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vendredi 11 octobre 2019

Trahi et humilié par le rejet de Goulard de la Commission européenne, Macron peut-il rebondir en Europe ?

Macron va tenter de redorer son image et sauver ses ambitions européennes

Le rejet massif par les eurodéputés de sa candidate à la Commission européenne, Sylvie Goulard, douche les ambitions de Macron
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Dans l'UE, il doit maintenant sauver ses projets de réformes: il en avait fait un de ses arguments politiques en France, avant que ne l'atteigne l'affaire Goulard à rebondissements qui a fait chuter Bayrou.
"C'est objectivement dur, car on se bat depuis des mois pour remettre de l'influence française dans l'UE", commente, amère et anonyme, une source proche à Bruxelles de l'Elysée, qui dénonce "des jeux d'appareil", alors que Paris peine à monter une alliance des centristes du groupe parlementaire "Renew", dont font partie les eurodéputés macroniens, avec les groupes PSE, PPE et Verts. C'est "objectivement dur" également, quand on a perdu la face et toute crédibilité internationale en termes d'exemplarité.

Macron tombe de son armoire, constatant aussi la démonétisation de "Renew Europe"

Ce groupe politique nouveau du Parlement européen (juin 2019) avait pour mission de supplanter le Parti Populaire Européen (PPE) en étendant le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) aux partis qui, comme La République en marche (LREM), ne souhaitent pas la mention du libéralisme dans leur appellation.

A Bruxelles, ses adversaires du PPE lui ont administré une sévère défaite qui pourrait briser son élan. 
Il voulait faire une sorte d'"En Marche européen", mais l'affaire Goulard dans laquelle il s'est entêté, marque un coup d'arrêt à ses ambitions.

Le revers historique du jeudi 10 octobre fait écho à l'impuissance de
la calamiteuse tête de liste de son parti aux élections européennes
Nathalie Loiseau, qui a échoué à prendre la tête de Renew, en raison de déclarations maladroites, provocatrices et aggressives contre ses collègues.

L'arrogant Macron a perdu un pari risqué.
Il avait pourtant reçu de nombreuses mises en garde de ses proches contre le risque d'un échec de Sylvie Goulard, notamment de son vertueux allié François Bayrou, président du MoDem et Monsieur Propre du paysage politique français et donneur de leçons -  forcé de quitter le gouvernement en 2017 dans le sillage de Goulard, lors de la mise au jour d'un abus de confiance à l'encontre du Parlement européen : le MoDem avait mis sur pieds un système organisé d'auto-financement par des emplois fictifs d'eurodéputés du parti centriste.

A l'annonce du vote négatif du Parlement européen, Macron a reçu une volée de bois vert de toutes les oppositions nationales pour avoir affaibli la position française à Bruxelles en voulant imposer Goulard, qui avait démissionné du gouvernement pour la même affaire d'emplois fictifs que Bayrou au MoDem, mais en prétendant pourtant fourguer son haridelle à la Commission européenne. C'était sans compter avec les valeurs morales défendues par les eurodéputés que bafouent la majorité présidentielle en France, du même coup stigmatisée à Strasbourg.

Un "désaveu cinglant" selon Marine Le Pen, quand Manon Aubry (LFI) a applaudi "une victoire de l'éthique sur le fric" et que Nadine Morano (LR), tout comme Raphaël Glucksmann (ex-candidat PS-Place Publique) parlent d'une "claque" pour Macron.
"Comment le président Emmanuel Macron a-t-il pu faire le choix d'affaiblir à ce point la position de la France en Europe et d'ignorer avec autant d'arrogance l'indispensable éthique qui doit guider nos institutions ?", a grondé Yannick Jadot (EELV).

Ire de Jupiter, contre l'hydre européenne

Macron ne s'en prend pas à lui-même. Lors d'une conférence de presse à Lyon sur le Fonds mondial pour le Sida, il est apparu particulièrement courroucé, évoquant avec aigreurs les assurances qu'il avait reçues de la présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'obtenir le feu vert des groupes parlementaires.  Un deal en coulisses qui agace sérieusement les citoyens européens.

Le cocu à la crête pendante se plaint de son infortune. 
"J'ai besoin de comprendre ce qui s'est joué, de ressentiments, peut-être de petitesses", a gémi le locataire de l'Elysée
"J'aime que, quand les engagements sont pris, ils soient tenus", a-t-il accusé, révélant avoir soumis trois noms à Mme Von der Leyen, une stratège habile qui aurait, selon lui, approuvé le choix de Sylvie Goulard. Mais U. Von der Leyen est à Bruxelles, à la présidence de la Commission européenne, et non pas à Strasbourg, à la présidence du Parlement européen, lequel valide le choix. Ou non...
Et le petit coq est tombé le nez dans son tas de fumier. "On m'a dit 'votre nom est formidable, on le prend' et à la fin on me dit 'finalement, on n'en veut plus'. Les mêmes ! Il faut qu'on m'explique !", a explosé celui qui, depuis son entrée en politique, a pour habitude d'aller pondre dans le nid des autres.

Son Plan B était à l'époque son insipide ministre de la Défense Florence Parly, celle-là même qui a déjà succédé à Goulard aux Armées, sa doublure. Une source européenne avançait aussi, et pourquoi pas, le nom d'un autre cheval de retour, celui de l'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal, bien qu'elle ait perdu sa puissance de travail et de nuisance depuis qu'elle est congelée au poste fictif d'"ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique". Plus sérieusement, le nom du négociateur du Brexit, l'excellent  Michel Barnier, a aussi circulé.

Les ailes coupées, que devient Macron ? 

Sans doute, puisqu'il a manqué un épisode au feuilleton Goulard, d'abord réclamer une explication de texte : "avoir une discussion assez franche avec la présidente de la Commission", comme il l'en a menacée.

En laissant échapper le mandat promis à Sylvie Goulard pour la France, 
Macron, pour qui l'Europe est une priorité, a perdu un levier important, le vaste portefeuille du Marché intérieur, comprenant la politique industrielle, le numérique, la défense et le spatial.
Il comptait sur Goulard pour relancer une politique industrielle de grands projets européens, après deux années où ses tentatives de relance ont piétiné, dans une Europe sans tête, depuis que le Royaume-Uni se désunit dans le Brexit et que Merckel est malade. 
L'axe franco-allemand est d'ailleurs faussé. 
Macron n'est pas parvenu à faire tomber les réticences de Berlin, qui l'a empêché notamment de mettre en place un important budget de la zone euro pour relancer l'économie.
L'idée de nouveaux programmes type Airbus devait être au programme de sa rencontre avec Angela Merkel dimanche soir à l'Elysée, puis mercredi 16 octobre à Toulouse, où ils visiteront le siège de l'avionneur européen.

Que peuvent désormais les coups de menton de Macron ?
Et Sylvie Goulard - qu'il a récompensée dès janvier 2018 de son conflit d'intérêts d'une nomination de second sous-gouverneur de la Banque de France - peut-elle décemment y retrouver lundi son rond de cuir ?

jeudi 20 juin 2019

Présidence de la commission européenne : le conflit Macron-Merkel fait échouer les négociations

La succession de Juncker est dans l'impasse

Merkel et Macron ne dissimulent pas leur différend

Rire jaune de Macron face à Merkel ce 20 juin 2019 à Bruxelles

Macon s'oppose notamment à Angela Merkel sur le choix du nouveau président de la commission européenne et les dirigeants des pays européennes ne sont donc pas parvenus à trouver un remplaçant à Jean-Claude Juncker. "Il n'y a eu de majorité sur aucun candidat," a admis le président du Conseil Donald Tusk.  

Les maigres espoirs de parvenir à une solution avaient été douchés par Donald Tusk à l'issue d'un entretien avec le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel. "Hier, j'étais prudemment optimiste. Aujourd'hui, je suis davantage prudent qu'optimiste", avait-il annoncé sur son compte Twitter après sa rencontre avec les deux dirigeants.

En effet, Macron a fait  obstacle à la nomination du postulant soutenu par Angela Merkel, l'Allemand Manfred Weber, 46 ans, candidat désigné par le Parti Populaire Européen (droite). 
Le sommet s'était ouvert avec un camouflet infligé à Angela Merkel : l'annonce par les chefs des groupes Socialiste et centriste Renew Europe au Parlement européen qu'ils ne soutiendraient pas la candidature de Manfred Weber en cas de vote, signifiant la fin de ses espoirs de réunir une majorité pour pouvoir présider la Commission européenne.
'Renew Europe' s'est constitué en juin 2019 pour étendre le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) aux partis qui refusent la mention du libéralisme dans leur nom, notamment La République en marche, le parti du président français et ex-banquier.
VOIR et ENTENDRE Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, dans l'émission Bourdin direct sur BFMTV et RMC, dès ce mercredi matin, en l'absence du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian :

"Je n'ai pas le sentiment d'avoir vécu un échec," raconte Macron 

Le président français s'est dit satisfait de ce lâchage et du résultat du sommet. "Je n'ai pas le sentiment d'avoir vécu un échec", a-t-il déclaré. "Les noms des trois 'spitzen kandidaten' (prétendants des partis) ont été écartés. Ils ont été testés par Donald Tusk, qui a considéré qu'il n'y avait pas de majorité sur ces trois noms", a-t-il accusé.

Angela Merkel a pris acte de ce blocage. 
"Je vais consulter nos partis (membres du PPE) après le constat dressé par Donald Tusk, parce que les présidents des groupes socialiste et RE (Renew Europe) ont dit qu'ils ne pouvaient pas soutenir Manfred Weber", a-t-elle annoncé.


Les deux autres prétendants sont le Néerlandais Frans Timmermans pour les Socialistes et la Danoise Margrethe Vestager pour les Libéraux-centristes de Renew Europe. 

Les déclarations des responsables du PPE montraient une irritation contre le mauvais coup porté contre leur prétendant. "La prise de position des chefs des groupes Libéraux et Socialiste a été prise à Paris et à Madrid", ont-ils révélé, pointant Macron et le socialiste Pedro Sánchez. Le constat d'échec a été établi après quatre heures de discussions.

Les dirigeants européens ont engagé leurs discussions sur les nominations après ce premier échec, mais c'est avec une discussion sur le budget de la zone euro qu'ils poursuivront leur sommet vendredi.

L'élu qui succédera le 1er novembre au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, devra obtenir le soutien de 21 des 28 dirigeants européens et rallier une majorité d'au moins 376 voix au Parlement. 
"Il n'est pas très facile de me remplacer," raille le sortant

"J'ai constaté avec un certain plaisir, amusement, oui bonheur, qu'il n'est pas très facile de me remplacer", a ironisé Jean-Claude Juncker. Le président de l'exécutif européen est en fonction jusqu'au 31 octobre minuit. Un accord sur le nom de son successeur doit être trouvé avant le 2 juillet, jour de la session inaugurale du nouveau Parlement au cours de laquelle il doit élire son président.
"Il faut trouver rapidement un accord, car nous devons avoir une Commission européenne opérationnelle pour gérer le Brexit, surtout si Boris Johnson devient Premier ministre du Royaume-Uni", a insisté un diplomate "de haut rang", mais qui n'a pas le courage d'assumer ses propos. 
Les discussions doivent se poursuivre en marge du sommet du G20 à Osaka les 28 et 29 juin, a indiqué Jean-Claude Juncker.

Un sommet de crise aura lieu le 30 juin après l'échec des négociations.
La personnalité consensuelle qui fera l'unanimité pour la présidence de la Commission jeudi 20 juin  reste à trouver. "Nous nous retrouverons le 30 juin. Je vais poursuivre les consultations", a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi le président du Conseil Donald Tusk à l'issue de la première journée du sommet.

mardi 2 juin 2009

Européennes 2004 en France

De 77 eurodéputés en 2004 à 72 en 2009

A la suite du scrutin 2004, les élus étaient répartis ainsi:

Parti français

Eurodéputé

Groupe européen

PS

31

PSE
UMP

17

PPE-DE

UDF

11

ADLE
FN

7

NI (2004-07) ITS (2007) NI (2007-09)
Les Verts

6

Verts/ALE
PCF-PCR

3

GUE/NGL
Mouvement pour la France

3

IND/DEM

Depuis l'élection de 2004, la répartition partisane des députés européens français a évolué.
Depuis 2007, certains élus de la liste UDF ont rejoint d'autres partis (ACDE, Parti radical) suite à la création du MoDem, un élu Verts a rejoint le MoDem sans rejoindre le groupe ADLE, trois députés du Front national l'ont quitté pour créer le Parti de la France.

Parti français

Députés

Parti européen

Parti socialiste

31

Parti socialiste européen (PSE)


Union pour un mouvement populaire

et Parti radical

15

3

Parti populaire européen (PPE)


Mouvement démocrate

7


Parti démocrate européen
et Parti Vert européen


Alliance citoyenne pour la démocratie en Europe

3

Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs (ELDR)


Front national

4

Euronat


Parti de la France

3

Non affilié


Les Verts

5

Parti Vert européen


PCF

2

Parti de la gauche européenne


Parti communiste réunionnais

1

non affilié


Mouvement pour la France

2

Libertas


Rassemblement pour l'indépendance et la souveraineté de la France

1

Non affilié

77

La participation avait atteint 41,3%