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lundi 9 avril 2007

Présidentielle: la campagne officielle peut commencer

Avant-dernière étape avant le scrutin du 22 avril
La dernière étape sera le temps de silence à la veille de l'élection.
La campagne officielle pour l'élection présidentielle a débuté lundi avec les professions de foi audiovisuelles des candidats, de José Bové prônant "une alternative à gauche" au "Je veux" de Nicolas Sarkozy, qui plaide pour une réforme des régimes spéciaux de retraite ou "une meilleure école". Désormais les médias devront respecter la stricte égalité de temps de parole et d'antenne des candidats.
C'est la dernière ligne droite : la campagne présidentielle officielle a commencé ce lundi. Cette période implique une stricte égalité audiovisuelle de temps de parole et d'antenne pour tous les postulants à l'Elysée. Elle durera jusqu'au vendredi 20 avril.

C'est donc aujourd'hui que va commencer la diffusion des clips radio-télévisés des 12 candidats. Chaque candidat aura 45 minutes de temps de parole, segmentées en clips de trois formats (1 minute, 2 minutes et demie et 5 minutes et demie) diffusés sur les radios et télévisions publiques. C'est Karl Zéro qui a réalisé le clip de José Bové. "Il faut qu'on construise une alternative à gauche", explique le candidat altermondialiste dans son spot ponctué d'interventions d'électeurs et de responsables politiques, comme le député communiste de Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec.
Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, a choisi pour sa part de s'adresser directement aux électeurs en déclinant ses engagements sur un fond musical rythmé d'une antienne: "Je veux". Frédéric Nihous, candidat de Chasse, Pêche, Nature et Traditions (CNPT), dialogue dans la campagne avec son prédécesseur Jean Saint-Josse et fustige "l'écologie de salon", "l'écologie punitive portée par les Verts" qui "veulent faire de nos zones rurales des réserves d'Indiens".
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a procédé jeudi à un tirage au sort pour la diffusion des spots audiovisuels des douze candidats.

C'est aussi le début de l'affichage sur les panneaux installés devant les 85.000 bureaux de vote. Numérotés de un à douze, les panneaux métalliques ont été attribués en fonction du tirage au sort effectué le 19 mars par le Conseil constitutionnel : Olivier Besancenot (LCR) ouvre le ban et Nicolas Sarkozy (UMP) le ferme.

Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et présidentielle

Radios et télévisions sous la haute surveillance du CSA
Depuis lundi 9 avril
, début de la campagne officielle, radios et télévisions doivent respecter le principe du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de stricte égalité du temps de parole et d'antenne des douze candidats, à des horaires comparables, une règle qui implique une discipline de fer.
Depuis le 20 mars, la presse audiovisuelle est tenue d'appliquer l'égalité du temps de parole, qui comprend toutes les interventions sonores des douze candidats et de tous leurs soutiens, soit directement à l'antenne, soit dans un reportage.
A partir de ce lundi, radios et télés doivent respecter l'égalité du temps de parole mais aussi du temps d'antenne, soit "l'ensemble des éléments éditoriaux consacrés à un candidat et à ses soutiens", selon la recommandation du CSA.
"Les comptes rendus, commentaires et présentations auxquels donne lieu l'élection doivent être exposés par les rédactions avec un souci constant de mesure et d'honnêteté et ne doivent défavoriser aucune des candidatures", explique la haute autorité.
La recommandation du CSA implique que temps de parole et temps d'antenne soient diffusés de manière égale "dans des conditions de programmes comparables", soit aux mêmes heures.
Radios et télévisions ne pourront donc plus, comme c'est le cas actuellement, "écouler" du temps de parole d'un petit candidat -ou d'un candidat non soutenu par un média militant- en diffusant de longs extraits de son discours à des heures tardives!...


Avant la période d'égalité, les médias se conformaient, depuis le mois de décembre, au principe d'équité, qui leur laissait une marge d'appréciation puisqu'il tient compte de la représentativité des candidats, de la dynamique de campagne, des sondages...
La haute autorité audiovisuelle avait cependant déploré au début de l'année une "bipolarisation excessive" au profit de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal sur certaines radios et télés, une tendance qui a par la suite été corrigée.


Les recommandations du CSA s'appliquent à chaque campagne présidentielle.
Celle de 2007 a été marquée par une nouveauté, la "période intermédiaire" avant la période de campagne, du 20 mars au 9 avril, qui fait que l'égalité doit s'appliquer pendant cinq semaines. Lors des précédentes campagnes, égalité du temps de parole et d'antenne devaient s'appliquer en même temps, mais seulement pendant trois semaines.