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mercredi 9 décembre 2015

Une sénatrice EELV appelle à voter Pécresse (LR) contre Bartolone (PS)

Leïla Aïchi, sénatrice Europe Ecologie-Les Verts, appelle à voter pour Valérie Pécresse (LR)

L'élue ne "regrette rien" de sa décision contre le socialiste Claude Bartolone 
La parlementaire écologiste affirme qu'elle a décidé de "quitter" le parti EELV comme l'ont fait avant elle le sénateur Jean-Vincent Placé, les députés François de Rugy et Barbara Pompili, en septembre dernier. Cet abandon intervient entre les deux tours des Régionales en Ile-de-France et s'inscrit contre le socialiste Claude Bartolone, tête de liste PS de la gauche rassemblée pour la circonstance: les altermondialistes d'EELV et l'extrême gauche du Front de gauche avaient préféré aller au premier tour en rangs dispersés.
"C'est un parti sectaire qui ne fait plus de l'écologie son programme, je pars sans regrets", confie, dans un entretien accordé à la presse ce mercredi, la sénatrice arrivée dans le sillage de Daniel Cohn-Bendit en 2009 à EELV.

Malmenée par ses anciens camarades écologistes et socialistes pour avoir rallié, entre les deux tours, le camp adverse en parlant d'une "faute grave", la sénatrice rétorque que "les Verts comme le PS n'ont rien à (me) reprocher"

L'ex-EELV justifie son choix de LR

"Je soutiens un projet, je soutiens une femme. Valérie Pécresse avec laquelle je suis en phase sur les questions de l'environnement". 
"Moi, je suis écologiste depuis toujours. Ni de gauche ni de droite. Je n'ai rien demandé à Pécresse, je n'ai pris que des risques", plaide la sénatrice, déjà suspendue par son parti en attendant une prochaine réunion du CPR, dans un délai de 30 jours, qui pourra prononcer une exclusion temporaire ou définitive. 

Bartolone "découvre depuis une semaine" l'écologie, souligne la sénatrice.  
Pour elle, les Verts et les socialistes qui lui reprochent son attitude, "feraient mieux de voir les raisons qui ont poussé d'autres que moi à démissionner du mouvement, de s'interroger sur les résultats du premier tour, le bilan de la gauche au pouvoir et l'état de la France aujourd'hui en ayant un Front national en tête des partis". 

A la question de savoir, si elle ne ferait pas le jeu du FN lors de ces régionales en dénonçant la politique de la gauche et franchissant le pas "sans regrets", à la veille du second tour, vers la candidate des Républicains,
Leila Aïchi livre un 
descriptif de l'état dans lequel l'Etat-PS a mis la France qui fait mouche: "on est dans une dégradation socio-économique permanente, depuis 30 ans. Les postures politiques, les clivages, c'est ce qui augmente le score du FN. Il faut arrêter avec cela et remettre l'emploi et le développement durable au coeur du débat. C'est la meilleure façon de combattre le FN".
Et d'ajouter: 'le score du FN en 2015, c'est un énorme gâchis. Pourquoi des jeunes de 19 à 30 ans rejoignent en masse le FN ou vont chez Daesh? C'est qu'on a failli. C'est qu'on a pas su leur répondre. C'est cela que la gauche devrait voir au lieu de reprocher aux uns ou autres de choisir un autre chemin". 

Et de conclure: "
Je ne suis qu'une autre parlementaire qui quitte le navire d'EELV. Il faut que ce parti [EELV] analyse les raisons au lieu d'envoyer un courrier pour me suspendre, alors que je n'avais pas encore confirmé mon soutien à Valérie Pécresse. Je n'ai reçu aucun appel de la direction des Verts, c'est dire tout l'intérêt que ce parti attache au changement..." 

Pour le méprisant Carvounas, "un non événement"


A la direction de EELV, ce ralliement est dénoncé aussitôt et sa suspension pour "faute grave" est décidée.
Les écologistes ne disent pas précisément, pour le moment, si elle serait également suspendue ou exclue de leur groupe au Sénat. 


Quant au directeur de campagne de Bartolone, le sénateur du Val-de-Marne, le jeune marié Luc Carvounas, (ci-contre à gauche, face à son compagnon, Stéphane), estime que "ceci est un non événement". Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, Jean-Christophe Cambadélis, 1er secrétaire du PS, Emmanuelle Cosse, 1re secrétaire nationale d'EELV, la députée Cécile Duflot (EELV) et bien d'autres étaient présents à Alfortville, dont Manuel Valls, lors de la cérémonie de mariage entre ces personnes du même sexe.

Dimanche dernier,
au soir du premier tour, Valérie Pécresse est arrivée en tête avec 30,5% des voix, devant Claude Bartolone (25,2%), qu'elle affrontera au second tour en présence du candidat FN, Wallerand de Saint Just (18,4%). Le front républicain de la gauche est éclaté, mais le second tour consacrera-t-il ce "non événement" ?

jeudi 16 juillet 2015

Pollution de l'air: Ségolène Royal annonce des mesures "extrêmement fermes"

Ecologie punitive: la mère tape-dur promet que ça va faire mal 

"Il n'y aura plus d'excuses pour ne pas agir", a "salué"
(selon BFMTV!) 
 Ségolène Royal
pour dire lancé, mercredi

L'étrangleuse veut-elle faire payer aux Français
d'avoir été évincée en 2007 ?
Ces menaces font suite à la publication d'un rapport du Sénat - dirigé par Jean-François Husson (LR, Meurthe-et-Moselle
) et dont la rapporteure est la sénatrice (Paris, 2011) Leila Aïchi (Ecologiste) - qui estime que la pollution de l'air en France coûte chaque année 101,3 milliards d'euros. A la sortie du Conseil des ministres, la ministre de l'Ecologie a d'ailleurs assuré qu'elle prendra des mesures "extrêmement fermes" la semaine prochaine.
" La semaine prochaine, je vais rendre publiques les décisions que l'État va prendre. Il ne faut plus que les gens rouspètent, que les gens disent : Ce n'est pas le moment, on verra demain. Il faut aussi que les maires des grandes villes prennent leurs responsabilités dès lors que la loi de transition énergétique va leur donner des moyens d'agir, notamment pour créer des zones de restriction de circulation", a déclaré Ségolène Royal dans la cour de l'Élysée, au sortir du conseil des ministres.
VOIR et ENTENDRE l'adjudant de quartier, Ségolène Royal, en crise mimétique sur le modèle Valls:

La presse a "spontanément" sorti des reportages sur l'asthme des enfants... Quand les écologistes n'interdisent pas les traitements contre la prolifération des moustiques, créant ainsi par leur inaction des nuisances graves en Languedoc-Roussillon, région touristique infestée d'insectes, l'écologie tourne à la psychose d'Etat.
"Ce rapport va être utile pour dire ce que l'on dit maintenant depuis longtemps, à savoir qu'il y a un grave problème de santé publique, avec des infections respiratoires, de l'asthme, un coût économique aussi très important. Maintenant, plus personne n'a d'excuse pour ne pas agir", a rebondi Royal, qui a initié ce rapport.
Pour être plus précis, ce rapport indique que la pollution de l'air représente "un coût majeur", une fois considéré les dépenses de santé pour prendre en charge les pathologies imputables à la pollution (particules fines, oxydes d'azote, etc.), l'impact de l'absentéisme professionnel sur la productivité des entreprises, la baisse des rendements agricoles, la perte de la biodiversité ou encore l'entretien des bâtiments dégradés.

61 mesures punitives avancées

Le sujet est un filon pour la sénatrice, soupçonnée de conflit d'intérêts.
Le coût global "est largement sous-estimé", indique Leïla Aïchi, avocate spécialisée dans les problèmes environnementaux (et militante pour la défense du droit des étrangers, ci-contre, élue qui incarne la "diversité" au Sénat, avec Bariza Khiari, Samia Ghali et Esther Benbassa), pour qui la France "est en retard" et "manque de recherches sur cette question". Les effets sanitaires de certains polluants sont ainsi mal connus, notamment 'l'effet cocktail' de la présence de plusieurs polluants. "L'air est globalement moins pollué", mais "la pollution a changé de nature", moins localisée au niveau des sites industriels et plus diffuse, via les transports, le chauffage, l'agriculture et l'air intérieur", constate le rapport.

Et, avec une inventivité toute française, la commission énumère 61 mesures plaidant pour "une véritable fiscalité écologique" et pour "compléter les normes existantes" mal définies ou ne couvrant pas tout le champ des polluants connus. Dans les transports, elle préconise notamment l'alignement progressif jusqu'en 2020 de la fiscalité de l'essence et du diesel, et la mise en place d'une taxe sur les émissions d'azote, d'oxyde d'azote et de particules fines. Le rapport veut également accélérer le soutien aux transports propres (véhicules hybrides et électriques, fret ferroviaire, roulage des avions), dans le même temps où la loi Macron veut imposer le développement des transports par car ! Ils viendront juste aggraver les conditions de circulation routière en s'ajoutant aux transports routiers de marchandises. "Il y a à la fois la pollution par le transport, par les voitures, le diesel, l'essence, etc. Donc, il faut déployer les véhicules électriques, insiste la ministre depuis son arrivée au gouvernement, sans pour autant avoir multiplié de manière significative et motivante les bornes et les points de charge pour leurs utilisateurs
Dans l'agriculture, la commission recommande d'étudier spécifiquement les causes de la surmortalité des agriculteurs du fait de certains types de cancers et de mieux contrôler les dispersions de polluants. "Il y a les pollutions agricoles avec les pulvérisations de produits chimiques qui sont ensuite rabattues sur les gens et les habitations. Et puis il y a les pollutions industrielles pour lesquelles, maintenant, il faut que les règles soient appliquées et respectées", a martelé le loup-garou du ministère.

"Des décisions extrêmement fermes vont être prises sur la base de ce rapport dont je salue la qualité, sur la base d'un consensus politique. Aujourd'hui, pour faire face à ce problème de santé publique -dont Marisol Touraine est exclue- et ce grave problème économique, il faut maintenant agir, agir vite et prendre des décisions qui soient à hauteur du problème", a encore prévenu Royal, menaçante.