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mercredi 23 mai 2007

Olivier Mongin, un transversal socialiste

Olivier Mongin fait le grand écart
Olivier Mongin est à la fois le directeur de la revue française Esprit (lien Wikipedia) ET le vice-président de La République des Idées, groupe d'experts socialistes présidé par Pierre Rosanvallon (cf. libellé PaSiDupes).

Or, d'après la liste arrétée au 11 novembre 2003, Olivier Mongin est aussi membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe (voir libellé PaSiDupes).

Pendant la campagne de Sa Cynique Majesté Royal, Pierre Rosanvallon s'était élevé contre le pillage par le groupe Désirs d'Avenir des idées de La République des Idées, pour le bénéfice de la candidate socialiste, au détriment de leur 'collègue commun', Dominique Strauss-Kahn et de A Gauche, en Europe...

La République des Idées

Le groupe d'experts La République des Idées roule-t-il pour Royal ?
Créée en 2002 par Pierre Rosanvallon, le penseur de la "deuxième gauche", à la suite de la dissolution en 1999 d'un autre groupe d’experts, la Fondation Saint-Simon, La République des Idées (lien Wikipedia) se définit comme un "atelier intellectuel" dont la vocation est d'oeuvrer à une "nouvelle critique sociale" et au "renouvellement intellectuel de la gauche française et européenne". Il se veut à la fois un "lieu de production et d'échange d'idées neuves en Europe et dans le monde" et un "lien entre les personnalités, les organisations, les publications qui défendent la force des idées comme moteur de l'activité humaine".

La République des Idées organise régulièrement des colloques tels par exemple celui sur La nouvelle critique sociale qui a rassemblé en mai dernier à Grenoble une centaine de chercheurs et d'acteurs sociaux et plus de huit mille participants sur le thème du malaise de la société et de la démocratie française. Elle publie aussi une revue mensuelle de débat intitulée La Vie des Idées, sous la rédaction en chef de Wojtek Kalinowski, ainsi qu'une collection de livres, La République des Idées, aux éditions du Seuil. Cette collection d'essais compte entre autres des titres comme La Nouvelle Critique sociale sous la direction de Pierre Rosanvallon, L'École des chances de François Dubet, La fin de la télévision de Jean-Louis Missika, Les désordres du travail de Philippe Askénazy, Le Ghetto français de Eric Maurin, Classes moyennes à la dérive de Louis Chauvel, L'Islam de marché de Patrick Haenni, L'Insécurité sociale de Robert Castel, La Fatigue des élites de François Dupuy, L'inflation scolaire de Marie Duru-Bellat ou encore La République et sa diversité de Patrick Weil [qui a bougé une oreille dans l'actualité, depuis l'élection de Sarkozy... cf. sa démission du CNHI- voir libellé PaSiDupes]

L'historien Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France et directeur de La République des Idées, se démarque de Sa Cynique Majesté Royal. Dans un texte de "mise au point", il a tenu à préciser que ce cercle de réflexion qu'il co-anime depuis 2002 avec Olivier Mongin et Thierry Pech n'a "aucune relation de travail" ( !) avec la candidate à l'investiture du Parti Socialiste pour l'élection présidentielle de 2007, ajoutant que le travail des chercheurs de La République des Idées n'est pas destiné "à promouvoir un programme, un mouvement ou une personnalité". [Et pourtant…Pourquoi la nécessité impérieuse de cette précision?]

Dans le pré-programme de campagne que la Cynique susnommée recycle sur son site interactif Désirs d'avenir, M’dame Royal s'inspire largement des publications de ce groupe de 'jeunes' intellectuels de gauche. Plusieurs observateurs de la vie politique ont souligné dans la presse les nombreuses références et points communs entre les travaux de Désirs d'avenir et ceux de La République des Idées. Ce qu’en termes moins choisis on appelle du pillage intellectuel ou plagiat. Les "documents de travail" constituant les deux premiers chapitres du livre en cours de rédaction de la députée socialiste, intéressée à tous les 'désordres' et consacrés l'un au Désordre démocratique et l'autre aux Désordres de l'emploi et du travail, semblent en effet paraphraser et compiler plus ou moins ouvertement les divers textes sociopolitiques publiés dans le cadre de la revue et de la collection d'ouvrages publiés par La République des Idées. On y retrouve notamment des références évidentes aux travaux de Louis Chauvel, Thierry Pech ou encore Philippe Eskenazy. Les victimes pourraient manifester de leur bonne foi en portant plainte en justice: M° Mignard pourrait même leur prêter main forte!

Si La République des Idées ne roule pas pour elle, Sa Cynique Majesté Royal est donc coupable de 'car jacking'...
Les Français l'ont démasquée sous sa perruque blonde: ils ont jugé et condamné la présumée innocente…

mardi 22 mai 2007

La défiance, un mal français nouveau

Les Français se croient les plus malheureux au monde.
D'où vient ce sentiment de malaise?
Les intellectuels pourraient en être la cause, plus que le chômage et la maladie. Car nos brillants journalistes n'apprennent pas que l'insolence ou l'impertinence ou l'arrogance dans leurs écoles au niveau BTS, ou à Lille, par exemple. Leur formation est placée sous influence: comment faire en neffet si on n'est pas de niveau à penser par soi-même et donc à observer la société sans a-priori. Il faut se rabattre sur une idéologie pré-cuite.

L'un des pourvoyeurs de cette nouvelle tambouille est Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, auteur de La Contre-démocratie : la politique à l'âge de la défiance. Pour éclairer son propos, PaSiDupes vous donne copie d' un entretien publié par 20 minutes ©2006, les propos étant recueillis par Arnaud Sagnard.

Constatez-vous un manque de confiance des Français vis-à-vis de la politique ?
Il existe deux types de défiance. La première, libérale, consiste à se méfier d'un pouvoir trop fort. Ce principe de modération repose sur la Constitution, sur des règles limitant le pouvoir. La seconde est une forme de défiance démocratique exercée à travers les médias, les associations, les ONG et les groupes de citoyens. Ces voix construisent une attention démocratique et un pouvoir d'alerte.
Les électeurs semblent aussi exprimer leurs soupçons...
Avant, il y avait une confiance aveugle des électeurs, notamment dans les préceptes du Parti communiste ou dans le discours gaullien. Aujourd'hui, l'électeur ne donne plus de chèque en blanc pour un mandat. Au-delà, nous assistons à un basculement des formes de défiance positive vers une défiance négative. Au lieu d'un appel à la vigilance, le citoyen stigmatise le pouvoir, considéré comme extérieur à la société.
Comment cela se traduit-il ?
Le pouvoir politique est perçu comme mauvais, donc on le diabolise plutôt que de le corriger ou de le mettre à l'épreuve. Cette dégradation mène au populisme. Cela est très fort chez les populations se sentant abandonnées par l'Etat. Vivant en marge de la société, où il y a une précarité réelle et une incompréhension du système tel qu'il fonctionne, elles veulent le mettre à la porte.
Existe-t-il un vote qui serait une sorte de réflexe sans réelle conviction ?
L'électeur remplace les élus qui l'ont déçu. Cela ne procède plus d'un choix, mais d'une élimination. [Royal appréciera cette prémonition...] En Europe, des partis incarnent cette haine : on ne vote pas pour leur programme, mais parce qu'ils stigmatisent le pouvoir et l'immigration. Ce discours ne fait que prendre en charge ce rejet, il redouble donc le problème.
Certains pensent que les politiques sont différents d'eux, qu'ils ignorent leurs problèmes...
Il y a une demande contradictoire. L'électeur veut que le politique lui ressemble, mais qu'il soit capable de gouverner. Pour représenter le citoyen, le politique doit trouver un langage qui donne sens à la vie des gens. Le langage politique ne parvient pas à décrire le réel et à le modifier.

Comment réduire la distance entre politiques et citoyens ?
Le citoyen est réaliste, il sait qu'après avoir voté son travail n'est pas fini. Il a intérêt à être électeur et contrôleur. Il faut muscler les formes de défiance positive, civique, associative, voire les institutionnaliser. La démocratie ne peut pas être intermittente. L'établissement de jurys citoyens, afin de connaître l'avis de la population sur le pouvoir tel qu'il est exercé, est une piste. Internet offre un accès illimité à la prise de parole, mais il ne produit pas de sens commun. C'est à la fois la démocratie absolue et l'impolitique absolu. Il dissémine, alors que la politique doit cristalliser et trancher.

La démocratie ne suffirait plus: elle aurait-elle vécu? La gauche aurait ainsi besoin de nouvelles garanties, face au constat de sa propre incapacité à pratiquer la démocratie et donc à la perpétuer. Les écoles, les médias et les banlieues sont les terrains privilégiés de son expérimentation de concepts issus de la rive gauche parisienne. C'est l'escroquerie intellectuelle la plus appréciée de la gauche actuelle et, comme vous vous en doutez, de la penseuse socialiste injustement méprisée, Sa Cynique Majesté Royal.

Le théoricien malfaisant n'est-il pas contredit par les faits: les électeurs ont participé à 84% au suffrage universel pour désigner leur représentant suprême et le Président de la République est LEGITIME à une hauteur de 53%...

Un produit frelaté de la pensée française comme Rosanvallon va-t-il conserver toutes ses sinecures, bien que désavoué? Va-t-il encore longtemps incarner l'incompétence au pouvoir?