| Un activiste ? |
Quatre députés UMP, dont Damien Meslot, Marcel Bonnot et Alain Chrétien, ont été molestés mardi 16 avril par des CRS qui leur refusaient l'accès aux débats de l'Assemblée nationale vers 22h ce mercredi.
L'élu déclare avoir reçu un coup de bouclier et les cinq élus auraient échappé de peu à une bombe lacrymogène. Un manifestant a filmé la scène.
Damien Meslot, député UMP du Territoire de Belfort, raconte l’incident qualifié d' "anecdote" par une certaine presse républicaine, notamment L'Alsace.
Accompagné d’autres députés UMP, dont le Montbéliardais Marcel Bonnot et le Vésulien Alain Chrétien, il regagnait l’Assemblée nationale par le quai d’Orsay aux environs de 22 h quand, ils se sont vu interdire l’accès au Palais Bourbon par un cordon de CRS.
L'un des manifestants que les CRS tenaient à distance a filmé la scène et posté sa vidéo sur Youtube.
L'un des manifestants que les CRS tenaient à distance a filmé la scène et posté sa vidéo sur Youtube.
" Je me suis approché des fonctionnaires de police en montrant ma carte de député, et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un coup de bouclier pour toute réponse, puis de voir un deuxième fonctionnaire sortir une bombe lacrymogène à laquelle nous n’avons échappé que grâce à l’arrivée rapide des caméras de télévision ", s’indigne le député du Territoire.
L’agence France Presse sélectionne les informations
" La majorité du cortège s’était dispersée peu à peu à partir de 21 h 30, mais vers minuit une petite centaine d’irréductibles, étaient toujours sur place, sur la pelouse devant les Invalides, où ils avaient planté une tente. Quelques députés UMP étaient venus leur apporter leur soutien et leur demander de se disperser. Un peu plus tôt, d’autres manifestants s’étaient installés au milieu du quai d’Orsay, où ils avaient également monté une tente, avant d’être délogés par les CRS. Quelques jeunes au crâne rasé ont brièvement crié Occident, Occident."
France 3 écrit en revanche : "Des opposants manifestent pacifiquement leur opposition au projet de loi sur le mariage pour tous."
Et de rappeler le dispositif policier "surdimensionné" du précédent rassemblement: "En début de semaine, près de 70 opposants avaient été interpellés devant l’Assemblée."
Damien Meslot s’indigne
France 3 écrit en revanche : "Des opposants manifestent pacifiquement leur opposition au projet de loi sur le mariage pour tous."
Et de rappeler le dispositif policier "surdimensionné" du précédent rassemblement: "En début de semaine, près de 70 opposants avaient été interpellés devant l’Assemblée."
Damien Meslot s’indigne
" Comment peut-on expliquer que des CRS qui bloquaient tous les accès à l’Assemblée nationale aient refusé à quatre députés UMP de rejoindre leurs bureaux ? Quelle disproportion entre le dispositif policier massif et extrêmement fébrile et le caractère très pacifique des manifestants qui étaient assis par terre et qui chantaient la Marseillaise ? "
Les images filmées par un témoin montrent des manifestants debout, qui soutiennent les élus de la République. Interrogés par France 3, les autres parlementaires présents sont plus mesurés que leur collègue belfortain. Jean-Marie Sermier (député de Dôle) dit que son collègue a été "un peu poussé " par un CRS. Pour Alain Chrétien, député de Vesoul, " il a reçu un coup d’épaule avec le bouclier quand il a tenté de forcer le passage ".
Le député UMP du Territoire de Belfort demande que " cessent les provocations des forces de l’ordre qui ne peuvent qu’engendrer la violence ".
Le député avait en conséquence interpellé Manuel Vals, ministre de l’Intérieur, lors de la séance de questions orales au gouvernement du mercredi 17. Manuel Vals lui a répondu : "La présence des forces de l’ordre était justifiée pour empêcher les manifestants d’entrer dans l’Hémicycle. Les parlementaires et leurs collaborateurs pouvaient entrer, bien entendu. Je rappelle qu’au moment où je vous parle, des parlementaires de la majorité, et de l’opposition, qui ont manifesté leur intention de voter cette loi, reçoivent des menaces. M. le Député, vous qui parlez d’ordre, je suis étonné que dans votre bouche, il y ai ces critiques des forces de l’ordre. Je le redis aux députés de l’opposition : leur rôle est de faire en sorte que l’ordre soit respecté. "
Les images filmées par un témoin montrent des manifestants debout, qui soutiennent les élus de la République. Interrogés par France 3, les autres parlementaires présents sont plus mesurés que leur collègue belfortain. Jean-Marie Sermier (député de Dôle) dit que son collègue a été "un peu poussé " par un CRS. Pour Alain Chrétien, député de Vesoul, " il a reçu un coup d’épaule avec le bouclier quand il a tenté de forcer le passage ".
Le député UMP du Territoire de Belfort demande que " cessent les provocations des forces de l’ordre qui ne peuvent qu’engendrer la violence ".
Le député avait en conséquence interpellé Manuel Vals, ministre de l’Intérieur, lors de la séance de questions orales au gouvernement du mercredi 17. Manuel Vals lui a répondu : "La présence des forces de l’ordre était justifiée pour empêcher les manifestants d’entrer dans l’Hémicycle. Les parlementaires et leurs collaborateurs pouvaient entrer, bien entendu. Je rappelle qu’au moment où je vous parle, des parlementaires de la majorité, et de l’opposition, qui ont manifesté leur intention de voter cette loi, reçoivent des menaces. M. le Député, vous qui parlez d’ordre, je suis étonné que dans votre bouche, il y ai ces critiques des forces de l’ordre. Je le redis aux députés de l’opposition : leur rôle est de faire en sorte que l’ordre soit respecté. "
La déclaration de J.-M. Sermier n'est publiée ni par L'Alsace, ni par Le Pays (belfortin) et ni par l'AFP: "Il [Damien Meslot] voulait notamment savoir si le Ministre de l'Intérieur a donné des ordres aux fonctionnaires de police pour empêcher les députés de l'opposition de rejoindre l'Assemblée Nationale."
Les députés doivent désormais assurer l'ordre public !
Les députés doivent désormais assurer l'ordre public !
Et quel est donc le rôle de Valls, quand il n'est pas au concert ?
VOIR et ENTENDRE pour se faire un jugement indépendant de la presse partisane: