POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mardi 11 avril 2006

La Gauche alliée du MEDEF
Le CPE est remplacé, les partis et les syndicats de gauche crient victoire, mais qui va payer les 450.000.000 d’euros?
Gagnants de l’opération : les précaires ? les étudiants ? les salariés ? Surtout pas !
C’est une belle économie pour le MEDEF qui n’aura plus à supporter le financement du CPE…Car c’est par l’impôt que le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des jeunes sera maintenant financé. Ce n’est pas ce que proposait le gouvernement, mais c’est ce qu’a voulu la gauche…pour notre bien, au nom de la solidarité nationale !!!

Qui sont les perdants, alors ? Les couches sociales les plus défavorisées, plus que les autres : voilà ce que la gauche politique et syndicale appelle l’égalité sociale. Juste un exemple de l’intelligence des étudiants français, de leurs professeurs, de leurs meneurs et de leurs syndicats.
Avancée sociale, affirme la gauche triomphante : Victoire !
C’est en fait le prix à payer par les masses laborieuses (qui souvent n’ont pas fait grève) pour l’unité de la gauche qui sacrifie ses propres électeurs pour des RAISONS POLITIQUES.

L’UNEF et P’tit Bruno et la Confédération Etudiante veulent maintenant continuer la lutte et, dans la foulée, encarter un maximum d’étudiants et les pousser à défiler le 1° Mai et les politiser. Le programme du PS, du PC et autres trotskistes ou anarchistes n’est donc pas complet, pas plus que les programmes scolaires et universitaires ne sont bouclés, mais de cela, les étudiants-intermittents activistes se soucient comme d’une guigne.

Attendez-vous même à ce que la gauche unie ait l’audace de critiquer le gouvernement de ne pas tenir ses engagements en matière de baisse d’impôts et de réclamer plus de justice. Tout en criant haro sur le Medef qui ne contribue pas suffisamment à l’effort social. Et quoi encore ?
La masse des étudiants-suiveurs est-elle à ce point innocente ?
Les Français sont les dindons de la farce : sauront-ils s’en souvenir en 2007 ?

lundi 10 avril 2006

CPE -23- Les erreurs de la droite face à la gauche réactionnaire.
La loi sur l’égalité des chances
?
1° erreur : le titre
Pas question que la droite soit sociale. Le Premier ministre a dit ses regrets de ne pas avoir été "compris par tous" dans sa volonté de remédier à "la situation dramatique de beaucoup de jeunes". L’égalité, comme la liberté et la fraternité, c’est la propriété privée de la gauche.

Le contrat première embauche (CPE)
2° erreur : la cible
Il ne fallait pas stigmatiser un groupe d’âge –les moins de 26 ans !
La jeunesse est la chasse gardée de la gauche ; dans l’imaginaire du PS, les vieux, c’est pour la droite. Touche pas à mon jeune…

Agir vite, pour faire vite reculer le chômage des jeunes ?
3° erreur : la méthode
"J’ai voulu agir vite, parce que la situation dramatique et le désespoir de beaucoup de jeunes l’exigent", a-t-il souligné.
C’est ignorer que la lutte contre le chômage et pour l’insertion professionnelle des jeunes n’est ni une urgence, ni une prérogative politiquement correcte de la droite.
C’est le domaine réservé de la gauche, sinon comment caricaturer la droite, si on lui permet de réussir là où la gauche a tergiversé. Voyez la réforme des retraites…Il fallait la faire, la droite l’a faite. Il est vrai que les démagogiques RTT, ça passe mieux !

Un dispositif en faveur des « jeunes en difficulté » est maintenant annoncé…
4° erreur : la psychologie
Il est interdit de pointer les plus démunis. Cette partie du peuple est le gagne-pain de la gauche : la droite prend bien des risques en retirant le pain de la bouche de l’anorexique Hollande. Et sa compagne qui fait la toppeux-modèle dans tous les magazines people va en prendre ombrage. C’est qu’elle est susceptible, Dame Marie-Ségo !

Un Premier ministre doit gouverner.
5° erreur : science politique
Gouverner sans l’accord de la gauche arrivée bonne 3° aux élections présidentielles ?
Un bon Premier ministre ne gouverne pas. Il prend ses ordres Rue de Solférino, comme un bon ministre de l’Education Nationale se contente d’enregistrer les desiderata de la FSU.

Une loi votée n’est pas faite pour être abrogée.
6° erreur : respect des institutions
Les AG étudiantes du Collectif et de l’UNEF sont des modèles de démocratie directe dont tous les républicains seraient bien avisés de s’inspirer. Les étudiants-intermittents de l’université française nous ont montré la voie…

La légalité et la démocratie.
7° erreur : le droit à la désobéissance civile.
Faute d’abrogation, la mobilisation dans la rue continuera de plus belle, nous promet-on. Dieu, que la guerre est belle !
Le chantage à la révolte est institutionnalisé et les parlementaires opinent : normal, ils ont des sièges à préserver ; alors, la solidarité avec le gouvernement et le parti qui leur a permis de se faire élire, c’est d’un ringard ! La reconnaissance du ventre, n’en parlons même pas…

La liberté d’expression
8° erreur : la désinformation comme outil de la révolution populaire
La propagande du type France-Inter, c’est ça le respect de soi et des autres. On comprend pourquoi la gauche s’en gargarise : elle noyaute la presse et les médias.
On ne peut plus être mariée à un ministre en France sans que son intégrité professionnelle soit mise en cause. L’intégrité est-elle à ce point inaccessible à gauche, qu’elle ne puisse y croire ? Madame Schönberg est remplacée par la consensuelle stakhanoviste de service, Françoise Laborde: on siffle, elle accourt. C’est bien la preuve que France Télévision est libre d’expression, indépendante des syndicats gauchistes, et pluraliste, si vous en doutiez.
Les rédacteurs en chefs, à la botte des syndicats tout puissants à France 2, dictent leur loi aux présentateurs-vedettes à qui on accorde en la circonstance plus de pouvoirs qu'ils n'en ont. C'est le ministre Borloo qui est visé, plus que Béatrice Schoenberg.
Le cas de Mam’selle Drucker, c’est vraiment différent ? Plus de placards ?
En fait, nos activistes précaires, entretenus par la redevance, se font une bien vilaine opinion de leur ‘propre’ métier : tout journaliste est inféodé, l’objectivité n’existe pas. Dont acte…

Le Premier ministre est nommé par le Président.
9° erreur : la gauche fait et défait les Premiers ministres.
Le Premier ministre a la faiblesse de ne pas se laisser dicter ses actes par la rue et a l’outrecuidance de confirmer son intention de demeurer à Matignon en dépit de la crise, sachant que ça ne va pas plaire aux lycéens pique-niqueurs. Je vois déjà la gauche défiler dans les studios, ‘invitée’ par les médias, pour dire que le Premier ministre ne gouverne pas…

Les jurys d’examens veillent à la validité des examens.
10° erreur : on brade et on récompense les plus virulents.
Sachant qui les délivre, la valeur des diplômes est garantie par des enseignants sympathisants mais libres et sereins et pas du tout politiquement engagés… Alors, entreprises, tenez-vous bien, ils arrivent…

En somme, la droite a été rappelée à l’ordre : il faut que chacun joue dans sa cour, sinon, le peuple de gauche risque de perdre ses repères.

Et la fête continue.
Certains syndicats: la FAGE et la Confédération Etudiante de Titi Coudry, se prononcent ce soir pour la reprise. Rennes et Lyon se remettent au travail.
L'UNEF en redemande et appelle la Coordination à maintenir la pression. Riton Emmanuelli, leur gourou, l'a dit, ce n'est pas politique, mais 'nous n'avons pas les moyens (démocratiques) de nous opposer...'
Ainsi, à Nantes, le maire Ayrault, prof d'allemand précaire et porte-voix du PS, c'est toujours la chienlit.
Bayrou est soulagé malgré son sentiment de gâchis.
De Villiers craint que la 'capitulation du gouvernement' soit une menace pour la paix civile.
Flamby Hollande, à la télé sur fond rouge, considère que ce n'est pas déjà fini et l' ineffable Dame Marie-Ségo candidate providentielle du PS à la présidentielle en profite pour tracer sa route en félicitant les activistes-étudiants...

dimanche 9 avril 2006

samedi 8 avril 2006

CPE -21- Grèves et blocages continuent pendant les entretiens .
Tandis que les représentants de la majorité du Parlement recherchent un terrain d’entente avec les 19 organisations syndicales ou étudiantes, des activistes maintiennent la pression dans la rue au nom de la démocratie…

Selon le ministère de l'Education nationale, 43 universités sur 84 sont perturbées vendredi et sept autres sont fermées ou bloquées. (Source: AFP - 7 avril 06)
L'université de Dijon n'est plus occupée par exemple, mais Bordeaux II et III sont toujours bloqués.
Dans le Sud-Ouest, Bordeaux I a été débloquée
A Metz, les cours ont repris vendredi à l'université Paul-Verlaine.
Dans le Nord, anti-CPE en baisse, anti-blocage en hausse, selon La Voix du Nord.

Ce sont les travailleurs et l’économie du pays qui sont visés:
Les lycéens et les étudiants anti-CPE mobilisés depuis plus de deux mois contre le CPE ne se satisfont plus des "seules" perturbations de leurs établissements. Depuis plusieurs jours, ils intensifient les actions coups de poing, blocages et grèves, dans des sites fréquentés: les gares, les rond-points, les routes, etc.
Ou pique-niquent…

Salarié exaspéré, des blessés:
A Paris, les manifestations ont été marquées par un incident, puisque dix personnes ont été légèrement blessées par un automobiliste exaspéré qui a foncé vendredi à la mi-journée sur un groupe de jeunes anti-CPE boulevard Saint-Germain à Paris (Ve). Parmi ces blessés figure l'automobiliste "qui a été pris à partie par les manifestants". Des lycéens ont poursuivi le véhicule et l'ont retourné sur le côté, a précisé le syndicat lycéen FIDL. Le conducteur du véhicule a été "contusionné" et "choqué".
Tristan Rouquier, dans un communiqué, s'est déclaré "atterré par l'irresponsabilité des forces de l'ordre". "Lâcher des voitures sur des lycéens qui participent à un pique-nique pacifiquement au soleil (sic), c'est vraiment stupide et irresponsable", a déclaré le président de la FIDL, élève mineur de 17 ans.

Emplois menacés par des grévistes:
En banlieue parisienne, environ 25 lycées de Seine-Saint-Denis ont connu des perturbations vendredi matin, avec une dizaine de blocages. Une centaine d'élèves de Noisy-le-Sec ont tenté pendant deux heures de bloquer les autoroutes A3 et A86. En Seine-et-Marne environ 80 jeunes encadrés par la CGT ont bloqué les voies du RER à Mitry-Mory, provoquant 45 minutes d'arrêt de circulation : combien de travailleurs dans l’embarras ?
A Lille (Martine Aubry, maire PS, ancien ministre), quatre TGV ont été annulés. La circulation des trains était aussi encore légèrement perturbée après le blocage jeudi de la gare du Nord à Paris: combien de rendez-vous annulés et de contrats perdus ?
A Nantes (Ayrault, maire PS, prof d’allemand précaire et porte-voix de F. Hollande, compagnon de Dame Marie-Ségo, candidate PS à la présidence), des étudiants ont bloqué pendant plusieurs heures les dépôts de bus et de tramway : combien de camarades travailleurs en otage ?
Dans l'Eure, la RN 175 était bloquée dans les deux sens : combien d’heures de travail perdues ?
Dans la région lyonnaise, vendredi matin, quelque 200 étudiants et lycéens ont occupé durant près d'une heure les voies de la gare de Bourgoin-Jallieu (Isère) : combien de vies perturbées ?

Etudiants victimes qui ne pique-niquent pas au soleil
Et veulent préparer leurs examens
A Besançon (maire PS, J.L. Fousseret) la fac de Droit a voté jeudi la reconduction du blocage jusqu'à lundi.
A Strasbourg (maire Maj.), l'université Marc-Bloch (lettres, sciences humaines), est toujours bloquée et deux lycées de la ville sont également bloqués, selon l'UNL du Bas-Rhin, tandis qu'à Nancy les étudiants des universités de Nancy I (Sciences) et Nancy II (Lettres) ont décidé le blocage des deux facs.
A Pau (maire PS-Labarrère) Le président de l'université a maintenu la suspension des cours jusqu'à lundi.

Pressions sur les institutions
A Limoges (maire PS - Alain Rodet), 500 étudiants et lycéens se sont rassemblés devant le palais de justice pour réclamer la libération de leurs condisciples condamnés en France.
Au Havre (maire Maj.), quelque 400 étudiants et lycéens ont occupé les locaux du député UMP Jean-Yves Besselat puis le palais de justice et l'Hôtel de ville.

vendredi 7 avril 2006

Présomptueuse Marie-Ségolène Royal.
Invitée du 20h de TF1 le 6 avril, la députée des Deux-Sèvres et présidente de région Poitou-Charentes, a affirmé qu' "il fallait savoir écouter, écouter pour agir juste".
Elle parle trop pour savoir écouter.
Et si elle pouvait parler utile et agir juste, elle appellerait les étudiants de sa région à se remettre au travail et à laisser étudier ceux qui ne peuvent compter sur le financement des parents!
Et je ne parle donc pas de P’tit Bruno, fifils à sa maman. Va-t-on lui donner sa maîtrise, à 26 ans, après plus de 2 mois passés loin de sa fac de Lyon ??

Marie-Ségolène Royal veut bâtir "un ordre juste"
Or, c’est plutôt le désordre qu’elle incarne : les faits parlent contre elle .
Elle est de plus bien incapable d’ « agir juste », sinon, elle ferait cesser toutes les violences sur la voie publique à Poitiers et dans sa région.
Ex-Secrétaire d’état à la Famille et à l’Enfance et ex-ministre de l’Enseignement scolaire, elle ignore pourtant l’obligation des responsables de l’Etat de faire respecter la loi et l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans : ne serait-elle pas dans l’illégalité en ne permettant pas à tous nos jeunes d’étudier dans sa région?... Un silence qui fait du bruit.

"La France moderne ", à la manière Suisse, pour la campagne de F. Hollande, c'est un pays où " il faut associer les citoyens aux décisions qui les concernent ".
60 millions de Français et de Françaises à l’Assemblée Nationale : plus besoin d’élections, ni de CPE : tout le monde débattra en permanence et on abrogera les RTT…
Des AG ‘démocratiques et républicaines’, à la mode Coordination Etudiante? On a déjà donné ! Cette fois, elle perd la tête…

"Respecter les Français."
Qu’elle commence par ne pas se payer leur tête.
Dame Royal, autocrate régionale, a du chemin à faire pour appliquer ses idées fumeuses et se faire passer pour démocrate, dans les actes.
Pourquoi veut-elle à faire le malheur de la France entière ? On n'a rien demandé !

Elle a appelé de ses voeux une réconciliation de la France avec ses entreprises, et a défini sa "préoccupation : remettre un ordre juste dans ce pays".
Réconciliation avec les entreprises, au moment des blocages sauvages. J'hallucine! Cette fois, c’est les Urgences qu’il lui faut !

Interrogée sur le CPE, elle a jugé aussi que le Premier ministre "avait cédé à la frange la plus conservatrice du patronat, qui considère que la flexibilité doit être supportée par les seuls salariés".
Elle a ‘ la frange’ qui lui tombe sur les yeux. Laurence n’a pourtant pas l’air d’être la plus solide supportrice du Chef du gouvernement. Et puis, c’est bien Dame Royal qui vient d’appeler de ses vœux la ‘réconciliation avec les entreprises’? Alors, elle me paraît un peu surmenée.

"Quand on voit le patron de Gaz de France augmenter son salaire alors que le prix du gaz augmente et que des familles vont basculer dans le surendettement, et qu'il annonce en même temps des licenciements, ça ne donne pas un bon exemple de l'entreprise", a-t-elle gémi.
Les têtes vont tomber. Pote de St Juste- Montebourg. Par tous les Saints, sauvez-nous de Marie-Ségolène.
Et populiste de surcroît. Ca ne mange pas de pain. Poujade n’est pas mort.

"Or, beaucoup de chefs d'entreprises ont envie de construire la France d'aujourd'hui", selon elle.
Beaucoup’ (mais pas tous, exemple de réconciliation…)°
Elle recrute chez les patrons, qu’elle adore. Aura-t-elle le râteau assez large ? Pour les dents, elle les a longues : pliez la moquette. Quant à la pudeur, connaît pas.

2007 ? "Il m'appartiendra d'être prête."
Questionnée sur la course à l'Elysée : "Les sondages me donnent des obligations, mais aucun droit". Ils sont "comme une marque de confiance, à moi d'être à la hauteur de cette confiance et ne pas décevoir."
Elle fait don de sa personne. Pour les dons d’organes, non merci, pas pour moi !

Evoquant les militants du PS, elle a lancé : " il m'appartiendra d'être prête".
Prête à tout ?

jeudi 6 avril 2006

CPE -20- Rassemblements des anti-blocages.
Pour la légalité et le respect de tous:
Dimanche 9 avril - Rassemblements des anti-blocages

Paris: A 15h00, Place de la République- Manifestation contre tous les blocages
Toulouse : A 14h00, Place du Capitole, plusieurs collectifs Toulousains manifesteront contre le Blocage des Facs.
Jeudi 6 avril
Amiens - A 11h00, Le « Collectif des jonquilles » organisait un rassemblement Place de l’hôtel de ville .
Nice - A 14 heures, contre les blocages et pour la liberté d'étudier - Place Massena, à l'appel du collectif contre les blocages des universités de Nice, de Stop la grève, de Halte aux blocages...
Orléans -A 18h00, Place de la république , co-organisée par les collectifs "Halte au blocage", "Stop la grève" et les collectifs contre le blocage de l'université d'Orléans.


Ils ont droit à des cours et au respect, même sans les médias, grâce à vous...

mercredi 5 avril 2006

CPE -19- Ils vous spolient, nous a dit Arlette...
Le temps de parole de la majorité n'est pas respecté. Le tumulte de la rue a envahi les esprits des journalistes, a embrumé leur faculté de jugement, a inquiété les gestionnaires de presse, et la majorité silencieuse est bafouée: les cris de 2 millions de contestataires professionnels s'imposent à une vaste majorité (60 millions) de citoyens laborieux. "Faites ce que je dis, pas ce que je fais." La gauche qui revendique l'appelation de "démocrates- républicains" démontre qu'elle ne sait pas de quoi elle parle. Va-t-elle rendre du temps de parole à la majorité? La presse compte-t-elle rééquilibrer les comptes? Au nom de la liberté d'expression!

Syndicats et partis de gauche vont-ils cesser de faire les ânes?
Que les élus de gauche soient effarés est révélateur. Des représentants de la nation s'étonnent qu'une loi votée par le Parlement puisse être revue par le Parlement. Il faut être un peu 'juste' pour ne pas arriver à comprendre que le Premier Ministre gouverne, pendant que le ministre Président du parti de la majorité ouvre la discussion au Parlement. Quoi d'extraordinaire qui soit inaccessible à l' élu moyen de gauche?
Vite des cours de rattrapage pour les candidats de gauche à la présidence et le prof d'allemand , son porte-parole (nos enfants, les lycéens sont dans de bonnes mains!), ...
La presse sous influence prétend ne pas comprendre mieux: qu'apprend-on à l'ESJ? Vite une formation accélérée...
Ils nous prennent pour des veaux. Le pays et son économie doivent-ils faire les frais des insuffisances de ces apprentis-sorciers? Avec notre consentement.

Les portes vont claquer
A 13h00, le vaudeville continue : la gauche réactionnaire va rencontrer la majorité parlementaire en clamant: "Nous exigeons l’abrogation." De toute la loi, et pas seulement de l’article 8 relatif au CPE… Exemple saisissant d’ouverture et de dialogue.
Plus jésuite, tu meurs. Dans leur numéro de duettistes, après le prof d’allemand précaire menaçant à l’Assemblée Nationale, cette fois c’est Hollande qui se donne le beau rôle et minaude : "Nous voulons offrir au pays une sortie de crise et nous proposons une initiative qui permet d’être dans la clarté, dans la responsabilité et dans la rapidité", qu’il a déclaré, sans rire, en présence de J-M Ayrault et de J-P Bel. Qui peut y croire ? Même pas lui…Mais quel idée se font-ils du peuple de France?

Le porte-parole du gouvernement, J-F. Copé, rapportait, ce matin, le vœu pieux du Président de la République :"Chacun doit prendre sa part de responsabilité pour que les discussions qui s’ouvrent soient constructives. " C’est mal parti…

En attendant ce soir et l’indignation des activistes, n'oublions pas en 2007:
Barrages anti-CPE en province
Ils ne gouvernent plus leurs villes et régions :
RENNES (AP) - Environ 150 étudiants anti-CPE ont perturbé la circulation routière sur l'un des principaux accès à la rocade de Rennes, a-t-on appris auprès du CRIR de Rennes.
POITIERS - Plusieurs centaines d'étudiants, rejoints par des membres de syndicats de salariés (préavis de grève et légalité respectés ? des sanctions ?), ont dressé vers 7h00 huit barrages sur les voies d'accès principales à Poitiers et au Futuroscope, contraignant des automobilistes à abandonner leur voiture sur place, a-t-on appris auprès de la police et des organisateurs du mouvement.
A NANTES, environ 600 manifestants ont bloqué le Marché d'intérêt national (MIN) pendant près de trois heures.
France 2, à 13h00, rapportait qu’un éclusier, à lui tout seul, avait bloqué …quinze barges. Voilà ce que la gauche syndicale appellera ‘le fait d’armes d’un camarade patriote’.
Les inquiets pour leur avenir construisent ainsi leurs prochains emplois… Cohérence des intellectuels créés par l’université française !
Qu’ont ces trois villes en commun? Vous avez gagné : le PS.
Rennes et Nantes : maires socialistes.
Et Poitiers ? Région gouvernée par celle dont les silences font plus de bruit que les propos (sic) et gagnerait à se taire, l’ineffable, l’infatué produit de l’ENA… Marie-Ségolène Royal, la camarade-compagne de qui vous savez et mère de quelques enfants, à ses heures. "Chacun doit prendre sa part de responsabilité." Crédible ?

Dans le Sud-Ouest, à Toulouse, une centaine d'étudiants bloquaient à 9h00 les deux principaux centres de tri postal de la ville. Plusieurs dizaines de salariés (en toute illégalité démocratique impunie) participaient aussi à cette action.
"Notre but est de bloquer pour la journée la distribution du courrier à Toulouse, puisqu'il semble que des lettres importantes doivent passer par ces centres en provenance de certains ministères parisiens", a déclaré à Reuters Anna Mélun, responsable locale de l'UNEF. Modérée, ouverte au dialogue. A ne pas confondre avec les casseurs !
Quiconque y verrait du harcèlement urbain révolutionnaire ne serait pas clairvoyant.
Ces actions interviennent le matin des négociations, pour démontrer les bonnes dispositions de la gauche radicale ou pour faire pression démocratique et républicaine ?
La Coordination étudiante annonce déjà le ‘cortège’ hebdomadaire des violences et blocages d’un nouveau mardi noir festif. Plus personne ne réclame de rave-party : est-ce à dire qu’ils ont trouvé mieux ?

Les étudiants savent-ils tout de leurs meneurs? à suivre

mardi 4 avril 2006

CPE -18- Vers un essoufflement de la mobilisation ?
La cinquième journée de mobilisation nationale contre le CPE est marquée depuis ce matin par de nombreux barrages filtrants et des mouvements de grèves dans les collèges et lycées. Les syndicats veulent faire aussi bien que mardi dernier soit au moins un million de manifestants ce mardi. A la mi-journée, le nombre de grévistes était à la baisse dans les administrations et les entreprises publiques. (extraits de LCI)

Le ministère de l'Education nationale a communiqué un taux de grévistes anti-CPE dans l'enseignement allant de 16,14% à 28,42%, soit quelque 10% de moins que le 28 mars. Pour le Snes-FSU, la participation à la grève dans les collèges et lycées s'élevait à 42% en moyenne.
A Paris, trente-six lycées publics, sur un total de 110, sont touchés par le mouvement [1/3...]. Sur ces 36 établissements, 14 étaient bloqués et sept fermés, les autres [15] perturbés à des degrés divers notamment par des barrages filtrants…. Par ailleurs, cinq collèges étaient touchés dont trois fermés ;
Incidents à Lille
Quelque 70 manifestants, qui se dirigeaient vers le siège local de l'UMP, puis vers la préfecture, ont lancé des projectiles, dont des oeufs, sur les policiers qui faisaient barrage. Les policiers ont répliqué par des jets de gaz lacrymogène et interpellé un jeune homme pour outrage. Les lycéens ont ensuite rebroussé chemin dans le calme. Plus tôt dans la matinée, ils avaient mis en travers de la route deux carcasses de voitures pour bloquer la circulation à proximité du lycée Baggio.
Un lycéen blessé
A Strasbourg, un lycéen a été légèrement blessé à la tête lorsqu'une barrière métallique utilisée pour barricader l'accès au Lycée Pasteur est tombée. L'élève a été évacué et transporté à l'hôpital pour être examiné par précaution, à la demande du proviseur de l'établissement. Par ailleurs, des barrières métalliques et des containers à ordures bloquaient entièrement mardi en milieu de matinée les portes du Lycée International des Pontonniers à Strasbourg où des bousculades ont opposé partisans et opposants au blocage de l'établissement, a-t-on appris auprès d'un lycéen. Des groupes de lycéens et d'étudiants ont par ailleurs entrepris de bloquer les voies de tramway à proximité du Lycée des Pontonniers
Moins de grévistes
Côté salariés, la mobilisation semble être un ton en dessous de la dernière journée d'action nationale par rapport à mardi dernier. A la mi-journée, le taux de gréviste était de 18,3% à la SNCF, contre 27,7% le 28 mars, 8,4% à La Poste contre 14,7% la semaine dernière .

Sans pudeur, France-Info a encore mobilisé. avant la manif de Paris.
Malgré le mot d'ordre de grève et sans attendre de relativiser avec les estimations de la police, des journalistes-militants du service publique ont souhaité nous désinformer en diffusant les chiffres des syndicats sur la manif de Marseille qu'il faut toujours diviser par, non pas deux ou trois comme ailleurs, mais par cinq, voire dix: la galéjade produit toujours son effet!
Noyé dans cette propagande sur le ton de l'émerveillement, le témoignage de cet étudiant (interrogé par Claude Fuzier) qui déplore que, malgré 83% des étudiants votant pour le maintien des cours, telle université de Lyon soit bloquée. Combien d'autres cas de mépris de la majorité non rapportés par la presse?

En revanche, on peut écouter -si on y tient-, jour après jour, en rafale -bien que dans les mêmes termes- les déclarations des 12 syndicats et des partis de gauche et de Sud, mais je n'ai jamais vu les visages, ni entendu les voix des responsables anti-blocages: par quel hasard??
Mission accomplie, France-Info s'est tue...
Je suis en grève, mais pas tout à fait: conscience professionnelle? ou militantisme? Chacun y retrouvera ses petits... A vous de juger des procédés et de l'indépendance du service public, que pourtant nous finançons, tous!

Au soir de cet Acte V contre le CPE, les gauches politique et syndicale démontrent qu’elles ont fait le plein : une manif de trop qui n’a pas réussi à mobiliser mieux que la précédente.
Le pays aurait pu en faire l’économie, dans l’intérêt des chômeurs et des précaires à la recherche d’un emploi, ce qui les distingue des étudiants contestataires, souvent aussi privilégiés que le gracieux P’tit Bruno, dont la suffisance irrite plus d’un jeune défavorisé.

Incidents à la fin de la manifestation parisienne (4 avril 2006)
Reuters nous informe qu’un millier de jeunes ont pris à partie les forces de l’ordre place d’Italie, à la fin de la manifestation parisienne contre le CPE. […] Des groupes de "casseurs" ont jeté des projectiles divers (pierres, bouteilles, panneaux de signalisation, mobilier urbain, morceaux de bitume) sur les CRS et gardes mobiles. Ils ont été chargés à plusieurs reprises tant par les forces de l’ordre que par le service d’ordre syndical, dont certains membres étaient armés de bâtons ou de gaz lacrymogènes, ont rapporté des témoins.

lundi 3 avril 2006

CPE -17- "Libérez les facs sans préavis !"
Plusieurs centaines de personnes (3000 à 6000, selon 'Les Etudiants baillonnés') ont manifesté dimanche du Châtelet à Bastille à Paris contre le blocage des facultés par des anti-CPE. La manifestation a eu lieu sur le parvis de l'hôtel de ville à l'appel d'associations comme Liberté chérie. "On n'a pas le droit de nous empêcher d'étudier", a expliqué un représentant de Liberté chérie.
Parmi les manifestants, beaucoup d'étudiants, mais aussi des parents d'élèves et des professeurs venus apporter leur soutien. "C'est une manifestation apolitique, il y a des pro et des anti-CPE", a assuré une représentante du mouvement "Stop blocage". De nombreux autocollants "Stop la grève" ou "Oui au CPE" étaient distribués dans le cortège par l'UNI. Ce syndicat étudiant, proche de l'UMP, "a voulu récupérer la manif, mais nous ne sommes pas là pour parler du CPE. Nous voulons juste étudier", a affirmé la représentante de "Stop blocage".

"Bloquer des universités, des routes, c'est illégal, il faut poursuivre ceux qui le font. Nous prônons le respect de la loi et des droits de chacun", a déclaré à l'AFP Stop la grève.
"Cette manifestation n'est en aucun cas une manifestation de soutien au gouvernement. Liberté chérie est d'ailleurs plutôt opposée au CPE. Nous défendons la liberté de travailler, de circuler", a insisté ce mouvement .

Les médias vous avaient-ils informés de l'existence de Halte au blocage (proche de l’UMP), SOS facs bloquées, Stop blocage, Liberté chérie, Stop la grève (proche du syndicat étudiant UNI) et les étudiants bâillonnés? Ils ne veulent plus être pris en otage par des minorités activistes issus des syndicats d’extrême gauche.
Nouveau rassemblement contre les blocages dimanche 9 avril.

Rassemblements anti-blocage: Poitiers et Bordeaux 1, le lundi 3 avril
La presse s'est-elle faite l'écho de ces rassemblements?
Les organisateurs conseillaient le Tshirt blanc. C' étaient des sit-ins pour prostester contre le blogage des facs depuis 7 semaines: atteintes aux libertés individuelles et au droit fondamental d’étudier.
Pour l'égalité de traitement de l'information...

La coordination des étudiants appelle à la grève générale (2 avril)
La coordination nationale lycéenne et étudiante a durci le ton dimanche, appelant à une grève générale reconductible en France après le 4 avril, jour de la grande mobilisation nationale anti-CPE.(Reuters)
Ceux qui réclament le respect sont indifférents aux fins de mois des travailleurs.
Plusieurs centaines de délégués étudiants ont participé samedi et dimanche aux débats de la coordination qui se sont tenus à l’université de Lille 3, bloquée depuis cinq semaines.
Exhaltation pour tout raisonnement : comment débat-on à plusieurs centaines ?? Les étudiants romantiques croient faire partie de quelque chose de grand et espèrent se voir dans les médias ; mais qu’ils s’informent, car ils se font des illusions sur le monde du travail et les motivations réelles des meneurs à 200% à gauche: voir ci-dessous.
La coordination a appelé à des journées d’actions ponctuelles qui devront être décidées au sein de chaque université et a annoncé la poursuite des blocages de routes, des autoroutes, des gares et des universités.
Les syndicats étudiants sont débordés sur leur gauche par la coordination. Méconnaissance des réalités de la vie et mépris de l’activité économique

Les étudiants anarchistes à la fête - Extraits de blogs anti-CPE
1-appel au blocage de l'économie
après deux mois de lutte contre la loi sur l'inégalité des chances, il faut se rendre à l'évidence, la lutte ne sera efficace que lorsque nous aurons réussi à mettre à mal le point sensible du système actuel : l'économie
2-Plus on est de fous… (plus on rit !)

samedi 1 avril 2006

Montebourg violé.
Nous savons que Montebourg cherche à nous abuser, mais le voilà qui se prend pour Lucrèce et se croit…abusé.
Le député du PS a estimé, dans un entretien publié samedi -1° avril, mais pour de bon- par…Le Parisien, que le maintien du CPE et sa promulgation constituent un "viol politique".
Rien de moins ! J’invite Julien Dray et Ni Putes Ni Soumises à lui rappeler que les victimes virtuelles, comme lui, font injure aux victimes réelles. Il fait encore sienne la citation de Sade : "Tout est bon quand il est excessif." Pour être crédible ?
Comment imaginer que le personnage est à la fois député, avocat (la Ste Rita actuelle des causes désespérées) et juge de la Cour de justice de la République. Juge et partie, cumul des mandats. Tout cela en toute sérénité ? J’en tremble.
On réalise tout à coup sur quelles bases le QI des Français est évalué en Europe.

CPE -16- Soyons sérieux maintenant -Extraits de dépêches © AFP.
Chirac "a su concilier la raison et l'action"
Le ministre J-F Lamour a salué samedi la "sagesse" du président Chirac [...] dans son intervention sur le CPE."A l'écoute des inquiétudes exprimées par une partie de la jeunesse et des partenaires sociaux, il a décidé avec sagesse deux modifications relatives à la période d'essai de consolidation du CPE et à la motivation de la rupture du contrat", estime M. Lamour."L'insertion professionnelle des jeunes et la lutte contre la précarité justifient l'engagement et le sens des responsabilités de tous dans le respect des principes de notre démocratie. Le pire pour notre jeunesse serait l'inaction", ajoute le ministre.
Certains ne sont pas inactifs…et le chômage ne leur fait pas peur.

Bertrand Delanoë condamne les dégradations commises dans la nuit à Paris
Le maire (PS) de Paris a condamné samedi les "actes de dégradations" commis au cours de la nuit "dans plusieurs quartiers du nord et de l'est parisien", et notamment le saccage de la permanence du député (UMP) de Paris Pierre Lellouche."Je condamne ces actes inacceptables qui sont le fait d'irresponsables qui, intervenant en marge des manifestations contre le CPE, en dénaturent l'esprit démocratique et pacifique, et contribuent à accroître la tension dans un climat déjà préoccupant", déclare -t-ildans un communiqué.
Angélique, Bertrand ?

A l'UMP, "tous d'accord sur la ligne stratégique" à suivre
Le président de l'UMP, N. Sarkozy, a déclaré samedi, à sa sortie de Matignon, que les responsables de la majorité étaient "tous bien d'accord" sur la "ligne stratégique" à suivre pour tenter de sortir de la crise du CPE."On a décidé [...] d'engager le dialogue le plus approfondi possible, de faire en sorte que les présidents des groupes UMP déposent une proposition de loi. Avant[...], ils engageront le dialogue le plus approfondi possible".

Intervention de Jacques Chirac : "On ne cède pas à l'immobilisme"
F. Cornut-Gentille, député UMP proche de Dominique de Villepin, a estimé dans un entretien publié samedi par Le Parisien[...] qu'"on ne cède pas à l'immobilisme". (Son) "intervention est de nature à faire avancer le pays, la crise a été très révélatrice des peurs. On verra avec le temps que ce CPE est conforme à la fois à l'intérêt des entreprises et à celui des jeunes. En proposant "une amélioration de la loi sur les deux points qui font débat", M. Chirac est "conforme aux institutions, à ce qui remonte du pays et à ce que souhaitait Dominique de Villepin", a-t-il conclu.

Manif anti-CPE: incidents boulevard Magenta, plusieurs vitrines vandalisées
Quelques dizaines d'individus encagoulés ont brisé samedi les vitrines de plusieurs agences d'intérim et bars, de deux banques et d'un MacDonald, boulevard Magenta, à Paris, immédiatement conspués par la majorité des manifestants pacifiques, ont constaté des journalistes de l'AFP. En marge du cortège, des jeunes ont arraché des plaques métalliques servant pour les travaux en cours sur la voie et s'en sont servi comme bélier pour enfoncer les vitrines de plusieurs agences d'intérim et bars, de deux banques et d'un établissement de restauration rapide.
Les manifestants criaient à leur intention "casseur, rentre chez toi" ou encore "résistance pacifique", tentant parfois de les calmer ou de les inciter, souvent en vain, à défiler calmement avec eux.
Le chef de l'Etat était la principale cible des slogans, certains scandant "Chirac démission" ou "Chirac, on t'emmerde, c'est la rue qui gouverne".
La gauche et la gauche extrême jouent avec le feu. Sans états d’âme ?

"Le PS fera prochainement des propositions précises sur son contrat sécurité formation", a ajouté François Hollande. Traduction : en fait le PS déposera une proposition de loi pour abroger CPE et CNE. Voilà pour l’alibi. Ne rêvons pas : si le PS était constructif et avait de bonnes idées, ça se saurait…
D’abord le grand soir le 4 avril, après moi le déluge.

vendredi 31 mars 2006

CPE -15- Des slogans pour tout raisonnement.
Quelques incohérences en passant :
Le PS
23, maintenant 22% de chômeurs ne justifient pas un traitement adapté : il dénonce une ‘stigmatisation des jeunes’ et leur précarité, dans leur ensemble…
L’UNEF
prône le traitement égal des jeunes, mais refuse de s’asseoir à côté de l’UNI et de la FAGE à Matignon: marginalisation, exclusion démocratiques ?
Les diplômés trouvent un emploi, en moyenne, dans les 6 mois : les privilégiés étudiants ne seraient-ils pas un brin paranos ?
FO: le problème est politique et n’a jamais été juridique, en conséquence, nous faisons appel au BIP (Bureau International du Travail), instance juridique…qui se prononcerait sur la conformité de la loi avec les conventions internationales signées par la France !
Ils ne se sentent plus…

La réalité
Evaluation de la France silencieuse : au moins 20% (analyste = pakool !)
Nombre de manifestants le 28 mars dernier = 1,5 millions (entre 1 et 3 millions)
Votes exprimés au 1° tour des élections présidentielles 2002 :
Chirac = plus de 5 millions de voix obtenues ;
Arlette Laguiller = environ 1,5 millions (moins de 6%)

Le contexte actuel est très différent de mai 68, commente Jean Yves Boulic, Ouest France. Tout se passe comme si le fond du problème n’était plus le chômage des jeunes, mais l’obstination d’un coté à imposer une loi aussi contestée soit-elle et de l’autre, une même obstination à faire plier le gouvernement et son chef.
Le ministre de l’Education Nationale, Gilles de Robien, gronde dans le Figaro. Il demande la réouverture des lycées. Les jeunes sont soumis à une obligation d’assiduité scolaire. Ils ne doivent pas être utilisés à des fins politiques.

Les va-t-en guerre annoncent que le pire est à venir
Alain Krivine, avant le jugement du Conseil Constitutionnel, avait demandé d’ "aller jusqu’au bout". Maintenant, Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, voit carrément dans la validation du CPE une "déclaration de guerre à la jeunesse et aux salariés". On dirait qu’ils l’appellent de leurs vœux.
"La seule décision qui vaille pour Jacques Chirac" est "de provoquer une nouvelle lecture (devant le parlement), sinon ce serait l'épreuve de force", a averti le Premier secrétaire PS F. Hollande.
Pour les syndicats qui préparent une nouvelle journée d'actions le 4 avril, le retrait du CPE reste l'objectif. Déjugée au plan juridique, la gauche réactionnaire s’entête.

Extrait de la revue de presse du jour sur France-Info :
C’est la force de la loi contre le flot de la rue, note Bruno Dive Sud Ouest. Promulguer le CPE, ajoute Claude Cabannes, l’Humanité, c’est décréter la politique de la terre brûlée, ouvrant un nouvel épisode d’une confrontation générale.Inquiétude à la une. La fièvre monte, le Parisien Aujourd’hui en France. Feu vert pour la grande baston, France Soir.
Henri Lauret : "intransigeance des syndicats ? ", "tous (les jeunes) ne manifestent pas", les difficultés viennent d’une "aversion de la société pour les réformes", le CPE est une mesure qui ne porterait que sur 15% des jeunes chômeurs", restent les problèmes occultés : "législation du travail, sécurisation de l’emploi et pouvoir d’achat" qui concernent tout le monde.

Florilège d’un borné : J.C. Mailly (précaire de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), poulain et successeur de Marc Blondel-FO) sur France-Info.
Le journaliste fait observer que 2 M de manifestants contre 15 M pour la majorité aux Présidentielles, ça donne à réfléchir sur la légalité des mouvements de rue actuels.
Mailly fait du chantage : "Si vous voulez l’apaisement, une solution, l’abrogation du CPE"
Il ajoute que discuter, "c’est se fiche du monde. "
Réponse lapidaire à l’évocation d’un éventuel Grenelle social : "Grève le 4 !"
Question du journaliste: le Parlement n’est pas l’expression de la volonté populaire ? Réponse : bredouillement et il faut "une 2° lecture (du Parlement), mais qui retire le CPE…"

jeudi 30 mars 2006

CPE -14- Grands axes routiers bloqués par des anti-CPE
Selon l’agence de presse Reuters, plusieurs axes routiers ont été bloqués en France par des étudiants et des lycéens anti-CPE, provoquant des dizaines de kilomètres d’embouteillages autour de plusieurs grandes villes. Le Centre national d’information routière (CNIR) a fait état d’opérations "escargot" autour de plusieurs grandes villes.
A Paris : maire PS = B. Delanoë
Le président de l’Union nationale lycéenne, Karl Stoeckel, a été interpellé lors de l’évacuation de manifestants qui tenaient un barrage sur le périphérique parisien et a été conduit au commissariat du 18e arrondissement", a annoncé l’UNL.

troubles autour de Rennes : maire PS = Edmond Hervé ;
Dunkerque: maire PS = Michel Delebarre, Djack Lang étant député et vice-président du Conseil Régional… : difficultés d’accès au centre ;
Nantes : maire PS = J.M. Ayrault qui va justifier la violence et s’en laver les mains ;

Bouches-du-Rhône : en région PS (visitée le weekend dernier par Dame Marie-Ségolène),
A Marseille, environ 200 émeutiers ont envahi la gare Saint-Charles et occupé les voies ferrées pendant deux heures avant d’être évacués sans incident par les forces de l’ordre. Ailleurs, ils ont bloqué des autoroutes.
A Martigues (ville PC), des manifestations ont ralenti la circulation dans la zone industrielle de Lavéra .
A Aix-en-Provence, des dizaines de kilomètres d’embouteillages ont été comptabilisés. Des étudiants ont bloqué trois des principales entrées autoroutières de la ville pendant près de deux heures avant d’être, eux aussi, évacués par les CRS.

Nord/Pas-de-Calais : région PS
A Lille : maire PS = Martine Aubry,
des groupes de manifestants très mobiles se sont déplacés toute la matinée et ont bloqué de nombreux carrefours.
A Boulogne-sur-Mer et Lens, villes PS, des centaines d’étudiants et de lycéens ont également mené des opérations de blocage.

Attendez-vous à entendre qu’il y a blocage et blocage : s’il est pacifique, il n’est plus illégal.
Il reste qu’il s’agit clairement de paralyser le pays et d’apeurer les patrons comme les populations. Des élus de la majorité ont déjà foiré, les silencieux en baissant les yeux valent-ils mieux ?
Est-il excessif pourtant de penser que « des groupes de manifestants très mobiles », ça évoque la guérilla urbaine?

Les élus instigateurs ont-ils lancé des appels au calme ?
Certes non. Auto-proclamée démocratique, la gauche n’encourage pas simplement l’agitation estudiantine ‘bon-enfant’, mais cautionne l’émeute.
Elle peut se le permettre, puisqu’elle n’a pas à craindre que ça entre dans les mœurs françaises et la gêne une fois au pouvoir : c’est elle qui tire les ficelles dans les milieux syndical et associatif.
Et si elle venait à être débordée, elle ne serait ni responsable, ni coupable : en pleine Assemblée Nationale, J.M. Ayrault, le prof d’allemand précaire, a déjà désigné les autres à la vindicte populaire.

Nous sommes dans l’attente du verdict du Conseil Constitutionnel : sa décision sera-t-elle soumise à la pression de la rue?

19 h 30 -Le Conseil Constitutionnel confirme que l'ensemble du texte est constitutionnel, sans restrictions.
Les Membres du Conseil Constitutionnel.
Pierre MAZEAUD, nommé par le Président de la République en février 1998 et nommé Président par le Président de la République le 27 février 2004 -Docteur en Droit

Valéry GISCARD D'ESTAING, membre de droit (ancien Président de la République) -UDF Simone VEIL, nommée par le Président du Sénat en février 1998 -ancien ministre UDF
Jean-Claude COLLIARD, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 1998 -PS
Agrégé en Droit Public
Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, nommé par le Président de la République en mars 2001
Professeur à l’IEP de Paris
Dominique SCHNAPPER, nommée par le Président du Sénat en mars 2001 -sociologue
Pierre JOXE, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en mars 2001 -PS
Pierre STEINMETZ, nommé par le Président de la République en février 2004
Jacqueline de GUILLENCHMIDT, nommée par le Président du Sénat en février 2004 -Juriste
Jean-Louis PEZANT, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2004 -Professeur de Droit Public.
Tous des provocateurs...

Les profs du PS vont-ils enseigner le respect de la loi? J.M. Ayrault , pour le PS, parle déjà de provocation des membres du Conseil Constitutionnel! Comment des élus du PS, qui se présentent comme des républicains, osent-ils bafouer la loi, ceux qui la votent et ceux qui jugent de sa constitutionnalité? La rue va-t-elle apprendre ce qu'est le droit et permettre que le CPE contribue à réduire le chômage dont sont victimes 23% de nos enfants?
La gauche souhaite-t-elle réduire ou exploiter leur pécarité?
Sommes-nous encore dans un état de droit?

Comment se fait-il alors que les parents d'élèves en soient aménés à réagir de leur propre initiative (à Nantes, par exemple) et, avec leurs pauvres moyens, à essayer de libérer l'accès des lycées, quand les chefs d'établissements, fonctionnaires de l'Etat, ne peuvent plus faire respecter le droit fondamental de tous les citoyens à l'éducation? On ne sait pas assez que les Français sont de plus en plus exaspérés des exactions de quelques-uns dont on pense qu'ils sont majoritaires parce qu'ils font plus de bruit que les citoyens respectueux de la loi.
Les médias de service public vont-ils se mettre à l'écoute des opprimés?

mercredi 29 mars 2006

Lendemain de grève, le soleil se voile la face.
Ce mercredi 29 mars, une éclipse partielle de soleil a été visible au-dessus de la France, entre 11h25 et 13h38.

Certes, le QI des Français est fort bas …
Selon une étude de l'université de l'Ulster citée dans le "Times", les Allemands sont le peuple le plus intelligent en Europe. Avec un quotient intellectuel (QI) moyen de 107, les Allemands devancent d'un souffle les Néerlandais (107), les Polonais (106), les Suédois (104) et les Italiens (102) suivant au classement.
Les Britanniques (8), avec un QI de 100, sont largement devancés, mais ils gardent une confortable avance sur les Espagnols (98) et surtout les Français au 19° rang (94)…, qui ne devancent que la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie et la Serbie, dernière au classement.

… mais il est plus élevé qu’il n’y paraît,
à en juger par les résultats 2006 des élections aux CROUS
L’audience des manifestants de rue n’est pas ce qu’en disent les médias.
Les électeurs étudiants ont massivement donné leurs voix à des représentants étudiants indépendants des partis politiques.
Les résultats, avant les élections dans les académies d’outre-mer qui se tiendront le 4 avril, sont les suivants :
FAGE 79 - UNEF 36 - UNI 24 - PDE 17 - Autres 26
Cette semaine, dans un contexte difficile, la FAGE a obtenu 79 des 182 sièges et devient la première organisation étudiante représentative pour les questions sociales et, favorable au déblocage des universités et à la reprise des cours,
l’UNI progresse de 71% et de 10 sièges,
ce qui témoigne de la progression de l’opposition à l’UNEF (qui perd 54 sièges) et à la Coordination étudiante (1,8% des suffrages exprimés)
Proche d’un parti politique plus socialiste que social, l’UNEF n’a que faire des instances sociales.

Le Centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS) regroupe et anime les 28 CROUS de France. Il répartit entre eux des subventions de l'État et vote le tarif de la restauration universitaire (2,70 euros en 2005-2006)
Son conseil d'administration, à compter du prochain renouvellement, comprendra 8 représentants de l'État, 8 étudiants, 3 représentants du personnel, 3 présidents ou directeurs d'établissements d'enseignement supérieur, 2 personnalités qualifiées, un député et un sénateur comporte huit élus étudiants, désignés par les élus étudiants des CROUS.

…même si le doute est permis :
une cinquantaine d'étudiants anti-CPE envahissent l'AFP (Agence Française de Presse)
PARIS (AFP) - Une cinquantaine d'étudiants, pour l'essentiel de Paris X-Nanterre, ont envahi mardi [28 mars] en fin d'après-midi les étages de l'Agence France-Presse pour protester contre la "désinformation". "Et un et deux et trois mois ferme ! On est tous casseurs de ce système !", ont-ils scandé en pénétrant dans l'une des salles de rédaction. "Il faut cesser d'utiliser ce concept flou de casseurs, ce n'est pas de la violence gratuite, c'est l'expression d'une pensée politique, comme en banlieue en novembre", a expliqué à l'AFP Halima, qui a refusé de détailler son identité. Selon elle, "on veut tous casser le système que ce soit par de la violence physique ou symbolique". Les étudiants, qui ont accroché une banderole sur la façade de l'AFP sur laquelle était écrit "nous sommes tous des casseurs", ont évacué le bâtiment dans le calme après environ une demi-heure.

Solidarité des journalistes ? France 2 a superbement ignoré P’tit Bruno au 20 Heures du 28 mars. Malgré sa présence sous les caméras aux côtés des grands frères de la CGT et de FO, le président de l’UNEF n’a pas été invité à s’exprimer et a dû se sentir quantité négligeable. Pourtant, ce qui est nuisible peut-il être négligé ?

Allons-nous recevoir la leçon des Américains ?
Le New York Times (centre gauche) observe que "près d'un quart de ces jeunes (contestataires) sont sans emploi mais ils sont trop occupés à brûler des voitures pour rechercher un travail".

Un autre éditorial considère que: « En novembre, les manifestants étaient des fils d'immigrants des banlieues qui firent exploser leur frustration du manque d'emplois et de perspectives. »

Cette fois, « les étudiants sont des privilégiés qui protestent contre une atteinte à la sécurité de l'emploi qu'ils considèrent comme un droit inné ». Et d’ajouter que « la réforme de l’emploi à laquelle ils sont si opposés est très nécessaire car elle a été proposée par le Premier ministre en réponse partielle aux précaires qui se sont soulevés dans les banlieues.
Cette résistance à la loi est fondée sur un réflexe de défense de la sécurité de l'emploi que les Français, ou au moins ceux qui ont un travail, tiennent pour sacrée. […] Cette loi est une tentative de remédiation raisonnable à un problème sérieux et la réaction des étudiants et des syndicats est franchement exagérée. »

Dernière heure : Nouvelle journée d’action intersyndicale le 4 avril

mardi 28 mars 2006

CPE -13- Journée noire pour les Français
et rouge pour les syndicats
Au nom de la démocratie !
Les assemblées générales de l’Unef n’ont de démocratique que l’apparence ; elles ne sont en fait qu’une parodie de la liberté d’expression. Ce ne sont que des séances de recrutement où une poignée d’activistes –des sergents-recruteurs-, soutenus par des chauffeurs de salle, embrigadent des étudiants moyens non politisés qui s’y laissent prendre. L’ambiance survoltée ne permet pas le débat et ce n’est surtout pas là que l’étudiant de base apprend le dialogue. Une minorité décide pour la majorité.

En AG, le droit de parole est confisqué aux étudiants anti-blocages
Lors d’une AG à Pierre Mendès France (Tolbiac-Université Paris-I) une participante téméraire a tenté d’exprimer son exaspération face au blocage du site, mais les démocrates se sont dressés contre elle, en hurlant «Dehors, dehors!». Délit d’opinion ?

Tout effort de démocratisation est voué à l’échec, comme l’a constaté le président de Paris-X Nanterre dont la proposition de référendum à bulletin secret auprès de l’ensemble des étudiants munis de leurs cartes d’étudiants a été refoulée par les manifestants.
Est-il donc légitime que les décisions partisanes prises par 15% à tout casser –si j’ose dire- s’imposent à l’ensemble ?

BREVES
Secteur public, dont les enseignants, solidaire de la lutte des jeunes contre la .. précarité.

La presse unanimement favorable à la grève ??
Le SGLCE (Syndicat général du Livre et de la Communication écrite) a annoncé lundi qu’il se félicite "de la décision unitaire prise par les organisations du Livre CGT d'organiser" cette journée. De son côté, le Comité intersyndical du Livre Parisien (CILP), autre branche du Livre CGT, a appelé à la non-parution des journaux pour marquer "solennellement" sa participation au mouvement anti-CPE.
La Fédération nationale de la Presse française (FNPF) s'est "insurgée" contre ce "nouveau mouvement" qui entraîne la non-parution des journaux mardi, "pour la troisième fois en moins de neuf mois" et évoque des "comportements irresponsables" qui "fragilisent une fois de plus notre presse écrite".

Les permanents des syndicats contre les CDD

A l’Assemblée Nationale, un jour de grève
Alors que le pays galère, le PS s’éclate
Ils se comportent en potaches et donnent, aux jeunes et au pays, une vilaine image de l’Assemblée.

Jamais responsable, ni coupable, le PS et son président de groupe Ayrault, accusent, par avance, le Premier ministre, de possibles violences: après avoir allumé le feu et jeté de l’huile dessus, le PS fait un faux témoignage. Qui croira que le Premier ministre tenait l’allumette ?

Le ‘député-procureur’ Montebourg (également avocat et juge) se croit au temps de la Terreur et pointe un doigt accusateur contre le Garde des Sceaux : veut-il que des têtes tombent ? Va-t-il demander la confiscation des biens de Villepin? J.P. Soisson a amorcé un mouvement vers la sortie, car il connaît son voisin bourguignon, qu’il ne souhaite rencontrer ni au coin d’un bois, ni même au Palais Bourbon.

Des élus du PS ricanent (au nom de la parité…), lorsque Mme Vautrin prend la parole ’hémicycle, et ceux de l’UDF quittent l’Assemblée lorsque le Premier ministre répond à la question (exemple de dialogue…). Bayrou va-t-il démarrer une grève de la faim ? A quoi s’amusent-ils tous? Se croient-ils en AG de l’Unef ? C’est clair, les agités étudiants ont retenu la leçon de leurs aînés.

Je n’ai remarqué la présence au Parlement, ni de Tonton Riton, ni de Julien Dray, dieux tutélaires des manifestants. N'ont-ils donc pas émancipé P'tit Bruno et Titi Coudry, soucieuse de son look hugolien...? Sont-ils nostalgiques de leurs propres manifs? Se sentiraient-ils responsables de l’agitation de rue, ont-ils fait le choix de la rue contre la représentation populaire ? Vont-ils subir un retrait de salaire ?
Djack, lui, qui craignait pour la promiscuité et son brushing, s’était mis à l’abri et se faisait discret à l’Assemblée ? Est-ce du manque de respect envers les étudiants quand on est ex-ministre de l’E.N. ? Il faut dire qu’il semble avoir pris un sacré coup de vieux.


Nouvelle mascarade à l'émission C dans l'air
Mlle Binet de l'Unef est assise à côté du citoyen J. Christophe Le Duigou, mais l'ignore ostensiblement autant que lui, devant les caméras. Mais on apprend qu'ils viennent tous les deux de Rennes et se connaissent forcément, puisqu'ils agitent les masses étudiantes ensemble. Surprise! Somme toute, les jeunes sont toujours escortés d'un tuteur-vétéran et la petite est sous surveillance ou en liberté surveillée, comme vous voudrez.
Jean-Chri est un vieux routier de l'intoxication et de l'agitation et, derrière sa cravate rouge symbolique, "n'accepte pas" (sic) qu'on lui dise ce qu'il ne veut entendre. Ainsi, au moment où ils prétendent tous vouloir le bien de l'étudiant, le camarade ne supporte pas qu'on ose révéler qu'à Rennes, comme ailleurs, l'Unef bloque tout ce qui bouge: en bonne petite-bourgeoise conservatrice, n'a-t-elle pas refusé la réforme européenne appelée LMD? Plus réac, tu meurs...

Confirmation? Il y a peut-être quelque chose sous la casquette. Lili, alias Titi, Coudry, en 2003, a jugé l'Unef si "conservatrice et radicale", qu'elle en a claqué la porte. Convergence d'intérêts, elle appela... Chérèque, qui était en manque de syndicat étudiant, et devint patronne en créant la Confédération étudiante à la CFDT , ce qui montre qu'on est unis-amis dans le mouvement étudiant.