prononcé pour un examen prioritaire de l'offre de reprise de General Electric pour racheter sa division énergie, sur BFM Business. 
Le 30 avril, Nicolas Doze s'est également penché sur les leçons qu'on peut tirer de l'affaire Alstom.