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dimanche 3 mars 2019

Matraquage d'un député LFI par la police à Bordeaux, en marge de l'Acte XVI des Gilets jaunes

Des faits que l'AFP qualifie de "graves accusations" : diffamation ?

Un député LFI affirme avoir été matraqué par la police, samedi à Bordeaux, en fin de manifestation

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Le député de La France Insoumise (LFI) Loïc Prud'homme, 49 ans, a affirmé avoir été "matraqué" par la police, lors de l'Acte XVI des Gilets jaunes, le samedi 2 mars. 

Sur les images d'une vidéo, ci-dessous, Loïc Prud'homme montre son oreille gauche sur laquelle on distingue une tache de sang. "Je viens de me faire matraquer par les forces de l'ordre alors que je rentrais tranquillement récupérer mon vélo. Voilà le travail de la police, quand on se replie gentiment, qu'on est député de la République", dit, dans la vidéo, le vice-président du groupe d'amitié France-Cuba à l'Assemblée nationale. 

Le leader du parti d'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, a réagi très rapidement sur Twitter : "Il faut arrêter cette dérive. Ce n'est plus la France ça".

Dans un autre message sur Twitter,
l'élu de la circonscription de Bègles et Bordeaux indique son intention de faire "un signalement" à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Le préfet Didier Lallement a rapidement répliqué sur le compte Twitter de la préfecture
, en estimant que les forces de l'ordre "ont correctement fait leur travail" lors d'une "manifestation non déclarée, sur un axe interdit par arrêté préfectoral et après sommations"
"Je les soutiens totalement", écrit le représentant de Castaner en Gironde, acceptant implicitement que le sang puisse être versé. 

Des propos jugés "scandaleux" par l'élu, un technicien à l'INRA,
Institut national de recherche agronomique.

LFI demande la démission de Castaner 

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Dans la foulée, La France Insoumise a affirmé dans un communiqué que Loïc Prud'homme avait été matraqué "en toute impunité" par "des policiers", alors qu'il "partait pacifiquement de la manifestation". "Ils l'ont fait consciemment après avoir reconnu la fonction de Loïc", a-t-il dénoncé. 

"Frapper un député symbolise la dérive autoritaire actuelle". "Nous demandons immédiatement la démission de M. Castaner, ainsi que des excuses et l'ouverture d'une enquête de l'IGPN"

"J'ai sorti ma carte de député pour signaler qui j'étais et j'ai pris une volée de matraque, ainsi que mon ami", a ajouté le député LFI, successeur de Noël Mamère en Gironde, au micro de Cnews. 
Le représentant de la nation dénonce "une doctrine de maintien de l'ordre absolument intenable" et "une dérive autoritaire"

Résultat de recherche d'images pour "loic prud'homme melenchon"
En revanche, avec vingt autres de ses semblables, ce député radical milite pour le vote d'un impôt supplémentaire avec l'instauration d'une taxe sur le sel : le retour de la gabelle !

La capitale girondine reste un bastion des Gilets jaunes du samedi, du fait de la fermeture annoncée de l'usine Ford de Blanquefort et de l'emprise communiste, puis écologiste sur Bègles, avec 4.000 personnes mobilisées - autant qu'à Paris, si on en croit les chiffres de Castaner - pour cet acte 16 contre 3.500 samedi dernier, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Un pic à 6.000 personnes avait été enregistré mi-janvier, selon la préfecture.

samedi 1 juin 2013

Des dérives islamistes embrasent Istanbul, aux portes de l'Europe

Violents affrontements à Istanbul entre forces de l'ordre et manifestants

Suite à la violente répression d'un rassemblement dirigé contre un projet d'urbanisation controversé
Des manifestants, vendredi sur la place Taksim, 
dans un nuage de gaz lacrymogènes  
des milliers de Stambouliotes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans la rue à défier le pouvoir et les grenades lacrymogènes de la police. 

Dans Istanbul, de violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants ont marqué la nuit de vendredi à samedi

Dans plusieurs quartiers du centre de la mégapole, de nombreux groupes de manifestants ont déambulé jusqu'à l'aube armés de casseroles pour battre la chamade contre le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, et souvent encouragés par les riverains depuis leurs balcons et leurs fenêtres. 

Après la place Tahir, la place Taksim
En tenue anti-émeute, bouclier au poing, et des véhicules blindés équipés de canons à eaux, la police d'Erdogan, ancien maire d'Istanbul, a vidé la place Taksim, lieu de concentration des affrontements,au centre d'Istanbul.

Par défi, certains manifestants avancent dans les rues bière à la main. 
"Ils veulent transformer ce pays en un Etat islamiste, ils veulent nous imposer leur vision en prétendant respecter le cadre démocratique", s'insurge une autre manifestante, une femme d'une trentaine d'années qui refuse de donner son nom, mais dit travailler dans le cinéma. 

Soulèvement populaire spontané

Dans d'autres quartiers comme Beyoglu et Besiktas, toujours au centre européen d'Istanbul, la confrontation avec les forces de l'ordre est plus musclée. Massivement déployée, la police y fait un usage immodéré de grenades lacrymogènes, auxquelles les manifestants répondent par des jets de pierre. Dans le ciel, un hélicoptère de la police observe les mouvements des manifestants. 
Les rues sont jonchées de pavés et de douilles de grenades. Quelques allées sont obstruées par des barricades de fortuneLes locaux d'un syndicat servent de refuge à des centaines de manifestants entre deux opérations coup de poing. Des médecins y ont installé un service de premiers soins, qui traite principalement les irritations cutanées et respiratoires occasionnées par le gaz lacrymogène. 
Des militants y ont constitué une cellule de crise.
"Nous essayons d'envoyer des avocats quand il y a des arrestations, de fournir un soutien médical, de réunir des informations", explique Me Can Atalay, un avocat du barreau d'Istanbul.

Sur un tableau, un activiste note les dernières informations sur les déplacements de troupes de la police, les manifestations dans d'autres quartiers et d'autres villes, des cités balnéaires de la mer Egée (ouest) aux communes des montagnes kurdes (est), ou encore les adresses e-mail où témoigner de violences policières. 


 Un parallèle s'impose avec la répression musclée menée par Valls contre les anti-mariage pour tous à Paris. 
Lien PaSiDupes: " Manif pour tous : des pratiques policières qui interpellent " : Policiers hors-la-loi ?"


Amnesty International évoquait plus d'une centaine de manifestants blessés au cours de ses affrontements vendredi.


Erdogan incarne la menace islamiste 

Issu de la mouvance islamiste, le premier ministre  Erdogan est régulièrement accusé de vouloir "islamiser" la société turque et de dérives autoritaires.
Erdogan défend les nouvelles restrictions sur l'alcool 
L'Assemblée nationale turque a adopté vendredi un projet de loi limitant la consommation, la vente et la publicité des boissons alcoolisées. "L'alcool est la source de nombreuses affections" a plaidé le Premier ministre turc pour jusitfier les nouvelles contraintes à la population turque. La nouvelle loi interdit en efet la vente d'alcool au détail dans les commerces entre 22h et 6h du matin, ainsi qu'à toute heure à proximité des établissements scolaires et des mosquées. "Cette disposition n'est pas une interdiction, elle ne vise pas les modes de vie", s'est-il défendu face aux accusations d'islamisation la société turque

La presse libérale et une partie de la population dénoncent une atteinte à la liberté individuelle. Selon une récente étude de l'Institut national de la statistique turc (TurkStat), 85% de la population turque ne consomme pas d'alcool ! Une volonté de réduire la résistance d'une petite minorité de mécréants ?


Erdogan prétend que la Turquie moderne est une république démocratique.

La Turquie est officiellement candidate depuis 1963 à l'entrée dans l'actuelle Union européenne (UE), avec qui elle a conclu un accord d’union douanière en 1995, en vigueur depuis 1996. Des négociations pour l'entrée de la Turquie dans l'UE sont en cours depuis 2005. 

Cheval de Troie de l'islam en Europe
Parallèlement, la Turquie continue d'entretienir des liens privilégiés avec les pays à population majoritairement musulmane comme elle, ainsi qu'avec le Moyen-Orient et l'Asie centrale en participant notamment à l'Organisation de la conférence islamique qui regroupe en Arabie saoudite 57 états, dont la Palestine, la Syrie, le Soudan ou l'Iran.