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jeudi 27 juin 2019

Nouvel épisode de l'affaire Benalla : le portable caché...

Révélations sur le portable caché du collaborateur de Macron

L'ancien proche du président Macron aurait délibérément cherché à soustraire à la justice son téléphone personnel.

Résultat de recherche d'images pour "Benalla dissimulation de preuves"Alexandre Benalla a refusé de remettre son téléphone portable aux enquêteurs, prétextant l’avoir perdu. Les investigations démontrent qu'il a menti.
Après son coffre-fort personnel disparu, un autre mystère de l'affaire Benalla est élucidé. C'est précisément avec ce téléphone portable soi-disant perdu que l'ancien protecteur du président a averti l'Elysée qu'il avait été filmé, le 1er mai 2018, à Paris, en train de tabasser des manifestants. 
Entendu en garde à vue le 21 juillet, Alexandre Benalla l'indique lui-même aux enquêteurs : "J'ai adressé ce message avec un appareil téléphonique que je n'ai plus, je l'ai perdu. J'ai conservé les données sur une clé USB que je compte communiquer mais, pour l'instant, je ne souhaite pas dire où elle se trouve."

Mythomane, provocateur et dissimulateur, l'ancien adjoint au chef de cabinet de l'Elysée se montre peu bavard sur ce portable, "personnel et non sécurisé", dont il "ne souhaite pas donner d'éléments". 
Il accepte seulement de remettre aux policiers son téléphone professionnel – placé sous scellé. L'appareil perdu contenait-il des messages ou documents susceptibles de faire éclater la vérité dans l'enquête ? 
Les juges d'instruction sont intriguées, mais tenues en échec. A plusieurs reprises, elles ordonnent à Benalla la restitution de la fameuse sauvegarde de son contenu sur clé USB. "Il faut que je la trouve dans mon déménagement, dans mes affaires qui sont en Normandie", raconte le Franco-marocain de 27 ans, lors d'un interrogatoire, le 5 octobre. "Qu'attendez-vous pour nous la remettre ?" s'agacent les juges. Réponse : "Que vous me la demandiez" ! 
Relancé en février dernier par courrier, puis lors de son audition, Alexandre Benalla assure finalement avoir "perdu la clé USB dans les déménagements successifs".

Le numéro utilisé retracé

En revanche, il fournit une capture écran imprimée du message Telegram envoyé à Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée, l'informant des incidents du 1er mai. Message qu'il aurait sauvegardé de son téléphone égaré. Dans cette correspondance du 2 mai, le garde du corps du couple Macron explique avoir intégré en tant qu'observateur "une équipe de policiers en civil". "Je ne me suis pas cantonné à mon rôle et j'ai porté assistance aux policiers qui essayaient d'interpeller deux personnes ayant jeté des projectiles et violenté les policiers en civils, écrit-il. La scène assez violente a été filmée et même si l'on ne m'identifie pas très nettement, je suis reconnaissable."

Mais les magistrates ne se contentent pas de ce message. 
Résultat de recherche d'images pour "Alexis Kohler A Benalla"
Elles veulent à tout prix identifier le portable avec lequel il a été envoyé. Un renseignement décisif leur parvient grâce à l'audition… d'Alexis Kohler, ci-contre, plus proche collaborateur d'Emmanuel Macron. Entendu par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) le 17 avril au palais de l'Elysée, le haut fonctionnaire confirme l'existence de cet échange.

A la demande des enquêteurs, Kohler révèle le numéro qu'a utilisé Alexandre Benalla. "Pour quelles raisons, selon vous, M. Benalla ne souhaite pas communiquer les informations contenues dans son téléphone ?" l'interrogent les policiers. "Je n'ai aucune explication […] sur la discrétion entretenue sur ce téléphone", répond Kohler. Grâce au numéro fourni par le bras droit d'Emmanuel Macron, les enquêteurs retracent l'historique du téléphone personnel de Benalla.

Ils découvrent que le portable prétendument égaré émet le matin même de sa garde à vue, dans le XVIe arrondissement de Paris. Un appel est détecté vers le numéro de Ludovic Chaker, conseiller du chef d’Etat-Major particulier du président de la République, puis l'appareil est coupé. Celui-ci est ensuite rallumé le lendemain soir, à l'heure de la fin de garde à vue de Benalla.
Surnommé le 'ninja', Ludovic Chaker, "amateur d’arts martiaux et amoureux de la culture asiatique", est le premier salarié permanent d’En Marche ! Ex-secrétaire général du parti, il est un proche d’Emmanuel Macron et c’est à lui qu’on doit l’embauche d’Alexandre Benalla pendant la campagne présidentielle. Le ruban rouge au revers de sa veste indique qu'il est médaillé de la défense nationale.
Un appel au cabinet de Brigitte Macron
Un appel est également émis vers le numéro du directeur de cabinet de Brigitte Macron. Selon les expertises techniques, Alexandre Benalla change ensuite à deux reprises de modèles de téléphones portables ces derniers mois, une fois chez sa mère dans l'Eure, une autre au Maroc, mais conserve la carte SIM associée à son numéro personnel. 
Les policiers ont la preuve  que "l'assertion de M. Benalla, cet appareil, je l'ai perdu, est fausse" et "ses déclarations mensongères".

Plusieurs appels de cadres de la Préfecture de Police

Peu après la révélation du scandale du 1er mai, Alexandre Benalla a obtenu un CD contenant des images de surveillance de la préfecture de police censées le dédouaner de son agression sur deux manifestants, le 1er mai. 

Il a ensuite remis ce CD au conseiller spécial d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, pour qu'il diffuse la vidéo trafiquée sur Internet. Or, selon les factures détaillées de son téléphone caché, il apparaît que Benalla "ne pouvait ignorer la difficulté légale que représentait la détention de ces images", au moment de cette remise, selon les conclusions de l'IGPN. Ace moment-là, il a en effet déjà reçu les appels de trois cadres de la Préfecture de police lui intimant de restituer le CD…
Contactée, Me Jacqueline Laffont, son avocate, indique "ne pas souhaiter faire de commentaires, n'ayant pas connaissance de ces éléments". Ces révélations intéressent le Parquet de Paris, qui a déjà ouvert une enquête pour "dissimulation de preuves"dans l'affaire de la disparition de son coffre-fort.

jeudi 20 juin 2019

Une proche du couple Macron a hébergé Alexandre Benalla

"Mimi" Marchand a-t-elle entravé la bonne marche de la justice, de son propre chef ?

L’ancien collaborateur de Macron affirme avoir été aidé par la patronne d’agence photographique en 2018

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'Mimi' va-t-elle à son tour mettre en péril le couple Macron dans l’affaire Benalla? Selon une enquête du magazine "Envoyé spécial" de France 2, qui devait être diffusée jeudi 20 juin, Michèle Marchand, patronne de l’agence photographique 'Bestimage', a hébergé Alexandre Benalla en juillet 2018, au plus fort du scandale, dans un appartement de l’Ouest parisien. 

Anciennement mariée à un gangster surnommé Hafed et à un braqueur, Maurice Demagny, qu'elle a rencontré pendant sa détention dans la prison de Fleury-Mérogis, Mimi Marchand est désormais la redoutable gardienne de l’image du couple Macron depuis l’été 2017.

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Mimi a-t-elle élu domicile à l'Elysée
et, avec elle, Alexandre ?
Chokri Wakrim, un militaire impliqué dans le contrat négocié par Benalla avec un oligarque russe, a dénoncé cet hébergement aux journalistes d’"Envoyé spécial". Selon lui, M. Marchand aurait même mis à la disposition de l’ex-adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron un des "sous-marins" de Bestimage – une camionnette à vitres teintées permettant de "planquer" ou de se déplacer sans être repéré, dans le jargon de paparazzi comme de policier. "On utilisait une camionnette de la société Bestimage (…) qui sert d’habitude à spoter [photographier] les gens", explique cette balance à la presse dite d'investigation.
Résultat de recherche d'images pour "Benalla Mimi Marchand"
Après la démission de Marie-Elodie Poitout, la chef du Groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), son compagnon, militaire, Wakrim, a été suspendu, a-t-on appris en février dernier du ministère des Armées.
Le militaire Chokri Wakrim, impliqué selon la presse dans un "contrat russe" négocié par Alexandre Benalla, a été suspendu par le ministère des Armées "en attendant que la lumière soit faite sur ces allégations" parues dans Libération.
En décembre dernier, Mediapart a révélé qu'un contrat de sécurité avait été conclu entre l'homme d'affaires russe Iskander Makhmoudov et le groupe de Vincent Crase, Mars. A l'époque, V. Crase
- ci-dessus assis au côté de Mimi - était encore chargé de la sécurité du parti LREM et Alexandre Benalla faisait sa vie à l'Elysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête pour "corruption" sur ce contrat de sécurité.
Interrogée à deux reprises par l’équipe de France 2, solidaire de ses confrères grévistes de Radio France, Michèle Marchand a seulement reconnu avoir "peut-être prêté [sa] voiture deux ou trois fois fin juillet", mais jamais accueilli Alexandre Benalla, "même pas pour prendre l’apéritif", nargue-t-elle...
 
Benalla vient pourtant de confirmer, le 15 juin, le témoignage de Chokri Wakrim: "Chez “Mimi”, je suis resté une semaine facile. Elle m’a aussi proposé de l’argent mais j’ai refusé." 

Et Benalla d’ajouter : "Franchement, je vois pas pourquoi elle assume pas. C’est elle qui m’a proposé de m’aider; moi je ne lui ai rien demandé !"

Jawad Bendaoud, qui avait logé deux terroristes des attaques du 13 novembre 2015, a été jugé en appel en mars 2019 et a finalement écopé de quatre ans de prison...

Et attention, les "pièces jaunes" sont-elles passées dans de bonnes mains ?

vendredi 19 avril 2019

Hamon avoue enfin être celui qui accorda à Benalla le badge d'accès au Palais Bourbon

Pourquoi Hamon a-t-il autant tardé à avouer sa complicité ?

Cet ancien candidat PS à la présidentielle a-t-il cédé par sympathie pour la diversité ?
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Hamon a-t-il fait entrave à la manifestation de la vérité
et aux commissions parlementaires
en ne communiquant pas sur ses rapports avec Benalla ?
En octobre 2014, dès le retour de Benoît Hamon dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, sur le banc des frondeurs, après deux années au gouvernement (mai 2012-août 2014), Benalla sollicita le député PS des Yvelines - pourquoi lui ? - pour obtenir un droit d'accès au coeur de la sphère politique, révèle la cellule d'investigation de Radio France.

L'ancien collaborateur de l'Elysée, aujourd'hui mis en cause par la justice, Alexandre Benalla passa le voir dans son bureau. "On se connaissait par le service d'ordre du PS, se justifie l'ex-ministre éphémère de l'Education nationale. Il m'a demandé si je pouvais lui accorder un badge pour qu'il ait un accès à la salle de sport de l'Assemblée. Je n'y voyais pas d'inconvénient, j'ai accepté," avoue l'ancien candidat à la présidentielle de 2017, jusqu'ici silencieux sur son laxisme.

Un passe-droit : peut-on refuser à un Maghrébin ?

En théorie, ces laissez-passer sont accordés uniquement à des membres de la famille, à des assistants rémunérés ou à des collaborateurs des partis politiques et au compte-gouttes. Alexandre Benalla n'est rien de tout cela pour le député des Yvelines. Benoît Hamon n'hésite pourtant pas à lui ouvrir à nouveau la voie politique. 

"J'ai été enfumé"! Tels sont les propos de ce "responsable" politique

L'ancien candidat PS à la présidentielle se décide à parlerracontant comment l'ancien garde du corps du président Macron faisait pour accéder aux lieux de pouvoir, et ce dès l'année 2014.

"J'ai été enfumé", admet l'ancien candidat PS à la présidentielle. 

Le socialiste connaît le mode opératoire de l'ancien garde du corps de Macron  pour accéder aux lieux de pouvoir, mais le fondateur de Génération.s et cède.

Hamon ne sait rien refuser à la diversité.
"J'ai adoré le Mélenchon de Marseille sur l'immigration", a déclaré Hamon, en référence à un discours d'avril 2012 de Mélenchon vantant le "métissage" de la France, mais "il y a un vrai changement entre le discours du Prado et ce que dit Jean-Luc maintenant", a estimé M. Hamon. "Sauf à être naïf sur le bonhomme, quiconque ne voit pas la différence et ne voit pas qu'il a maintenant un côté à dire: "les migrants je les prends quand ils sont docteurs, les autres il vaut mieux les nourrir là-bas plutôt qu'ils viennent chez nous...'"  
Hamon les prend tous.

L
e Parquet de Paris a déjà ouvert une enquête pour "entrave à la manifestation de la vérité".
La justice veut savoir s'il y a pu avoir des "dissimulations de preuves" dans le cadre des différentes enquêtes visant Alexandre Benalla et son entourage. Cette enquête judiciaire ouverte en février dernier vise notamment des propos tenus en garde à vue par l'ex-chargé de mission à l'Elysée sur son coffre-fort, qui n'a jamais été retrouvé par les enquêteurs. Des propos d'Alexandre Benalla en garde à vue cet été puis de récents articles de presse ont laissé entendre qu'il avait sollicité un tiers pour le faire disparaître. Cette armoire-forte "a dû être emmenée dans un lieu sûr par une personne mais ce n'est pas moi qui me suis occupé de cela", avait-il argué face aux enquêteurs le 21 juillet.