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samedi 17 février 2018

Le photographe Patrick Demarchelier, à son tour dans la tourmente #BalanceTonPorc

Le "Lucie Award de la photographie de mode" 2008 serait-il un porc ?

Le Français Patrick Demarchelier, photographe star de la mode et du show biz, est accusé de harcèlement sexuel

Plusieurs femmes l'accusant, il est pris à son tour dans la tourmente #MeToo.
Image associéeLeurs témoignages contre le Français de 74 ans ont été recueillis par The Boston Globe, quotidien américain sulfureux, qui les a publiés vendredi, notamment celui d'une ancienne assistante du photographe.Cette dernière explique, sous couvert d'anonymat, avoir finalement cédé aux avances insistantes de Patrick Demarchelier, de peur de compromettre son avenir professionnel si elle persistait à refuser. Ou pour progresser dans la profession ?Elle dit avoir demandé instamment à la directrice artistique du groupe Condé Nast, la très influente Anna Wintour, de ne plus laisser le photographe travailler avec de jeunes mannequins.

Le Boston Globe cite également le cas de six autres femmes accusant toutes le Français de harcèlement sexuel. 
L'une d'entre elles précise que le photographe lui a mis la main sur ses parties génitales et une autre qu'il lui a touché la poitrine. Patrick Demarchelier n'a pas donné suite dans l'immédiat.

Baisers non sollicités, baisers volés.
La Globe Spotlight Team, qui a mené cette enquête, est une équipe de six reporters d'investigation, héritière de celle qui avait révélé en 2002 comment la hiérarchie catholique locale avait couvert des abus sexuels commis par quelque 90 prêtres à Boston et dans les environs pendant plusieurs décennies. L'histoire avait servi de base au film "Spotlight", qui a reçu l'Oscar du meilleur film en 2016.

L'enquête sur le monde de la mode publiée vendredi met en cause d'autres photographes, notamment Seth Sabal, Greg Kadel ou Andre Passos, ainsi que le styliste Karl Templer.
Dans le cas de Greg Kadel, une mannequin, sous couvert d'anonymat, affirme que le photographe l'a emmenée dans un hôtel alors qu'elle était encore mineure et l'a forcée à avoir une relation sexuelle.

Résultat de recherche d'images pour "film Baise volé"L'enquête du Boston Globe balance aussi le nom de David Bellemère, photographe français accusé de harcèlement sexuel par deux femmes.
L'une d'entre elle, la mannequin américaine Madisyn Ritland, affirme qu'il a, entre autres, enfoncé de force sa langue dans sa bouche et qu'il lui a touché la poitrine sans son consentement.

Le Boston Globe révèle également que la marque de lingerie Victoria's Secret, connue pour ses défilés-événements, a cessé de travailler avec lui depuis l'automne 2016, après que des mannequins se sont plaintes de contacts physiques intempestifs et de baisers non sollicités. La maison mère de Victoria's Secret, Limited Brands, n'a pas réagi immédiatement.

Résultat de recherche d'images pour "film Baise volé"
David Bellemère a expliqué que "l'histoire Victoria's Secret (était) un grand mystère pour (lui)". "Ils se sont débarrassés froidement de moi sans explication", a-t-il déploré.

Le photographe dit également avoir "demandé des explications aux agences de mannequins concernées", mais s'être heurté au "silence". "Je vais peut-être enfin savoir qui ment et pourquoi", a-t-il estimé.

Depuis l'éclatement de l'affaire Weinstein, plusieurs grands photographes de mode ont été accusés de harcèlement sexuel, principalement Bruce Weber, Terry Richardson et Mario Testino.
Plusieurs de leurs clients, notamment le puissant groupe Condé Nast, ont indiqué publiquement qu'ils ne souhaitaient plus travailler avec eux.

Résultat de recherche d'images pour "Le diable s'habille en Prada"
Patrick Demarchelier fait partie des plus grands photographes de mode et du show-business. Certains de ses clichés de la princesse Diana, de Madonna ou d'Angelina Jolie ont fait le tour du monde.
Le photographe, né au Havre (Edouard Philippe en fut sept ans le maire), dont le travail a fait l'objet d'une exposition en 2008 au Petit-Palais à Paris, est aussi l'auteur de nombreuses couvertures d'albums, entre autres pour Elton John et Céline Dion.Sa célébrité dans le milieu de la mode est telle que son nom est cité à plusieurs reprises dans le film "Le diable s'habille en Prada", satire du monde de la mode où Meryl Streep campe un personnage inspiré d'Anna Wintour.

mercredi 16 août 2017

Poursuivi par une plainte d'Emmanuel Macron, le photographe incriminé se dit "choqué"

Avec Macron 1er, c'est le retour du crime de lèse-majesté

Cette notion juridique d'Ancien régime avait été réactivée par le précédent quinquennat socialiste, pour Valérie Trierweiler et Julie Gayet

Vue sur les villas du parc Talabot dans le quartier Roucas-Blanc à Marseille
Le prince-président a choisi le très huppé parc du Talabot, 
situé dans le quartier du Roucas-Blanc (VIIe arrondissement de Marseille)
Ironie de l'histoire, la concubine officielle de Hollande était déjà journaliste, mais une journaliste qui avait du mal à en comprendre le travail et qui poursuivait en justice quiconque publiait des informations ou des images qui n'étaient pas à son avantage, quand le "rottweiler" ne bousculait pas ceux de ses confrères qui entravaient son passage. 
15.000 euros de dommages et intérêts, c'est la peine que la justice avait décidée pour donner raison à Julie Gayet qui estimait que les photos publiées par Closer portaient atteinte à sa vie privée. Le journal avait déjà été condamné à verser des dommages et intérêts à Valérie Trierweiler.

FRANCE-POLITICSLes vacances du nouveau couple présidentiel à Marseille suscitent l'intérêt de la presse en mal de copie. Mais, si les services de la com' présidentielle ont laissé filtrer la destination de vacances du chef de l'Etat à Marseille, le prince-président entend garder une main exclusive sur ce qui peut être diffusé et par ses propres canaux seuls.

Macron s'est senti victime de "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée"
Vue de l'entrée du parc Talabot dans le quartier du Roucas-Blanc, à Marseille, le 14 août 2017 © BERTRAND LANGLOIS AFPMardi, un communiqué de l'Élysée indiquait qu'Emmanuel Macron avait porté plainte contre un photographe. Contacté par RTL, le photographe incriminé par le trentenaire a usé de son droit de réponse. "On se disait que le président serait un peu plus ouvert à communiquer sur ses vacances", confie-t-il. "En arrivant, je reconnais l'officier de sécurité qui m'avait arrêté la veille et je prends l'initiative d'aller lui parler. Il m'envoie bouler en m'indiquant qu'il va appeler les forces de l'ordre pour me faire coffrer 48 heures, alors que je n'ai pas fait une seule photo. Tout mon matériel était dans ma voiture."

Six heures de garde à vue 

L'Élysée assure que le photographe se serait montré insistant en dépit de plusieurs mises en garde allant jusqu'à s'introduire dans la propriété privée où réside le couple présidentiel : la villa du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), située dans le Parc Talabot, d'une étendue de plusieurs hectares. Pour Le Point, un restaurateur commente : "c'est quand même très haut de gamme ,comme lieu de villégiature !"
 
Quartier huppé et hautement résidentiel, le Roucas-Blanc, qui borde la corniche Kennedy, est presque exclusivement composé de luxueuses résidences fermées qui font face à la mer et à la basilique Notre-Dame-de-la-Garde. "C’est le triangle d’or de Marseille", résume le maire FN du 7e secteur Stéphane Ravier.

L'intéressé explique sa démarche : "je me souviens très bien des photos de monsieur Hollande avec sa compagne de l'époque Valérie Trierweiler quand il est allé serrer les mains sur les plages de Brégançon. Ce sont des photos comme ça qu'on aurait aimé faire... quand il est parti visiter le château de La Buzine."

Côté sécurité, c'est l'état d'urgence à Marseille. Le Figaro rapporte en effet que les portails de la résidence du préfet de région sont surveillés en permanence par des vigiles privés filtrant les accès routiers. En raison des grilles métalliques imposantes, il est impossible d’entrer sans y avoir été invité.
"
Plusieurs camions de police" stationnent également sur l’avenue bordant le parc (les termes exacts, mais flous, repris par Le Point), pour satisfaire le monarque présidentiel qui souhaite poursuivre ses vacances "dans le calme et la discrétion" (sic). Un "quartier-village" dont le décor tranche avec les quartiers nord, populaires et gangrenés par le chômage et la précarité, mais d'abord par l'économie souterraine.
Selon le journal régional La Provence, pas moins de 32 policiers et 28 gendarmes ont été mobilisés pour faire partie de cette garde rapprochée du couple présidentiel. Et le Président de la République ne compte pas rester cloîtré chez lui, comme l'indiquait une source proche de l'Elysée : "Il veut pouvoir traverser la rue et aller voir les gens sur le trottoir d'en face."

Pourquoi Emmanuel et Brigitte Macron ont-il choisi ce port sur la Méditerranée ? Bernard Tapie assurait au journal Le Parisien : "Marseille, c'est un bon coup politique. Il y a un million d'habitants. Les gens sont vachement fiers qu'il soit ici, et ce, quelle que soit leur couleur politique." La presse partisane cessera-t-elle donc de stigmatiser ce port ouvert sur le Maghreb pour sa criminalité de seconde ville de France ?
Le socialiste Patrick Mennucci est moins béat : "Espérons qu'il se repose un peu à Marseille pour faire une politique meilleure après..."
Au final, les Marseillais perdent l'illusion que le président -qui se dit fan de l'OM- est venu pour l'équipe de foot...
"Je n'ai jamais eu un tel traitement"

"L'individu (selon 6Medias) aurait vécu un véritable calvaire". "Les forces de l'ordre sont arrivées et m'ont embarqué", précise-t-il toujours sur RTL. "Je suis resté près de six heures en garde à vue. Ils ont regardé le contenu de mes cartes mémoires, de mon ordinateur. Pour me dire au final que j'étais libre mais qu'il fallait que je parte de Marseille. Je vous avoue que je suis choqué et très surpris. Depuis Nicolas Sarkozy, j'ai toujours travaillé sur les chefs d'État, mais je n'ai jamais eu un tel traitement. C'est un peu spécial comme méthode."