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jeudi 14 décembre 2017

Très haut débit: le gouvernement débloque 100 millions d’euros supplémentaires

Double peine pour les clients des fournisseurs d'accès ?


  • Édouard Philippe a dévoilé, ce jeudi 14 décembre, le plan du gouvernement pour que tous les Français aient accès à au moins un « bon haut débit » internet d'ici 2020 et un très haut débit en 2022.
    Édouard Philippe a dévoilé, ce jeudi 14 décembre, le plan du gouvernement pour que tous les Français aient accès à au moins un « bon haut débit » internet d'ici 2020 et un très haut débit en 2022. | AFP

Le plan du gouvernement pour que tous les Français aient accès à au moins un "bon haut débit" internet d’ici 2020 et un très haut débit en 2022 a été dévoilé par Edouard Philippe, ce jeudi 14 décembre, depuis Cahors. Le premier ministre s’est en effet  "délocalisé" dans la préfecture du Lot jusqu’à vendredi soirLe plan du gouvernement inclut un nouveau "guichet" de 100 millions d’euros pour les foyers les plus isolés.
"Beaucoup a été fait : nous aurons mis 15 à 20 ans pour fibrer la France là où on en a mis 60 pour l’électricité, c’est mieux mais c’est long quand même, a déclaré Édouard Philippe dans son discours au conseil départemental du Lot. Je comprends très bien l’impatience, parfois même l’exaspération et il faut prendre garde à ce qu’elle ne se transforme pas progressivement en colère."


Un chèque de 150 euros destinés à près d’1,5 millions de ménages


Le gouvernement va notamment mettre en place un guichet 'Cohésion numérique' doté de 100 millions d’euros
, pour répondre à cette "colère ". Cette nouvelle enveloppe financera un chèque de 150 euros destinés à près d’1,5 millions de ménages, les plus isolés géographiquement, pour qu’ils puissent se payer des technologies de très haut débit autre que la fibre optique (boucles radio, satellite, 4G fixe…). Ce plan confirme et précise l’objectif fixé par Emmanuel Macron en juillet en matière d’Internet fixe : haut débit pour tous à partir de 2020, soit 8 mégas par seconde (un film téléchargé en une heure), et très haut débit en 2022, soit au moins 30 mégas par seconde.


Hors les 1,5 millions de foyers en zone très isolée, les 33 millions de ménages restants doivent eux avoir accès progressivement d’ici 2022 à la fibre optique (100 mégas par seconde, 10 millions de foyers éligibles actuellement), selon le projet de l’exécutif.

Pour les 19 millions de foyers en zone urbaine ou périurbaine, les plus faciles à raccorder, les opérateurs privés (Orange, SFR, Bouygues, Free…) sont à la manœuvre pour qu’ils soient éligibles à la fibre d’ici 2020, sous surveillance de l’État. Pour les 13 millions de foyers en zone rurale, l’exécutif compte sur deux leviers : pour 3 à 4 millions d’entre-eux, le gouvernement veut recourir à des opérateurs privés, via des "appels à manifestations d’engagements locaux", avec peu ou pas de subvention publique. Ces appels doivent être lancés en janvier et bouclés en juillet, selon le gouvernement.Le second levier, pour 9 millions de foyers, passe par les réseaux dits "d’initiative publique". Face à la frilosité des opérateurs privés dans beaucoup de zones peu denses, de nombreuses collectivités locales ont en effet lancé elles-mêmes ces projets, financés à environ 50 % par des fonds publics.
Des "discussions" avec les opérateurs pour la téléphonie mobile


Concernant la téléphonie mobile, le gouvernement souhaite la généralisation de la 4G et une amélioration de la couverture, via la création de "nouvelles obligations pour les opérateurs" dans les zones d’habitation, les principaux axes de transport et les zones touristiques. A l’heure actuelle, les cartes de couverture montrent que moins de 60 % du territoire et moins de 90 % de la population disposent d’une très bonne couverture.
"Ma responsabilité, en tant que chef du gouvernement, c’est de m’assurer que 20 ans après l’invention du mobile, les Français disposent d’une couverture acceptable, a dit Édouard Philippe. Nous avons donc engagé des discussions avec les opérateurs. J’espère que nous les conclurons d’ici Noël; ce serait un beau cadeau."

vendredi 9 août 2013

Le président "normal" dépense plus que ne gagne l'Etat

Les recettes augmentent en juin, mais le déficit de l'Etat continue de se creuser !

L'argent des contribuables file entre les doigts de Hollande


Les vacances de luxe de la concubine présidentielle en Grèce et celles du fils Ségollande à Calvi ne donnent qu'un petit aperçu de la gabegie publique. Lien PaSiDupes

Le déficit de l'Etat s'est creusé de 2,6 milliards à fin juin sur un an, essentiellement en raison de dépenses européennes exceptionnelles, a assuré vendredi le ministre du Budget, une nouvelle fois irresponsable et dépassé.

A fin juin, le déficit atteignait en cumulé 59,3 milliards d'euros, contre 56,7 milliards fin juin 2012, malgré des recettes en hausse, a avoué par communiqué, Bernard Cazeneuve, le nouvel "homme de qualité" au Budget, à la suite de Cahuzac, le nain sur la photo de la triade.

Cazeneuve aurait l'Europe contre lui... 

Le déficit, appelé "écart" dans la sémantique gouvernementale, s'expliquerait par la perception, début 2012, de 2,6 milliards de recettes perçues en échange de l'attribution de licences de téléphonie mobile 4Gd'une part, mais aussi, d'autre part de dépenses pour l'augmentation de capital de la Banque européenne d'investissement (1,6 milliard), et par la dotation au mécanisme européen de stabilité (3,3 milliards).
"Hors ces éléments de nature exceptionnelle, le déficit à fin juin 2013 s'améliore de près de de 5 milliards par rapport à fin juin 2012", positive le ministère.

Mais pour des raisons comptables (et politiciennes), ces deux dernières dépenses ne viennent pas alourdir le déficit public de la France au sens européen, dont les comptes de l'Etat sont une composante avec ceux de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales.

Des dépenses en hausse sur un an

Les dépenses de l'Etat socialo-écolo (budget général et prélèvements sur recettes) atteignaient 196,2 milliards d'euros à fin juin (191,3 sans les dépenses exceptionnelles européennes) contre 185,2 milliards à la même date en 2012.

Mais tout va bien, car "ce montant est conforme à la prévision de dépenses de la loi de Finances 2013", se félicitent néanmoins les services du ministère, pendant les vacances "studieuses" de Cazeneuve qui a mis les clés du coffre sous le paillasson.

Les recettes du budget général (nettes de remboursements et de dégrèvements) s'établissaient fin juin à 152,7 milliards d'euros, en hausse de 7,4 milliards par rapport à juin 2012. Les contribuables devront-ils se féliciter, quant à eux, que leurs efforts soient en pure perte, avec un panier percé à la tête de l'Etat ?

Les recettes fiscales ont d'ailleurs augmenté de 9 milliards d'euros à fin juin, "ce qui témoigne d'une amélioration des encaissements par rapport au mois de mai", explique Bercy, avec sadisme.

François Bayrou enfonce un coin
Pour le président du Modem, le déficit aggravé de l'Etat, c'est un retour à la réalité. Il estime que ces 2,6 milliards d'euros de dette en plus viennent démentir l'optimisme que veut afficher le pouvoir.


"On ne rendra pas à la France sa force si on continue à l'endormir avec des messages aussi loin de la réalité."