POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est mesures barrières. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mesures barrières. Afficher tous les articles

mardi 17 mars 2020

Macron n'a pas pris les mesures "les plus strictes d'Europe" comme l'affirme Castaner

Castaner tente de faire passer le diseur de l'Elysée pour un faiseur énergique

La France est en confinement obligatoire depuis ce mardi midi

 En Europe, cette mesure a déjà été appliquée à l'Italie et l'Espagne, en plus d'autres règles sanitaires, et bien avant que Macron n'admette l'échec de sa politique molle du "freinage" de l'épidémie. Mais contrairement à ce qu'a déclaré le premier ministre à mi-temps lundi soir, la France n'est pas plus restrictive que ses voisins subissant eux aussi l'épidémie de coronavirus.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a écouté la voix de son maître et pris la parole lundi soir, précisant les conditions de confinement dans lesquelles la France va être plongée pour les 15 jours à venir, afin de limiter la propagation du Covid-19.

"Il s'agit de mesures de confinement sur le modèle que nos voisins espagnols ou italiens ont mis en place. Ce que le président de la République a décrit, ce sont les mesures les plus restrictives aujourd'hui en vigueur en Europe", a déclaré le cireur de pompes, encore lundi soir.

Face à la menace épidémique, la plupart des pays européens ferment leurs frontières et interrompent les transports avec leurs voisins, notamment les pays les plus touchés: l'Italie (2158 morts, 27.980 cas selon les derniers chiffres), l'Espagne (491 morts, 11.178 cas), la  France (148 morts, 6633 cas) et l'Allemagne (16 morts, 6012 cas). Ces derniers pays se sont isolés il y a plusieurs jours pour différentes raisons sanitaires, endiguant ainsi la propagation du coronavirus. 

Comparées à celles des pays voisins, difficile de prétendre que les nouvelles règles françaises sont les plus strictes

Le confinement obligatoire en cas d'épidémie.

Il a été instauré ce midi en France. Or, l'Espagne l'avait mis en place il y a quelques jours, et l'Italie observe cette règle depuis déjà une semaine. Comme enfin en France, seuls les déplacements "absolument nécessaires" sont autorisés: sortir pour acheter à manger, se rendre chez le médecin ou aller au travail, quand le télétravail n'est pas possible. A chaque fois un justificatif est nécessaire.

En Allemagne, où le nombre de cas est moins important pour le moment, pour  près de 83 millions d'habitants, est pour l'instant appelée à "rester à la maison", et en Grande-Bretagne elle doit éviter tout "contact social".

Des amendes plus fortes en Italie et en Espagne

En Espagne, en France et en Italie, les gouvernements ont prévu des amendes en cas de non-respect du confinement, soit de déplacement non-autorisé. En France, les récalcitrants à ces règles pourront se voir infliger une amende allant jusqu'à 135 euros selon les déclarations actuelles du gouvernement.

En Italie, les sanctions encourues sont beaucoup plus lourdes: trois mois de détention ou une amende allant jusqu'à 206 euros, selon Le Parisien. En Espagne, les sanctions s'étalent de 100 à 600 euros, explique le quotidien El Mundo. 

Distance sociale d'un mètre pour tous

La règle demandant de laisser un mètre entre deux personnes, pour réduire le risque de contamination a été appliquée au moins en Espagne, en Italie et en France. Elle fait partie des mesures barrières à suivre en cas de contact avec d'autres personnes. Les autres gestes à connaître sont le lavage régulier des mains, l'éternuement dans son coude, l'arrêt des gestes de socialisation entraînant un contact, comme le serrage de main ou la bise, et l'utilisation de mouchoirs à usage unique à jeter immédiatement.

Des contrôles de température obligatoires en Italie

En Italie, parmi les six règles pour aller au travail en temps de coronavirus, le contrôle de la température, écrit le quotidien Corriere della Serra. A l'entrée des stades, avant que les matchs ne soient annulés, les supporters italiens étaient déjà soumis à des tests de température début mars. A la frontière franco-allemande, les policiers font également des tests aléatoires de fièvre, et appellent les autorités sanitaires en cas de températures trop élevées.

En France, ces contrôles n'ont pas été évoqués par le gouvernement hier, sont peu nombreux, et surtout non obligatoires, même dans les aéroports. Fin février, les reporters de BFM Paris constataient à l'aéroport de Roissy que les tests concernaient très peu de personnes.

Pas de dépistages généralisés en France

Depuis le début de l'épidémie, la France maintient un certain flou concernant sa politique de dépistage. Des chiffres différents ont été fournis au fil des semaines. Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, numéro 2 du ministère de la Santé, a lui déclaré à plusieurs reprises que la France réalise "plus de 1.000 tests par jour". D'après des relevés du ministère de la Santé italien, au 10 mars l'Italie en était déjà à plus de 60.000 tests de dépistage. 
Il est difficile de comparer ces chiffres, étant donné que l'Italie se trouve à un stade plus avancé que la France dans l'épidémie. De plus, l'Italie a fait beaucoup de tests au début de la contamination, sur des personnes ne présentant parfois pas de symptômes. C'est le principe de précaution vs. l'insouciance macronienne d'Etat.

En France, si une personne présente les symptômes d'une infection respiratoire ou une fièvre au-dessus de 37,5 degrés, elle doit rester chez elle, contacter son généraliste et limiter au maximum le contact avec d'autres personnes. Le 15 ne doit être contacté qu'en cas de forte fièvre ou de difficultés respiratoires. Ce service de secours lui indiquera alors si elle doit se rendre, ou non, dans un centre de dépistage.

Commerces fermés et événements annulés

Chez nos voisins espagnols et italiens, les commerces non-essentiels, les écoles, les divers événements et rassemblements ont aussi été annulés. Si les élections municipales ont bien été maintenues dimanche, le second tour prévu ce week-end a lui été reporté. Le premier ministre Edouard Philippe a proposé de le reporter au 21 juin